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FESTIVAL DU FILM COURT DE VILLEURBANNE



Last Updated: 10/22/2009

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City: Villeurbanne
State: Rhône-Alpes
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Monday, November 23, 2009 
Top 10
du Prix du Public 2009


Pour la première fois dans l'histoire du festival, le Prix du Public s'étendait sur tous les programmes des trois compétitions. Comme c'est une histoire de première fois, nous vous invitons donc, pour la première fois dans l'histoire du festival, à découvrir le Top 10 des films plébiscités par les spectateurs de ce 30ème Festival !

Les pourcentages consistent en le nombre de points reçus par chaque film au regard du maximum accessibles, suivant le nombre de votants.

CF = compétition française et francophone / CE = compétition européenne / CN = compétition numérique 2D/3D

1. LOGORAMA
de François Alaux, Hervé de Crécy & Ludovic Houplain (84,64%) CF

2. SKHIZEIN de Jérémy Clapin (84,44%) CN

3. FARD de David Alapont & Luis Briceno (83,30%) CN

4. ISTALLET FÖR ABRAKADABRA de Patrik Eklund (81,06%) CE

5. L'HOMME A LA GORDINI de Jean-Christophe Lie (79,57%) CF

6. MADAGASCAR, CARNET DE VOYAGE de Bastien Dubois (77,52%) CN

7. YULIA d'Antoine Arditti (74,58%) CN

8. LE PETIT DRAGON de Bruno Collet (70,49%) CF

9. DE SI PRES de Rémi Durin (68,72%) CF

10. PHONE STORY
de Berivan Binevsa (66,77%) CF

A noter dans ce Top la présence de seulement deux fictions (ISTALLET FÖR ABRAKADABRA & PHONE STORY) et le trust des films d'animation, répondant toutefois à une année de production véritablement somptueuse dans ce domaine !
Monday, November 23, 2009 
Le Palmarès 2009


PRIX DECERNES PAR LE JURY OFFICIEL
Céline Bozon (directeur de la photographie), Marie Le Gac (responsable du Bureau des Talents, Rhône-Alpes Cinéma), Sophie Quinton (comédienne), Philippe Germain (Délégué Général, Agence du Court Métrage), Olivier Hems (réalisateur)

GRAND PRIX DU FESTIVAL

CORPUS / CORPUS de Christophe Loizillon (26’)
4 000 euros offerts par la Ville de Villeurbanne


PRIX FUJI DE LA MEILLEURE RÉALISATION
LOGORAMA de François Alaux, Hervé de Crécy
& Ludovic Houplain (16’05)
4 000 euros en pellicule offerts au réalisateur par Fujifilm
Mention spéciale à 4 d’Edouard Salier (16’40)


PRIX DU CONSEIL GÉNÉRAL DU RHONE
AU MEILLEUR SCÉNARIO

LES COWBOYS N’ONT PAS PEUR DE MOURIR
de Anne-Laure Daffis & Léo Marchand (17’33)
3 200 euros offerts par le Conseil Général du Rhône
au meilleur scénariste


PRIX DE LA RÉGION RHONE ALPES
AU MEILLEUR COURT METRAGE EUROPEEN

JADE de Daniel Elliott (Grande-Bretagne, 15’30)
2 300 euros offerts par la Région Rhône-Alpes



PRIX DECERNES PAR LE JURY NUMERIQUE

Nathalie Guerrant (enseignant d’arts appliqués), Thomas Bouillon (coordinateur de Festivals Connexion) et Jean-François Lixon (journaliste / photographe)

PRIX DE LA MEILLEURE CRÉATION « 128 MEG@ D’ART »
LES VENTRES de Philippe Grammaticopoulos (17’)
1 500 euros offerts par l’Association Pour le Cinéma
Mention spéciale à Heureux ! de Thierry Van Hasselt (Belgique, 7’15)


LES AUTRES PRIX


PRIX DES LECTEURS DU PETIT BULLETIN
CORPUS / CORPUS de Christophe Loizillon (26’)
1 semaine de tournage d’une valeur de 1 000 € offerte par Tapages,
1 journée de bruitages d’une valeur de 1 200 € et 1 journée de mixage d’une valeur de 700 € offertes par Miroslav Pilon


