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FLORIN7 Articles sur les concerts, Blog de Florin

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Florin Iancovescu


Last Updated: 9/6/2009

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Tuesday, May 12, 2009 

Category: Music

Loane et Cœur de Pirate à l’Orangerie du Botanique, le 12 mai 2009


Last minute, j’ai abandonné la seule émission que je regarde encore à la TV malgré les taxes que je suis obligé de payer pour toutes les chaînes que je ne regarde jamais… celle où on entend parfois un vrai artiste chanter un air du passé remis à sa sauce personnelle sans pour autant avoir le droit de choisir son répertoire… Mais c’est mieux que l’autre émission qui en a fait une académie !

Me voilà donc au Botanique pour la première Nuit Bota à laquelle j’assiste, sous un ciel plutôt morose et un vent assez frais. Au programme Cœur de Pirate et Loane, toutes deux des découvertes de la veille sur le site du Botanique, elles-mêmes découvertes sur Internet par des maisons de disques assez prestigieuses. Finalement c’est risque zéro aujourd’hui, les labels n’ont plus qu’à venir cueillir le fruit des labeurs des artistes alors qu’avant il fallait tout construire… Et ils râlent encore sur les dégâts que fait Internet dans le milieu musical … Enfin, je m’emporte sur un sujet qui me tient à cœur, revenons à nos brebis.

Je vais chercher mon billet et retrouve Jacques (un ami venu de France pour passer une année sabbatique à Bruxelles et chercher l’inspiration). Dans la salle, Alexia, la manageuse de Grand Ben (surtout à ne pas confondre avec Big Ben) et Mikachu venu me faire des cliquetis avec son appareil photo durant mes séances de tournage.

Dans les couloirs j’ai vu déambuler Béatrice Martin (vrai nom de Cœur de Pirate) et en ai profité pour lui demander si je pouvais la filmer. Fallait s’y attendre, outre un regard assez vide bien que grossi par ses lunettes, elle m’a renvoyé vers son management : Barclay/Universal Music…Comme elle n’en a pas franchement besoin, je me suis dit que j’allais laisser tomber l’idée promotionnelle et préférer un bon petit article de mon cru, pour lequel je ne dois demander aucun droit.

Mais avant de parler d’elle revenons à nos moutons, ou plutôt à notre première vedette : Loane.

A ne pas confondre avec Loana, l’une est brune et chante bien, l’autre est blonde ! Cette ressemblance de nom m’a longtemps empêché de découvrir son profil sur Myspace en la confondant avec l’autre. Elle est grande, elle est jolie, porte des bottes à talons hauts avec lesquelles elle frappe la mesure durant tout le concert, façon accompagnement de blues. Assez particulier d’ailleurs pour une pianiste ! Elle s’installe derrière le clavier rouge, nous dit être un peu stressée avant de dire bonsoir. A ses cotés Philippe Begin l’accompagne à la guitare.

Le sujet de ses chansons est assez porté vers le couple et ses problèmes. Très belle voix, jolis sourires, la gentille damoiselle enchante le public et le distrait. Elle nous raconte qu’elle arrive de Paris avec le train de 14h35 et qu’elle a mangé un sandwich au poulet sans vouloir répondre à la question de savoir s’il était bon. Sur la chanson suivante elle nous apprend à faire un truc un peu différent en claquant des mains, au début c’est clac clac mais ensuite c’est clac-clac clac … y’en a qui se sont un peu embrouillés pendant la chanson, mais elle n’avait qu’à faire plus simple quoi ! « c’est vrai que parfois on entend de ces trucs » dit-elle à la fin « surtout en Belgique dit un mec dans la salle »… « non non, je ne dirais pas ça ici maintenant, je dirais ça demain » lui rétorque-t-elle. Jolie voix de tête, toujours souriante, belles chansons … La salle redemande des nouvelles du sandwich, la perturbe, elle dit qu’elle nous racontera après, qu’il faut qu’elle trouve un truc .... Vite… Chante une chanson … Son guitariste se taille pour une pause … Elle nous raconte qu’en fait le sandwich, « c’était des oignons, des poivrons et des haricots verts … Ah voilà ! Mais on est là, faut qu’on chante ! » « Ah la Belgique ! » :) « Ca suffit ! » … Elle a raison, on veut l’entendre chanter quoi.

A la fin du concert elle nous a remerciés, pour les questions sur le sandwich, le festival, L’Orangerie et les gens gentils tout ça. Personne ne lui a dit qu’elle chantait au Botanique ? Pour dire au revoir elle préfère le faire en anglais avec un certain accent sur « Everytime we say goodbye ». Au rappel elle nous dit que demain elle nous informera dans son blog sur le contenu de son repas et nous ressert la même sauce anglaise en laissant un arrière-goût de déjà entendu.

Je n’ai pas pu avoir son autorisation pour publier les vidéos car elle voulait d’abord les visionner, que cela ne dépendait pas juste des droits de sa maison de disques mais qu’elle voulait s’assurer elle-même de la qualité … Enfin, le discours assez typique des parisiens et même de certains autres artistes qui pensent devoir « filtrer » le contenu qui circule afin d’assurer une bonne image d’eux-mêmes…Heureusement qu’on peut encore écrire  et dommage pour elle, les images étaient pourtant très belles et le son très agréable…


Après la pause arrive Coeur de pirate, une petite Québécoise (Béatrice Martin) mimi comme tout, surtout sans lunettes, joviale, chemise à carreaux bien déboutonnée, par après elle remontera même les manches afin de mieux dévoiler les tatouages interminables qui remontent le long de ses bras, laissant même entrevoir au hasard d’un mouvement une épaule tout aussi tatouée, short très short laissant voir les élastiques de ses bas résille, petites bottines, cheveux très blonds, grands yeux, joli sourire façon petite fille pas très innocente … Et avec tout cela une impression de show time. Le public marche à fond et ne voit rien, tellement il peut en voir ! Ses textes ont un parfum de prédigéré. Quand elle nous dit qu’elle nous aime, y’a bien un mec qui la traite de « 
niaiseuse », la fifille n’apprécie pas et lui rétorque qu’il ne sait pas ce que ça veut dire et c’est lui le niaiseux … Mais elle l’aime quand même ainsi que « toi toi toi et toi » … Mais nous aussi on t’aime, surtout avec tous les efforts que tu as faits pour nous plaire ! « Que d’amour, que d’amour » dit-elle … En ajoutant « je ne m’attendais pas à autant d’amour, mais finalement on joue devant 600 personnes ! » Elle nous explique, avec l’accent qui la trahit, qu’elle ne vient pas d’ici du tout mais plutôt d’une ville de l’autre coté de l’Atlantique qui s’appelle Montréal…Visiblement y’en a qui connaissent !

Sur scène à ses cotés, vêtu d’une chemise à carreaux très à la mode genre « bûcheron canadien » de la même série que celle que porte la miss, Manu Ethier, à la guitare et au violon, charmant et souriant.

Justement la prochaine chanson parle de Montréal mais puisqu’elle est avec nous, elle parlera de Bruxelles … Il faut franchement aimer très fort pour faire ce genre de concessions, je le concède.

Elle est aussi là pour nous raconter ses problèmes « ça fait partie du prix du billet, je suis désolée de vous l’apprendre, je vais donc chialer » Bien sûr elle veut parler des problèmes de couple et des façons modernes pour rompre ; Facebook, eMail, Twitter « vous connaissez Twitter ? … non ? hmm… vous allez voir, ça va être révolutionnaire bientôt » quant à elle c’est en écrivant la charmante chanson « Ensemble » qu’elle casse avec sa douce moitié, tellement adorable que cet air persiste dans la tête toute la soirée tel un tube de Mika.

En plus de jouer admirablement du piano, elle joue aussi de l’Omnichord, un instrument cocasse inventé dans les années 80 pour les gens qui avaient de l’arthrite mais qui voulaient jouer de la musique, ce n’est pas son cas et elle vient d’apprendre à y jouer hier… Nous lui pardonnerons bien sûr si elle le fait mal … Mais elle l’a bien fait ! Un autre instrument exotique, un xylophone portable, pour une chanson de duo qu’elle jouera seule, car Julien Doré, que la salle lui fait croire ne pas connaître, ne pouvait pas être présent ce soir. Il suffisait de demander un plus gros cachet et il serait venu voyons ! Dyonisos arrive bien à déplacer une ribambelle d’artistes qui n’ont rien à avoir avec ses délires…

Elle nous apprend qu’elle était fan de musique punk, qu’elle avait vu un mec dans un festival et l’avait pris pour l’homme de sa vie mais qui, des années plus tard, avait plutôt mal vieilli. Compliquée et superficielle la petite en plus !

