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Faby do Brasil!

fabiana cristina belot


Last Updated: 5/20/2009

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Sign: Aries

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Tuesday, April 29, 2008 

Current mood:  hungover
« Avril 1893 : L'arrachement.
Camille interdit à Rodin tout contact,
toute rencontre : 'Ne venez pas ici car
voilà la lettre que je reçois.
Evitons les histoires. Du reste je vais mieux,
Merci ' »

« Je rentre chez nous…
Seule.
Tu es parti et je suis restée…
Il fait nuit. La lumière artificielle ne parvient pas à me réchauffer le cœur. Bien au contraire, elle accentue ce goût froid de cendre dans ma bouche…
Que vais-je faire maintenant ? Que me reste-il à vivre ?...
Moi qui ai voulu partir tant de fois recommencer sans toi, sans jamais vraiment y parvenir…
Là, j'ai tout juste la force de me servir un alcool fort. Un Calvados, tiens !
J'ai besoin de penser à toi. Te ramener encore à la vie…
Comment vivrai-je sans toi ?
À mon âge, on n'a plus le temps de tout recommencer.
Plus autant d'énergie, non plus…
Et ce soir, tout particulièrement, je ne peux que me servir un verre et m'y noyer dedans…
Première gorgée : cul sec !...

… Je me souviens de toi : jeune, nu dans ma chambre, debout sur mon lit, après avoir fait l'amour…
On parlait justement de ça, de partir et de laisser partir…
En bonne possessive que j'étais –bon d'accord, que je n'ai jamais cessé d'être- je ne comprenais pas ta phrase :
- « Quel genre d'amour j'éprouverais, si je ne laissais pas celle que j'aime partir ??? »
Je répondis : « Ah bon ? Parce que, quand tu aimes, toi, tu laisses partir ? » presque sur un ton dédaigneux comme qui se dit : « je suis encore tombée sur un qui va me quitter vite ! ».
Peu importe. De toute façon,avouons-le, j'étais encore amoureuse d'un autre…

« Mais ne sais-tu pas que la plus grande preuve d'amour que l'on puisse donner à quelqu'un, c'est de lui laisser sa liberté ? ».
À l'époque, je suis restée perplexe, et là, aujourd'hui, le souvenir de tes mots me fait pleurer….
Je trouve toujours aussi dur d'accepter cela !
J'ai toujours refusé d'apprendre cette leçon de vie….
Et comme la vie se révèle parfois cruelle, s'acharnant à donner des leçons, même à des vieilles femmes têtues comme moi, son vérédict est tombé.
Dans toute sa splendeur et ironie, elle a décidé : c'est lui qui pars et toi, tu restes !
Et pas l'inverse !!!

Justice divine : Voici ta revanche sur mes maintes menaces.
Il va bien falloir que j'apprenne cette putain de leçon avant de quitter ce monde, pas le choix, tu me l'imposes !

Allez ! Une autre gorgée ! À la tienne, enfoiré !

…Et cette drôle de soirée ! Tu te souviens ?
Tu étais blessé sur la tête, et moi…Pff… Ça n'allait plus du tout !!!
J'étais déjà dans la 4e dimension !!!
Peut-être tes mots tournant encore dans ma tête ?
J'essayais de comprendre et d'adhérer à cette belle philosophie…
De laisser l'autre partir de mon cœur.
Je me forçais, même, à dire que c'était fait !

En même temps, une autre personne très proche et importante pour moi, venait de partir aussi… J'étais malheureuse.
Si malheureuse que j'ai su, je ne sais trop comment, que mon père, celui que j'avais connu et aimé malgré tout, serait le prochain…

Oui, c'est ça ! Tes mots résonnaient dans ma tête, et les évènements qui se succédaient m'envahissaient de solitude. Et plus j'essayais de digérer tes mots, plus j'étais en colère contre la vie.
Tu te souviens ? Cette bouteille de vin rouge que j'ai explosé contre le mur !
Toute cette colère !!! Et ce geste était si infime !!!
Tu te souviens de comment j'étais muette ? Et de comment je souriais ?!
Je transpirais tellement de colère que, pour moi, c'était évident que tu comprenais ce que je voulais dire !!!
Je croyais que tu lisais dans mes pensées…
Merci. Tu avais fait beaucoup d'effort pour me rassurer ce soir-là.
Aujourd'hui je sais que tu avais compris l'ampleur de mon sentiment, mais pas le pourquoi…
Tous ceux que j'aimais partaient un à un de ma vie…
L'autre errait encore dans mon esprit et pour ne plus le croiser, j'avais partiellement quitté le lieu…Mon lieu !!!
Tu étais mon seul encrage avec la réalité, à ce moment.