PRIX DU PUBLIC
LOGORAMA de François Alaux, Hervé de Crécy
& Ludovic Houplain (16’05)
1 500 euros offerts par l’Association Pour le Cinéma


PRIX DES ÉTUDIANTS DE L’INSA
(Jury du Ciné-Club de l’INSA)
DOS A DOS de Camille Bialestowski (23’)
700 euros offerts par le Service Culturel et le Ciné-Club de l’INSA
Mention spéciale à LOGORAMA de François Alaux, Hervé de Crécy
& Ludovic Houplain



PRIX DE LA LIBERTÉ
(Jury du Lycée Brossolette)
ANNA LOVENSTEIN de Pauline Bureau (8’51)
600 euros offerts par le Lycée Brossolette de Villeurbanne


PRIX DU CINEMA INDEPENDANT
(Jury du G.R.A.C.)
EX-AEQUO
ISTALLET FÖR ABRAKADABRA de Patrik Eklund (Suède, 22’25)
& ARBEIT FÜR ALLE de Thomas Oberlies & Matthias Vogel
(Allemagne, 12’20)
Location et diffusion d’un film dans les salles du réseau du G.R.A.C.

Wednesday, November 18, 2009 
"Etre sélectionné, une forme de reconnaissance"
article d'Emmanuelle Babe (Le Progrès du 18.11.09)


Emmanuelle Babe en pleine interview, dans les bureaux du Zola, avec Christian Carion (de face), Vincent Boujon, Patrick Chiuzzi et Eric Guirado (de dos et de gauche à droite). Photo : Antoine Magnien

Christian Carion n'a pas oublié ce jour où « [il a] débarqué à Villeurbanne avec « Le Château d'eau » sous le bras ». Dimanche soir au Zola, le réalisateur qui, depuis, a fait son chemin derrière la caméra (« Une hirondelle a fait le printemps », « Joyeux Noël », « L'affaire Farewell »), conviait les souvenirs à l'occasion de la soirée consacrée à « 30 ans de courts en Rhône-Alpes ». Son « Château d'eau », c'était en 1997, une fiction de 16 minutes avec une certaine Léa Drucker… Dimanche soir, bien installé au milieu du public du Festival du film court de Villeurbanne, il a redécouvert cette première œuvre, qu'il a fait figurer en bonus de son premier long, « Une hirondelle a fait le printemps », réalisé en 2001. « Aujourd'hui je pense que je ne le réaliserais plus ainsi. C'est une photo d'un moment de ma vie », confiait le réalisateur, quelques minutes avant le lancement de la soirée. Pas de nostalgie donc, même si ce « Château d'eau » trouve une actualité dans le travail du réalisateur, actuellement à l'écriture de son prochain film, « La guerre de l'eau ». « Pour moi, à l'époque, c'était très important d'être sélectionné à Villeurbanne, c'était une forme de reconnaissance », explique Christian Carion. Avec l'équipe du festival, on le sent à l'aise, entre amis. Si le festival tourne encore trente ans après la première, « c'est qu'il y a encore une curiosité du public pour le court-métrage », estime Christian Carion. « Dans le court, on peut oser ce que l'on n'oserait peut-être pas dans le long, poursuit-il. Il y a une certaine liberté, même si ça reste aussi la forme des tentatives, de l'essai.»


Le réalisateur Eric Guirado, devant l'enseigne du Zola, dimanche soir. Photo : Antoine Magnien

