Gender: Female
Status: Single
Age: 22
Sign: Aquarius
State: Rhône-Alpes
Country: FR
Signup Date: 7/19/2007
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Sunday, August 24, 2008
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Très cher téléspectateur, bonsoir !
- C'est ici au Madison square Garden, que va se dérouler le combat de l'année. Le choc des titans opposant le champion du monde en titre au chalengeur. C'est un match attendu et sous tension auquel nous allons prendre part ce soir. - En effet, un combat attendu depuis des mois, mais tout aussi inattendu… - Il est vrai qu'un combat entre ces deux personnages semblait au départ assez improbable… - Oui oui les critiques ont fusé, les incompréhensions aussi d'ailleurs… - Nous reviendrons sur ceci plus tard, car on me fait signe que le combat va bientôt débuter… - La foule s'impatiente et s'interroge, qui va sortir vainqueur, qui va remporter la ceinture et mettre fin au suspens insoutenable qui dure depuis des mois… - Ah, le chalengeur fait son entrée, son regard est froid et dur, mais il semble tendu. - Oui oui c'est incroyable, la tension régnant ici, à même atteint les boxeurs… - Bein, c'est vrai qu'en même temps, pour ce chalengeur, les choses ne sont pas si simples, il est assez novice, déjà par son âge, et son nombre de combat, il est en dessous du champion, mais attention ne nous avançons pas, il a en lui une force impressionnante qui risquerai bien de faire trembler les 80 kilos du champion…. - Ha, vous entendez la foule hurler, le champion en titre rentre à son tour, fier et orgueilleux, il avance d'un pas rapide et déterminé. Pour lui, ce combat semble être une formalité, une occasion de plus pour imposer sa suprématie. Son expérience, et ses multiples combats d'où il est sorti indemne, lui assure une confiance en lui indéniable. Va-t-il vaciller de trop y croire ? - La question se pose en effet, et la réponse va être dévoilé maintenant sous vos yeux. Notre champion se trouve comme vous le voyez dans le coin gauche, quant au chalengeur, dans le coin droit, il regarde en l'air, il semble attendre une intervention divine… - Les compétiteurs se saluent maintenant sur le ring, et voilà, vous entendez la cloche retentir. - Le combat démarre en trombe, le champion vient d'assener un crochet puissant à son concurrent, qui recule… - Il va répliquer avec un direct gauche, et c'est un corps à corps qui s'engage… - Le champion un peu déstabilisé par la hargne de son chalengeur semble dérouté, et se retrouve poussé dans ses retranchements… - Ha il semble réagir, et uppercut un direct violent, qui sonne un peu le chalengeur… - De nouveau, un corps à corps, qui va l'emporter cette fois? alors que la fin du 1er round approche… - Ho non incroyaaaable, tous deux ont envoyé un crochet, et tous deux ont atteint la tempe de leurs adversaires… - C'est inimaginable, les deux corps vacillent et s'écroulent… - Aucun des deux ne réagit, l'arbitre pris de stupeur, commence mollement le décompte…
10, 9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1
« L'amour est un combat perdu d'avance » F.B
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Tuesday, June 24, 2008
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Chapitre 27 : Je suis une ratatouille.
Durant une nuit d'insomnie, j'ai chaud, je me retourne, je piétine, allongé dans mon lit moite, au cœur d'une chaleur écrasante. Je me lève. J'ouvre un livre de recette de cuisine.
Recette de base d'une ratatouille : - Aubergine : texture d'une éponge et goût désagréable - Oignon : inonde les canaux lacrymaux - Courgette : éternelle incomprise car très bête - Poivrons : piquant car vit au soleil - Tomates : rouge et ronde
Pour la préparation de la ratatouille, deux méthodes sont possibles : cuisson de tous les légumes ensemble ou première cuisson légume par légume.
C'est tout moi. Je suis de la ratatouille.
La seule chose que le livre ne dit pas, c'est le temps de cuisson.
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Sunday, May 11, 2008
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Current mood:  distractable
Je ne sais comment expliquer. En même temps personne ne m'a demandé d'explication, alors de quoi je me mêle ? Sans rire, pourquoi je me pose toutes ces questions ? Qui m'a demandé de m'interroger comme ça. Je n'ai pas de soutenance orale sur le sujet, je n'ai pas de rdv de programmé chez un psy, je n'ai pas de conférence à tenir. Qu'est ce qui fait que ma respiration s'accélère quand j'entends ta voie ? D'où vient ce mal de bide quand je regarde ma montre et qu'il ne reste que 15 minutes avant de te voir ?
La plus grande des questions, la seule, l'unique à être réellement importante, c'est pourquoi à chaque fois que j'écrit c'est pour parler de ça. Pouquoi quand j'ouvre Word, c'est pour me demander ces conneries du genre « pourquoi j'ai mal au bide ? » Va prendre un Spasfon et arrête de nous faire chier avec tes trucs à l'eau de boudin !
J'y suis pour rien ça vient pas, mes mots sont bloqués dans ma gorge, ça sort pas. Alors j'écris et tans pis, si toi, pendant ce temps tu t'ennuies.
…
Alors à 80km/h sur ton scooter, serré contre toi, et même si je ressemble à un coton-tige avec ton casque sur ma tête, je vais bien. Tout ira bien. Enfin je crois. Il fait bon. On zigzag entre les voitures, j'ai peur, mais tu me rassures. Ça marche comme ça. Pour l'instant. C'est beau Lyon avec toi. Le soleil dans mes yeux, et ton sourire dans mes oreilles.
En attendant, je me satisfais de ce qu'on a. On a rien.
Mais ce rien m'aide chaque jour à redresser mes épaules, à faire sourire mes yeux, et à faire pleurer ma bouche. Je ne suis pas si forte que tu l'espères.
Je ne sais même pas cuisiné, je ne sais pas jouer à GTA, je ne sais pas parler.
Je n'ai rein à t'offrir, rien à te promettre, rien à te faire manger.
Je n'ai que ça, des mots, mais non pas sur un piano, tais toi et laisse moi parler, je n'ai que ces mots nées de touches blanches, que tu critiques sans cesse parce qu'elles sont estampillées Mac.
