MySpace
myspace music my music | music videos | featured playlists | top artists | shows | classifieds | forums 


Elise Belmont



Last Updated: 7/2/2009

Send Message
Instant Message
Email to a Friend
Subscribe

Status: Single
City: Paris
Country: FR
Signup Date: 9/5/2006

Blog Archive
[Older      Newer]
 /  / 
Monday, July 28, 2008 

Current mood:  horny
Le vendredi 19 septembre, je serai avec mes musiciens en concert sur la belle scène de la Reine Blanche. Nous sommes très contents de faire un vrai beau concert parisien et comptons sur vous tous pour partager ce moment avec nous. Parce que la Reine Blanche, c'est beau, mais c'est près de 200 places! alors on compte vraiment sur votre présence et puis celle de vos amis, familles, connaissances...
N'hésitez surtout pas à faire circuler l'info autour de vous!
La Reine Blanche :

2 bis Passage Ruelle
75018 Paris

Tel : 01 40 05 06 96

Friday, July 18, 2008 

Category: Music
Le chant du Rossignol…

… ne m'avait encore jamais fait sifflé les oreilles. Voilà qui est fait !
Et celui dont j'ai le besoin viscéral de parler n'a rien à voir avec un charmant volatile bien connu de nos campagnes.

Je suis musicien professionnel, ingénieur du son professionnel et régisseur de festival. Ce que j'ai vécu cette semaine ne peut tolérer d'être laissé sous silence. Pas pour moi, ni pour « eux », mais pour l'entièreté du milieu de la chanson francophone, pour les artistes, pour garder l'espoir que l'on peut être dans des difficultés matérielles et cependant être heureux de faire un métier qui nous plaît.
Personnellement, j'ai la chance d'être belge ayant obtenu mon statut d'artiste. Je pense que parmi les français rencontrés, il y avait plus de RMIstes que d'intermittents.
Je me présente encore un peu avant de placer le décor : j'ai participé à une petite dizaine de concours avec la chanteuse que j'accompagne. Quels que soient les résultats, ils n'ont pas d'importance, ce ne sont que des concours qui comparent des talents. Deux pommes égalent combien de poires encore ? Ce n'est pas un « déçu du résultat » qui écrit ces lignes, mais un artiste en colère.

Cadre :
Une ville : Villefranche de Rouergue, au demeurant charmante bourgade des Midi-Pyrénées (12).
Un concours, comme tant d'autre a priori, qui comme tous les concours (ou presque) est organisé par une association.
Particularité et bonne idée : Autour des sélections et de la finale se déroulent des concerts des artistes dudit concours.
Enjeu : les sous ? Non, pas pour moi. Seulement une possibilité d'aller toucher des publics nouveaux, jusqu'ici inaccessibles.
Organisateur : Une association bénévole : Visa Francophone, organisatrice du festival-concours « Visa francophone » et de deux soirées de soutien « Tout le monde chante contre le cancer ».
Je veux d'emblée préciser que je m'en tiendrai aux faits, ils parlent d'eux-mêmes. Quelques commentaires égayeront ceux-ci…

Pour moi, l'aventure commence à Bruxelles, faire ses paquets, ne rien oublier, avaler les 900 km de route.. Rendez-vous avec la chanteuse à Lyon. Les premières infos tombent à Montélimar. Il fallait prendre nos draps, nos duvets, nos oreillers. Parmi les artistes rencontrés, peu le savaient, certains l'ont appris en route ou… sur place. Par chance, étant sur les routes pour quelques temps, j'avais cela dans mon véhicule.
Chance encore, nous avons un agent compétent qui sait relire des contrats, pointer ce qui ne va pas, par exemple de ne pas avoir les contrats la veille d'un concert… et nous encourager à ne pas monter sur scène tant que nous n'avons pas ces documents. J'apprendrai plus tard qu'en grande partie, les artistes s'étaient déplacés dans les mêmes conditions, sans savoir précisément les termes dans lesquelles nous allions passer pour certains une semaine, pour d'autres quelques jours.
Nous arrivons donc dans notre logement, l'internat du lycée. Soit, pas de souci pour moi.
Les associations qui défendent vraiment la chanson n'ont pas forcément les finances pour loger les gens autrement. Une chambre par groupe, six lits par chambre.
Gros hic : Rien ne ferme, ni les portes des chambres, ni les armoires… Seule la porte d'entrée du bahut était parfois fermée par le corps enseignant qui termine les obligations de sa profession en ce début de juillet… avec moi dedans et des artistes ayant une demi-heure pour se doucher… dehors. Merci tout de même à la bonne volonté du secrétaire de l'assoc qui nous fournira des cadenas (non, je ne me déplace pas avec mes cadenas…)