« Un choc affectif » : c'est ainsi qu'Eric Guirado qualifie sa première expérience villeurbannaise. Le réalisateur a signé deux longs, « Quand tu descendras du ciel » et « Le fils de l'épicier », après une série de courts-métrages dont « Un petit air de fête », César 2001 du court-métrage. Il ne boude pas non plus le Grand prix que lui a décerné le festival villeurbannais, deux ans plus tôt. « J'ai passé mon enfance à la campagne et j'ignorais totalement qu'il y avait un monde du court, raconte-t-il. C'est Villeurbanne qui m'a donné envie de faire des courts métrages, c'est ici qu'est née ma vocation, en voyant le meilleur… Comme le pire ». Lui aussi semble prendre plaisir à retrouver l'équipe du festival, qui a choisi sa « Lonelytude… ou une légère éclaircie » (1994) pour sa soirée spéciale trente ans. « Pas de nostalgie », cependant, pour Eric Guirado, qui constate, à l'instar d'autres réalisateurs, la révolution qu'a provoquée la technologie numérique. « Aujourd'hui, il y a plus de courts-métrages, car c'est plus simple techniquement, mais pas forcément davantage de bonnes choses », note-t-il. Christian Carion considère pour sa part que « le numérique donne la possibilité de présenter des œuvres sur des supports très divers. C'est une ouverture intéressante pour les auteurs et les créateurs. »
 
Emmanuelle Babe
ebabe@leprogres.fr

> Le Festival se poursuit jusqu'au 22 novembre. Programme et billetterie sur www.festcourt-villeurbanne.com

Thursday, November 12, 2009 


Carte Blanche
à Jean-François Stévenin

Une ouverture en fanfare !

Cinéma Le Zola
vendredi 13 novembre à 20h45
En présence Jean-François Stévenin

Soirée présentée par Vincent Raymond (Tribune de Lyon / Lyon TV)

30 ans de court métrage à Villeurbanne, ça se fête ! Et à édition spéciale, parrain d’exception ! Dire de Jean-François Stévenin qu’il est une figure du cinéma français est réducteur, le terme – même s’il se veut laudatif - semble encore trop étriqué pour ce Jurassien au physique de roc ! Non, Jean-François Stévenin déborde de la simple figure et c’est à un pan entier du cinéma français qu’il nous faut avoir recours pour pouvoir le cerner. Le cinéma, il l’a appris en le faisant, ou plutôt en occupant tous les postes : commençant technicien, puis premier assistant avec Jacques Rivette, Alain Cavalier ou François Truffaut de 1968 à 1972, il effectue ses premiers pas de figurants dans L’enfant sauvage (1969) ou encore La nuit américaine (1972) de Truffaut, qui lui donnera son vrai premier rôle en 1975 dans L’argent de poche. De cette époque à aujourd’hui, la filmographie de Jean-François Stévenin ressemble à une encyclopédie du cinéma façon Tulard, et la liste des réalisateurs pour lesquels il a tourné rassemble tous les piliers du cinéma français et étrangers de ces quarante dernières années : de Jean-Luc Godard à Jim Jarmusch (pour son prochain film), en passant par John Huston, Jacques Demy, Bertrand Blier, Patrice Leconte, Eric Rochant, Pierre Salvadori, Laetitia Masson, ou bien encore Jean-François Richet, Philippe Ramos et Christophe Gans, etc. Bref, une carrière toujours en cours, à faire tourner la tête de plus d’un aspirant au métier de comédien ! Mais la maîtrise totale sur le film, il l’acquiert dès 1977 en mettant en application tout ce qu’il a appris sur les tournages des autres, sa fantaisie en plus, avec Passe-montagne, son premier film en tant que réalisateur, qui sera suivi par Double Messieurs (1984) et par Mischka (2001), tous deux unanimement salués par la critique. En attendant Le Meunier hurlant cette année…

Plus qu’une figure ou qu’un pan, Jean-François Stévenin est un mur porteur ; le point de départ d’une belle lignée d’artistes dont le 7e Art jouira longtemps encore, la relève étant assurée par ses quatre enfants : Sagamore, Robinson, Salomé – qui, par ailleurs, présente de belles aptitudes à la réalisation – et Pierre, tous des comédiens confirmés. Bref, de purs talents qui tracent chacun leurs routes, en leur souhaitant qu’elles soient aussi longues, aussi riches et ponctuées de belles rencontres que celles de leur père.