Est ce que ça va suffire ? Tu me diras ça par sms…
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Sunday, May 04, 2008
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« Au XXIe siècle, l'amour est un téléphone qui ne sonne pas » Frederic Beigbeder
Ou qui ne sonne plus… Oui car il sonnait bien au départ, il sonnait beaucoup même. Surtout quand il ne l'avait pas, quand il voulait la séduire. Il ne pouvait se passer d'entendre sa voix, de connaître le déroulement de sa journée. C'est vrai n'est-ce pas ? Tu ne pouvais pas t'empêcher de l'appeler toutes les 3 minutes 20, pour être sûr qu'elle allait bien, et qu'elle voudrait bien te revoir encore autour d'un coca, car tu ne bois pas de café.
Aujourd'hui, tu ne lui demande plus si elle va bien. Quelle importance ? Toi tu vas bien car elle est là, et tu sais qu'elle va le rester, enfin c'est ce que tu crois. Oui, car c'est de ça qu'elle a besoin, des appels toutes les 3 minutes 20, une voix qui s'intéresse à elle. Alors, son téléphone ne sonne plus, plus comme avant. Mais qu'est ce qui a changé ?
Ah oui, c'est vrai, tu l'as pénétré. Physiquement et mentalement. Tu t'es introduit dans sa vie, et surtout entre ses jambes, et depuis le téléphone ne sonne plus, plus comme avant.
On croyait que le danger viendrait d'elle, grossière erreur demoiselle, c'est de lui que vient le danger. Il ne supporte pas d'être seul, voilà pourquoi ton téléphone sonnait. Tout s'explique un jours ou l'autre.
Toute chose à une explication du moment qu'on cherche à lui en donner une.
Paranoïa je t'aime Psychologie de comptoir je t'aime aussi Mais elle, ne t'aimera jamais. Pourquoi ? Parce que son téléphone ne sonne plus, justement.
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Sunday, April 13, 2008
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Chapitre 24 :
C'est difficile. J'ai essayé, je te jure, non me regardes pas comme ça. Tu es injuste. Bein je sais pas. Je sais pas pourquoi j'ai besoin de ça. Non je ne suis pas une droguée. Ne me traite pas comme ça. Ne dis pas ça. J'ai essayé tellement de foi, je ne peux pas, j'en ai trop besoin. S'il te plaît, ne pleur pas, écoutes moi.
Si je n'ai pas ma dose chaque jour, j'ai peur, je saigne et je meurs. Comprends-moi, cette chose est plus forte que moi, elle me domine et m'obsède. Je la sens dans mon ventre, tout au fond de mon bide, cette force gagne du terrain et remonte jusqu'à la gorge. Comme une gangrène, son poison se répand et diffuse dans mes veines des particules infimes détruisant mon cerveau, mon cœur et mon âme. Sa force et son pouvoir sur moi, sont inexplicables je sais.
Mais il faut quand même que je t'explique, pour que tu comprennes. J'ai peur. J'ai froid. Non, ne pars pas, ne me laisse pas. Non, tu ne peux rien faire, j'ai tenté des thérapies, sur des fauteuils en velours, je me suis allongé et j'ai pleuré. J'ai pleuré sur tellement de fauteuils, certains n'étaient même pas en velours, c'est pour te dire. Les docteurs, ils m'ont tous dit la même chose : Je dois fuir cette substance, l'oublier, la rayer de mon cerveau, pour que mon corps n'en subisse pas les contres coups douloureux. Je dois apprendre à vivre sans. Je dois me résoudre à lâcher prise et me faire confiance. Ne compter que sur ma force. Celle qui me vient d'un champ d'olivier au bord de l'Adriatique. C'est dans ces terres ocres et asséchées que je dois je dois puiser la capacité à me relever.
Mais c'est dur, car il a bien longtemps que cette chose a pris possession de moi. Je ne sais plus comment faire, je suis perdu. Repose ton manteau. Non, je ne veux pas retourner chez les messieurs en blouses blanches. Non, ils vont encore me dire les mêmes choses, sur les mêmes fauteuils.
J'ai essayé, mais c'est difficile, je n'y arrive pas. Je ne peux pas me soigner de toi.
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Saturday, April 12, 2008
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Chapitre 5 : Un nez parfait
Le soleil est revenu.J'aurai pu être miss météo si j'aurai voulu, je sais que j'en ai la carrure. Le soleil est revenu, mais il a longtemps plu, aujourd'hui et dans ma vie. Parfois même il a neigé, et d'autre fois la grêle ma abîmé le visage. Je me souviens de la première fois ou je suis rentré chez moi le contour de l'œil droit bleu.
C'était hier, enfin exactement il y a trois ans, mais hier car en me concentrant je peux encore sentir la douleur. Je me regardais dans le miroir en me coiffant, mes cheveux étaient comme à leur habitude, insupportable et ingérable. J'attendais ce moment avec impatience, aller retrouver mon cher et tendre, celui que j'aimais comme mon propre frère, celui pour qui j'aurais donné ma vie. Je dis ceci tout en sachant que les mots sont faibles par rapport à ce que je ressentais réellement. Un amour infini, que ni le temps, ni la douleur n'aurait effacé, un amour de film d'adolescente. Un amour dégénératif, le mot peut paraître hors contexte mais pour ma défense il est déjà difficile à écrire et il symbolise bien cet amour, qui ne me régénérait en aucune manière, mais plutôt me dégénérait chaque jour un peu plus, ou juste assez pour être épuisé, de plus en plus, et de plus en plus fort.
Ce jour la donc, une fois coiffé potablement bien, j'échangeais quelques mots avec mon amour. Mais certainement qu'un de ces mots ne lui a pas plus, je ne me souviens pas, en tout cas c'est un point fermé qui s'est précipité contre ma paupière, qui implosa instantanément, faisant place désormais à la fureur. Une main m'étranglait désormais et un regard m'électrocutait. Et pourtant, j'avais chéri cet homme et son regard si tendre, je ne comprendrais jamais ce paradoxe. Les coups se sont enchaînés ce jour la et puis bien d'autres, le sang et les bleus se sont accumulés, jusqu'à un certains point où ils n'étaient même plus choquants. Il m'a fallu longtemps pour comprendre ce qu'ils avaient de choquants et même de terrifiant.
Humiliation et violence sont devenus alors un lot quotidien pendant près de 3 années. Un lot de tombola, certains gagnent, d'autre pas. Le voyage en enfer, à commencer ce jour là, les mailles du filet se sont resserrés, j'ai été une sacrée andouille, on dit anguille ? L'escalade, des scénarios toujours ou presque identique, le moindre prétexte devenait idéal pour une bonne raclé à l'ancienne. Sa violence obéissait à un cycle infernal, à des rituels immuables qui m'ont souvent rappelé celui du toxicomane qui a besoin de sa dose pour être en paix. Déjà la tension extrême qui ne trouvait son calme que dans ses coups et dans mes cris, puis la tendresse une fois l'orage passé. Il a soufflé le chaud et le froid dans ma vie, en me promettant qu'il ne le ferait plus jamais, non c'est promis.