Notre « deal» :
Passer du bon temps ensemble « en tout bien tout honneur » comme on dit.
Faire l'amour : oui . Tomber amoureux : hors de question !
Tu te souviens ? On avait déjà assez souffert comme ça !

Ah, la, la ! Qu'est ce qu'on peut croire à des conneries quand on est jeune !!!
Allez ! Encore une gorgée : À notre jeunesse !!!
Eh, oui ! Quand j'y pense… Tu n'avais que 27 ans !!! C'est fou !...
…Hi, hi, hi ! Désolée mon vieux ! J'avais oublié que je t'avais connu aussi jeune ! Pas de regrets de ta part, j'espère !
Je sais, je n'ai pas été du gâteau pour toi !...
...
Tu as dû être assez bluffé quand même, non ? Je n'étais pas toujours très subtile, mais quand j'ai vu dans tes yeux que tu m'aimais, ça a dû te faire chier !!! T'essayais de bien cacher ton jeu pour ne pas me faire fuir mais je t'ai bien eu ce soir-là !...
À moins que…
Quoi ?...
Tu l'as fait exprès ?!!...
Mince !... Je ne saurai jamais vraiment la vérité maintenant!...

(…Un silence, une gorgée, ton visage…)

Je t'ai quand même laissé partir ce soir-là !
Oui bon, d'accord ! Je t'ai méchamment viré de chez moi…
Brutalement. Stupidement.
Tu n'avais rien compris…
Mais que voulais-tu ?
Ce que j'avais vu dans tes yeux m'avait fait jubiler !
Et puis, explosion :
Peur, pouvoir, révolte, colère, incompréhension….
Moi non plus, je n'avais rien compris !!!
Ni rien demandé, d'ailleurs !
On avait dit « pas de ça entre nous », non ?
Tu m'avais dit : « quand on aime, on laisse partir », et d'un seul coup, j'ai compris que tu voulais m'apprivoiser !

Cocktail Molotov en pleine face !!!
Cela m'avait aveuglée ! J'étais folle furieuse !!!

Je ne me souviens de pas un seul mot de tout ce que je t'ai dit, juste :
« …Et ne reviens plus jamais !!! »
Mais tu sais quoi ? Je ne croyais pas un mot de ce que je disais !!!
J'étais convaincue que je jouais comme au théâtre !!! Comme quand on est môme !
Je me disais même, que je n'avais jamais aussi bien joué auparavant !!!

Tu te souviens ? Tu es parti fou de rage !!!
Tu t'étais dit : « Mais qu 'est-ce qu'elle fout, cette folle !!! »
Tu avais raison : j'étais folle.

Pour moi, après avoir claqué la porte, la scène était finie !!! J'ai cru que tu allais revenir, et qu'on allait rigoler comme des enfants !!!
J'ai rouvert la porte…Mais tu étais parti.
Et tu n'es pas revenu.

Quelle nuit !
J'ai passé la nuit littéralement avec mes démons et mes fantômes…

Un ami était passé. À ma demande, il paraît…
Une fois en bas de chez moi, je ne croyais pas que c'était lui !
Il a mis longtemps à me convaincre à ouvrir ma porte.
J'étais effrayée !
Je n'arrivais plus à dormir, mais je croyais vivre un cauchemar.
Je me savais dans mon appartement, mais je me croyais de l'autre côté de l'océan.
Tout était devenu objet d'interprétation… Et j'entendais une voix me dire :
« Je traverserais tout l'océan pour toi ».

Qui me disait cela ?
Le père ?
Mon père ?
Ma mère ?
Je le disais à quelqu'un ?
Ou j'espérais que quelqu'un me le dirait ???