Enfin, Jean-François Stévenin a un réel rapport affectif avec le court métrage et, bien qu’il n’en ait jamais réalisé et estime en avoir tourné très peu, il affiche une filmographie des plus intéressantes, dont nous vous convions à découvrir une petite partie à l’occasion de l’ouverture de cette 30e édition. Acceptant - à notre demande - de tordre le coup à l’un des sacrements de la carte blanche, Jean-François Stévenin a choisi de vous présenter cinq films dans lesquels il joue, et un sixième marquant les débuts – très réussis – de Salomé dans la réalisation.


LE VOISIN DE PAUL

France, 1989, fiction, 30’13
Réalisation : Jean-Marie Gigon
Interprétation : Michael Lonsdale, Jean-François Stévenin, Philippe Dormoy
Paul, alors qu’il mendie dans la rue, évite à un aveugle de se faire renverser par une voiture. Il réalise à cet instant que, pour cet homme qui ne le voit pas, il cesse d’être un clochard.

NUIT D’ESSENCE

France, 1994, fiction, 15’
Réalisation : Manuel Flèche
Interprétation :Jean-François Stévenin, Jacques Villeret
Une nuit, un pompiste reçoit la visite d'un pyromane traumatisé par la mort de sa femme et de sa fille dans un accident d'auto. L'homme s'immole par le feu provoquant la mort du pompiste.

SUICID’AIR
France, 1994, fiction, 5’02
Réalisation : Frédérique Lagarde
Interprétation : Jean-François Stévenin, Frédérique Lagarde
Au bord d’un précipice, un homme voit les choses autrement.

CHUTE LIBRE

France, 2006, fiction, 16’30
Réalisation : Olivier Dorigan
Interprétation : Aurore Clément, Jean-François Stévenin
Jeanne et Louis sont à la veille d’un grand voyage. Entre l’urgence des derniers préparatifs et l’envie de se laisser aller, le temps passe trop vite. Le lendemain, l’avion décolle enfin. Le couple ne s’est jamais senti aussi libre…

LE VACANT
France, 2007, fiction, 27’30
Réalisation : Julien Guetta
Interprétation : Jean-François Stévenin, Satya Dusaugey, Romain Torres
Pierre, la soixantaine, se refuse à accepter sa mise à la retraite anticipée par son état de santé. Entre grandes galères et petites débrouilles, il entrevoit des solutions parfois fantasques pour échapper à sa condition sociale.

BAÏNES
France, 2008, fiction, 23’10
Réalisation : Salomé Stévenin
Interprétation : Salomé Stévenin, Yukhan Simard
Sarah va à la rencontre d’une partie d’elle-même, de son identité, en faisant venir du Vietnam son demi-frère Yukhan. Curieuse, fascinée, déçue, jalouse et fière, elle découvre différentes facettes des liens entre frères et sœurs.



Vendredi 13 novembre à 20h45
Thursday, November 12, 2009 
Wednesday, September 30, 2009 
Compétition française
 et francophone

Ca y est le comité de sélection de la compétition française et francophone a rendu son verdict. Sur 308 films inscrits depuis le 1er avril 2009, 24 films ont été sélectionnés pour constituer les 4 programmes qui composent la compétition française et francophone.

A l'occasion de cette 30ème édition, il est amusant de noter le retour en sélection d'habitués de la compétition : Eric Guirado (Le début de l'hiver), Christophe Loizillon (Corpus / Corpus), Catherine Bernstein (Nue), Gabriel Le Bomin (L'occupant), Camille Bialestowski (Dos à dos), Arnaud Demuynck (Mémoire Fossile), Edouard Salier (4) et Bruno Collet (Le petit dragon).

De même, nous retrouverons du beau monde sur les écrans du festival : Patrick Chesnais et Lorant Deutsch (Climax), Christophe Miossec (Le genou blessé et l'homme debout), Denis Lavant et Arthur H (Les cowboys n'ont pas peur de mourir), Alex Descas (Négropolitain), Jean-Louis Coulloc'h (Le début de l'hiver), et même Steven Spielberg (Looking for Steven Spielberg), Bruce Lee (Le petit dragon), le Géant Vert et le bibendum Michelin (Logorama).