Quand je pense à sa violence, une image me reviens, c'est toujours la même, je revois tout de ce moment. Je conduisais, il étais assis à côté de moi, on se disputais, et la comme une traînée de poudre, la violence des mots s'est enflammée, pour passé à celle des gestes. Je me suis rendu compte de la gravité de cette dispute quand j'ai perdu le contrôle de la voiture, un instinct de survis me fis appuyer de toutes mes forces sur la pédale de freins, mais ma tête avait déjà violemment percuté le volant poussé par sa main, bien entendu. D'ailleurs je conseillerai à Fiat de faire des volants moins durs, ça fait mal au nez. Sans rire ils n'y pensent pas à ça ? Que des pauvres mecs étaient tenté d'attraper leur femme par les cheveux pour leur exploser la tête contre le volant ?
Petit à petit je suis alors passé maître dans l'art de la dissimulation et du mensonge. Un col roulé pour cacher les marques inscrites trop profondément dans ma chair, un anti-cerne pour les cocards, du rouge sur les lèvres pour masquer la lèvre fendue menaçant à chaque sourire de se rouvrir. « Je suis tombé », « je me suis cognés »… Tout était bon pour tricher sur la triste vérité qu'était ma vie.
Si personne n'a rien vu c'est parce que je le voulais bien, car j'étais bien avec lui, malgré ces coups. La haine que j'éprouvais envers moi-même me faisait apprécier ses coups qui me détruisait justement parce qu'ils craquelaient et coloraient ma peau que j'avais toujours eu en horreur. On pense souvent qu'un homme qui frappe une femme est un lâche. Mais je suis loin d'être d'accord, il faut les avoir solidement attachées, bien les portées, il en faut en avoir de grosses pour faire ça, pour oser s'attaquer à plus faible et plus amoureux que soit.
Je dis plus amoureuse car je me rend compte que sa violence et mon amour n'était pas compatible, car avec tout l'amour que je lui portais je n'ai jamais réussi à avoir le moindre geste de violence ou ressentir la moindre haine, envers lui. Le jour où j'ai compris cela, qu'il ne m'aimait pas, je me suis enfui. Je me suis parfois retournés, j'ai observé, réfléchi mais jamais je n'y retournerai. Je fuirai ce genre d'homme comme une peste dégoulinante de pue et de sueur.Ce premier jour alors, où j'ai découvert comme ça fait mal quand un homme cogne, je ne me suis pas rendu compte quel tournant allait prendre ma vie et à quel point jamais je ne me relèverai totalement de ses blessures.
Jamais non plus je ne le haïrais, c'est aussi ce que je me disais le lendemain, devant le miroir en me coiffant, mon œil bleuté, ma bouche enflée et mon nez si parfait, cassé.
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Saturday, April 12, 2008
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Chapitre 21 : Non
Tu m'as dit non.
Je n'ai pas entendu, il y avait du bruit. Un bruit que je faisais moi-même avec ces milliards de pensées se bousculant dans ma tête. Pourtant j'aurai dû entendre. Mais je refuse encore et toujours d'entendre ce mot. Il est une barrière entre nous, il est un mur infranchissable, il freine cette folle passion que j'ai pour toi. Il est un abîme profond nous séparant. Tu m'as dit non, je me refuse à y croire. Parce que justement j'avais foi.
Foi en notre futur enfant, on l'aurait appelée comme ton grand père. J'ai vu l'étreinte que nous aurions eu, nos corps tremblants et s'entre choquants. Ça aurait fait des secousses brûlantes, ta respiration chaude dans mon cou. Tes cheveux longs me surplombant et laissant passé les rayons du soleil. Tes mains agrippants mes hanches comme pour ne jamais me perdre. Mes mains entourant ta nuque, et il serait né. Là, comme ça d'une passion folle et dangereuse. Je le voyais grandir en moi, au creux de mon sein. Le portant de mes épaules fragiles, et avec l'aide de ta force majestueuse.
On l'aurait élevé comme ça, dans une cuisine blanche, avec des grandes fenêtres et des rideaux s'agitant avec le levé du vent. Nos pieds nus frôlant la pierre chaude du sol. Par la fenêtre, on aurait regardé l'Adriatique, l'odeur de l'origan venant du jardin nous aurait fait sentir à quel point nous étions heureux.
J'aurai porté une robe blanche en lin et toi une chemise, bleu comme l'azur que nous admirerions, ouverte sur ton torse doré. Dans mon dos, tes mains autour de mon ventre, tu aurais fait glisser mes cheveux noirs derrière mes oreilles et aurait posé ton menton sur mon cou. Je me serais retourné et t'aurai dis avec mes yeux à quel point je t'aime. Tu m'aurais embrassé le front en prenant ma tête entre tes mains, tu m'aurais souri, et m'aurais dit : Angela Mia, la pashta è prounta !
Autour d'une table garni de melanzane, et pomodore à l'oglio, nous aurions écouter la musique venant de la place quelque mètres plus bas. On aurait ri et bu du vin, puis tu te serais levé et m'aurais tendu une main douce et déterminée, en m'adressant un sourire éclatant, j'aurais compris : Je me serais levé et aurai attraper cette main.
Nous aurions dansé sur les mots d'un napolitain déclarant son amour au soleil. Puis on se serait enfermé dans la chambre, les volets à moitiés clos, tu m'aurais serré dans tes bras et je me serai endormi, comme ça, bercé par les battements de ton cœur.
Mais tu m'as dit non.
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Saturday, April 12, 2008
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Mais pourquoi je t'aime comme ça ? pourquoi ? pourquoi ? pourquoi ? Personne ne répond...silence...re silence...
Pourquoi mes jambes tremble quand tu me regardes ? Pourquoi mon coeur saigne quand tu me souris ? Pourquoi mon pou s'accélère quand tu me prends la main ? Pourquoi j'ai envie de pleurer quand nos lèvres se frôlent ? Pourquoi je veux tout quitter quand tu me tires contre toi ? Pourquoi j'ai envie de rire quand je sens ton parfum ? Pourquoi j'ai mal quand je suis au creux de tes bras ?