Au petit matin, j'avais les pompiers dans mon appartement…
J'avais exigé qu'il(s) vienne(nt) me chercher !!! Il paraît…
L'amour nous fait faire des folies, n'est-ce pas ?
Celui que j'attendais n'est JAMAIS venu,mais bon…
Je suis quand même partie bien accompagnée !

Toi non plus, tu n'es pas venu tout de suite.
Mon caprice t'avait vraiment mis en rogne !!!

Quand tu as su où j'étais, tu es venu aussi vite que tu as pu !
Mais ça faisait déjà combien de temps que j'étais internée ???
Trois semaines ?
Plus ?
Je ne me souviens plus…
Trou noir !
Quand je pense que pendant quelques jours de mon existence, j'ai vécu dans une chambre d'isolement…
Et zéro souvenir !

Ma seule question, à laquelle je ne suis pas sure de vouloir de réponse, est :
"J'étais en cellule car j'étais hors de moi ou j'étais hors de moi car j'étais en cellule ?"

Quoi qu'il en soit, quand tu es venu, j'étais aussi de retour.
Fragile mais en vie…
Je n'espérais pas que tu reviennes mais tu es revenu aussi amoureux qu'avant…
D'une façon très maladroite -assez maladroit pour être, finalement, sincère et rassurant- tu m'as dit que si je voulais encore de toi, tu voulais bien encore de moi.
Comme un enfant tu m'as dit : « Veux-tu être ma petite copine ? »
Et comme une gamine, j'ai simplement dit : « oui ».

Qui de nous deux a pris l'autre au piège ?
Qui de nous deux a tiré profit de la situation ?

Personnellement, j'ai senti l'étroitesse de ma manœuvre sans pouvoir vraiment mesurer le poids que cela aurait sur mon destin…

De toute façon, j'avais toujours fait des pactes très « borderline » avec la vie pour ne pas perdre ce qui m'était le plus cher : mes rêves !!!
Premièrement, en fermant ma gueule sur les écarts comportementaux de mon père à mon égard…
Je me disais : « Ferme ta gueule ! Ouvre tes yeux et regarde loin devant toi !
Ceci n'est qu'un sale moment à passer ! »

Et là, ce « oui ».
Sans le savoir, j'avais astucieusement construit le pont qui allait me conduire à affronter le départ de mon père -ce départ qui m'angoissait depuis toujours-me libérer des griffes de ma mère, et me reconduire à l'endroit où j'avais choisi d'être : de ce côté de l'océan, loin de mes racines tordues et douloureuses.
Loin de ce lieu où, pour moi, rien provenant de moi ne pourrait fructifier, ni être bon.

Période drôlement mystique :
J'ai été au courant du départ de mon père et, en effet, six mois plus tard il était parti…
Et cette voix que j'avais entendue : « Je traverserais tout l'océan pour toi »,
ce n'était autre que la tienne!
Tu ne me l'as jamais dit, bien sûr...
les mots ont toujours été trop peu pour toi.
Mais, de fait, tu as laissé partir celle que tu aimais...
Et tu as traversé tout l'océan pour moi…

Allez ! Au destin !!!

Tu te souviens ? Tu me traitais souvent de « princesse » !
Et je te traitais souvent comme un crapaud…
Je n'ai été docile que le temps du conte :
« Il était une fois, une princesse au bord de la folie…Le prince lui fit monter dans son avion et la ramena dans son 'deux pièces' de l'autre côté de l'océan .
Ils eurent des enfants et furent heureux jusqu'à la fin de leurs jours ! »

Ouais…bof !
« Heureux, heureux »… J'ai douté beaucoup !
Je me suis posée beaucoup de question sur ce que je ressentais
et sur ce que je ne ressentais pas pour toi !
Devrais-je partir ou rester ?

Plusieurs fois j'ai failli partir, mais ton amour pour moi a eu raison de mon envie de liberté.
Plus tu me laissais partir et plus je restais…

Le prince charmant existe !!! (Même s'il est dans une cage dorée...)
Tu as été mon seul, vrai et unique prince charmant !
Tu m'as toujours aimé, tu as toujours été loyal et j'ose même croire, fidèle !!!