Cette sélection, si elle affirme un essor impressionnant du court métrage d'animation, affiche aussi un retour à un cinéma social de qualité, traitant d'autant de thèmes comme la pédophilie (Le début de l'hiver), le travail clandestin (La raison de l'autre), le travail des années sur le corps (Nue), les conflits de générations (Négropolitain), la quête identitaire (La route du nord), Le deuil et la quête du père (Le genou blessé et l'homme debout) ou encore le génocide rwandais (Waramutseho), sans tartiner les scénarios de pathos et d'artifices lacrymaux, mais en restant dans le questionnement, la finesse et l'humanisme.

Enfin, cette compétition - si elle est française et francophone - nous fera tout de même voyager puisque l'on ira à Cuba, au Liban, on parlera du Rwanda, on s'immergera dans la communauté turque de Bruxelles, on suivra les traces de cowboys dans le Grand Ouest américain, et on poussera même jusqu'à Pornichet ou jusqu'au pays des logos !!!

Alors ne ratez rien de ces 24 films, ils en valent le détour...

Ouvrez les yeux, soyez curieux !!!

Liste des 24 films sélectionnés

4
 
d’Edouard Salier (Autour de Minuit / France)

AGOSTO
de Marc Picavez (Makiz’Art / France) 

ANNA LOVENSTEIN
de Pauline Bureau (Vudeface / France) 

CLIMAX
de Frédéric Sojcher (Sombrero Productions / France) 

CORPUS / CORPUS
de Christophe Loizillon (Les Films du Requin / France) 

LES COWBOYS N’ONT PAS PEUR DE MOURIR
de Anne Laure Daffis & Léo Marchand (Lardux Films / France)

DE SI PRÈS
de Rémi Durin (Les Films du Nord / France - Belgique) 
 
LE DEBUT DE L’HIVER
d’Eric Guirado (Les Films du Poisson / France)

DOS A DOS
de Camille Bialestowski (TS Productions / France) 

LE GENOU BLESSÉ ET L’HOMME DEBOUT
 
de Yann Chayia (Les Films de Requin / France)

L’HOMME A LA GORDINI
de Jean-Christophe Lie (Prima Linea / France) 

LOGORAMA
 
de François Alaux, Hervé de Crécy & Ludovic Houplain
(France / Autour de Minuit)

LOOKING FOR STEVEN SPIELBERG
de Benjamin Guillard (Lionceau Films / France)

MÉMOIRE FOSSILE
 
de Arnaud Demuynck & Anne-Laure Totaro
(Les Films du Nord / France - Belgique)

NÉGROPOLITAIN
de Gary Pierre-Victor (Noodles Production / France) 

NUE
de Catherine Bernstein (Paris-Brest Productions / France) 

L’OCCUPANT
de Gabriel Le Bomin (Appia Productions / France)
 
PAIX SUR LA TERRE
 
de Christophe Gérard  (Les Films du Nord / France - Belgique)

LE PETIT DRAGON
de Bruno Collet (Vivement Lundi ! / France) 

PHONE STORY
de Binevsa Berivan (Playtime Productions / Belgique) 

LA RAISON DE L’AUTRE
de Foued Mansour (C’est à voir / France) 

LA ROUTE DU NORD
de Carlos Chahine (13 Production / France) 

LA SOMBRA DEL TIEMPO
 
de Teddy Barouh (Ailleurs Productions / France - Cuba)

WARAMUTSEHO
de Auguste Bernard Kouemo Yanghu
(Courte Echelle / France - Cameroun - Belgique)
Wednesday, September 30, 2009 
Jean-François Stévenin
parrain du 30ème Festival du Film Court

 

A édition spéciale, parrain spécial ! Déjà que pour les 29 ans le festival avait été très amicalement parrainnée par le comédien Serge Riaboukine, ce ne pouvait qu'être une figure incontournable et incontestable du court métrage et du cinéma français qui devait, à l'occasion de cette 30ème édition, enfiler le costume de parrain. C'est chose faite puisque c'est le comédien et réalisateur Jean-François Stévenin qui ouvrira officiellement cette 30ème édition, le vendredi 13 novembre 2009 à 20h45 au cinéma Le Zola.