Pourquoi ?
Parce que si tu n'es pas là je m'ennuie. Parce que si tu m'ignores je pleure. Parce que quand tu es là, le temps s'accélère et s'échappe trop vite. Parce qu'il n'est rien de plus beau que ton sourire. Parce que tu es toi, et que malheureusement, je suis moi. Parce que si tu meurs je te rejoins. Parce qu'attendre que tu grandisses est insurmontable. Parce que te voir avec d'autres est ingérable.
Je me dévoile, j'avoue, j'admets, je persiste et je signe
Je t'aime
Ce mot est nul à chier à côté de ce que je ressens pour toi, il est banal, il ne signifie rien. Tout ce que j'ai je te le donne. Je sais que tu ne liras jamais ses mots, mais les écrire me libère. La seule chose que j'attends maintenant, c'est que toi, tu me délivres.
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Sunday, March 23, 2008
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Chapitre 22 : Sel
On ne voit presque plus ses yeux derrière sa frange, un petit sourire timide, elle marche sur du velours. Elle parle avec discrétion, chacun de ses mots sont pesés. Ils viennent d'un dictionnaire qu'elle à elle-même écrit. La douceur a posé ses pénates en son être. Sourires interdits à un garçon pommé, elle vit à travers ses yeux, maintenant elle a l'air sure.
Pourtant avant, il en allait tout autrement.
J'aurais aimé lui dire. Lui dire que, j'étais comme elle, je pensais que la seule façon d'avoir leur respect, était d'être à leurs genoux et sentir leur mains dans mes cheveux me faisant comprendre qu'il fallait accélérer. Pourtant le lendemain, pas plus de respect. Pas tant que, mon estomac n'avait ingurgité de la vodka.
Ils ne comprennent pas, mais est ce vraiment notre rôle de leur expliquer ?
J'aurais du savoir ceci, il a fallu que je tombe. Que je réalise que personne ne m'aiderait à me relever, si ce n'est moi-même. Et il a fallu que je connaisse tout ça. Si seulement je pouvais lui épargner, à elle, car les erreurs coûtent cher, et qu'un beau jour, il faut passer à la caisse.
Mais d'un autre côté, si je ne m'étais pas croûté les genoux aurais-je aujourd'hui conscience, du prix d'êtres soi-même ? De ne pas faire les choses par obligation ou déférence, mais par envie et besoin ? De simplement rester libre et intègre?
Faut-il vraiment passer par là ? Par ses soirées beaucoup trop arrosé ? Ce champagne dégoulinant sur les collants ? Ses odeurs moites de corps entrelacés sans amours ? Ce dégoût le matin, face au miroir, le mascara qui coule, les yeux gonflés, des bleus au bras ?
On se ressemble tellement, sauf que, moi j'ai su tout ce qu'elle sait à 20 ans.
Tu as de la chance, car tu connais le remède à tes maux, et toi tu n'as que 15 ans. 5 ans d'avance croit moi, t'éviteront bien des taches sur le visage et le myocarde. Tu connais ce remède, c'est celui-ci : Ces lettres qui s'échappent sous nos doigts et forment des mots, qui forment des phrases, des paragraphes, des chapitres entiers de notre vie. Chacune de ces syllabes nous libéreront. Foutre à ceux qui pensent que c'est Dieu qui fera tout ça ! Tes petites mains, frêles et délicates ont ce pouvoir-là.
Moi un modèle ? Personne hormis toi-même n'est plus apte à te guider. Pense toi seule, bats toi seule, n'attends pas des autres, car un jour, c'est eux qui te caresseront les cheveux…
Ne fait pas ça petit étoile, j'ai fait assez d'erreurs pour toi et moi, évite les, il n'est pas trop tard. Car un matin, tu réaliseras que toutes les lingettes démaquillantes du monde ne viendront pas à bout du sel qui trempe tes joues.
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Saturday, February 23, 2008
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Chapitre 2 : Les matins de pluie
Il pleut.
Mais la pluie ne tombe pas sur moi, oui même elle, elle m'évite, elle me fuit comme la peste, c'est un peu vexant mais pratique, mon brushing survivra un jour de plus.
Depuis janvier 2004, je ne vis plus, je survis, j'attend, sans savoir exactement quoi. Mon c--ur s'est arrêté ce matin la, depuis bien sur il s'est remis à battre, oui je crois que je devais vivre. Je devais connaître encore d'autres douleurs. Alors quelqu'un ou quelque chose a du se dire : « Non, toi t'as pas fini t'as des choses à faire» Oui ou des choses à ramasser dans la gueule, d'autres coups à encaisser, d'autres blessures à désinfecter, à éponger. Mais mon myocarde a ralenti très largement, c'est le Dr C. qui me l'a confirmée « Vous avez le c--ur d'une personne âgée mademoiselle ». Quoi extra systole ? Bref.
Donc je ne suis pas morte ce matin là, ce matin de pluie, comme celui d'aujourd'hui, où mon frère est entré dans ma chambre en pleurant dans les bras de mon père, deux choses croyez moi assez inattendu. Puis s'en sont suivi de longues heures ou sans avoir bu, je me sentais déchiré comme à la pire des fiestas étudiantes. Je marchais et parlais sans le décider, je le faisais car il fallait bien le faire, mais ce n'était pas moi. C'était une ombre, un spectre qui me guidait car moi au fond, j'en étais incapable, je ne pouvais même plus respirer à certains moments. Mon c--ur en verre avait explosé dans ma poitrine propageant les milliers d'éclats dans mon corps meurtri et affaibli.
J'étais à ce moment là un morceau de chair uniquement, mon âme était décédée elle aussi, ce matin avec mon grand père. Le matin où il s'est véritablement endormi. Assise sur un banc, 2h après l'entrée, pour le moins fracassante, de mon frère et mon père dans ma chambre. Je regardais l'église St François, le regard perplexe et humide, désormais je ne contrôlais même plus les larmes qui s'échappaient de mes yeux. Sans s'arrêtées, elles ont déversé leur sel sur mes joues, mes mains, mes pieds, pendant un très long moment. Sans bruit, je regardais ce bâtiment, cette architecture, que j'avais toujours trouvé belle, ce matin la j'avais envie de lui craché dessus, de lui vomir ma douleur, de m'ouvrir les veines sur l'autel et d'hurler « Tiens ton sang du christ, vas y bois, prend le ! Plus rien n'a d'importance, je te haïrais jusqu'à ce que je crève ».