Tu as été un bon homme et un bon père de famille…
C'est plutôt moi qui ai été merdique dans mon rôle de princesse !!!
Avec mes envies de liberté, j'ai toujours cru que je me privais de quelque chose de mieux étant avec toi…
La peur de la solitude a fini par s'installer et m'a empêché de trancher.

Me voilà dans ma cuisine à 5 hs du matin, ivre mais pas morte -et vieille- à me demander encore si ma vie aurait été meilleure si je t'avais quitté à temps.
Il faut dire ce qui est quand même : Je n'ai pas été malheureuse,non plus !
J'ai juste accepté de mener une existence terne et médiocre…
Comme la plupart des gens, non ?
Et même meilleure que celle de beaucoup !!!

Finalement, j'ai juste refusé tous les autres pactes que le destin m'a proposé…Car dans ces pactes, on sait toujours ce qu'on laisse, mais on ne sait jamais ce qu'on récupère.

Et je dois, enfin, t'avouer :
Je suis même tombée amoureuse d'un autre !
Et je me suis étouffée !!!
J'ai avorté cet amour…
J'ai renoncé…

Trop peur qu'il ne puisse pas m'aimer autant que toi !
Trop peur de l'aimer plus que tout !!!
Trop peur de me perdre pour de bon…

…À la tienne…

Et je t'ai aimé comme j'ai pu, égoïstement, visant être le plus heureuse possible dans mon choix d'existence banale…
En faisant ce dernier pacte avec le destin, j'espérais, au moins, partir avant toi.
Mais c'est connu :
Tout ce dont on a peur fini par nous rattraper, tôt…
Ou tard !

Cette solitude, je vais bien devoir l'affronter…
C'était quoi déjà la question qui me hantait ?...
Ah, oui ! L'isolement…
Je crois bien que c'est l'isolement qui m'as mise hors de moi…
Finalement, je veux bien…
Oui, je veux être hors de moi…
Hors de moi, maintenant…
Hors de moi, tout de suite…
S'il te plaît, hors de moi…
Hors de moi…

PS : Nos choix ne sont jamais simples,n'est ce pas Camille ?

FabY...
Sunday, February 17, 2008 

Current mood:délivrée
"Des femmes, perfides sous leurs airs innocents,
Te ravissent ton amant : rien ne les arrête !
Qu'as-tu donc à languir et à pleurer ?
Ne les ménage pas !
Ton bien aimé aime le plaisir,
Il est jeune et sensuel,
C'est ainsi, naïve !
Que ne répliques-tu par de violents reproches
Et des centaines de mots tendres,
Pour le reconquérir ?"

Je suis seule à savoir l'enfer que j'ai dû traverser pour toi.

J'ai fait chute libre. Du paradis à l' Enfer en écoutant une simple phrase :
« Je ne t'aime pas. »
Descente instantanée, immédiate. Cette sentence était-elle irrévocable ?
Non ! Un tel refus ne pouvait pas être si catégorique :
Tu m'as souri un jour.
Tu m'as adressé des mots doux.
Je ne t'ai rien demandé !
J'étais naïve, douce, libre… et quelque peu fêlée. Tu m'as retrouvé ! C'est toi qui es venu me chercher ! Et quand nos regards se sont croisés, j'ai tout de suite su que j'étais captive.
Vaincue ! Si heureusement vaincue !

Tes bras, ton regard, ton odeur… Une douce prison où je me sentais si légère, si grande, si puissante !...
Ma plus grande illusion fut de croire que cet amour m'avait donné des ailes, que j'étais plus libre que jamais !

La vérité est apparue tel un « crash » qu'on ne peut éviter .
Et tu me dis : « Je ne t'aime pas. »
Anéantie.Nul autre mot ne peut exprimer mon désarroi.
Mais j'ai tenu tête à cette douleur.
Je t'ai souri et balbutié : « Tant pis ».
Je n'ai pas pu faire autrement que sourire face à ta dure et froide honnêteté.

Sans le savoir, à cet instant précis, j'ai semé en toi un subtil poison aigre-doux : le doute.