Second souci : le rythme scolaire, martelé par des sonnettes tout au long de la journée, nous réveille à 7h, 7h20, 8h10, 9h… même pour une sieste, je découvris que 18h10 est une des heures importante du rythme des internés… Quand nous signalons cela, on nous répond que l'on ne « sait pas » comment le stopper…

Premier concert : une « sieste musicale » : Transats pour le public, une scène en plein air. Par bonheur, les techniciens ont pu palier le manque absolu de matériel de qualité par une franche bonhomie, voire sympathie. Cela dit, le public ne s'y trompe pas, ils étaient tous sur le côté pour être à l'ombre ET pour ne pas avoir mal aux oreilles… Un catering nous était annoncé. Biscuits, fruits secs et eau.

De retour au bahut pour la nuit, nous retrouvons les mêmes biscuits, fruits secs et eau. Des cannettes de sodas trônaient aussi… je trouvai de bon goût d'avoir du jus d'orange. Ce qu'un de mes collègues artistes nous appris plus tard me fit soudain mal digérer celui-ci… toutes les cannettes (toutes !) étaient périmées de 3 à 6 mois minimum. Et quand on le signale, on nous dit que « on savait »… oups ! « Tout le monde chante contre le cancer » nous fourni des boissons dans un emballage aluminium périmé ? Bien malin celui qui me garantira avec certitude que c'est inoffensif.

Lendemain : premier jour du concours. Demi-finale dans un théâtre bien mignon, bien équipé. J'avais demandé plusieurs fois s'il y avait un piano, on m'a répondu deux fois que pour les concerts en plein air, ils avaient un clavier, mais au théâtre il y aura un piano… en arrivant, il y avait… un clavier. Moins bon que le mien que j'avais laissé à l'internat. Soit… Problème sans doute de langue entre du Wallon et du Français !
On nous annonce un « repas » : à voir la tâte du catering, j'aurais dû me méfier du « repas »… Un plat de taboulé, un plateau de charcuteries, un plateau de pain. Point. Pour 35 personnes ! Autant dire que le batteur qui avait laissé très sympathiquement sa batterie sur scène pour tous les groupes et l'a rangé en fin de concert n'a pas mangé ! Ah, pardon, j'oubliais : il y avait trois bouteilles en plastique de pinard rouge et trois de rosé, quelques jus… des biscuits, fruits secs et eau… et les croissants du matin !
Le lendemain, pour l'autre demi-finale, donc pour 50 personnes… même service avec tout de même 2 plateaux de charcuteries.
Au niveau son… joker ! L'équipe technique était tout de même composée de musiciens d'un orchestre de bal qui s'improvisent techniciens. Du retour non branché aux délais artificiels pas en rythme sur les voix, tout y était pour faire une grande fête digne du bal aux lampions de mon village quand j'étais petit. Je félicite aussi le mec aux lumières qui fait joujou en envoyant tout et n'importe quoi, qui laisse des gens dans le noir, qui utilise à en être malade les flashs, les trucs qui tournent, etc.
Le présentateur, ce cher président de l'association, ne savait plus où donner de l'humour. On ne jugera pas ici ses goûts qui transparaissaient… juste dire que les présentation inégales, voire insultante en ce qui concerne l'une des artistes, ne rehaussaient que très peu le bon goût général.