Il fait chaud dans la salle, elle demande à un assistant de la débarrasser  de son bracelet qui commence à lui couper la circulation dans le bras droit. « Francis, qui que tu sois, la prochaine chanson est pour toi » bizarre, elle s’appelle justement Francis ! Quelqu’un s’évanouit dans la salle … Mais quel effet as-tu donc sur nous !? Elle court lui porter secours avec sa bouteille d’eau. C’est la première fois que ça lui arrive dit-elle, en ajoutant qu’elle n’oubliera pas Bruxelles. Tu vois bien comme on t’aime énormément !

Elle nous gâte aussi, elle nous fait 2 nouvelles chansons et demande à la salle d’être juge pour savoir si elle doit rayer la seconde du répertoire. « Place de la république » fait un tabac ! Attendez vous donc à la retrouver sur son prochain album. « C’est vraiment pas bon pour mon égo de venir à Bruxelles … pfff… Mon Dieu, quel accueil » soupire-t-elle.

C’est la dernière chanson, elle nous explique le concept du rappel « nous on va se cacher là, puis on attend et on juge si vous voulez vraiment une autre chanson » … « alors vous savez ce que vous avez à faire »… 3 minutes plus tard elle revient sous les acclamations d’une salle en furie  en demandant « vous en voulez une autre ? OK, cadeau » C’est donc son tube « parapluie » qu’elle va nous chanter, pas en français comme un mec le demande, mais on va aimer ça et l’accepter de toute façon nous impose-t-elle. « personne ne veut s’évanouir ? » … ça lui est personnellement même arrivé une fois dans un concert de Tryo nous avoue-t-elle, mais ça doit rester entre nous ! Bien sur que nous garderons tous le secret, on t’aime ! Elle n’est pas prête du tout pour chanter mais ce n’est pas grave « on t’aime quand même » lui crie une fan, « tant mieux, moi aussi je vous aime ».

Et moi qui cherche l’amour sur Meetic, je me disais bien que c’était une arnaque ce site ! Maintenant j’ai vu la lumière et sais que je dois aller le chercher au Québec.

On la rappelle plutôt deux fois qu’une … A ça elle ne devait pas s’attendre la coquine !;)

La salle demande bruyamment le retour de Manu, c’est qu’on l’aime aussi lui ! Elle semble quand même jalouse mais elle s’en remettra. Son disque ne durant que 30 minutes, elle est en manque de ressources. Elle nous fait sa petite fille avant de nous dire qu’elle nous chantera une reprise, qu’elle nous plaise ou non et espérant que Manu se souvient encore des accords… Et toc ! Ce sera « Les bords de mer » … Elle semble aimer ce qui est de Doré.  Pour finir elle cède à la demande de la salle pour chanter « I kissed a girl » tout en rougissant un peu. « vous êtes drôles, vous êtes ambitieux » Xavier, son chien va bien, l’interactivité est totale et bien comprise par la salle. Elle nous remercie d’avoir été n°1 sur iTunes aujourd’hui grâce à nous, mais non, c’est grâce au buzz !

Ce petit bout de future femme est bourré de talent, une voix toute fraîche, un physique adorable mais elle laisse quand même un arrière-goût de faux semblant, allez savoir pourquoi.

Cela dit je vous conseille son album mais cherchez à l’acheter en négociant son prix au PMPM*, vous devriez l’avoir à moitié prix !

 

* Prix Moyen Par Minute (concept que je viens d’inventer qui révolutionnera la façon de ne plus pigeonner les honnêtes clients qui refusent de s’adonner au crapuleux usage du téléchargement pirate)

Wednesday, April 08, 2009 

Current mood:  indifferent
Category: Life

L’organisation de concerts, c’est fini ... mais le combat continue !


Ceux qui me connaissent savent que j’ai entamé, il y a plus de 3 ans, un périple introspectif afin de tenter de comprendre les nouvelles mécaniques de l’industrie musicale avec comme seul but de permettre à des artistes, indépendants, émergents et libres, de pouvoir vivre de leur don et talent en permettant leur rencontre avec les oreilles d’un grand public formaté au son de l’industrie.

J’ai pris mon temps et visité toutes les facettes du milieu et même des extrêmes...j’ai investi toute mon énergie, ce qui m’a d’ailleurs valu mon licenciement ...dépensé tout mon argent en m’équipant du matériel nécessaire : Serveur en France pour permettre la création de www.RadioWebStar.com (flux musical servant à partager mes découvertes) mais aussi le déploiement des différents sites www.florin7.com (site de réservation et historique des concerts que j’ai organisés) et servant aussi pour stoker les images et données des sites que j’ai crées pour certains artistes ou de leurs Myspace. Un PC puissant chez moi me permettant de réaliser des montages vidéo, caméra pocket haute qualité pour partager mes découvertes, caméra HD pour la présentation d’artistes que j’appréciais particulièrement et sans parler du GSM qu’on m’a volé, voiture défoncée...« Et pourquoi donc !? » ...il me semble entendre certains me dire ...« ben justement, pour pas grand-chose pour ne pas dire pour rien ! » Voici donc le constat et l’analyse de ce pèlerinage :



1er constat :


Il existe deux mondes parallèles qui n’ont de commun que la gamme des notes de musique, d’une part l’industrie du « prêt à consommer » et de l’autre les artistes talentueux. Bien que retrouvant parfois des artistes talentueux dans le monde du fast food musical, la plupart d’entre eux ont perdu leur identité et authenticité en même temps que leur liberté, denrée vitale pour un artiste. Ces produits de haute qualité sombrent souvent dans un désespoir malgré l’aisance matérielle dont ils jouissent et qui était leur principal souci du temps ou ils étaient encore créatifs. L’inspiration ne peut naître que dans le désespoir, la solitude ou la souffrance mais surtout la liberté d’être soi-même. Une fois aspirés dans un tourbillon monétaire, tout disparaît et le résidu de leur créativité passée est mixé, compressé, synthétisé et formaté de telle sorte que le quidam moyen puisse se la passer en boucle à longueur de journée telle une lubrification mécanique destinée à maintenir l’efficacité des automates de notre société en leur apportant l’illusion d’un bien être commun et partagé.


Il ne sert à rien de parler de musique avec chacun de ces mondes, la communication ressemblerait à un mécanicien parlant avec un philosophe tentant d’expliquer la fable de la cigale et la fourmi. On appelle parfois ce secteur mécanique « l’alimentaire », « le formaté », je dirais plutôt « l’ambiance » ou « l’événementiel ». Ces professionnels vendent beaucoup mieux que les vrais artistes malgré leur manque de talent et c’est normal, il proposent un produit et non de l’art (meilleur exemple top niveau : Celine Dion). Les artistes quant à eux les méprisent souvent tout en faisant tout ce qu’ils peuvent pour intégrer ce même monde…. D’où le nœud !


J’ai essayé d’amener ces artistes au devant du grand public afin de tenter de soigner ces derniers, de les déformater, mais cela a été peine perdue ! Même en organisant des concerts gratuits personne ne venait à part le cercle d’érudits ou mélomanes qu’on retrouve dans toutes les salles. Mettez Chantal Goya sur scène et la salle est comble ...avec un prix d’entrée aberrant



2eme constat :


Les artistes sont des personnes très abordables, non pour le plaisir de communiquer mais pour le plaisir de plaire. Etre artiste c’est avant tout crier à haute voix « AIMEZ MOI ! ». ...En même temps ce sont les demi-dieux de notre civilisation. A une époque ou Dieu n’existe plus, on vénère d’autant plus ces nouvelles idoles et c’est de bonne guerre car ils sont rares et nous apportent de la joie, des émotions et même de l’amour. Il ne faut pas les ennuyer, ils sont trop sollicités et ne peuvent répondre à toute les lamentations et suggestions. Ils connaissent leur chemin car ils se l’inventent eux-mêmes, chacun parallèlement à l’autre en formant une infinité d’univers qui parfois se croisent mais jamais ne se mélangent. D’où la richesse de ce monde un peu souterrain.