Mais j'ai survécu. Je ne sais toujours pas comment, survivre est bien plus difficile que vivre tout court. Ce matin là, plus quelque suivants, j'ai tenté de mourir une dizaine de fois. J'y ai pensée très sérieusement et sinistrement. Une voiture passait, je voulais m'y jetée dessous, une fenêtre ouverte, je voulais m'y balancer, un couteau sur une table je voulais me poignarder, me découper, me trancher, m'égorger. Progressivement la haine que j'éprouvais envers Dieu et ses acolytes d'alcooliques, s'est dirigée vers moi-même. J'ai imaginé différentes morts, toutes sinistres et répugnantes. Puis je m'en voulais d'avoir pensée à ça quand ma mère avait tant besoin de moi, donc j'imaginais d'autres morts encore plus dégueulasses pour le fait d'avoir penser de telles choses. Un cercle vicieux, qui a ralenti sa cadence avec les mois, et le beau temps qui revenait. Ainsi chaque matin où il pleut, où le ciel est gris et le vent glacé, je revis cette journée, des envies morbides revienne, la haine se propage dans mes pensées, le vomi se rapproche de ma glotte, mes yeux brûlent de fureur et de désespoir.
Mais pour ne faire fuir personne, les jours de pluie où mon caractère devient insupportable, je dis que je suis une fille du sud, c'est quand même moins flippant, que je n'aime pas le froid et la pluie et que, en Italie, il ne pleut jamais. C'est totalement faux mais ça me fait rire, ces gens aux regards béat se disant « Cette fille est dérangé ». Oui mais, mon chauvinisme n'a jamais tué personne au contraire, il fait même revivre mon grand père. Il redonne sa véritable couleur à ses yeux bleus, sa voie résonne à nouveau dans ma tête, sa musique, sa grandeur d'âme, son sourire, sa démarche, ses pommes, son hoquet, son rire, son accordéon, sa voiture, son odeur, et ses yeux, ses yeux…
Ce regard si intense et vrai. Il aurait mérité un deuil national. Pour ma part je ne l'ai pas fait, le deuil, puisque je crois qu'il n'est pas mort. Son décès croyez le ou non à bouleverser ma vie, je possède toujours les séquelles de son brusque départ. Je les possèderai toujours, jusqu'à la fin de ma vie.
Jusqu'à la fin de ma vie, je serait condamner à revivre cette journée, les matins de pluies.
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Sunday, February 17, 2008
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Chapitre 7 : Vaffanculo
C'était un soir de match, de foot evidemment, l'OL tentait de manger les Romains, final de la champion's league de la coupe d'Europe des nations du tournoi du trophée, de je sais pas quoi. Je me suis senti seul ce soir là, mais terriblement seul… Je sors de la douche, j'enfile mon pyjama super sexy de chez Herber et Mouloude, que d'autre gens, infiniment plus classe que moi, appelle HetM, et je descend dans mon salon. Un salon d'immigrer stéphanois et surtout italien, un soir de match de foot important où Lyon rencontre Rome. Autant dire, une effervescence plus importante qu'une bonne centaine d'Efferalgan 500 dans une tasse à café. Je suis partit de chez moi à la rentrée pour faire mes études à Lyon, et je reviens dans cette maison de fou, oui on peut le dire, quelques week-ends dans le mois.
Ce soir là donc, en descendant le score est nul, une bonne demi douzaine de matcho pizza à la main m'interpelle : « Et la lyonnaise tu nous porterais pas un peu la poisse ?!!! ». Voila le drame de ma nouvelle vie. Etre née à St Etienne et vivre à Lyon, est une insulte pour tout bon vert qui se respect. Puis quand l'été j'installe mon quartier général en Italie, on me dit « et la française rentre chez toi ! » Et enfin le reste de l'année c'est « Et la ritale, va manger tes spaghettis dans ton pays » Quelqu'un pourrait donc me dire où suis-je chez moi ? Quand va-t-on comprendre que moi j'y suis pour rien. C'est pas ma faute si l'AS Rome n'est pas capable de mettre une branlé à ces prétentieux de Lyonnais. C'est pas ma faute si ma mère a décidé d'accoucher Clinique Michelet à St Etienne. C'est pas ma faute si St Etienne n'est pas capable de faire de grandes écoles dans la ville. C'est pas ma faute si une partie de ma famille vis en Italie où je dois donc me rendre chaque année pour leurs monter « Come si è fatta grassa ! » Traduction mot à mot : Comme tu es devenu grasse ! Mais prenez garde c'est un sacré compliment en Italie, mon pays ! Mon pays où plus on est grasse mieux c'est ! Où le médecin te prescrit : « Pizza matin midi et soir pendant 6 mois à renouveler 2 fois par an ». Où les maigrichonne se font rabrouer de sac d'os. Où les garçons complimentent les filles sur leurs hanches, en vérifiant bien qu'elles pourront héberger une flopé de mioche. Pourtant, je ne suis même pas chez moi dans ce pays puisque sur ma carte d'identité il est bien inscrit, et j'ai vérifié un paquet de fois, République Française. Finalement le soir du match, Rome a gagné, et a fait rentrer dans sa cage le lion invaincu ou je ne sais quoi. Alors mes oncles et cousins m'ont pris dans leurs bras, c'était la fête, la paix était revenue. Je redevenais la brillante fille, s--ur, nièce, cousine qui fait ses études hors du nid familial, et non plus la pestiférée qui a pactisé avec l'ennemi.
Que j'aime cette famille de fou, la vie se déroule sous nos pas à 200 à l'heure, mais nous on prend le temps de la regardé en rigolant et en chantant des classiques napolitains. Ces odeurs qui, et c'est garanti, te donne faim à tout heure de la journée. Ce soutien moral, où jamais personne ne laisse tomber les autres (oui oh ça va !). Je les aime comme nous aimons tous notre pays d'origine, où un jour un jeune accordéoniste aux yeux bleus, à tout laisser tombé pour offrir ce qu'il y avait de mieux à la famille qu'il s'apprêtait à fonder.
