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virginie



Last Updated: 9/9/2008

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Tuesday, September 09, 2008 

Bien sûr, je n'étais pas revenu dans ce trou pour le simple plaisir de revoir ma mère – laquelle n'avait d'ailleurs pas posé de questions sur l'état lamentable dans lequel j'étais arrivé. Les raisons étaient bien moins louables. Mais je ne voulais pas que l'on sache que j'étais revenu pour ça. Je m'étais donc arrangé pour rester quelques jours, le temps de dissiper les interrogations.

 

Il ne m'avait pas semblé opportun de faire mon apparition au village dès mon arrivée. Mon visage était tuméfié et les personnes qui m'auraient reconnu auraient pu prendre peur d'abord, puis se poser des questions, ce que je ne voulais surtout pas. Je restais donc le plus près possible de la maison, sans prétexte, ce que ma mère interprétait sans doute comme une convalescence.

 

Ce n'est qu'après deux ou trois jours qu'elle me demandait comment je me sentais. La douleur des ecchymoses était passée. Je lui répondais que mon dos me faisait quelque peu souffrir mais que j'irais bientôt au village, histoire me dégourdir les jambes.

Sunday, August 17, 2008 

Le train était en gare depuis un bon moment déjà quand je me suis dit que j'aurais pu descendre sur le quai pour fumer. Je connaissais bien cette ligne pour l'avoir trop souvent empruntée et je savais qu'on resterait là jusqu'à ce que le train suivant, qui ne s'arrêtait pas, nous dépasse à toute allure. Trop tard, on repartirait bientôt.

J'en étais à penser à tout ça quand un type s'est levé en faisant un geste que je n'ai pas compris tout de suite. J'avais à peine enlevé les écouteurs de mes oreilles qu'il me lançait un "Vous pouvez baisser le son" peu aimable. Je le regardai se rasseoir, posai calmement mes affaires sur la tablette devant moi et me levai. "Vous voulez vous battre? Je crois que vous en avez besoin et ça me ferait le plus grand bien". Le type a pris un air étonné mais il s'est levé et nous nous sommes retrouvés dans le mince couloir qui sépare les sièges des compartiments, face à face.

J'ai essayé de lui envoyer mon poing dans la figure. Il a esquivé,  m'a frappé dans les côtes du tranchant de la main, et la suite n'a été que baffes, coups sur le dos et dans les jambes.

Ridicule. Mais pas autant que mon arrivée, le visage meurtri, adressant un sourire douloureux à ma mère.

Thursday, May 15, 2008 

L'hiver dernier (le 29 mars 2008 plus précisément, mais à cette époque, et pour des raisons qui m'échappent, on appelait encore cette saison « hiver », voire « hiver de merde », ce qui, je vous l'accorde, n'est pas bien joli.. bref) je suis allée au concert de Tender Forever au centre Pompompidou (en fait c'était une soirée qui s'appelait « Tour de France », à laquelle participaient d'autres gens dont j'ai totalement oublié le nom, puisque de toute façon on y allait tous ou presque pour Mélanie Valéra alias Tender Forever, le clou de la soirée donc, le feu d'artifice en quelque sorte.. bref), et c'était super (belle mise en scène, très bon son, Mélanie au top sur tout: humour, vidéo, musique, chant, danse,  etc.) sauf qu'on était assis, ce qui n'est pas tout pratique quand on a envie de danser, sauter, se trémousser, hurler son amour à Mélanie et chanter les paroles en play-back.

Nous étions donc tous bien sages, dans nos fauteuils de velours rouge, sous un éclairage tamisé qui nous allait bien au teint. Le public était d'ailleurs on ne plus parisien. A l'entrée ce fut un véritable défilé entre petites nanas à la dernière mode, mecs branchouille assortis et, bien sûr, les journalistes et autres mondains, qui passaient retirer leur invitation rapidement, en saluant de loin toutes les personnes organisant la soirée afin de se signaler. Bienvenue à Bobo-bourg.

Cet été (hier pour être exact, soit le 14 mai 2008, mais pour des raisons que je ne m'explique pas tout à fait on a appelé la première quinzaine de mai « été », voire « putain i' fait chaud », car les gens ne sont pas plus polis en été qu'en hiver voyez-vous.. bref) je suis allée au concert de Tender Forever au Point FMR (où j'ai bu trop de bières, mais ça c'est encore une autre histoire, qui nous amène à la dernière fois où j'étais allée quai de Valmy et c'est une histoire encore plus longue, elle dure toute la nuit, donc je ne m'étendrai pas sur le sujet.. bref, donc) et c'était super (petit endroit convivial, debout, ce qui est pratique pour se dandiner, taper du pied en rythme ou pas, renverser sa bière par terre n'est-ce pas emma, etc.).