Marque de son affection pour le festival, il a accepté l'entorse à la règle de la carte blanche que nous lui avons proposée : faire un retour sur sa carrière dans le court métrage et ne programmer que des films dans lesquels il joue ! Mais quand on sait que la famille Stévenin dans son ensemble fait les beaux jours du cinéma français (Sagamore, Robinson et Salomé, ses enfants, sont tous trois comédiens), peut-être aurons-nous droit à quelques suprises... comme le premier court métrage de Salomé, Baïnes, en tant que réalisatrice ?

En attendant de connaître la programmation définitive de la Carte Blanche, réjouisson-nous déjà du plaisir de recevoir l'un des comédiens français les plus marquants depuis 30 ans !
 


 

Le parrain 2009 - Jean-François Stévenin (à gauche) - recevant des mains du parrain 2008 - Serge Riaboukine (à droite) - le Prix de la Meilleure Interprétation pour Le Vacant lors de la dernière remise des Lutins du Court Métrage !
Wednesday, September 30, 2009 
30 ans de Festival
 du Film Court
à Villeurbanne


Ca se fête, non ?


Du 13 au 22 novembre 2009, le Festival du Film Court de Villeurbanne rejoindra ses glorieux et aînés voisins : Grenoble et Clermont-Ferrand ! En effet, toute l'équipe du festival sifflera les 30 bougies d'un festival qui, après avoir fait la part belle au court métrage régional et français, a ensuite élargi ses champs de découvertes à l'Europe voire à l'International, et à des genres trop peu exposés comme l'expérimental, la 2D/3D ou encore le documentaire.

30 ans de défense et de promotion de la production du court métrage, qu'est ce que ça donne ? Ca donne 30 ans de lutte et de combat pour essayer de susciter la curiosité d'un spectateur avec qui les équipes successives ont choisi de partager une passion pour une forme cinématographique trop facilement rencardée aux bouches-trous télévisuels ou aux en-cas cinématographiques. Destin ingrat d'un art chez qui tous les grands ou presque ont fait leurs armes... 30 ans de festival ça fait justement aussi plus de 220 films primés, des courts et des plus longs, des drôles et des plus graves, signés par des novices (à l'époque) tels que Cédric Klapisch, Jean-Pierre Jeunet, Erick Zonca, Philippe Harel, Mathieu Kassovitz, Yvon Marciano, Benoît Mariage, Pierre Salvadori, Eric Guirado, Gérald Hustache-Mathieu et tant d'autres... La Longue Nuit du samedi 14 novembre sera là pour vous rafraîchir la mémoire... Mais toutes celles et tous ceux qui ont présenté leurs films à Villeurbanne n'ont pas forcément rencontré la gloire, serré la main de Marin Karmitz ou partagé un toast avec Gilles Jacob. Tous ne se sont pas obstinés le temps d'une carrière, mais nous ont simplement fait rêver le temps d'un film, déclenchant au sein du parterre de passionnés que nous sommes des promesses d'avenir kubrikesque (au mieux) ou pecassien (au pire), avant de disparaître comme ils étaient venus... sans faire de bruit. Car le monde du court métrage est comme ça, les futurs grands voient de futurs anonymes leur rafler le Grand Prix, de grands d'aujourd'hui arrivent à s'étonner et s'émouvoir en découvrant les oeuvres de jeunes artistes en devenir... ou pas. Matrice de tous les possibles, le court métrage est typiquement un ensemble de productions où chaque film vaut pour lui-même et pas pour ce qu'il y aura autour... Justement parce que réalisé par un inconnu, sans tsunami commercial ni promotionnel... L'oeuvre dans sa plus stricte expression...