3eme constat :


L’industrie de fast food s’effondre. Se basant essentiellement sur la vente de son produit « la musique » elle ne sait pas comment faire face à l’évolution qui, comme je l’annonçais il y a 3 ans, a rendu la musique gratuite. Il est possible aujourd’hui de se créer une « radio » sur mesure, que ce soit sur LastFM, Radionomy, Faitilizer, Deezer ou une multitude d’autre, en faisant son petit shopping parmi les centaines de milliers de morceaux dont ils disposent afin de se créer une liste d’écoute. En quoi cela est-il différent de l’écoute d’un CD acheté ? De plus ces outils permettent de découvrir des nouveaux produits frais en tenant compte des préférences alimentaires de chacun. Myspace est le seul endroit pour le moment permettant aux artistes de gérer librement les morceaux qu’ils proposent en écoute, ce qui le rend totalement illégal face aux sociétés de droits d’auteurs...ce qui m’amène au



4eme constat :


Le principe de la « redistribution équitable » est pourri !


Cette mécanique gène les rouages de leur système, visant à redistribuer le magot récolté selon une recette qu’ils ont mis au point avec et pour les intérêts des grands du secteur et non des artistes qu’ils prétendent défendre. Pourquoi ? par le simple fait qu’ils préfèrent ignorer les référencements d’écoutes autres que ceux des lobbys. Quand tu écoutes un morceau sur le Myspace d’un artiste la remontée des statistiques d’écoutes n’affecte pas le partage de la « malle à blé » constituée des différentes taxes que ces sociétés perçoivent, souvent en double voir triple (on la paye pour le CD qu’on achète, on paye pour le disque dur ou on les stock de plein droit dans notre pays, pour clef USB servant à écouter dans sa voiture et encore une fois pour le droit de l’écouter ailleurs que chez vous). LastFM a pourtant mis en place le principe du « Scrobbling », statistiques que la plupart des autres protagonistes acceptent de remonter vers eux. Si tu installes un petit programme sur ton PC alors tout CD ou MP3 que tu écouteras sera également référencé dans cette base de données qui à mon avis nous amène au



5eme constat :


A l’avenir la seule façon de toucher des droits sur sa musique sera via le partage des sommes perçues selon un modèle de référencement permanent, que ce soit des clefs USB qu’on écoute dans sa voiture ou de l’écoute en ligne sur quel site que ce soit. La « malle a poignon » devrait être mondiale et la distribution gérée par les sociétés locales auxquelles sont inscrits les artistes, avec une petite rémunération pour elles-mêmes, mais pas les scandaleux 18-19% actuels ! (sans compter les 10% pour la « Caisse d'Entraide et de Solidarité » ) [dossier lazone.be]

Afin de bien alimenter cette cagnotte il faudrait percevoir une taxation globale chez toute personne imposable (le Parlement Européen a approuvé l’idée d’une licence européenne pour la musique en ligne. Une taxe de 10EUR par mois permettrait la liberté totale d’écoute en même temps qu’un salaire non négligeable pour les artistes écoutés) un peu comme la taxe Radio/TV que je paye pour les couilles du pape en ce moment en Belgique car je n’écoute plus la radio ni regarde la TV, pourtant mon argent va chez les artistes que je n’écoute ni regarde !


Au lieu de dépenser leur argent en procès stériles contre les « mamies pirates » quand ce n’est à l’encontre de fournisseurs d’accès qui n’y peuvent rien, ces sociétés « défenseuses des droits » feraient mieux de comprendre les nouveaux mécanismes et se dire qu’ils auraient bien plus à gagner de s’en servir plutôt que les combattre...mais pour cela encore faudrait-il que eux-mêmes les comprennent !



6eme constat :


Pour vivre les artistes devront retourner aux sources de ce métier en donnant des concerts toute l’année, sûrement gratuits, afin de se faire connaître, informer le public des moyens de téléchargement ou leur vendant un CD personnalisé en guise de souvenir. Pourquoi pas le CD du concert de la soirée vendu à la façon des « gaufres chaudes » gravés 4 à la fois à la sortie des salles devant une file d’impatients. Ceci leur permettrait de graver des séries limitées, de gérer eux-mêmes la façon de payer les droits et le partage des bénéfices. Les fans ne quitteront jamais un concert sans emporter un souvenir de leur artiste favori... et en fonction des moyens dont ils disposent !



7eme constat :


Les structures subsidiées sont les seules à pouvoir présenter des artistes, que ce soit devant un panel de personnes du milieu ou pour le grand public grâce aux festivals d’été ou des salles communales par exemple. Les artistes n’en ressortent pas grand-chose comme bénéfice si ce n’est une visibilité qui leur est nécessaire. Les autres salles soit ferment l’une après l’autre, soit se plient au rachat et prise de contrôle de CC (aujourd’hui LN) ... Je me souviens que l'une d'elles arborait fièrement une enseigne "CC Free" mais la résistance à terme se démontra vaine [La Soundstation au terminus - journal Le soir]

Pensez-vous qu'un holding qui détient tous les moyens de communication, depuis les enseignes publicitaires jusqu'aux salles de concerts en passant par les radios et TV, puisse accepter de laisser passer ou de faire la promotion pour des groupes qui ne leur rapportent rien ou dont le contenu philosophique ne rejoint pas les intérêts des mandataires?



8eme constat :


En côtoyant ce monde de la nuit certains cherchent le copinage, les groupies caressent l’espoir d’une nuit aux bras de leur idole, d’autres, comme moi, se créent une identité virtuelle justifiant leur existence réelle, que ce soit par une mission qu’ils se sont auto assignés ou en visant un poste qu’ils aimeraient occuper dans cette industrie. Tous les protagonistes parlent un langage proche pour autant que le sujet reste basique, au-delà c’est chacun son trip. Ce n’est ni bien ni mal, c’est juste un constat. Toutes les réalités sont vraies en ce qui concerne chacune d’elles séparément, elles sont parallèles mais différentes et à défaut d’exister réellement elles ont le mérite d’apporter une satisfaction à leurs inventeurs. Il est impossible de rassembler les forces des passionnés comme je l’ai longtemps espéré car c’est avant tout une quête personnelle pour chacun d’eux ...de nous...



Conclusion :


Florin7 a bien pris son pied en étant un passionné, a apporté son aide volontaire dans un secteur qui ne demandait rien, en a fait le tour et revient à son point de départ afin de profiter en toute liberté du plaisir qu’il a toujours éprouvé en découvrant un artiste surprenant. Il continuera à capturer ces moments car la passion du partage est plus forte que lui, il aidera ou conseillera à l’occasion un artiste authentique et sincère, mais il n’offrira plus ses services gratuitement, pour la simple raison qu’en tant que professionnel il possède des qualifications qui méritent un échange monétaire, mais ça peut aussi être un troc (ma chèvre contre une page Web ?)



Compléments d’informations (mis à jour en fonction de mon humeur et de l’actualité)


www.fabchannel.com Un site extraordinaire qui proposait des transmissions de concerts en Live depuis quelques salles qu’ils avaient équipées en matériel professionnel. Ils gardaient également une bibliothèque d’archives des vidéos afin d’aider les groupes émergents dans leur promotion. Après 9 ans d’acharnement ils ont dû mettre la clef sous le paillasson. En cause : LE FRIC ! L’industrie agonisante du disque emploie toujours des débiles qui ne comprennent rien aux nouvelles technologies. Je vous encourage à lire l’explication qu’ils ont laissée pour la postérité, elle explique parfaitement une réalité nauséabonde alimentée par la plupart des intervenants.


La SAC (Songwriters Association of Canada), l’homologue canadien de la SABAM, SACEM… a publié une proposition pour un modèle de monétisation des partages de fichiers musicaux numériques

Pour la rémunération, on recommande un forfait mensuel perçu auprès de tous les abonnés résidentiels canadiens à Internet et à la téléphonie numérique. Ce forfait serait très bas, 5 dollars canadiens par mois et par abonnement. « Le règlement de ce forfait mensuel par le consommateur lèverait le sceau de l’illégalité entourant les échanges de fichiers musicaux entre usagers. Ce forfait légal ajouterait une valeur importante aux abonnements Internet et téléphoniques en ouvrant l’accès aux consommateurs aux répertoires musicaux mondiaux » [pcinpact.com]


Un échange de courriers au sujet des mesures à prendre en France contre le "piratage informatique" :

La réponse de Mr Bono, Deputé PS Européen (très pertinente) au blog "Les socialos veulent la peau des artistes et des producteurs" publié par Yann Cortella (neogene-music.com)


Succès sur lequel vous pouvez compter. Un article sur le constat de Dave Musek, chercheur et inventeur de « nouvelles voies » pour le futur de la musique depuis plus de 25 ans, explique que le marché d’aujourd’hui et bien plus favorable aux nouveaux artistes qu’il ne l’a été dans le passé. A lire en anglais ou via la TRADUCTION GOOGLE.