Chaque été, j'aime nos vacances où, tous réuni nous arrivons à manger des pâtes au bord de la mer, les pieds dans le sable, et chaudes les pâtes, s'il vous plais ! J'aime les railleries de nous tous envers celui ou celle qui a osé venir en Peugeot, et non en Fiat ou en Alfa Roméo. J'aime le silence régnant dans la grande maison après manger, et le bruit la secouant quelque heures plus tard, mélangé à des odeurs de café et de gâteau à la rigotte, ceci dis en sortant de table c'est idéal. Quand chacun se réveille de cette longue sieste les cheveux hirsutes et la bouche pâteuse, j'aime alors la couleur du jour et la température qui a baisser depuis le midi où les trombes de chaleur étaient évanouissantes. J'aime ces longues heures à jouer aux cartes, à un jeu napolitain qui ne dois sûrement plus exister, et parier des sommes faramineuses (entre 3 et 4 euro, pas chacun, au total).
J'aime les jus de fruit à l'abricot, et les petits déjeuner de ma grand mère, préparé avec amour et beaucoup de cacao. J'aime les glaces au nutella, achetés pendant la promenade le soir, où qu'est ce qu'on s'ennuie mais qu'est ce qu'on est heureux. J'aime les volets qui font du bruit en se fermant mais laisse rentré juste assez de lumière pour plonger la pièce dans une pénombre délicieuse. J'aime le bruit des semelles en bois de la voisine sur le pavé. J'aime cette folle famille, drôle et délicate, oui tonton ! Je les aimes, et là devant mon ordinateur je me languis de tous les retrouver samedi.
Tiens j'y pense, samedi c'est pas ce fameux soir, où Lyon rencontre la juve ? Et merde !
Mais ce que j'aime par dessus tout, c'est la musique venant de la terrasse offerte par mon grand père à qui veut bien l'entendre. Ces airs d'accordéon enjoué où pendant un instant tu te dis que la vie est paisible et douce. En y réfléchissant bien, je me dis que cela fait bien longtemps que je ne suis pas retourné dans ce petit village de pierre. En faite, depuis que l'accordéon ne joue plus.
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Saturday, December 29, 2007
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Chapitre 12 : « Crève, vas y crève ! T'as qu'a remplir ta panse grosse vache »
Les semaines sont passées, j'ai toujours les fesses d'une africaine, le ventre d'une danseuse orientale et des bras d'une laitière…
Pourquoi suis je comme ça ? Je vous jure, je n'ai jamais tué personne, jamais je n'ai volé dans un magasin, oui sauf une fois c'est vrai à la foire fouille mais pour un porte clé… Je ne comprend pas pourquoi depuis toujours j'ai la forme d'une bouteille d'orangina. C'est pas tellement que je sois faignasse, j'en ai fais des régimes, hyperprotéiné, hypervitaminosé, hyper slim fast, hyper tu crève la dalle oui !
J'ai fais du sport, du footing, du tennis, de la natation, celui que j'ai préféré c'est la marche, bien sur dans les rues de Lyon et en mangeant une glace. Tout ça pour dire que de la motivation j'en ai eu, mais aujourd'hui c'est une autre paire de manche. Ce soir par exemple j'ai été motivé une grosse heure, j'ai bu un litre d'eau d'un coup, j'ai failli aller faire un footing, avouez qu'à 23h30 dans les rues désertes de la Croix Rousse, ça ronfle ! Puis finalement non. J'ai eu une idée extra, une idée fantasmagorique, j'ai décidée de me faire vomir ! Ola, je vous stoppe vous les maigres ou bien gaulés, je ne souffre pas d'anorexie, et ne risque pas d'en souffrir j'aime trop manger pour ça ! Mais de temps en temps ça ne me ferait pas de mal, je n'ose vous révéler mon IMC. Seulement si vous le saviez vous approuveriez mon idée, vous seriez même prêt à m'incérer vos doigts de maigre dans ma bouche de grosse. Je sais, je vous entend avec vos tons sermonneurs, c'est facile pour vous de me regarder, vous n'avez pas tenter 678 fois de maigrir, et 678 fois vous avez échoué et été déçu. Je sais que vous n'y êtes pour rien, mais cessez de m'accuser, comprenez moi et taisez vous ! Vous ai je dis que j'étais schizophrène ?
Passons. Cette idée je le conçois n'est pas catholique, là je me dis que l'Eglise n'a rien avoir avec cette grosse choucroute bien grasse mais qu'importe. Il faut bien comprendre que je suis lassé d'échoué, lassé de me priver pour ne rien récolter. Mais le truc qui me lasse le plus c'est le sentiment de honte qui m'envahit quand je repose un pantalon que bien sur je ne ferme pas. Les vendeuse me regarde alors se disant sûrement ''regarde la celle là qui pense qu'elle peut enfiler un jeans signé Zara''. J'men fou de ton zara conasse, je vais me payer un diesel, les ritales ils font des jeans en 42 !
Sans rire toutes ces déceptions, quand t'as une soirée de prévu, que tu vois en ensemble sublime en vitrine mais que quand il est sur toi ça veut plus rien dire, c'est fatiguant je vous jure.
Dans les wc d'une boite de nuit, une amie bien éméché me montre ses scarifications : « Putain regarde le mal que je me fait ! Je ne veux pas que tu fasse pareil, t'es dingue arrête on en a parler avec les filles, on s'inquiète, te fais pas vomir, ça va dégénéré, putain regarde ce mec qui vomit là ! » Bizarre, j'avais dis mon projet à une fille, maintenant elles sont 6 au courants, ça va que je les aimes à la folies ces couillones, même pas discrètes pour garder un secret. Enfin, malgré leurs revendications de brebis bourrés, je reste sur mon idée : comment une faignasse peut perdre rapidement 10 kilos ????
Bein vas y répond toi qui fait le malin ! Vous ne vous rendez pas compte comme chaque jours certains sont écarté de la société par le mépris d'autres. Des gros, des petits, des noirs, des ce que tu veux mais tu ignores à quel point il est difficile de rentré chez toi, tu traînes les pieds, t'es paumé et personne ne te guide sur le bon chemin. T'as pas un plan qui dit : vous êtes ici.
Non toi t'es nul part, t'es seul avec ton dégoût de toi même, tu viens de nul part et puis t'y retourne tête baissé, droit dans le mur ma fille, vas y mange une pizza au point ou t'en es, après tout, les charolaises se posent pas tant de questions…
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Saturday, December 29, 2007
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Chapitre 13 : Regarde…
3h30…Retour de soirée, moi et J. assis ou du moins affalé sur un banc, clope au bec, en plein bad… ce qui donne : - Tu crois franchement qu'ils se rendent compte ces cons à quel point ils sont cons ? - Bein non sinon ils arrêterait d'être con - Ah bon ? - Bein oui - J'en ai marre - Moi aussi j'en ai marre - … - …
Grosse déprime en vue, mais on est là, à se faire porter par le vent, par la fougue de la grande ville, nous les inconditionnelles contradicteurs et chieurs, oui on peut le dire.