A ce moment de la semaine, ça cause, ça discute entre musiciens… ça commence à remonter aux oreilles du secrétaire… qui « n'y peut rien » et voit bien que ça déconne. Merci pour son écoute, mais je ne suis pas d'accord avec le fait qu'il n'y peut rien… au pire : une démission, c'est un acte ! Surtout qu'il est bénévole.

Merci au jury de cette édition, ils ont, eux, au moins fait quelque chose de bien, c'est d'être assis sur leur indépendance… comprenne qui voudra !

Les choses commencent ici à sentir le roussi… et moi, je commence à avoir les oreilles qui chauffent. Certains groupes ayant participé au festival (et donc au concours) se retrouvent après leur dernier concert en fin d'après-midi à apprendre que, comme ils prennent leur train le lendemain, ils sont priés de payer leur chambre d'hôtel… heu, pardon leur chambre d'internat de toute façons inoccupée… ça vaut bien 7 euros par personne, cette affaire, non ? Je ne sais s'ils l'ont fait. J'espère que non…

Entre nous, on commence à discuter cachets. Et là… oulala, on est en plein délire. Je remercie notre agent encore une fois, nous aurons eu deux concerts avec deux cachets normaux. J'apprends en revanche que pour certains, ils vont en arriver à payer pour jouer. 400 euros pour deux concerts à quatre jours d'intervalle, trois personnes, sans défraiement de trajet. Il faut parier sur le fait de gagner un prix au concours (payé deux à sept mois plus tard), sinon…

Je n'ai pas « aimé » ce que font certains artistes et ce que je fais ne plaira pas à tous. Mais ce que l'on peut affirmer, c'est qu'il y avait du métier, de la qualité, des pros, quoi ! Et on nous prend pour des adolescents qui débutent ou bien ? Jugez donc : Bardan', Wendy Nazaré, Jérémie Bossone, Guido Van de Meent, Coline Malice, Gaëlle Vignaux, Blague à part, Davy Kilembé, Elise Belmont, Soria, Lélian, Le cri du chat, YMH, Ma Saïsara…
Certains tournent depuis quelque temps, d'autres étaient au Printemps de Bourges, d'autres encore partaient pour les franco' (Spa et La Rochelle)…

La cerise : Le gâteau était déjà assez indigeste… voici que vient le grand week-end, celui qui intéresse tout le monde, la grand messe du showbiz qui se donne bonne conscience. La ville est remplie des affiches avec ce cher Nikos Aliagas qui tient une guitare (ah bon ? il est artiste, çui-ci ?), de banderoles annonçant le grand show. Une scène pro, du matériel pro, un village autour, service de sécu, tentes, bureau de prod', restaurant VIP… du vrai festival, quoi !
Je suis convaincu que des personnalités telles que Nikos, Nicolletta, Francis Cabrel, acteurs et autres « beau monde » viennent le cœur sur la main, en toute bonne foi soutenir une action qui a toute la façade de la bien-pensante humanité… j'espère que ces lignes leur arriveront et que la conscience qu'un festival à deux vitesse, ça ne tiendra plus très longtemps !

J'ai joué dans ce village, face à 5000 personnes qui faisaient la file pour ne pas perdre leur place et 30 artistes en petite grappe devant nous pour nous écouter. Le sound-check de la grosse scène avait pris 3h de retard… nous dûmes faire le nôtre en même temps. Dur de savoir s'il me fallait plus d'accordéon ou moins de boîte à rythme du « voisin »…
Nous attendons donc que cela se calme à côté. Quand l'organisation compris que notre concert pouvait gêner les réglages de la grande scène, nous avons appris que nous devions attendre, puis jouer seulement 30 minutes max.
Commence notre concert, écouté à peine par 5000 personnes, écouté vraiment par 30 artistes… Lorsque, au second morceau, j'entendis à nouveau la grande émettre des sons, je n'en croyais pas mes oreilles. Lorsque ce « son » venu d'ailleurs devint une sorte de cluster de piano (rien de musical, donc), je commençai à être bouillant. Heureusement, un coup de génie de ma chanteuse préférée me fit rire aux éclats. Rire nerveux, mais en improvisant la fin d'une chanson, en changeant les paroles en direct, elle arriva à faire cesser ce chahut irrespectueux.