Un article FABULEUX sur l’avenir de la gratuité (écrit par Dave Musek) et en plus sa traduction en français ! A lire ABSOLUMENT


Corey Smith … un artiste qui, depuis que son manager a décidé de donner sa musique gratuitement, s’est fait plus de 4,2 Million de Dollars ! Grand paradoxe, il a également mis ses chansons sur iTunes et afin d’expérimenter l’effet, a retiré le chargement gratuit sur son site l’été dernier … du coup les vents iTunes ont également chuté. Aujourd’hui il envoie même les chansons par mail à ceux qui le demandent. Le groupe refuse de passer à la radio, ils ont même donné 60 billets gratuits à une station à condition de ne pas passer leur musique. Leur souhait étant de voir le public de face ! Les entrées sont vendues au même prix le jour du concert pour $5 (± 3,7EUR !) afin d’encourager le public à venir les voir Live et amener des amis.

« si ta musique est réellement bonne, tu n’as besoin de l’argent de personne, tes enregistrements peuvent être ton support pour la tournée, ils peuvent mettre des corps dans les sièges, tu peux bâtir une carrière »

Article en anglais.

Thursday, January 08, 2009 

Category: Music
Hosted By:
Florin7

When:
Thursday, January 15, 2009

Where:
Le Bouche à Oreille
Rue Félix Hap, 11
1040 Bruxelles

Description:


Click Here To View Event
Friday, October 24, 2008 

23/10/2008 Anis à la Rotonde du Botanique


Je l'avais remarqué en 2005 avec sa chanson « Cergy » figurant sur l'excellent album « La Chance ». Depuis lors je me demandais quand j'allais enfin le voir à Bruxelles et le voilà finalement à la Rotonde du Botanique où Anis a mis le feu à ce soir ! Je parle au figuré bien sur, bien que les nombreux infâmes fumeurs de pétards façon « indien fâché » aient échappé à la vigilance des gardiens. Le public était assez varié, allant du pépé râleur qui refusa qu'on le tamponne le « RO » à l'entrée et qui resta assis durant tout le concert malgré une salle debout, au rastas, passant par tous les âges et origines. Anis était également bien entouré, ce qui explique sans doute l'affiche « Anis + Band » ; 4 excellents musiciens, un assistant, 2 remarquables ingénieurs son et un ingénieur lumière qui n'a pas su tirer profit de la fabuleuse artillerie dont dispose cette salle en nous flashouillant un peu trop, employant des couleurs parfois dérangeantes et abusant de la fumée. Anis était très à l'aise sur scène et a su nous emporter dans ses voyages et ses trips. Il nous a proposé des morceaux de son dernier album « Rodéo Boulevard » mais aussi des chansons des son album précédent. Le style lui est assez propre, influencé par Tom Waits , Bo Diddley , John Lee Hooker et Billie Holiday mais aussi Edith Piaf et Colette Magny (tiens, connais pas ?) il distille un mélange de blues, reggae et jazz aromatisés à la sauce Anis. Certains morceaux en portugais expriment son attachement à cette culture. Après avoir résidé au Brésil en 2007 il compte bien passer un moment au Portugal très prochainement. Durant le concert j'ai bien cru un moment qu'il la jouait façon « française » quand son assistant a demandé à un spectateur d'arrêter de prendre des photos... il faut croire qu'il venait d'un autre groupe car l'ayant remarqué Anis a rectifié juste après en précisant qu'on pouvait en prendre tant qu'on voulait, car il aimait être pris en photo. D'ailleurs à la fin du concert j'ai demandé à sa manageuse si je pouvais publier les vidéos et elle m'a même remercié de le faire et de lui avoir demandé, c'est une première et un exemple de simplicité ! Quant à Anis, je l'ai croisé par hasard devant son hôtel quelques heures après le concert. Je sortais d'un bar que Filipe du « Bouche à Oreille » [pause pub : c'est là que j'organise parfois des concerts, dont celui de Cisco Herzhaft et Sofaï le 20 novembre] m'avais fait découvrir et le « Band » allait visiter Bruxelles. Anis m'a dit avoir adoré cette salle ainsi que notre ville et qu'il comptait bien passer une semaine de vacances début novembre... peut-être un petit solo au BAO ? hmmm... faut voir :)


Je vous laisse vous régaler de ces deux moments intenses dont la reprise de Ray Charles « I've Got a Woman » qu'il a interprété après le second rappel d'une salle frénétique et visiblement sous le charme de cet artiste élégant et talentueux.




Anis – José (Botanique – Bruxelles)




Anis - I've Got a Woman (Botanique – Bruxelles)


Rencontre avec un jeune couple photographes, Twane et Laeti. Ils ont pris des magnifiques photos de ce concert et vous pouvez les voir sur leur site.


« La scène, c'est l'endroit où j'ai le droit de frimer, d'avoir tous les excès, d'être mégalo, ce que je ne peux pas être dans la vie…( Sinon je serais un c…) » ANIS

Saturday, October 11, 2008 

Category: Music
Hosted By: Florin7
When: Thursday Nov 20, 2008
at 8:00 PM
Where Le Bouche à Oreille
Rue Félix Hap, 11
Bruxelles,
Belgium
Description:
Florin7

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Cisco Herzhaft
Saturday, October 04, 2008 

Category: Music

03/10/2008 Nneka à la Rotonde du Botanique à Bruxelles

 

Pour cette nouvelle saison au Botanique j'ai été voir Nneka dans ma Rotonde préférée. Je me faisais une joie d'y retourner, cette salle magique à l'acoustique incroyable commençait à sérieusement me manquer. La jeune chanteuse Nigérienne s'est fait attendre 1h et a commencé à chanter dans les coulisses. Ne la voyant pas apparaître la salle a même cru un moment à un playback et a commencé à huer. Fausse médisance, elle est apparue après deux couplets pour nous en mettre plein les oreilles. Et quand je dis ça je ne pèse pas mes mots ... on a eu droit à un effet dont je ne connais même pas le terme, il s'apparente au Larsen mais dans les graves. La petite chanteuse souffrait et nous avec elle. Je souffrais même pour elle en plus, pour dire la souffrance générale ! Ses retours lui lançaient des sifflements, une cata ! On n'insistera jamais assez sur l'importance d'une bonne balance avant un concert et d'après ce que j'ai cru comprendre, la mignonne n'a pas bien fait ses devoirs, ca lui apprendra ! Regard vers l'ingé son coté jardin, pas du tout stressé mais ne trouvant pas le réglage coupable, cette cacophonie nous a bien tenu en haleine les 3 premières chansons. J'ai même vu un couple sortir sous la torture à moins que ce ne soit pour un besoin plus urgent... Peu à peu le son s'est stabilisé tout en augmentant de volume, j'ai donc dû sortir mon artillerie de chez Alpine pour protéger mon patrimoine acoustique restant ! Dommage car elle avait des choses à dire dans ses chansons. Sa voix est très belle et douce, elle est mignonne, et semble être quelqu'un de sincère.  Elle nous dit qu'elle n'est pas parfaite, c'est à prendre ou à laisser... (serait-ce en rapport avec ses devoirs ? ) Nous raconte l'histoire du Nigéria, pays riche en pétrole que la majorité des compagnies pétrolières  pillent avec l'aide des politiciens corrompus qui collaborent avec eux et nous encourage à aller voir son Myspace afin d'apporter notre soutien à cette cause. « Remember Ken Saro-Wiwa » est le nom de sa bataille. Je n'ai pas entendu de solution au problème mais peut-être qu'en cherchant un peu on le trouverait, sinon à quoi bon juste dénoncer ? Je ne m'étale jamais sur les problèmes politique car ma passion c'est la musique, mais puisque c'était le souhait de la jeunette, autant lu faire plaisir. Elle nous a interprété en scoop sa toute nouvelle chanson « Deadly Combination » en invitant le public à la coter 10 -5 ou 0. Beaucoup d'abstentions mais aussi pas mal de 10, de son coté elle s'est auto octroyée un 5 moyen. Le public appréciait cette musique qu'elle qualifie de Hip-Hop, Soul, Afro-Beat mais qui s'approche aussi parfois d'un Rap-Dub (si ça existe ? :)

Elle nous annonce sa dernière chanson, le public hue, elle rectifie « Sorry, I mistook » puis corrige « I have mistaken », il y en avait encore deux.  Elle termine en nous disant « Hope next time I can give you more than I did today »  et revient quand même pour un petit rappel ... assourdissant ! Ah zut, j'avais oublié de remettre mes bouchons, voilà pourquoi !