On s'est arrêté de boire, de fumer, de danser, et on s'est assis ce soir là sous les gouttes de pluies, dans une rue calme et déserte mais vu l'heure pas étonnant. Des silences, des plaintes, des silence encore et puis des coups de gueule puis, des rires, des sourires et des espoirs. Mais voilà le retour de la sombritude des êtres si darkness que nous sommes. En sa présence d'anglophone majestueux et so chic, voyez, je ne peux m'empêché de faire l'anglo-saxonne.
Pitoyable, enfin revenons à nos cafards. Cette discussion d'ivrogne sobre n'avait ni queue, ni queue, c'est pour dire comme ça volait haut. Oui mais non je ne suis pas d'accord c'était profond, même peut être trop, car on est rentré chez nous encore plus déprimé, et sans avoir aucune des réponses que l'on cherchait si intensément. Mais, on avait au moins découvert qu'on portait en nous la même fragilité, le même amour pour cette vie ingrate et belle. Et pourtant, lui je ne comprend pas, il pourrait être encore plus fort, parce que sa force c'est son intelligence. Je ne parle pas de toutes les choses qu'il connaît, qu'il a lu, qu'il a écouté… Non lui il a une richesse, une intelligence de la vie. Peut être que c'est une encyclopédie sur patte, mais c'est aussi quelqu'un qui a le savoir de la vie. En faite, lui, il sait vivre. Ce savoir là ne s'acquiert pas à l'école, il est inné, c'est en lui et cela le fait briller de gentillesse et de générosité. Peut être ne serait t'il pas d'accord avec ceci, mais ça serait sa modestie alors qui s 'exprimerait. Un être charmant ce Lozerois, Lozerien ? Qu'importe, il était pourtant si triste ce soir là, si désabusé, tellement crevé de cette vie et de ces bouteilles vides encombrant son chemin.
J'aurais tellement aimé avoir son immense vocabulaire pour pouvoir lui prendre la main, lui sourire et le supplier de sourire à son tour. Mais non, je suis resté la inerte et titubante sous l'alcool, la gorge en feu à force de me retenir de pleurer et les yeux rouges de colère.
Colère contre moi, contre lui, contre l'autre, contre eux tous, qui restent comme moi ce soir là, inerte, incapable d'aucun gestes vers les autres. Contre tous ceux qui contribuent chaque jour à dégrader la vie de ceux qui s'acharne pour la conserver belle. Mais merde putain, pourquoi ne l'ai je pas secoué, pourquoi ai je tant bu, je ne suis même pas capable d'aider les gens à qui je tient. Je suis si fatigué d'être crevé et de ne pas être capable de faire quelque chose. Quelque chose de bien.
Après un silence qui était lourd de signification on s'est salué, il à pris le trottoir de gauche et moi celui de droite. Il se mit alors à pleuvoir plus fort, un amerloque chantait dans mon ipod des chansons déprimantes et je me mis à penser à tous ses mots. Tous les mots qu'il m'avait dis, toutes les choses qu'il avait fait pour moi. Je réalisais qu'ils étaient peu à avoir contribué à ce que aujourd'hui j'ai encore envie de sourire et de rire. Toutes les ballades à point d'heure, plus particulièrement une me revint en tête. C'était, après un texto désopilant (Note De La Rédaction : « Je t'emmerde gros tas de graisse ») qui mit fin à une relation de 4 ans avec l'homme que j'aimais plus que moi même, plus que toi, plus que mon chien... J'avais décidé d'en finir avec la vie, mais je le ferai chez moi, dans ma baignoire et en écoutant Nirvana, pas dans la rue comme ça à 5h du mat'. Donc, en chemin avec ce grand monsieur qui me raccompagnait, pour être sur qu'il ne m'arrive rien, et puis aussi car il habitait tout près de chez moi, nous discutions. A bout de souffle dans les pentes de la Croix Rousse on à parler, j'ai pleurer, on a ris, on était trempé car ce soir la aussi il pleuvait. 1h plus tard enfin arrivé chez moi je me laissait tombé dans mon lit. Je n'avais plus la force de mettre ''Smells like teen spirit'', c'était peut être l'envie qui me manquait, je n'en sais foutre rien et quel importance ?
Les mots me manque pour dire comme je lui suis reconnaissante. Il ne le sait sans doute pas, mais il a changé beaucoup de choses en moi, avec quelques mots, voyez ainsi le pouvoir et la force des mots, c'est sans aucun putain de doutes les armes les plus aiguisés pour trancher à vif dans un problème.
En me rappelant ce qu'il avait fait pour moi, je fus triste et dépité comment avais je pus le laisser partir sans bronché. Ce soir j'avais baiser avec de la vodka, du vin et de la déspé, mais baiser avec fureur la détresse d'un ami en avais je été capable ? foutre non ! Je suis vraiment qu'une connasse alcoolique, j'aurai du m'assuré qu'il allait bien !
Je lui envoyais alors un texto pour me déculpabiliser un peu, mais ce la ne fonctionna guère : « Je me rappellerais de cette discussion longtemps, même si les amitiés de l'école n'ont pas de valeur pour toi, sache que si tu as besoin de quoi que ce soit, je serai là. C'est pas une promesse en l'air, promis ! J. Tu es merveilleux, ne l'oublie pas s'il te plais, et n'efface pas ce message tout de suite relis demain quand tu sera clean, tu es précieux n'en doute pas. Moi je sais que tu trouveras ce que tu cherches, la vie serait trop injuste sinon, dors bien. »
Il ne m'a pas répondu, j'ai failli déboulé chez lui pour lui dire en face que si ça allait pas, il fallait qu'il m'en parle.
Je m'en suis voulu, alors j'ai fait le ménage pour oublier, oublier que je m'étais mis ce soir dans le même panier que ces cons et que tout proche de moi, il y avait quelqu'un de rare que j'avais laissé filé se dénigrant, se rabaissant, ne connaissant pas sa propre valeur : « Tu vois moi ma vie c'est une fuite, je ne connaît que ça la fuite ! Pffff » Quand je pense à ses grognasses qui se la pète à longueur de journée et lui ce petit oiseau frêle et rieur qui coupe la branche sur laquelle il est allongé entrain de lire un essai philosophique. Mais pour aller ou ?