Le dessert ? Le voici : Les artistes du festival ont été interdits d'accès à la grande scène ! La sécu était prévenue… Par ailleurs, les artistes du « festival » et ceux du « show » étant bien séparés, nous n'avions pas droit au buffet (à la mesure des stars qui arrivaient…) Lorsque, très énervé par tout ce qui précède, je tombe enfin nez à nez avec le président de l'association, je lui demande ce qui est prévu pour manger, il me dit rien. Lui présentant le contrat signé par son secrétaire, il était en rupture de contrat puisque page 2 figurait la notion d'un repas. Il m'a outré en demandant à vérifier par lui-même où c'était écrit ! Comme si ce n'était pas normal de nourrir les artistes de ton festival, Nicolas ! Et ce sera ma seule critique « personnelle », mais ce président a fait un choix. Un choix politique. Celui de la culture à deux vitesse.
Un autre Nicolas fait virer des présentateurs de JT « critiques » (enfin, si peu !) …

Voilà, je pensais ne jamais avoir à faire tel papier. Et il m'en coûte de le faire.
Pour les villefranchois d'abord, pour les techniciens ensuite qui, s'ils n'ont pas les compétences que j'attendrais, ont au moins une bonhomie communicative.
Mais c'est surtout un acte du cœur que je fais. Je veux que les artistes soient prévenus. Après, ils font comme ils veulent, mais il faut dire que cet endroit n'est pas fréquentable dans les conditions actuelles.
Je ne pense pas avoir un quelconque pouvoir de mettre par terre une machine sponsorisée par TF1, La française des Jeux, Disneyland, Crédit Mutuel, etc.
Je m'en fous d'ailleurs, mais le petit concours-festival annexe, pour lequel il n'y a aucun budget, qui est organisé conjointement doit faire parler de lui… en mal. A moins que quelque chose ne change profondément, la seule solution est de ne pas s'y présenter…

Espérons que les Myspace et autre Facebook montrent l'ampleur de leur contrepouvoir… Et pour ma part j'assumerai mes dires avec force. Je sais que les artistes présents n'en pensaient pas moins… puissent-ils avoir le cran, très simple, de diffuser ceci comme signe d'accord avec mes propos…

Et, mes amis, vive la musique !
Au plaisir de vous recroiser ci ou là…

Antoine Quinet
Thursday, July 17, 2008 

Current mood:  irritated

J'avais hâte de participer à ce concours-festival visa francophone… D'abord, c'était en Aveyron, au soleil. Ensuite je trouvais ça chouette un concours d'ACI où l'on avait, en faisant partie de la sélection, une date dans le festival « Tout le monde chante ». Bon d'accord, le cachet est loin d'être mirobolant, mais ça remboursera le voyage et puis on passera quelques jours au soleil gratuitement.

Arrivée à Villefranche de Rouergue, jeudi, 14h30

Il fait beau, il fait chaud, la ville est belle, le théâtre municipal aussi et on va faire de la musique… Tout semble se présenter pour le mieux…

Matthias nous amène à l'internat du lycée Beauregard où nous serons logés le temps de notre séjour… Une chambre par groupe, des cannettes et quelques fruits secs sur une table. Un peu glauque certes, mais bon, ambiance colonie de vacances, jusque ici tout va bien. Heureusement, prévenue par une ancienne candidate qui n'est autre que mon accordéoniste, j'avais demandé s'il fallait apporter des duvets, car pas de couvertures sur place, nous n'étions pas prévenus, certains se sont donc retrouvés sans rien…

Assoiffés par le trajet (non défrayé) et la chaleur, nous prenons quelques cannettes avant de partir et le pique-nique que nous nous étions nous-mêmes préparé. Il est 15h passé et nous n'avons pas encore eu le temps de manger. Ah, les chambres ne ferment pas à clef et le lycée reste grand ouvert… Bien, nous transporterons donc avec nous nos instruments de musique pendant toute la durée du séjour… Retour au théâtre, assez loin de là, le lycée étant très excentré. Balances. Bon, on ne peut pas dire que les conditions techniques soient excellentes, le matériel est assez vétuste. Et puis j'avais demandé à plusieurs reprises si une batterie potable était disponible sur place « oui, oui, pas de soucis »… Hum… Jamais vu une batterie aussi pourrie. Pas grave, nous sommes de bonne humeur. Chacun y met du sien. Ca va.