Alors par contre le public n'avait rien à voir avec celui de Beaubourg (bien que je soupçonne qu'en fait les gens d'hier était aussi au rendez-vous de la fin mars, seulement au milieu de toute cette jungle parisienne ils étaient tellement dilués qu'ils étaient noyés, effacés, et on ne les a pas bien remarqué, mais c'était sûrement eux qui voulaient danser, se lever de leurs gros fauteuils de velours rouge, et qui malheureusement n'ont pas réussi à entraîner le reste de la salle, médusé.. bref), puisqu'il y avait, en gros, 87% de lesbiennes, 8% de mecs ( a priori hétéro mais en fait peut être pas, mais on s'en fiche), et donc, si mes calculs sont bons (tac, tac, tac, merci la calculette), 5% de « autre, préciser ». Bienvenue dans le marais (je sais, le point FMR ça n'est pas tout à fait dans le marais mais je trouve ça plus élégant et moins vexant de dire « marais » plutôt que « ghetto »).

Tout ça pour dire qu'hier, devant un public acquis et conquis, Mélanie Valéra s'est permis tout et n'importe quoi, et comme on l'aime et on aime on a aimé ça.

 

 

P.S.: le texte en bref (sans les parenthèses, donc) ça donne ça:

L'hiver dernier  je suis allée au concert de Tender Forever au centre Pompompidou et c'était super, sauf qu'on était assis, ce qui n'est pas tout pratique quand on a envie de danser, sauter, se trémousser, hurler son amour à Mélanie et chanter les paroles en play-back.

Nous étions donc tous bien sages, dans nos fauteuils de velours rouge, sous un éclairage tamisé qui nous allait bien au teint. Le public était d'ailleurs on ne plus parisien. A l'entrée ce fut un véritable défilé entre petites nanas à la dernière mode, mecs branchouille assortis et, bien sûr, les journalistes et autres mondains, qui passaient retirer leur invitation rapidement, en saluant de loin toutes les personnes organisant la soirée afin de se signaler. Bienvenue à Bobo-bourg.

Cet été je suis allée au concert de Tender Forever au Point FMR  et c'était super.

Alors par contre le public n'avait rien à voir avec celui de Beaubourg puisqu'il y avait, en gros, 87% de lesbiennes, 8% de mecs et donc, si mes calculs sont bons, 5% de « autre, préciser ». Bienvenue dans le marais.

Tout ça pour dire qu'hier, devant un public acquis et conquis, Mélanie Valéra s'est permis tout et n'importe quoi, et comme on l'aime et on aime on a aimé ça.

 

Friday, May 02, 2008 

Ah, que de souvenirs avec les copieurs. Il y avait celui du CDI, on y faisait des copies des cours qu'on avait loupés parce qu'on était malade (en plus l'interro qui devait avoir lieu ce jour-là avait été reportée, pas de chance) et on payait avec nos petits centimes, monnaie du pain au chocolat acheté à la récré.

Il y en avait aussi au supermarché, c'était 1F, une fortune, mais pratique pour maman. Et puis à la gare, quand il n'était pas en panne. Un jour une amie du lycée m'avait raconté que son frère, avec un copain, avait dessiné une bite sur la vitre…  du coup le dessin apparaissait sur toutes les copies ! J'avais émis un oh d'indignation et trouvé ça quand même très fort.

Plus tard, j'ai découvert que le procédé était utilisé par les Assedic. Les copies étaient gratuites mais sur chacune était sur imprimé le logo grisé. Pas con.

A présent que je travaille, le copieur est mon outil. Je ne dis pas qu'il est mon ami car il nous arrive de nous fâcher. Le copieur décide parfois que trop c'est trop. Et alors se révèlent les personnalités… Il y a ceux qui donnent de grands coups de pieds, ceux qui abandonnent face à la panne et laissent la personne suivante gérer (merci), et puis il y a le grand classique de l'attroupement.