« La vraie vengeance est celle que l'on accomplit en toute innocence… Sans le vouloir ! »

On s'est dit « Au revoir » et on est partis chacun de son côté, sans se retourner.
Mon sourire, je me suis déterminée à le garder :
« Reste encore le soleil. Reste encore des doux souvenirs… »

Exposée au soleil, immergée dans mes souvenirs, et encore radieuse par l'amour que j'osais encore éprouver, j'ai voulu te dire « merci ».
Merci de ta franchise…
Pour la première fois je n'avais pas aimé un connard, un lâche.
Ce qui me touchait, me blessait même chez toi c'est que tu ne semblais pas beaucoup t'aimer.
Tu ne te sentais pas aimé non plus.
Pas étonnant que tu ne puisses pas m'aimer !!!
J'ai voulu te prouver le contraire.
J'ai mélangé la tristesse de ne plus t'avoir à la fougue de l'amour que j'avais pour toi, et en une soirée tu as compris mon message…

Tu étais surpris, étonné, heureux, aimé…

Que j'ai aimé voir pour la première et unique fois tes yeux d'enfant !

Une seule faille dans ce merveilleux tableau :
Cette autre. L'Inattendue qui était avec toi.
Paradoxalement, je n'ai jamais été aussi lumineuse !

C'est incroyable comme nous puisons de ces forces inexplicables quand nous sommes amoureux…

Je sais que tu sais que sa présence était de trop : Trop pour moi mais trop pour toi aussi.
Trop pour pas grand-chose…
Tu m'as vu et tu t'en es voulu. Ce n'était pas de ta faute, mais tu regrettais le mal que tu me faisais, au point de vouloir me jeter dans les bras de cet ami que tu jalousais secrètement…

Tu te serais senti moins… Con ?
Tu aurais pu me trouver un peu salope au moins, n'est-ce pas ?
Je ne t'ai pas donné gain de cause, pas vrai ?

Un ami que nous avions en commun, témoin de cette épreuve, me dit :
« Tu es forte ! Un sacré bout de femme !...il est très touché, tu sais ? »

Je le savais. Et je jubilais, je souffrais, j'étais ivre, fière, folle à m'en rendre sourde… Mais pas aveugle !!!Et je voulais tout voir !!!
Je tenais à être là, jusqu'au bout, tel un vautour sur un cadavre, je ne voulais pas rater un seul morceau de ce banquet !!!

Tu ne va pas me croire, mais je ne voulais rien de plus que ce que j'ai eu cette soirée-là :
-Que tu reçoives cet échantillon de bonheur et d'amour que tu aurais pu avoir étant avec moi.
-Ton regard ému.
-Un « Merci ».

C'était MA vengeance à moi :
Te montrer ce que tu perdais.
C'était mon « Adieu ».

« La meilleure vengeance est un plat qu'on prépare minutieusement que l'on sert au moment voulu. »

« Adieu », t'ai-je dit en me léchant les bouts des doigts !

Mais la graine du doute que j'avais planté en toi au printemps, arrosée par cette dernière soirée, a donné ses fruits en automne.
Ce qui devrait être « à Dieu » s'est transformé en « je ne peux me résoudre à te laisser à quelqu'un d'autre »…
Ta peur de ne pas être à la hauteur de mon désir était latente :
« Mais qu'attends-tu de moi ? »
Ma réponse était limpide :
« Si tu m'aimes ici et maintenant, juste vis-le ! »

Jubilation ultime. Partie incroyable !
J'ai gagné !!!

Dès le premier instant que nos corps se sont touchés, tu t'es transformé en statue de sable. Et toutes ces épreuves passées m'avaient rendue avide de toi.
C'était peine perdue d'avance. Encore…

Plus j'essayais de te toucher, plus tu te liquéfiais, tu glissais entre mes doigts…
Et quand le dernier grain de toi est tombé,ce fut le vide,l'abandon,le rejet !!!
Ni père, ni mère, ni frère, ni ami, ni ennemi ne m'avait fait éprouver cela :

L'Errance dans le Néant.

Mais le pire ! Mes larmes ne coulaient pas, mais giclaient par mes tempes, mon sourire toujours affiché cachait mes dents serrées et mes poings fermés, je les serrais jusqu'au sang :
J'essayais de te retenir encore !