Mon amie Gaëlle Vignaux, qui participe elle aussi au concours, a passé les sélections la veille et nous rejoint. Rapide debriefing. Le son des balances n'a pas été reproduit le soir même, elle a chanté sans retour et s'est faite engueulée pour avoir plaisanté sur scène sur les conditions techniques. Bon. Ce n'est pas grave, on verra bien. Et puis nous pouvons enfin manger. Ahhhhh ! il est 16h30, il était temps. Aucune nourriture n'est prévue pour les artistes sur place. Ce sera le cas pendant tout le séjour. Coup en terrasse sous le soleil villefranchois. La vie est belle.

Je participe donc le soir à la seconde demie finale. Long discours de Nicolas Rossignol, président de l'association Visa Francophone, qui organise ce concours. « Ah ! l'accueil des Villefranchois, ah !... L'attention portée à la création et aux artistes… » Que d'émotions, ça nous arracherait presque une larme… Bien, je passe en dernier, la soirée et donc un peu longue et comporte le stress inhérent aux concours. C'est à nous. Argh larsen… Argh, buzz… Bien. Ca y est, ça va. Le son est même assez bon pendant ma prestation. Je m'amuse. Tout va bien.

Délibérations d'un jury qui ne nous a pas été présenté. Nous avons le droit pendant ce temps à un merveilleux catering. Trois tranches de saucissons, un bout de pâté, du taboulé et quelques gâteaux secs. Nous devons bien être quarante. Ce n'est pas ce soir que l'on se goinfrera. Mais bon, je retrouve des amis et connaissances qui participent au concours : Coline Malice, les Soria et fait la connaissance des autres participants. Les gens sont sympas. C'est chouette.

 

Le Verdict : je ne serai pas en finale. Pas grave. Mon amie Gaëlle y est, elle, et je suis bien contente.

 

Vendredi. Petit déjeuner. Nous en profitons, c'est le seul repas offert par l'organisation. « Tiens, vous avez vu la date de péremption des cannettes qui étaient dans les chambres ? » « euh, ben non, on n'a pas regardé… » « ben vous devriez ». Nous vérifions donc. Elles sont périmées depuis des mois… Hum.

Nous errons toute la journée dans les rues de Villefranche. Non, c'est vrai, c'est beau, mais ce n'est pas grand et une fois qu'on en a fait le tour quatre fois… Ben on paie de notre poche des coups en terrasse.

Petite répétition au soleil sur les bords de l'Aveyron. Ah, un moment sympathique…

Entre temps, nous avons tout de même eu quelques informations assez déroutantes. Selon les groupes, les cachets pour les dates durant le festival ne sont pas les mêmes et certains groupes ont deux dates (donc deux cachets) quand d'autres n'en ont qu'une… Bien… Pensaient-ils que les candidats ne se parleraient pas ? Dommage, nous nous entendons très bien et les choses se savent.

Le soir, finale du concours. Les groupes se succèdent. Youhou ! ma copine Gaëlle Vigneaux a gagné le premier prix. Coooooool ! Enfin bon, si les finalistes s'attendaient à un petit coup à boire en leur honneur… Ils seront déçus… Et les 3000 euros que Gaëlle a gagnés, elle peut ne les recevoir que dans 8 mois (les gagnants de l'année précédente ne l'ont reçu qu'après neuf mois)…