Dans les couloirs elle est restée jusqu'au dernier client pour signer et dédicacer son merchandising, communicative mais pas trop, elle a montré un visage humain et chaleureux.

 

Wednesday, August 27, 2008 

Category: Music

25/08/2008 Carmen Maria Vega – Brussels Summer Festival



 



J'ai découvert le groupe Lyonnais Carmen Maria Vega en écoutant la programmation du festival d'été et plus particulièrement ce qui se passait dans ce lieu magique sur la Place d'Espagne en se demandant à chaque fois comment on a pu le louper le reste du temps. C'est que le bâtiment ne pousse qu'une fois par an pour le festival !



J'avais bien prévu mon timing, me suis garé juste en dessous afin d'arriver un peu à l'avance, me suis retrouvé devant une grille fermée à la sortie nord, me suis tapé la sortie sud et en faisant surface entendu la voix de Carmen. Non ce n'était pas mon pendule qui me jouait un sale tour mais l'organisation qui avait déconné en la faisant commencer 1/2h avant l'heure annoncée. D'ailleurs je n'étais pas le seul râleur sur place, parmi d'autres j'ai rencontré Michel le photographe qui souffrait de la même frustration. Je n'ai donc pu assister qu'à la moitié du concert... mais quelle moitié !



Le concert de Carmen Maria Vega est en réalité un vrai spectacle de rue dans la tradition d'antan. La chanteuse est toute petite, très mignonne et expressive comme pas permis. Elle a sa langue bien pendue et bien que parlant beaucoup quand elle chante sa voix dégage une puissance rappelant celle d'Edith Piaf ; tuti rikiki maous costaud !



A ses cotés sur scène 2 grand gaillards faisant contraste. A la grande guitare (dixit Carmen, lisez « contrebasse ») Alain Arnaudet interprète un rôle plutôt passif tout en étant habité, tout comme Max Lavegie à la « petite contrebasse » qui fait plutôt le grand gars un peu bébête. C'est pourtant bien lui qui a écrit toutes ces mélodies.



Les paroles de ses sketches choqueraient parfois plus d'un Presse-bitère mais on s'en fout, l'essentiel est qu'on ne s'ennuie pas une seconde. C'est comme un spectacle d'un Disneyland moderne.



En consultant leur agenda des concerts sur Myspace vous remarquerez qu'il est bien changé, vous n'avez donc aucune excuse pour dire que vous les avez ratés, sauf bien sur si l'organisateur près de chez vous est mal organisé... des fois on se dit qu'il faut tout faire soi-même, râââ… je râle encore mais bon, gagerons qu'ils nous reviendront très vite... allo, le Bota ?... occupé cette fois encore ? ... bon, allo... le Bouche à Oreille ?...


 


Carmen Maria Vega Live-1


 


Carmen Maria Vega Live 2



LIEN Reportage Recmag.com sur Youtube



LIEN Tremplin de la Chanson Festival CHORUS



Friday, August 08, 2008 

Category: Writing and Poetry

Ce matin, Dany, mon fils de 11ans, m'a envoyé un mail. Je n'ai pas pu résister à l'envier de le partager avec vous. A son âge on ne peut pas avoir un Myspace...

 

 

PAPA

 

La musique est un rêve,

La musique est ma sœur,

La musique c'est mon cœur.

La musique je l'écoute,

La musique je la vois,

La musique je la chante.

La musique c'est comme un livre,

La musique est comme le cinéma,

La musique est un univers,

La musique est un métier,

Comme mon papa.

La musique me fait penser à mon papa,

La musique c'est son rêve.

 

La vie est précieuse.

La vie on en a qu'une.

La vie est difficile en ce bas monde.

La vie est triste,

La vie est joyeuse,

La vie est en famille,

La vie est à ne pas manquer car elle est courte.

La vie est un rêve,

La vie est une illusion,

La vie est comme une lumière.

La vie est le bonheur,

La vie est l'amour,

La vie est un sentiment,

La vie est à chérir,

La vie est belle,

La vie est différente,

La vie est dure,

Mais la vie est juste.

La vie est comme un slam,

Tu na pas envie de la finir.

Mais la vie c'est aussi ton cœur.

 

Le monde est rempli de gens mauvais.

Dans le monde il y a des dérangés.

Dans le monde la vie n'est pas facile.

Dans le monde il y a la tristesse à chaque coin de rue,

Dans le monde il y a la pauvreté,

Dans le monde il y a trop de fierté,

Dans le monde il y a la guerre,

Dans le monde il y a des morts,

Dans le monde il y a la douleur.

Dans le monde il y a la nature,

Dans la nature il y a le bonheur,

Dans le bonheur il y a l'amour.

Dans un poème il y a la créativité,

Mais dans le monde il y a la misère.

C'est comment ça que Dieu a fait la terre mais ce n'est pas la terre c'est enfer,

On dira alors l'enfer sur terre.

Dans le monde il y a la vengeance,

Dans le monde il y a des enfants qui meurent de soif,

Dans le monde il y a les humains.

Dans les humais il y a la haine,

Dans les humains il y a le crime,

Dans les humais il y a du noir,

Dans le noir il y a de la lumière quand on y croit.

Dans le monde où nous sommes il y a de la honte.

 

Dany Iancovescu.

Friday, June 13, 2008 

Category: Music

11/06/2008 Kris Dane au Recyclart pour la Release Party du nouvel album
« Rise & Down of the Black Stallion »


Je n'avais jamais été au Recyclart et m'y rendais avec une certaine angoisse après avoir lu l'article qu'avait écrit mon ami Rudi sur le concert de Tapes'n Tapes quelques semaine auparavant.

En voyant les tags sur toutes le façades et les portes encore fermée 1/2h avant le début du concert je flippais encore plus. Heureusement que j'ai rencontré son producteur devant l'entrée qui découvrait comme moi cet endroit. On a réussi à entrer par l'arrière et j'ai découvert un lieu très spécial dans cette ancienne gare, un univers underground qui s'apprêtait parfaitement à cet artiste hors du commun. On entendait même parfois le train qui passait au dessus, ce qui ajoutait une note particulière à l'atmosphère. Une projection muette d'images de Kris Dane tapissait le mur du fond. L'entrée était exclusivement sur invitation et pouvait également être gagnée par tirage au sort en répondant à une simple question sur le site. Beaucoup de gens du milieu musical étaient venus pour cette Release Party destinée à nous faire découvrir son dernier album « Rise & Down of the Black Stallion » second de la trilogie. Le concert a commencé avec une heure et demi de retard mais l'ambiance étant au rendez-vous le temps a vite passé, de même que son concert qui a quand même été assez long. Il a bien sur interprété ses nouvelles chansons mais aussi des morceaux de son premier album.

Je ressentais une certaine angoisse sachant que le second opus était plus Rock mais j'avoue que Kris m'a conquis une fois de plus ! Les rythmes sont fabuleux, la guitare ne perce pas les tympans et l'homme est au sommet de sa maturité vocale et scénique. On a souvent l'impression qu'il va rater l'instant de chanter car il ne cesse de s'éloigner du micro mais non, il arrive a entrer pile au bon moment, ce qui rajoute à la tension de l'instant. L'ambiance musicale était brumeuse, tendue, aérienne et insaisissable.

Il jongle avec plusieurs micros pour en sortir différents types de sons, au point qu'il les a même démontés plus d'une fois durant la soirée. Vers la fin du concert il a interprété une reprise de « Strangers in the Night » pour sa chère et tendre mais quelques larsens sont venus déranger l'ambiance acoustique. Il a ensuite appelé  un ensemble de 4 femmes sur scène « The Push-Ups » pour ses derniers morceaux. Elles ont continué à chanter a capella au centre du public. La soirée s'est terminée par une cession DJ.