Quand je vois quelqu'un en peine, je me doute qu'il ou elle a déjà tout essayé et je ne joue pas à la plus maline (pour une fois). Je me contente de passer en revue les causes possibles pour conclure qu'il vaudrait sans doute mieux appeler le réparateur (t'as fait ci ? et ça ? et ça, ça ne marche pas non plus ? ah ben il est mort alors). Mais certaines personnes s'acharnent à vouloir essayer, parce que bien sûr elles vont faire exactement la même chose que ce que vous venez de faire mais si ça vient d'elles ça va forcément marcher. On a le truc ou on ne l'a pas. Sauf qu'en l'occurrence on ne l'a pas. Et on se retrouve à assister à des scènes digne d'un mauvais sketch avec collègue N°1 qui vient faire une copie et tente de régler le problème en deux temps trois mouvements parce que tu étais sûrement trop nouille mais elle va y arriver, elle. Et collègue N°2 qui a son bureau à côté et qui a dû prendre l'acharnement pour des appels au secours et donc vient "aider". Pour peu que quelqu'un d'autre passe par là (un homme, par exemple, ça comprend tellement mieux les machines) on se retrouve à quatre autour de l'engin déglingué. La DDE a du souci à se faire.

Tuesday, April 22, 2008 

« L'idée, c'est que les gouvernements ont toujours besoin d'ennemis, même quand ils ne sont pas en guerre. Si on n'a pas d'ennemi véritable, on s'en invente et on répand l'information. Ca fait peur aux populations, et quand les gens ont peur, ils ont tendance à marcher au pas. »

 

Paul Auster,  La Nuit de l'oracle (traduction de Christine Le Bœuf)

Wednesday, April 16, 2008 

Ca n'est pas tellement mon habitude de raconter ma vie ici, mais là je suis bien tentée de vous faire prendre pitié.

Ce 15 du mois il me reste 15€ sur mon compte en banque. 15, 15… marrant. Enfin non, pas tellement. C'aurait été marrant s'il m'avait resté 15,04€ puisqu'on est en avril mais il me restait 15,06€. Pfff, pas drôle.

Bon, en gros il me reste 1€ par jour pour vivre.

C'était pas le défi de Koh Lanta, ça ? Bah alors ça doit être réalisable ! Bien sûr, je n'aurai pas un type de la prod. avec moi à la boulangerie pour glisser quelques billets en off pour qu'on m' « offre » des éclairs avec mon quignon de pain… ah oui, j'ai entendu tout récemment que l'émission était « truquée ». - Non ?!  C'est pas vrai ?!? Mais ils croient quoi les gens ? Que la « télé-réalité » c'est la réalité ? Ce ne seraient pas les mêmes qui croient à la publicité ?

Je dis ça mais c'est vrai qu'il y a quelques années ça m'avait fait un choc quand j'ai appris que les documentaires avaient un scénario… Pauvre petite fille naïve. Je savais bien que les documentaires sont tout à fait orientés, que ce n'est qu'un point de vue, et parfois très engagé. J'aurais pu me douter que les mecs qui passent des mois à tourner ont quand même une petite idée de ce que ça va donner, voire qu'ils y ont pensé avant de commencer… Malgré tout je m'étais sentie quelque peu flouée.

Ah, on aime se vautrer dans la crédulité, croire à de belles histoires… Et on se retrouve avec 1€ par jour ! La claque.

(Je ne vous raconte pas ici que je me suis en fait ruinée dans un week-end en Italie, que c'était magnifique et que je ne vous montrerai pas les photos pour ne pas vous faire pleurer).

 

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P.S. : Quand même, avec la crise alimentaire actuelle, j'ai un peu honte de plaisanter sur le sujet…

Wednesday, April 09, 2008 
www.nepasderanger.net
Thursday, March 20, 2008 

Ce matin quand je me suis réveillée il faisait un soleil magnifique. Méfiante, je me dis que je vais regarder la météo, histoire de savoir quoi me mettre sur le dos. J’allume la télé "et tout de suite la météo!". Parfait. Et sous la carte un bandeau avec comme info l’exploit de Carquefou contre Marseille, 1-0. Wow!!!

Le temps de m’en remettre la météo était terminée. Total, avec mon pull printanier je suis gelée.

Wednesday, March 12, 2008 

Je me suis encore fait avoir.

Chaque fois c’est pareil, je ne réfléchis pas, je fonce, et le lendemain je me dis merde, qu’est-ce que j’ai fait? Pourquoi, bon dieu mais pourquoi?

Oui, j’en viens même à invoquer des dieux, jurer, pester. Et dire qu’on ne m’y reprendra pas.

Non, je n’y retournerai pas!

C’était dimanche, il pleuvait. Toutes les conditions pour rester chez soi mais non, il a fallut que je me souvienne qu’on était le 9 mars et que c’était le premier tour des municipales. Maintenant que j’y pense c’est peut être à cause du rendez-vous que j’avais plus tard, à la piscine municipale.. Bref. Donc je me suis armée de mes cartes, d’identité et d’électeur (après quelque recherche et fouille intensive de tiroirs) et j’ai filé droit au bureau de vote le plus proche.