Retour à l'internat. On ne se couche pas trop tard parce que mon percussionniste doit partir demain. Il a son train à 8h à Figeac, à quelques trente kilomètres de Villefranche. Or, l'organisation avait omis de nous faire part d'un détail fâcheux. Demain justement, le tour de France part de Figeac et passe par Villefranche… La ville de Figeac est donc fermée à la circulation à partir de 6h du matin… Tous ses renseignements, c'est bien sûr nous qui les obtenons, tout ce qu'a su me dire Matthias, étant de nous renseigner à l'office du tourisme… Le même Matthias, qui, répondant à notre étonnement au sujet des fameuses cannettes mises à notre disposition a sorti un superbe « Ben oui je sais qu'elles sont périmées, et alors, je les bois moi »… « Non, ben rien, on aurait aimé être prévenus … ». Pas grave, face à l'adversité, restons solidaires ! Le samedi donc, à 5h15, c'est tout notre groupe qui part vaillamment vers Figeac accompagner Gaël à la gare. Gaël qui attendra donc deux heures dans une gare déserte que son train arrive.

En rentrant je commence quand même à avoir les nerfs. La fatigue, les douches froides (ah oui, j'avais oublié ça), être traîtés comme de la merde, payer notre bouffe chaque jour, la colère monte. Et c'est le cas pour tout le monde. En plus, ce n'est encore pas aujourd'hui que je chanterai, ce pour quoi je suis quand même venue, et je sais que la journée qui m'attend va encore être une journée d'errance Villefranchoise. Parce qu'évidemment, la date dans le festival n'est prévue que le dimanche après-midi. Depuis notre arrivée le jeudi, nous avons donc joué un quart d'heure. Et en plus, le temps a tourné au moche. Bien, testons donc un autre resto, continuons de dépenser nos sous… Il faut bien se nourrir et s'occuper. Tiens, les Soria sont à la sieste musicale cet après-midi… Certes le concert, dans les jardins de l'hôtel de ville est quelque peu contrarié par le tour de France et les mariages qui se succèdent en mairie et klaxonnent à tout va (mais bon, un samedi de juillet, vraiment, qui aurait pu le prévoir…), mais je suis contente de les voir chanter. Voilà, voilà, de gros concerts pour le festival sont prévus ce soir. On a bien envie d'aller voir Cabrel. « Au fait, j'imagine que l'on a des pass pour assister au concert ? » Et Nicolas Rossignol de répondre : « Ah, non, même ma mère a payé sa place, c'est pour le cancer, gnagnagna ». Vous vous demandez ce que sa mère vient faire là-dedans, rassurez-vous, nous aussi. Et notre œuvre caritative, ça fait un moment qu'on a l'impression de la faire… Grrrr… Bref, on a tout le même le droit de bénéficier de royaux tarifs réduits à 15 euros au lieu de 20. On n'a pas à se plaindre franchement, on est vernis !

Mais le pire reste à venir. La malheureuse Coline et son pianiste Antoine, jouent ce soir sur une scène aménagée à deux pas de la scène principale. Pendant leurs balances, les musiques de Sheryfa Luna and Co tournent à fond… Et même pendant le concert, nous aurons droit à quelques essais de son. Si ça ce n'est pas de l'organisation et du respect des artistes, vraiment, hein ? Le groupe qui suit a plus de chance, les balances à côté sont terminées et leur musique crache davantage de décibels.

Coline et Antoine partiront rapidement après le concert (après avoir dû réclamer avec force le repas qui leur était acquis contractuellement ce soir là…). Hâte d'en finir avec le festival, avec Villefranche. D'ailleurs tous les artistes dont les dates sont déjà passées dans le festival fuient rapidement. Ras le bol général. On va se consoler en mangeant un bon couscous (oui, oui, bien sûr, toujours à nos frais…).

Dimanche. Nous chanterons enfin aujourd'hui. Enfin il fait moche et le concert est en plein air. Manquerait plus que ce soit annulé et que l'on soit resté depuis jeudi pour rien. Non, allez, on y croit ! Nous devons finir vers 16h30 et habitons à Paris. On est un peu nazes. Même si j'ai hâte de partir, je demande donc à Matthias si nous pouvons dormir la nuit du dimanche au lundi à l'internat. « Ah, mais ce n'est pas dans le contrat, alors ce sera 30 euros ». Je manque de m'étouffer. J'ose à peine y croire. Là quand même je m'énerve un peu. Bref, de toutes manières nous sommes venus avec la voiture de mon guitariste et il préfère rentrer le soir même. C'est la fuite. Le concert se déroule bien. La voiture est chargée. Cris de joie en passant le panneau Villefranche-de-Rouergue barré. On est même contents de retrouver Paris.