L'éclairage était centré sur lui et on avait du mal à voir le reste des musiciens, tous aussi habité que lui et prenant visiblement beaucoup de plaisir. Au clavier on trouvait une nouvelle venue, Sandra Hagenaar, qui était parfaitement intégrée au reste de l'ensemble. Catherine De Biasio vient toujours habiller certains morceaux par sa voix angélique en même temps qu'elle joue à la batterie. Quelle que soit votre préférence musicale, je vous conseille cet album dont l'écoute laisse transparaître l'ambiance magique du studio d'enregistrement dont je vous encourage à découvrir la particularité sur son site. Des sonorités Folk mais aussi country par moment, sur « Missy » on a l'impression de se trouver dans un bar paumé au bord d'une route américaine. « Anything You Want » nous plonge sur une longue route qui nous amène chez « Mary Jane », un lieu magique où les enfants chantent pour repartir un peu plus tard avec « Train Song » pour visiter d'autres sons extraordinaires et finir par une bénédiction façon ballade country avec un coeur de voix d'anges.

J'ai filmé ce concert mais en rentrant me suis aperçu qu'un problème de cassette rendait la plus grande partie inutilisable, je ne sais pas si je me suis frotté à un haut parleur avec mon sac ou si c'était un défaut de la bande, toujours est-il que j'en suis encore malade. J'ai néanmoins pu en retirer la chanson « The Lizard From Betlehem » en entier et faire un petit montage pour illustrer ce moment précieux avec quelques autres chansons.






Sunday, June 01, 2008 

Category: Music

31/05/2008 Martha Wainwright & Doveman
à la Rotonde du Botanique

Un ami m'avait tuyauté sur le concert de Martha Wainwright dont je n'avais jamais entendu parler. En écoutant son Myspace sa musique m'a semblé agréable mais pour une fois j'aurais dû écouter ma petite voix et aller voir le concert de Garou au Cirque Royal avec mon ex. Je l'avais déjà vu à Forest National et il s'agit d'un vrai artiste ! De plus je me suis dis que, puisque Martha semblait cool, j'allais prendre fiston avec moi plutôt que le laisser se faire écrabouiller par les fans hystériques de Garou... mauvais plan ! Vous commencez à vous douter que c'était un fiasco !

Ça commençait déjà fort devant l'entrée. Son manager, un grand bonhomme avec un pantalon dévoilant un slip qui était, je n'en doute pas, à l'effigie de la star, donnait les consignes aux gardes en anglais. Au vu de l'attitude solennelle que l'un d'eux prenait, je me disais qu'il devait piquer un four rire de l'intérieur tout en me demandant s'il avait compris un piètre mot du grand ricain. Il expliquait qu'il fallait organiser la file des fans pour la signature des autographes dans la direction de la cafétéria afin que cela se passe dans un ordre parfait. J'ai déjà vu des grandes artistes au Botanique, Rita Mitsouko ou Emily Loizeau pour ne citer qu'elles, et jamais elles n'ont donné ce genre de consignes, le public belge est respectueux et n'est pas sauvage.

Le manager a continué en précisant que la star allait se trouver derrière la table où elle vendrait, je vous le donne en mille... outre les caleçons, des T-Shirts et des CD. Elle-même le rappela d'ailleurs en s'adressant pour la première fois au public en ajoutant qu'on pouvait également les trouver dans les magasins de musique... s'il en restait ! Elle parle bien le français mais ne sait pas si elle doit le parler, alors elle a plutôt parlé en anglais.

Mais avant de dévoiler les secrets de son concert, je ferais une parenthèse sur le groupe qui est passé en première partie ; Doveman. Je les ai trouvé sympas à leur arrivée sur scène, ils ont invité le public à s'asseoir en précisant que cette position était plus adaptée à leur musique qui se dansait mieux assis. A part ça ces trois jeunes n'avaient pas grand-chose à dire. Les chansons étaient interminables, il me semble qu'ils ont fait 3 morceaux sur leur 30 minutes, à moins que ce ne soit la même avec une variation sur le même thème. Le thème, je n'ai rien compris, les paroles sonnaient plutôt comme des sons venant se mêler à leurs instruments qui parfois débitaient des bruitages. C'était très expérimental et soporifique. J'ai même vu deux personnes en position de prière, était-ce pour maintenir leur tête ou priant pour que cela s'arrête, toujours est-il qu'on était bien contents quand ça s'est terminé.

Martha a commencé en retard, avec un morceau acoustique en s'accompagnant à la guitare et je commençais à être rassuré de ne pas avoir pris mes bouchons, mais c'était sans compter the band qui allait arriver ! Le niveau sonore montait de plus en plus, j'ai saisi un kleenex que je me suis enfoncé profondément dans les oreilles et malgré ça mes tympans rouspétaient. Bien entendu l'ingénieur son n'était pas du Botanique, ces pros New Yorkais ont du se dire que les ploucs belges n'étaient pas à la hauteur de leur vedette ! Je précise que JAMAIS je n'ai souffert d'un mauvais réglage du son quand un employé de la salle se trouvait derrière le pupitre, ces gens connaissent l'acoustique du Bota et en tirent un maximum.

Le clou de la soirée, enfin je suppose car je suis parti avant la fin, c'est quand elle a demandé au public s'il prenait des photos ou des vidéos. Elle disait qu'elle voyait des petites lumières rouges et ne savait pas si elle devait faire la belle ou pas, en ajoutant qu'elle ne voulait pas que ça arrive partout sur Youtube. Vous l'aurez compris, ces gens sont dans le business, celui des sous pas celui du show ! Je ne suis pas non plus en mesure de vous dire la taille de la file des autographes mais je doute qu'elle ait atteint le niveau de la porte de sortie, celle que d'autres ont emprunté en suivant mon mouvement de fuite.

Vous n'aurez bien sur pas droit à une vidéo de ce moment facilement oubliable et dénué d'intérêt. Ne cherchez pas non plus sur Youtube ou ailleurs, on n'y trouve que les officielles qui vendent mieux le produit, ne laissant aucune chance à divulguer l'authenticité de cette « artiste » sur scène. Le made in USA porte décidément bien son nom !

Thursday, May 15, 2008 

13/05/2008 Daphné - Ukulele Girls - Etienne Daho
au Cirque Royal à Bruxelles

C'était une soirée un peu spéciale, d'une part parce que j'allais enfin voir Daphné avec son groupe (voir mon article lors de son passage à l'Orangerie) mais aussi les Ukulele Girls que j'avais découvert longtemps avant sur Myspace. Le seul malheur était que je devais payer un prix fou car dans ce délicieux spectacle, le « clou » était Etienne Daho. Je commencerai donc avec lui afin de me le sortir de la tête. Je n'ai jamais aimé ce personnage mais ne savais pas dire pourquoi. Rudy et certaines autres personnes m'avaient dit que le nouveau Daho était meilleur, je ne demandais qu'à voir mais surtout à entendre. J'ai vu un type qui se prenait pour Johnny, j'ai entendu une musique carrée, raide et sans âme et mon oreille attentive a captée des bruits de couloirs ne le décrivant pas forcément comme quelqu'un d'agréable. Il avait entre autre prévenu que s'il voyait ne fut-ce qu'un GSM le pointant, il allait arrêter le concert ! Du coup j'avais envie de brandir le mien juste avant de quitter la salle après son troisième produit commercial. Ces artiste d'une autre génération n'arriveront jamais à comprendre que même s'ils font une grimace ça ne leur portera pas préjudice, tout le monde le fait parfois sur son pot le matin ... à moins que ce ne soit le manque de revenus pour les droits de détenir, ce qui serait encore plus lamentable. C'était aussi drôle de voir que son public lui ressemble assez, la salle était à moitié remplie lors du passage des adorables premières parties et s'est tout à coup bondée avant que Daho ne commence. Je soupçonne donc ses fans d'avoir la même ouverture d'esprit que leur idole en n'ayant même pas la curiosité de découvrir d'autres artistes inclus dans le prix.

Parlons à présent des vrais artistes que le « grand homme » avait lui-même choisi pour sa première partie, aurait-il quand même un goût musical après tout ?

Les Ukulele Girls ont ouvert la soirée. Quatre charmantes jeunes femmes venues de Paris avec, vous l'aurez deviné, chacune son Ukulele, mais aussi d'autres instruments sympathiques. Elles revisitent des morceaux classiques de la pop dans la bonne humeur et sans se prendre la tête. Comme j'ai eu leur accord pour réaliser un film reportage, le mieux est encore de regarder la vidéo afin de vous faire une idée et goûter la joie de vivre qu'elles transmettent.