Ca commençait bien puisque juste après moi arrive quelqu’un en pleine discussion avec son téléphone portable. Altercation, monsieur vous éteignez! et en quoi que ça vous gêne? c’est INTERDIT monsieur! sortez! dehors!

Merde, j’ai cru qu’ils allaient finir ça aux poings.

Bon, je prends TOUS les bulletins, je veux dire un exemplaire de chaque, c’est un peu comme si j’avais un arbre sous le bras, et je me cache dans l’isoloir. Là il fallait faire un choix. J’avais bien ouvert la grosse enveloppe de publicité.. euh, de programmes, avant de partir de chez moi et plus ou moins décidé mais il fallait encore faire le tri dans cette pile.

C’est alors que je me suis retrouvée comme une idiote, une enveloppe de, à vue de nez, 12x9 cm dans une main, et un bulletin format A4 dans l’autre. J’ai bien pensé à faire une cocotte pour que le bulletin entre dans l’enveloppe mais il m’a semblé un instant que la cocotte en papier se faisait à partir d’un format carré, comme tout origami qui se respecte. J’ai maintenant un doute et crois justement que non, la cocotte se fait à partir d’un rectangle.. mais je m’égare.

Donc je plie et je replie et je rereplie et je déplie et replie dans l’autre sens (tout en pensant à ma cocotte) et une fois le bulletin en 16 dans l’enveloppe je sors de la cabine d’essayage.. euh, de l’isoloir, avec l’impression qu’il s’est écoulé une heure.

Je tends mes cartes, je me mets en position: debout, face à l’urne, regardant droit devant, une main en suspens, tenant l’enveloppe, la position réglementaire. Sauf que.. sauf que ah mais nan, mais qu’est-ce qui nous a fait encore, vous zêtes pas au bon bureau de vote, le votre c’est le 15, ici c’est le 13! ben dis-donc qu’est-ce qu’i fabriquent là-bas c’est la deuxième.. etc. etc.

Ca aurait pu s’arrêter là. Mais non! Et pourquoi? pourquoi, pourquoi pourquoi.. je ne sais pas, mon éducation civique sans doute, le souvenir d’avoir été amenée dans les mairies toute petite, ou l’effet pilotage automatique.. toujours est-il que je me rendais au bureau de vote numéro 13. Et d’un bon pas.

Et rebelote, la moisson de bulletins, le pliage (réussi du premier coup cette fois), l’appel.. et merde. Non, c’est pas mon nom. Oui, nouvellement inscrite dans l’arrondissement, si, ah bon, une liste complémentaire? Ayest? A voté!

Fouillouillou! C’était pas facile mais j’y suis arrrivée. Tiens, dans mon élan, je vais me proposer pour dépouiller ce soir. Ah non, ce soir j’ai prévu autre chose j’y repense. Dommage.

Mais quelle conne mais quelle conne mais quelle.. idiote! Et je les entends déjà et encore, les français nous ont fait comprendre.. les français, par leur vote, nous disent que.. et blablabla et vas-y que je te lis les résultats comme dans du marc de café.

Et les débats télévisés le soir-même (ah oui, j’ai pris le package), ah, là, j’ai commencé à bien regretter. Je pestais je pestais, j’étais comme devant un match de foot, à râler sur les deux équipes, et c’est quoi cette action, et non y’a pas faute, transformés pour l’occasion en mais qu’est-ce qu’i racontent et tiens prends ça dans ta gueule.

Lamentable.

Non, c’est promis, on ne m’y reprendra pas.

Friday, December 28, 2007 

Réveillée pour le déjeuner - à taaaaaaable!, fumer en cachette, m'enfermer toute la journée.. c'est un peu retour vers le futur. Welcome back home.

Couchée à pas d'heure parce que je retrouve des tas de choses dans les placards, les tiroirs, les cartons.. comme à chaque visite. Le rituel: premier soir, regarder les photos, toujours les mêmes. Deuxième soir, ressortir un livre que je n'ai jamais lu. Jamais le même.

Dire que je vais aller prendre une douche, dire que j'irai à la piscine, dire que j'irai faire un tour à vélo, passer en revue toutes les vidéos.. finalement prendre une douche.

Se mettre à table, encore, entrée, plat, fromage, dessert, café.. ça n'en fini pas.

Faire un tour, voir ce qui a changé. Un nouveau parking, une boutique qui a fermé.

Dormir. Prendre le train et rentrer.