Me regardant face à un miroir,ton attitude me paraissait évidente :
« Comment ne pas fuir devant un tel monstre de possessivité ??? »

Mais tu es revenu ! Avec cette même expression que je connaissais déjà.
Un « déjà-vu » ?
Ma hantise était bien de retour…
Mon regard te suppliait :
« Non ! Ne fais rien ! Ne dis rien… »

Tu as été clément, je crois…( Ou pas ? Je ne sais pas...) :
« Tu sais pourquoi je suis venu. Fais-le ! »

Mais je n'ai pas su affronter les monstres qui me faisaient peur, moi :
« Je sais ce que je ressens. Je ne peux pas…Et ce n'est pas ce que je veux, non plus…
Je ne peux pas. »

Mais je savais que c'était fini.

Nous sommes restés là, debout, immobiles, face à face à se regarder sans se parler…
Plus longtemps qu'on ne s'était aimé. Oui, plus longtemps…
Je voyais bien que tu étais désolé.
Et moi alors !...

Qui allait tirer le premier ?
Qui de nous deux était le plus lâche ?

Il a serré ses lèvres charnues, soupiré, baissé et relevé ses yeux bleus et ténébreux vers moi.
Et puis il a avancé dans ma direction, touché affectueusement mon épaule gauche…
J'ai fermé les yeux lâchement pendant qu'il m'acheva signant le point final de notre histoire avec un gentil baisé sur ma tempe droite.
Pétrifiée, j'ai senti son corps partir et son odeur me caresser le nez une dernière fois avant que la porte ne claque.

Et puis plus rien.

Silence absolu.Pas une odeur, pas une larme.
Mais mon corps n'avait jamais été aussi inondé, ma cervelle en putréfaction cherchait toujours à comprendre, et le cri de mon âme n'avait jamais été aussi strident.

J'aurais préféré ne plus jamais te revoir.
Mais tu étais partout.
Tu es resté dans les parages.
Tu surveillais ma douleur.
Tu voyais mon regard triste caché sous mon rire hystérique.
A force de TE voir, je ne ME voyais plus…
Et c'est comme ça que j'ai fini par disparaitre.

Un temps...
Pendant un bon moment, je n'ai pas su qui j'étais,
ni où j'étais,
ni comment faire…
Jusqu'à ce que j'apprenne à vivre sans toi.

Jusqu' à ce que j'apprenne à vivre « que » avec moi.
Wednesday, August 08, 2007 

Current mood:  nostalgic
Yannick,
FELIZ ANIVERSÀRIO MEU IRMAO QUERIDO!!!
26 ANOS,HEIN?
TE AMO DEMAIS;-)
Tô com saudades...
dele também...:-(
Amo vôces...
beijocas
Faby






Et bien sûr,pour ce qui serait ses 83 ans...tu nous manques papa...






Sachez que ni la distance,ni même la mort ne vous enlèverons de mes pensées,ni de mon coeur.
Eu amava,ainda amo et amarei para sempre meus dois leöes preferidos!

A irmä e filha,
Fazinha
Wednesday, August 08, 2007 

Current mood:  melancholy

O QUE SE CHAMAVA "MOçO"
TAMBÉM SE CHAMAVA "ESTRADA"
VIAGEM DE VETÂNIA...
NEM LEMBRA SE OLHOU PRA TRÀZ AO PRIMEIRO PASSO,AçO,AçO...

O QUE SE CHAMAVA "HOMEM"
TAMBÉM SE CHAMAVAM "SONHOS"
E OS SONHOS NAO ENVELHECEM
EM MEIO À TANTOS GAZES LÀCRIMOGÊNIOS
FICAM CALMOS,CALMOS CALMOS...

E LÀ SE VAI MAIS UM DIA...

E BASTA CONTAR COMPASSOS
E BASTA CONTAR CONSIGO
QUE A CHAMA NAO TEM PAVIO

DE TUDO SE FAZ CANçAO
E O CORAçAO À CURVA DE UM RIO

E LÀ SE VAI MAIS UM DIA...

O RIO DE ASFALTO E GENTE
ENTORNA PELAS LADEIRAS
ENTOPE O MEIO-FIO
ESQUINA À MAIS DE UM MILHAO
QUERO VER ENTAO A GENTE,GENTE,GENTE...

E LÀ SE VAI MAIS UM DIA...