 

Juste un dernier mot. Les artistes ne sont quand même pas les seuls à être traîtés comme des moins que rien. Les bénévoles non plus n'ont droit à rien. Eux aussi doivent se nourrir par leurs propres moyens pendant que Nicolas Rossignol sort ses grands discours en faisant des effets de manchette. Quant à la technique, ils ne sont pas non plus rémunérés. Ils auront juste le droit d'animer le bal du 14 juillet avec un cachet revu légèrement à la hausse. Enfin, une pensée spéciale pour Julien, qui ne fait pas partie du bureau de l'association Visa Francophone mais a été le seul à se défoncer pour nous. C'est lui qui allait chercher les arrivants à la gare (à ses frais !), lui qui était disponible pour nous et lui qui dimanche, honteux des conditions dans lesquels nous étions reçus, a été acheter avec ses propres deniers des cannettes de bières pour nous les mettre en loge…

 

Voilà. Artistes qui souhaitez participer à ce concours, vous aurez été prévenus. Sponsors qui le soutiennent, sachez ce que vous soutenez. Et partenaires (conseil général…), sachez où vont les sous que vous mettez pour la soi-disant culture.
Tuesday, April 01, 2008 

Current mood:  artistic

C’est une chanson un peu louche,

Une de celles que l’on couche,

Sur un sous bock.

Dégueulant l’écume de bière

Qui coule épaisse le long des verres

Qui s’entrechoquent.

C’est une chanson enclumée

Par les souvenirs enrhumés

D’un capitaine,

Chercheur de bouteilles à la mer,

Guidé par le chant délétère

D’une sirène

..:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /> 

Refrain :

Cette chanson

A des mots délavés

Comme les yeux des marins

Des mots qui ont

Lentement dérivé

Sur des flots lourds et chagrins

Et sont venus s’amarrer

Blanchis du sel des embruns

A ce vieux comptoir usé

Y j’ter l’ancre jusqu’au refrain

 

C’est une chanson capiteuse

Une putain à robe miteuse

Et à coup’rose

Y assèche ses yeux chassieux

Où parfois des nimbus pluvieux

Enflent et explosent

C’est une chanson aux doigts jaunis

A la peau tannée et ternie

Par la fumée

Les volutes âcres et blafardes

D’une gitane, d’une bouffarde

Toute ébréchée

 

Refrain

 

C’est une chanson de cul d’poubelle

D’là où la beauté se révèle

Dedans la crasse

Dans d’la mitraille de fond de poche

L’haleine chargée d’un vieux poch’

D’un traîne carcasse

Y’a des rêves que l’on a enfouis

Et au matin se sont enfuis

Vers des rivages

Sur lesquels les hommes croient encore

Que la mer cache des trésors

Dans son corsage

 

Refrain

Thursday, November 08, 2007 

Current mood:  calm

 

petite fille je voulais être

une barbouilleuse de nuages,

pour pouvoir y faire apparaître

toute une foule de personnages

qui se dévoilent aux têtes en l'air

mais se camouflent aux fâcheux

aux poseurs de pieds sur la terre

aux vieux moralistes grincheux

 

petite fille je voulais être

une chuchoteuse de coquillages

aux oreilles curieuses transmettre

les murmures volés au grand large

et ne confier cette chanson

qu'aux écouteurs de petits doigts

pas aux salueurs au clairon

ni aux app'leurs de chat un chat

 

elle est encore bien vivante

cette gamine qui souvent chante

de souffler très fort sur le gris

qui nous empoussière nos vies

 

petite fille je voulais être

une souffleuse de buée

recouvrir d'un voile les fenêtres

pour que puissent y dessiner

les écoliers en bonnet d'âne

pas les marcheurs sur droit chemin

les tireurs de plomb dans le crâne

les tonseurs de poil dans la main

 