 

Est venue ensuite Daphnée, portée par un musicien car elle avait une jambe plâtrée. Ceci ne l'a pas empêchée de se lever pour le troisième morceau et de rester debout durant son concert. L'émotion de l'entendre est toujours la même. Cette fissure qu'elle a dans la voix en même temps qu'une perfection dans les notes hautes lui confèrent une magie angélique. Sa timidité et sa grâce naturelle venant enrober le tout pour capter toute l'attention du spectateur. J'ai eu des frissons incroyables sur le 42eme fantôme, comme elle l'a dit ce n'était pas le 43eme et allez savoir pourquoi ni le 38eme, mais c'était le bon ! Une incroyable interprétation de « Big Spender » chantée entre autre par Peggy Lee et on remet quelques frissons. Autre reprise, sans frisson, du moins pour ma part, de « Losing My Religion » que j'ai préféré de loin à l'originale. Elle a bien entendu chanté des morceaux de son album « Carmin » que je vous encourage à découvrir si ce n'est pas déjà fait ! Je n'ai pas pu la filmer mais ne me sentais pas non plus prisonnier de brandir mon GSM, ce qui m'a permis de goûter à 100% ce concert sans regretter de ne pas pouvoir vous la faire découvrir. Puisque vous êtes des gentils lecteurs, je vais partager avec vous un petit secret, mais il ne faut pas le dire ! Surtout pas a Daho ! ... Allez sur Youtube, Dailymotion ou Myspace et tapez le nom de l'artiste, un miracle va se produire et un monde d'images s'ouvrira à vous ! ... et je n'y suis pour rien, ce sont parfois d'horribles pirates qui ont fait ça et parfois d'horribles requins.

 

 

Tuesday, May 13, 2008 

Category: Music

11/05/2008 Lonely Drifter Karen, Tangtype à la Rotonde du Botanique

Pour cette soirée des nuits Botanique j'ai mal choisi ma salle mais ne le regrette pas finalement car la découverte de Lonely Drifter Karen valait le coup.

Venu de Barcelone, ce groupe de 4 musiciens est issu de différents pays. La chanteuse Tanja Frinta est autrichienne, le batteur Giogio Menossi est italien et le pianiste Marc Lelià Sobrevias est espagnol. C'est lui qui se charge de la majeure partie des arrangements. Le guitariste je ne sais pas. La musique à tendance Folk passe par le Tango avec une touche de Jazz et se risque dans un style Comédie musicale assez surprenant. L'atmosphère feutrée faisait un peu cabaret. Tania est douce et innocente, tout comme sa voix le laisse entendre. Je critiquerais juste son manque de mobilité et les notes trop hautes qu'elle n'arrive pas à bien maîtriser. Dans l'ensemble j'ai passé un moment magique, à différentes époques et dans différents lieux. Elle chante parfois en espagnol avec un adorable accent anglais. Je l'ai retrouvé dehors après le concert pour la féliciter et échanger quelques mots. Elle m'a avoué avoir eu envie de créer un décor plus fantaisiste mais qu'ils étaient liés aux problèmes de transport. Je vous propose de les découvrir avec deux passages, ce ne sont pas les meilleurs moments mais il y avait tellement d'aller venue dans cette salle devant ma camera que je soupçonne le Bota d'avoir mis quelque chose dans leurs verres de bière ! Ce n'était pourtant pas la soirée des salles libres ...

Le groupe suivant, Tangtype, m'a laissé de glace ! Un guitariste pianotant des notes au hasard de ses cordes, une chanteuse avec une magnifique voix qui la gâchait sur des loops électroniques, des textes issus d'écrivains révolutionnaires que personne ne connaît, vous l'aurez compris, c'était de l'expérimental à fond les vannes. Sur le 2eme morceau le guitariste avait préalablement préparé un essuie, je pensais qu'il avait chaud ... ben non, c'était pour « gratter » les cordes de façon aléatoire! Sur le 3eme morceau elle a pris la guitare du type, ce qui déclencha chez ce dernier un air triste, du coup elle lui a rendu sa guitare et a été chercher une autre, électrique ! S'éloignant du micro pour lire le texte du poète inconnu en guise de paroles sur des notes qui devenaient gênantes, j'ai à mon tour ressenti l'effet de la bière que je n'avais même pas bu, mais j'ai quand même effectué une sortie avec détour arrière afin de ne pas gêner ... ben ... ceux qui passaient par devant !

J'ai tendu une oreille dans les autres salles où on jouait de la vraie musique et finalement raté le 3eme concert de Duchess Says en me perdant dans la foule à l'extérieur sous la musique Rap Techno des marionnettes sous la tente.

 

 

Lonely Drifter Karen - This Worls is Crazy
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Lonely Drifter Karen - La Hierba Canta
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Sunday, May 11, 2008 

Category: Music

10/05/2008 Moriarty, Cocoon et Chris Garneau
à la Rotonde du Botanique

Comme c'est souvent le cas, je me rendais à cette soirée sans connaître un seul des artistes qui allait se produire à la Rotonde. Assise toute triste dans un coin de la cafétéria j'ai reconnu Auryn qui venait voir les même concerts mais n'avait pas trouvé de place, c'était en effet Sold Out. Ne voulant pas user de ses relations elle n'a pas voulu demander une entrée guest. Je me suis donc débrouillé pour lui offrir l'entrée en la négociant avec un revendeur dans la rue. En attendant que le concert ne commence elle m'a dit avoir trouvé un label et enregistré son premier album qui sortira bientôt, à suivre absolument ! Elle fait également partie de la formation XX avec Samir Barris, qui passera  le 12 juin au Stekkerlapatte. Je l'ai surnommée « la tueuse » car il faut oser se risque pour passer en concert derrière elle … même Keren Ann y avait laissé des plumes quand elle a fait sa première partie à l'Orangerie !

C'est Chris Garneau qui a ouvert la soirée. Venu de New York sans aucun musicien, juste un accordéon déposé à même le sol et un piano. Il a une voix douce et s'en sert comme d'un instrument de précision pour interpréter une musique presque soporifique. Le résultat était plutôt agréable dans cette magnifique salle si intimiste, mais j'aurais aimé au moins entendre un instrument de plus car à la longue cela lassait, ses mélodies ne varient pratiquement pas de ton ni de rythme. Un petit problème de son venant un peu perturber le climat zen, la chaleur qu'il faisait dehors a du atteindre les circuits de la régie.

Après la pause j'ai découvert Cocoon. Mark et Morgane, un couple très sympathique qui n'en était pas un, venu de France et cherchant un compagnon pour elle afin qu'elle ne soit plus terriblement seule. Vous aurez compris, c'était le délire avec ces artistes qui en plus sont d'excellents humoristes, elle m'a tout de suite fait penser à Miou Miou, autant par le ton de la voix que les répliques du tac au tac qu'elle savait lancer. Mark nous a montré les quelques poils qu'il a sur le torse, on aura donc enfin eu un homme à poil sur scène ! Leur musique est très variée, ils font quelques reprises, un morceau adorable « Hello » pour dire au revoir et des blagues en permanence. C'est un spectacle que je vous invite à aller voir, on ne risque pas de s'ennuyer.

Après cette petite perle je me demandais qu'allait nous réserver la fin de la soirée avec Moriarty. Un décor de théâtre, une lampe avec abat-jour et un fauteuil rouge au centre. La troupe, issue d'origines différentes, USA Italie France et Helvétie, arrive, suivie par une dame visiblement très habitée. Sur le premier morceau je suis resté un peu perplexe, des vocalises mais aussi une mise en scène à tendance SM, elle impose d'emblée son caractère. Sur le morceau suivant on se rend compte qu'il s'agit d'un vrai spectacle sortant de la ligne du temps. Peu à peu la salle s'est enflammée, je ne sais même pas comment je me suis retrouvé dans cet état mais c'était le délire !  Rosemary, la chanteuses, semble sortie d'un film en noir et blanc. Sans avoir un physique de top model, elle a du charme, elle intrigue et capte l'attention, elle est expressive et possède une voix extraordinaire ! Habités ils le sont tous, l'harmoniste envoie une énergie comme je n'avais encore jamais vu, les guitaristes occupent chacun un rôle  dans ce spectacle extraordinaire. Le temps se déroule dans une autre dimension et on se retrouve à la fin. Ce n'est pas possible, on tape des mains et des pieds pour qu'ils reviennent et on recommence une fois encore. Ils finissent la soirée dans une intimité palpable, sans technique derrière. Je m'étais rapproché de la scène et pu capter ce regard rare et profond qu'on les grands artistes quand ils sont réellement plongés dans leur univers, et ainsi entrevoir cette énergie. J'ai déjà noté mon prochain rendez-vous avec eux, ce sera le 6 septembre 2008 à l'Orangerie ! Je vais aussi emmener mon fils, je suis certain qu'il va adorer et vous invite à me suivre, vous allez aimer !