Traduction:
Ce qui s'appelait "jeune homme"
S'appelait aussi "route"
Voyage d'un vent très fort
Ne se souviens même pas d'avoir regardé derrière lui au premier pas...

Se qui s'appelait "homme"
S'appelait aussi "rêve"
Et les rêves ne vieillissent jamais
Parmi tous ces gaz qui font pleurer
Ils restent calmes,calmes,calmes...

Et c'est la fin d'une autre journée...

Et il suffit de bien compter les mesures
Et il suffit de compter sur soi
Que la flamme n'a pas besoin de mèche

Tout est un sujet de chanson
Et le coeur est à l'angle d'un fleuve

Et c'est la fin d'une autre journée...

Le fleuve de goudron et de gens
Se renverse par la côte
Bouche le passage
À l'angle à plus de mille à l'heure
Je veux alors voir les gens,les gens,les gens...

Et c'est la fin d'une autre journée...


C'était mon remonte-moral de mon enfance...

À l'attention speciale de Blanche ;-)

bz
Faby
Thursday, July 05, 2007 

Current mood:  nostalgic
"VIDER LES LIEUX.
ON NE JOUE PAS POUR LE PUBLIC,
NI POUR SOI,
MAIS POUR QUELQU'UN D' AUTRE,
QUELQU'UN QUELQU'UN QUI AURAIT DÛ VENIR CE SOIR ET QUI N'EST PAS LÀ..."
Jacques REBOTIER

Pour moi c'est tellement vrai!Avant de entrée sur scène,j'ai le don de penser à tous ceux qui sont absent dans la salle!
Ils me nourrissent,me protègent ,m'encouragent...ils me manquent.
Et voilà comment je puise toute l'énergie nécessaire pour tenir jusqu'au bout.

Pour cette dernière aventure, j'aimerais remercier certains de mes amis my space qui m'ont manqué mais nourri:
Joël...bien sûr!!!Et avant tous!
Elodie,Manon,Artemesia,Marco...soutien,énergie et inspiration...

D'autres étaient là avec moi dans ma tête,dans mon coeur,dans mon esprit:
Mon frère Yannick, et mes autres petits Marquinho et Baboushka...
Ma mère...toi qui m'as dit que tu me verrais plus metteur en scène que comédienne...voilà le premier pas!
Mauricio...Nadia...Mitia...Aurélie...
...Et toi,bien sûr,Mon Père...toi qui m'a vu mettre les pieds sur un plateau pour la première fois,tu te souviens?...comme j'étais heureuse de te voir ce jour là!
Aujourd'hui je joue souvent pour toi...je me dis que tu serais heureux de me voir...là, sur mon lieu préféré...j'aurai voulu que tu sois là pour m'applaudir!Toi qui a tellement douté!!!T'as vu?J'y suis arrivé un peu quand même...au moins je fais ce que j'aime!
Merci pour tout!
Je t'aime.
Tu me manques...
...

...

Merci à tous ceux qui sont venus nous soutenir (mention spéciale pour Celine et Stephen!),je serai une ingrate de ne pas le dire car sans vous,nous n'existons pas vraiment:Le théâtre c'est le don de soi,un moment de partage!

Faby
Thursday, July 05, 2007 
Se réveiller n' est pas une tâche simple!Un rien peut gâcher la journée et donner envie de la passer au pieux!!!

Pour commencer la journée du bon pied,voici ma recette:
AVANT TOUT,SI POSSIBLE,FAIRE L' AMOUR PASSIONNÉMENT AVANT DE SE COUCHER LA VEILLE!Mais à défaut:une super soirée pleine de fou rire avec une excellente compagnie(amitié ou amour) fait largement l' affaire!

Le lendemain matin...pas avant 9h30,c'est l'idéal!
A 10hs on se lève pour de bon!
On ouvre tout:les rideaux,les volets et la fenêtre.Règle n°1:LUMIÈRE!!!
Et là:MAGNIFIQUE!!!Il fait super beau:ça promet!!!
Pour dynamiser la journée,on réveille les sens:

Musique!Il fait beau,donc pas besoin de beaucoup d'effort pour être bien.Je propose:



Si je suis seule,je sors vite de chez moi:j' aime voir du monde!
Mais si la bonne compagnie est resté avec moi,je me laisserais bien tentée par des oeufs à la coque,des tartines grillées avec du beurre salé qui fond dessus!Huummm!!!
Et,bien sûr,du café!!!J'aime le café africain,à la cannelle et à la cardamome que seule une personne que je connais sais faire (en tout cas, comme je l'aime!)!
Dans ce cas la musique qui nous irait,c'est:



...et cette grasse matinée peut durer!!!