elle est encore bien vivante

cette gamine qui souvent chante

de souffler très fort sur le gris

qui nous empoussière nos vies

 

je voulais être en grandissant

décrocheuse d'étoiles à clochettes

dormeuse sur lune en croissant

charmeuse de serpents à sornettes

marchand d'sable, compteuse de moutons,

chercheuse de bonheur dans le pré

tisseuse d'araignée au plafond

arroseuse de jardins secrets

 

je la garde bien vivante

cette gamine qui souvent chante

de souffler très fort sur le gris

qui nous empoussière nos vies

Thursday, December 21, 2006 

Current mood:  enraged
Category: Writing and Poetry

Je vais me Daliter

Molle comme une montre, me couler contre toi

Epousant chaque infime relief de ton corps,

Jusqu'à ce que je puisse, par chacun de tes pores,

M'infiltrer au travers de ton cuir trop étroit…

 

 

Je vais me Daliter

Me fondre dans ta chair et distendre ta peau,

Qui se craquellera en mille cicatrices,

Et je te bouffirai au point que tu ne puisses

Plus jamais te couvrir de tes vieux oripeaux

 

 

Je vais me Daliter

Ton corps me rejett'ra comme un mauvais greffon,

Un abcès purulent, une tumeur, un cancer,

Se tordra, se pliera pour tenter de m'extraire

Et se prendra de fièvre et de mauvais frissons

 

 

Je vais me Daliter

Et tu me cracheras, tu me transpireras,

Je deviendrai ta bile, ta morve, ta lymphe, tes glaires,

Je serai ces humeurs, ces fluides délétères

Rejetés par ton corps, épongés par tes draps

 

 

Je vais me Daliter

Et en m'évaporant je deviendrai les miasmes

Qui pourriront ton air jusqu'à ce que t'en crèves

Je remplirai tes nuits avec de mauvais rêves

Excitant ta douleur jusqu'à ton dernier spasme.

Tuesday, December 19, 2006 

Current mood:  amused
Category: Writing and Poetry

Refrain :

On n'peut être sûr que d'une chose sur cette Terre :

On finira six pieds en d'ssous au cimetière

Ils vont s'en foutre plein la dalle tous les p'tits vers

Et ne laisser derrière eux qu'un tas de poussières

Mais si on regarde dans l'rétro

Tout cela commence bien plus tôt

Chouette ! Même pas besoin d'être mort

Pour qu'on nous morcelle le corps !

 

Couplet 1 :

Flash-back sur les années lycée

Décomposition avancée

Au cours de bio, d'anatomie,

V'là qu'on m'explique que je ne suis

Qu'une vessie, un estomac,

Un tas d'os et un cœur qui bat

Ça y est je suis faite comme un rat

Bientôt c'est moi qu'on dissèqu'ra

 

Couplet 2 :

On continue d'rembobiner

Je viens d'pointer le bout d'mon nez

Et penchées au d'ssus du bébé

De drôles de fées m'refont l'portrait

« C'est tout l'sourire de sa maman ! »

« Et les yeux de son père, vraiment ! »

Eh, papa ! Tu m'as faite en kit ?

C'est des legos qu't'as dans la … ?

 

Refrain

 

Couplet 3 :

Un jour peut-être je serai vioque

Il ne rest'ra d'moi que des loques

J'tent'rai d'rafistoler des bouts

De moi qui voudraient mettre les bouts

Un joli morceau d'intestin,

Un dentier ou un nouveau rein,

Les vers j'vais les foutre à la diète

Je ne leur laiss'rai que des miettes !

 

Couplet 4 :

Et puisqu'il faut en attendant

Trouver de quoi passer le temps

Qui nous mène d'un trou à un autre,

Je n'sais pas c'que vous faites du vôtre

Mais moi j'chante des morceaux de moi

Qui se brisent en éclat de voix

Et s'ils arrivent jusqu'à vous

Tout ça aura valu le coup…

 

Refrain