30 ans de festival ce sont des centaines de milliers d'heures de films, des milliards d'images qui nous sont passées devant les yeux pour imprimer notre imaginaire, que toute l'équipe de cette 30ème édition ne manquera pas d'exciter, cette année encore, pour le plus grand plaisir de découvertes et de cinéma !
Friday, April 17, 2009 

Once upon a time…
in a 3D life

Présenté au festival du film court de Villeurbanne 2008, l’Odyssée de la 3D est un programme exceptionnel qui retrace l’histoire de l’animation numérique de 1970 à nos jours. A cette occasion, Verónica Camacho, docteur de l'Université de Paris VIII et chercheuse en images de synthèse ainsi que Gilbert Dutertre, responsable du Fonds de création audiovisuelle contemporaine de l'Ina ont été invités pour commenter une sélection pointue de courts-métrages ayant marqué l’histoire de l’animation numérique.



Genèse du numérique
En moins de 40 ans, les images de synthèses ont énormément évoluées. Les quelques dizaines de polygones qui définissaient les personnages des films d’hier se sont multipliés en plusieurs dizaines de milliers pour les héros d’aujourd’hui. Cependant cette révolution esthétique et technologique est loin d’être simple à comprendre. Si des films tels que Toy Story et Shrek sont sur toutes les bouches dès qu’il s’agit de parler de l’image de synthèse, il ne faut pas oublier que bien d’autres films ont participé à l’élaboration de ces nouvelles images. C’est pourquoi, en partenariat avec l’Ina, le festival du film court de Villeurbanne a décidé de créer cette année un programme rétrospectif nommé l’Odyssée de la 3D, qui retrace le parcours des images numériques à travers des courts-métrages et des extraits de films d’exception, qui ont tous contribués à l’essor de l’animation 3D. Les courts-métrages présentés sont issus des archives du festival Imagina (festival européen consacré au « images nouvelles), qui fut organisé par l’Ina de 1981 à 2000.



Exploits techniques et expérimentations
La première partie du programme s’intéresse à des œuvres expérimentales dont le but premier n’est pas narratif. Grâce aux commentaires de Verónica Camacho et Gilbert Dutertre, ces films plutôt difficiles d’accès ont pu être replacés dans leur contexte d’origine et le public a pu bénéficier des connaissances requises pour lire ces courts-métrages. Les deux spécialistes nous ont ainsi expliqués que ces images de synthèses préhistoriques devaient être abordées de la même manière qu’on aborde le cinéma des frères Lumières ou de Méliès. A ce titre, il est étonnant de voir à quel point le premier court-métrage Olympiad rappelle les travaux d’Etienne-Jules Marais, notamment ceux sur la décomposition des mouvements du corps. En poursuivant dans le corpus de films, nous assistons à la découverte progressive des possibilités d’un nouvel outil, essentiellement d’un point de vue technique. Parmi les œuvres visibles, on retiendra le film La faim, du canadien Peter Földes. Dans ce court-métrage en deux dimensions, les images ont été retouchées par ordinateur pour créer les métamorphoses délirantes du protagoniste principal, qui va grossir jusqu’à l’obésité extrême. Ce travail de transformation progressif du corps préfigure déjà les effets de morphing utilisés une décennie plus tard dans les films de James Cameron. Pour les œuvres en trois dimensions, le court-métrage Vol de rêve est particulièrement intéressant. A mi-chemin entre le conte et le film catastrophe, l’histoire de ce film singulier nous fait découvrir au travers d’une caméra icarienne, un univers épuré et zen, parfois inspiré de la ville de New York et d’autres lieux connus. On reconnaît ici et là quelques grands symboles de ces espaces urbains, mais la ressemblance s’arrête là. Pour le reste, les limitations techniques de l’époque nous donne à voir des décors nus, laissés à l’état d’esquisse et presque dénués de texture, qui rappellent la série La Linea d’Osvaldo Cavandoli (ou plus récemment le jeu vidéo Vib Ribbon) : seul subsiste l’ossature de ces formes polygonales simples, qui tendent vers l’abstraction plutôt que l’hyperréalisme et l’impératif de la figuration. Ainsi, avec Tron, Vol de rêve souligne l’émergence d’une esthétique filaire et épurée spécifique au numérique, auquel le jeu vidéo Rez rendra hommage 20 ans plus tard.