Si le scénario est catastrphique:mois de décembre,il pleut,ça caille,rien ne va et il faut que ça aille!
Un seul remède:se dire que ça va passer,l'été revient toujours!Mon fils de 3 ans m'a un jour rappelé que le soleil est toujours là,juste derrière les nuages:ça m'a fait sourire!Quelle sagesse!

Et en attendant de le retrouver,on baisse la tête et on trace...et j'écoute:



Chacun sa recette et sa bande originale pour ne pas oublier que la vie est belle!Ah!ça...faut pas l'oublier!!!

Faby
Wednesday, July 04, 2007 

Current mood:  weird
C' est un mi-bélier de feu,mi-cheval de bois!Si solide et si fragile à la fois...
Les gens qui s'y connaissent en astrologie vous diront:
Bélier et cheval est un pléonasme!!!
Têtue!!Qu' est ce qu' elle est têtue cette bête!Obstinée!Obsessionnelle parfois.
Mais seulement tant qu' elle ne possède pas!
La réussite?Elle s'en fout!Ce qui l'intéresse c'est la conquête!Toute l'énergie,la passion,le coeur qu'elle mettra à l'oeuvre qui la stimule.Avoir?Trop peu pour elle!Dès qu'elle a,elle veut autre chose!
Ingrate?Capricieuse?Parfois...cette bête n'est pas méchante,mais qu'est ce qu'elle déteste l' ennui!!!
Mais elle ne fait rien par pure méchanceté:son truc c'est donner,aimer et puis s'en aller,sachant juste qu'elle a fait de son mieux...et ,pour elle,c'est tout ce qui compte!
Courir!!!Ah!Courir!Elle aime courir dans les champs,sans direction,aller là où ça la chante!!!
Mais attention!Il faut pas que ce soit trop dangereux!Téméraire,oui,mais pas folle!
Elle a besoin d'un berger,d'être le premier du troupeau pour ouvrir le chemin,mais il faut qu'elle sache qu'on garde un oeil bienveillant sur elle!
Quelle drôle de bête ce mi-bélier,mi-cheval!
Elle aime sa liberté mais a tant besoin de protection!
Parfois elle fait des bêtises!!!Elle fait mal ou se fait mal.Pure inconscience!!!
Cette bête ne réfléchit pas.Pas trop!ça lui fait peur tout ça!Plus elle pense,moins elle agit,et l' inaction tue l'âme de cette bête.
Alors elle préfère foncer,sans trop penser et vivre avec ces armes:son coeur,ses sens,son instinct!C'est tout ce quelle a!C'est comme ça!C'est sa nature!!!
Peut-on reprocher a un scorpion de piquer quelqu'un qui s'approche de lui?Non!C'est sa nature:aimez-le ou laissez-le!
Pour le Cheval-Bélier c'est pareil!Laissez-le courir,aimer,partir,aimer,s'en fuir,aimer,agir sans trop réfléchir et mourir.C'est sa nature!!!
Les temps sont durs pour ces bêtes où tout est réfléchi,programmé,calculé...elles ne comprennent pas forcément pourquoi.
Elle ne comprennent pas non plus le deuxième degré:un OUI,c'est un OUI!
Un NON...ah!ça,c'est un PEUT-ÊTRE,peut-être?Elle n'y croit pas!Déteste voir une porte se fermer.Elle doute,mais fini par renoncer car il y a tant de choses à voir,toucher,boire et manger,écouter,agir et surtout sentir avant de mourir...
Pas toujours facile de côtoyer cette bestiole...
Mais je suis sure que certains vous diront qu'elle en vaut la chandelle!Un peu quand même!!!

A tous ceux que j' aime (et qui m' aiment).

Faby
Sunday, June 24, 2007 

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Sunday, June 24, 2007 

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