Où veux tu allé ? Arête toi, regarde comme c'est beau, regarde comme tu es beau, ne dis pas du mal de toi, c'est moi qui vais pleuré. J'aimerais être toi et pouvoir t'expliquer par A + B que tu te trompes et que tu n'es pas là par hasard, t'as une grande destiné. Mais vois tu comme j'en suis incapable, j'ai pas tout tes mots, ne m'en veut pas, mais fais ce que je dis !
Joss, fais ce que tu me dis de faire, vas y, c'est juste devant toi, regarde…
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Monday, September 24, 2007
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Un petit mot pour toi mon petit chat...
Il a des mains de travailleurs. Il a une voiture bleue. Il a des dents blanches. Il a un ordinateur. Il a un sourire. Il a un téléphone. Il a une voix de chat égaré. Mais il a mal. Il ne le sait pas, il ne veut pas se le dire.
Il est bon. Il est ponctuel. Il est tendre. Il est optimiste. Il est patient. Il l'est trop. Il l'est beaucoup trop. Mais Il est effrayé. Il ne le sait pas, il ne veut pas l'admettre
Il aime le foot. Il aime rire. Il aime l'alcool. Il l'aime chanter. Il aime vivre. Il aime danser. Il aime écouter. Mais Il n'aime pas.
Ca lui fait mal, ça l'effraie. Il n'aime pas ça.
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Monday, September 17, 2007
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Chapitre 16 : Ennuie
T'as remarqué comme les chaînes de télévision ne se foulent pas pour leurs programmes de nuit ? Et pourtant, je sais que des milliers de gens s'ennuient. C'est vrai, il n'y a rien à faire la nuit. Bon bien sûr, certains chanceux ont des bras dans lesquels se blottir. Mais là, moi tout de suite je regarde un reportage sur Mayotte, et aucun bras n'est tendu vers moi. La solitude s'est chiant. Non, je n'ai pas envie de me fouler pour faire une belle phrase avec des mots intelligents. La solitude, c'est nul, c'est tout.
Alors tu broges, tu te retournes 6 fois dans ton lit, tu tritures ton cerveau, tu le renverses, tu l'essores, tu le balances par la fenêtre, et tu te lèves pour boire. Bon, comme tu as bu, tu te re-lève pour pisser. Et là, assis sur ton chiotte blanc, les coudes sur les cuisses, la tête entre les mains tu te dis que, la nuit ça serre à rien. Tu t'ennuies, mais en même temps t'es vachement content d'apprendre qu'à Mayotte, ils vivent de pêche. … Mouais, en fait, tu t'ennuies. T'as parcouru Internet de long en large, t'as pas d'amis connecté sur MSN, même pas un connard que t'aimes pas mais avec qui t'aurai pu discuter, comme ça, pour passer le temps. Tu te stop devant ta bibliothèque, y'a plein de livre. Trois ou quatre Zola et autres Hugos que tu n'as pas relu depuis le collège, des BD salaces et stupides, des tomes, non pas de gruyère, mais de psychologie de comptoir genre « Comment bien vivre la trentaine » ou encore « Comment retrouver ma paix intérieure ». Un peu plus bas, sous de la poussière il y aurait bien des romans à l'eau de rose et légèrement érotiques du style « Une passion à Hambourg », mais il y a trop de description pour finalement peu de baise. Alors, tu te gratte la cuisse gauche en soufflant et opte pour un livre de recette de cuisine asiatique. Tu détestes ce livre, que ta tante du Vercors t'as fait parvenir pour ton anniversaire, bien que tu soit allergique au poisson et autres cétacés en tout genre, mais les images sont jolies. Tu t'assieds dans la cuisine, ouvre une bière et accessoirement le livre. En rotant, tu te dis que les chinois sont dégeux, et qu'ils peuvent bien aller se faire foutre avec leurs Samosas au curry… ! Assis sur le canapé, une main dans le slip, et l'autre dans une narine, tu tentes de te souvenirs de la date d'anniversaire de ta tante Josi du Vercors, pour lui envoyer un cadeau digne de ce nom, genre un BigMac sous cellophane, ou encore un néon pour allogène. Une fois ton nez vidé de toutes ces substances qui t'irritaient, oui ça c'est sûr, tu prends la télécommande en main. Mais malheureusement pour toi, tes efforts sur ces touches sont vains, le petit écran noir, le reste, il ne s'anime pas. Et toi avec sur ton sofa en cuir beige qui est bien froid et qui te colle les cuisses. Tu te lèves mollement et te pose devant un tiroir, en te grattant les cheveux tu cherches de l'autre main des piles, mais non pas de pi pile. Tu ne prends pas la peine de refermer le tiroir et retourne dans ta chambre en traînant les pieds, qui sont gelés par le contact avec ce satané carrelage marron, moche et froid, merde ! Avachi sur ton fauteuil de bureau, tu t'emmerdes, tu regardes ta chambre en partant dans des considérations ridicules sur les motifs du papier peint. Et soudain te viens une idée, alors, tu te relève doucement, quand même faut pas pousser non plus, tu vas faire la liste des courses, ça sera toujours ça de fait pour demain. Tu prends un stylo, il marche pas, donc, t'en prend un autre, tu prend un post it. et tu commence à rédiger ceci : - Des piles - De la moquette - De la mayonnaise - Des chaussettes en fil d'Ecosse - De la bouillabaisse - des dvd sur Mayotte (parce que finalement ça t'as bien intéressé) - Un chien - Une peluche (au cas ou tu trouves pas de chien) - Des Samosas au curry (ce livre à la con à tout de même titiller ta curiosité) - Une femme Mais tu te ravises et rayes la femme, des films pornos suffiront bien, donc tu les rajoutes à la liste. Marc Dorcel est un homme et on ne peut faire confiance qu'aux hommes. C'est ce que tu te dis en regardant ta barbe naissante dans la glace, puis tu vas passer 5 minutes à exploser un spot en en fouttant partout. Tu ouvres le robinet pour te faire couler un bain, puis non finalement t'as plus envie. Tu regardes l'heure, il est 4 h 37, tu t'emmerde toujours autant. Tu allumes la radio, puis l'éteins. Tu t'allonge sur ton lit pas fait, secoue ton édredon en plume de pigeon, crache une rognure d'ongle par terre et décide d'allumer ton ordinateur. Tu le mets sur tes cuisses et décide d'écrire. Tu as toujours rêvé d'écrire un livre.
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