 

 


Moriarty - Jimmy
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Moriarty - Motel
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Moriarty - Enjoy The Silence (reprise homoristique de Depeche Mode)
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Saturday, May 10, 2008 

Category: Music

09/05/2008 Timesbold à la Rotonde des Nuits Bota


Cette journée des Nuits Bota était un peu spéciale du fait qu'avec une entrée unique on avait accès à toutes les salles pour voir 13 groupes. Il s'agissait donc de s'organiser pour choisir ceux qu'il fallait voir. Finalement mon choix préalable m'emmena exclusivement à la Rotonde. Malheureusement, même là, la tendance était plutôt au Rock, style que je n'apprécie pas particulièrement et exclusivement des formations masculines, qui font rarement vibrer mes hormones. Je ne vais donc mas m'étaler sur les entrées et sorties de salles et préfère dédicacer cet article à l'unique groupe qui m'a non seulement surpris, mais aussi conquis ... Timesbold ! Originaire de Portland à New-York


(ça fait une sacré trotte), ce groupe bien que composé de 5 éléments mâles à tendance virile, distille un genre difficilement classable, allant du Folk au Rock en passant par la Country et le Blues. En les voyant arriver sur scène on ressent un sentiment de liberté. Jason Meritt, le leader, également connu sous le nom de Whip pour une carrière en solo, est venu avec sa guitare, un chapeau de paille sur la tête, un T-shirt dévoilant ses nombreux tatouages et des bottes campagnardes.


Il a rasé sa barbe et ça lui va beaucoup mieux ! Son attitude également très décontractée prodiguait aux chansons une authenticité de là bas… on se sentait spectateurs dans un saloon sur les bords d'une route abandonnée, il ne manquait que l'écurie devant l'entrée. Le public aimait beaucoup et la valse des allées venues était moins marquée que lors des autres concerts. Le groupe aurait bien continué à jouer mais le temps était imparti et le suivant devait se préparer, dommage, ça nous laissa un petit goût de trop peu. A la sortie j'ai acheté 2 albums


(mais j'ai du mal m'exprimer car le gars m'a fourgué un tout vieux CD, je vais devoir acheter leur dernier maintenant) et parlé avec le batteur et son frère qui m'a raconté comment ils s'étaient fait dévaliser sur la route. Il m'informa aussi sur le nom du compositeur de la reprise « Oval Room » qu'ils avaient fabuleusement interprétés. J'avais prévu de ne pas mettre ce morceau mais il serait dommage de ne pas découvrir en même temps cette chanson de Blaze Foley, un artiste assassiné en 1989 que peu gens connaissent. Les vidéos parlant d'elles même, je vous laisse donc découvrir et apprécier ces bijoux de musicalité.


 


Timesbold - Oval Room
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Timesbold - Any Lethal Storm
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Timesbold - Bone Song
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Timesbold - Fence Post
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Timesbold - Just To Keep Your World Away
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Timesbold - When I Come Arround
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Friday, May 09, 2008 

Category: Music

07/05/08 Suarez, Berry et Albin de la Simone
à la Rotonde du Botanique

Le soleil était au rendez-vous pour commencer les Nuits Botanique cette année. Je suis donc arrivé 1h à l'avance et quand même eu des difficultés à trouver une place car les travaux publics ont eu la bonne idée de ravaler le bitume de l'avenue Galilée. Le Bota était effectivement en fête et les spectateurs jonchaient déjà les escaliers du parc. Après une attente devant l'entrée devenue monnaie courante, une tentative de cacheter avec le l'encre magique que les néons ultra violets n'arrivaient pas à faire apparaître et un retour à la bonne vielle encre noire, mais qui s'est trouvée être sèche, enfin l'organisation habituelle du manège de l'entrée, j'étais enfin dans la Rotonde dans une atmosphère agréable et tempérée par le conditionnement d'air.

C'est Suarez qui a ouvert le bal. Une formation belge venant de Mons me faisant un peu penser à Lucky Luke sauf que les frères Dalton ressemblaient plus à un trio des Jackson Five, la coiffure surtout ! Ils interprètent une reprise totalement revue de « la vie en rose », des ballades Pop et Acoustiques, des paroles simples et douces, parfois teintées d'humour. Sur Prends moi (que j'ai d'ailleurs prise) ils se déchaînement.

 

Suarez - Prends moi
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On voit qu'ils sont là pour s'amuser à un point tel qu'à un moment donné, Marc, le chanteur, n'arrivait plus à se concentrer tellement les Daltons faisaient les pitres.

Dans la salle on se sentait un peu comme des figurants pour une séance photo – vidéo, j'ai compté 5 photographes venus avec leur arsenal professionnel, 2 caméras d'une WebTV et l'artillerie lourde, sans doute d'une chaîne nationale, avec le preneur de son qui brandissait fièrement son lapin au bout de sa perche, venant ainsi gêner le champ des 2 autres caméras sur la chanson « Aie Aie Aie ». Mais sachant que c'est pour la bonne cause, on leur pardonnera. Sur leur Myspace, je ne comprends pas pourquoi ils n'ont mis l'accent que sur le morceau « On attend » alors que les autres morceaux sont dignes d'autant d'intérêt, et on les attend !

A suivre donc, d'autant plus qu'ils semblent bien organisés pour être médiatisés, surtout depuis 1 an comme l'a dit Marc...

 

Suarez - La vie en rose
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Après une courte pause durant laquelle j'ai tenté de me procurer une bière gratuite à l'expo mais qui a échouée pour raison d'épuisement de stock (c'est Lio qui m'avait tuyauté, il ne rate jamais les bonnes combines :) j'ai réintégré ma salle pour l'arrivée de Berry.

Une jeune demoiselle venue de Paris avec juste un guitariste pour nous présenter des morceaux de son premier album qui porte tout simplement le nom « Demoiselle ». Un visage souriant, plein de charme et un certain caractère. Elle m'a fait penser à Juliette Greco ou Barbara un peu dans le genre et surtout dans la voix, avec la fraîcheur en plus. Les paroles sont délicates, les mélodies douces. On se sent tout de suite à l'aise, invitation délicate à partager ses émotions. Sur « Plus loin » elle a carrément hypnotisé la salle. Elle a été énergiquement rappelée pour nous interpréter « Love Affair » en anglais avec un adorable accent qu'elle a d'ailleurs souligné avant de chanter en disant qu'on allait le remarquer et s'excusant auprès des anglophones-phyles. Dommage juste que le conditionnement d'air, pourtant bienfaisant, s'entendait trop fort sur cette musique tellement acoustique.

Albin de la Simone, le clou de la soirée s'est installé sur scène avec un décor très Disco années 80 fait de laine rouge et habillant même le synthé, qui était d'ailleurs placé à 75° vers le public. Mes voisins, un couple sympa qui partage souvent mon emplacement habituel, m'en ont parlé avec beaucoup d'éloges, me disant qu'il a collaboré avec beaucoup de grands nom tels que M, Alain Chamfort, Alain Souchon, Raphaël ou Vanessa Paradis pour ne citer qu'eux. J'étais donc plutôt surpris de ne pas connaître mais je me faisais une joie de découvrir. Je dois dire que je n'ai pas accroché et quitté la salle après 3 chansons, malgré l'insistance de ma voisine devant le second degré qu'il fallait adopter. Ça doit être la ressemblance avec Philippe Katerine que je n'aime pas non plus, allez savoir pourquoi, peut être trop Disco, époque qui ne m'a pas marqué favorablement. Albin est un show man, il tente de séduire le public, bouge tout le temps et accroche les regards, je soupçonne les dames d'y être plus réceptives...

Ainsi donc se termine ma première journée sur un bilan plutôt positif  et impatient de voir le concert suivant.