2D versus 3D : Fight !
Par ailleurs, dans les années 80, l’arrivée de ces nouvelles technologies fait débat et l’on craint que l’animation traditionnelle disparaisse. Et c’est cette peur qui est au centre du court-métrage Technological threat, de Bill Kroyer. L’histoire de ce cartoon met en scène les célèbres loups de Tex Avery, dessinés à la main, face à des robots animés par ordinateur. Ces derniers remplacent progressivement les loups, bien moins efficaces au travail. Le ton humoristique de ce dessin animé montre bien à quel point l’idée de la disparition du dessin traditionnel est absurde, même s’il faut reconnaître que l’image de synthèse a désormais le monopole dans nombre de pays.



Platon vs Aristote
La deuxième partie du programme présente des œuvres au contenu narratif plus riche. La 3D est plus maîtrisée, les environnements prennent une ampleur supplémentaire et les animations sont plus détaillées. Malheureusement, pour le long-métrage, mis part Matrix des frères Wachowski et quelques autres, ces possibilités ne vont quasiment être exploitées que dans un sens, celui de la conquête du photoréalisme. Jurassic Park de Steven Spieblerg pourrait être considéré comme le paradigme de cette idéologie platonicienne. Dans le court-métrage, au contraire, la plate-forme numérique devient un véritable laboratoire, d’où émerge des perles rares telles que Festival du Japonais Yoichiro Kawaguchi, une sorte de voyage au cœur d’un délire psychédélique d’un beatnik où des éléments protéiformes se créent puis disparaissent de façon aléatoire. L’esthétique de l’image, composée de filtres thermiques rappelle les expérimentations d’Hayao Yamaneko, - l’habitant de « La zone » dans Sans Soleil de Chris Marker - à la différence que ce dernier modifie des séquences en 35mm de manière analogique là où l’auteur de Festival crée de toute pièce ces effets, grâce à un important travail de simulation. C’est sur ce point que se situe la seconde originalité du numérique : celle de pouvoir créer des simulation de systèmes complexes tels que le climat, les ombres portées et bien d’autres éléments. Mais Yoichiro Kawaguchi, tout comme Tamas Waliczky, le réalisateur de The Garden, préfèrent tous les deux simuler des mondes ayant leurs propres lois physiques. Le premier crée un univers où la lumière et les couleurs sont omniprésents car non soumis au cycle solaire. Pour le second, la diégèse de son film n’est pas représentée à travers la perspective définie par Bruneleschi mais par le biais d’une perspective subjective. The Garden présente en effet le monde selon la réalité intérieure d’un enfant, dans une position visuellement inédite au cinéma (mais depuis longtemps utilisée au niveau sonore, voir la scène de débarquement dans Il faut sauver le soldat Ryan), que l’on qualifierait en littérature comme un point de vue à la troisième personne avec focalisation interne. Le résultat est une sorte d’effet "Fish eye" qui donne un aspect arrondi et immense à ce jardin édénique, rappelant à quel point la perception d’un enfant est différente de la perception d’un adulte. Au final, ces deux auteurs s’intéressent plus à l’émotion, la vérité des images mentales qu’à une vraisemblance avec le monde dans lequel nous vivons. La rétrospective l’Odyssée de la 3D nous a ainsi permis de comprendre à quel point les images de synthèses représentent de nouvelles possibilités au niveau esthétique et narratif. Le numérique n’est jamais limité : il peut aussi bien être utilisé pour générer des images photoréalistes que des univers imaginaires ou mentaux. A vous de le rendre flexible avec votre imagination… un peu comme la pâte à modeler !

Ismaël JOFFROY-CHANDOUTIS

Toutes les œuvres de L’Odyssée de la 3D sont extraites du Fonds de Création Audiovisuelle Contemporaine de l’Institut National de l’Audiovisuel :
(http://www.ina.fr/inatheque/activites/projections/index.fr.html)








Friday, March 13, 2009 

Les inscriptions aux présélections 2009
du 30ème Festival
du Film Court de Villeurbanne

sont ouvertes !!!

Les inscriptions et les renseignements sont en ligne,
vous trouverez tout sur
http://www.le-court.com
rubrique "Plateforme d'inscription commune des courts métrages".


@ très bientôt.

L'équipe du festival