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dates de concerts / spectacles



Last Updated: 5/27/2009

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Wednesday, May 27, 2009 


En parallèle de l'interview publiée aujourd'hui sur cette page, il est possible d'effectuer une pré-commande d'albums sur la page de Dorian Gray (dans mon top amis).

Les 50 premiers CD achetés seront dédicacés par Dorian Gray lui-même.


L'album précédent ("hurt by the moon") est toujours disponible à la vente.





Wednesday, May 27, 2009 
L.O.!!

Après une pause de près d'un an, me revoilà de retour sur cette page pour de nouvelles interviews!
En commençant par celle de Dorian Gray, que je vous propose aujourd'hui.

Vive la musique! Vive le live!
b

Photos: Stephane Vuagnat / Vanessa Filho /
Peinture: Muriel Bagnoud






DORIAN GRAY





FOREVER MORE





















Hiver 2008. Je tombe par hasard sur la page de Dorian Gray. Et là, c’est le choc. Un univers musical hors du commun pour une voix non moins exceptionnelle. Une vraie claque. Je contacte aussitôt l’artiste pour lui proposer une interview et, quelques jours plus tard, notre entretien relatif à l’album « Hurt by the moon» est publié sur myspace.
Près d’un an plus tard, à l’occasion de la préparation de son nouvel album qui sera très certainement intitulé « we never change » (album en cours d’enregistrement), Dorian a accepté de se révéler un peu plus. Et de nous parler de ses tourments; de ses blessures.
2009 est une année importante pour Dorian : un nouvel album, comme je viens de le souligner, mais aussi un concert parisien (le 18 Juin) en guise de présentation au public français.
Petite discussion, à bâtons rompus, avec celui qui a découvert et formé l’immense star qu’est devenue Duffy.













Dates de Concerts/Spectacles (DCS): Ton nouvel album s'appelle "we never change". Pourquoi ce titre?

Dorian Gray (DG): C'est un titre provisoire mais que je persiste à aimer; au fond - à l'instar d'une voiture, si j'ose la comparaison - nous naissons avec un moteur et une marque de fabrique. Ensuite il est possible de rôder ce moteur du mieux possible, de le soigner, le l'huiler mais la carrosserie et la plupart des pièces vont se dégrader au contact du temps. En revanche il est impossible - voir ridicule d'essayer - de mettre un moteur de 2 CV dans une Ferrari et inversement; ce qui reste de chacune de ces voitures à la fin de leurs vies c'est la base, le moteur, les fondements...We Never Change...






 







DCS : pourtant, un cœur de pierre peut devenir au fil de sa vie un cœur d’ange. Et inversement.

DG : En une vie les changements sont fréquents et pour certains ils sont drastiques, ce fut le cas pour moi à deux ou trois reprises. J'aime l'idée de la résilience de Boris Cyrulnik mais ma constitution émotionnelle maniaco-dépressive me pousse souvent vers les émotions morbides; souvent elles rendent plus créatif par leur caractère mélancolique. Il est plus évident de transformer un coeur pur en coeur de pierre à force de déceptions que le contraire; l'inverse demande des efforts quasi surhumains...













DCS: Bien que d'origine américaine, tu maitrises particulièrement bien le français. Pourquoi alors ne pas écrire plus de titres en français?

DG: Quand on a appris la musique à travers le prisme anglo-saxon il est très difficile d'adhérer à la manière francophone d'aborder la chose, je m'explique: Les anglo-saxons considèrent la musique comme telle; "MUSIQUE", des notes, des harmonies qui sont perceptibles avant même la naissance (Haptonomie). Un être humain tout neuf ressentira une mélodie bien avant de comprendre les paroles; un texte fait appel à l'apprentissage, la connaissance et la culture propre à chaque pays. En France on parle avant tout d'un texte pour souvent oublier que, sans le choix d'une mélodie forte ce texte restera mort. A mon sens un texte est très secondaire ce qui ne veut pas dire sans importance; il est secondaire dans la hiérarchie de l'apprentissage de la vie et des émotions. Une chanson se reconnait de loin, se fredonne et s'adapte d'un pays à l'autre en raison de sa mélodie et non de ses paroles. "Comme d'habitude" est devenu "My Way" en raison de la force de son air, les paroles ont été totalement changées par Paul Anka. Enfin, je me sers de ma voix comme d'un instrument et non comme porte texte en le parlant à moitié; la voix est l'instrument le plus directement rattaché à nos émotions, la voix parle et chante d'elle-même...














DCS : Cet avis rejoint celui de Louis Bertignac qui affirme que la musique prime et est essentielle par rapport au texte qu’il juge secondaire. L’écrit au service de la mélodie en quelque sorte. Il faut reconnaitre que c’est d’ailleurs bien souvent elle qui « oriente » la genèse des textes. A ce sujet, Dorian, peux-tu nous parler de tes sources d'inspiration pour ce nouvel album? Est-ce toujours marqué par le fantôme de ton amour perdu?

DG: J'ai écrit la somme de près de 4 albums depuis la fin de la première version de Hurt By The Moon réalisée à compte d'auteur début 2006. J'ai évidemment décliné ce genre de sentiments en des sentiments un peu plus universels mais certes basés sur la perte sentimentale et la peur du "vide" (en mars 2008 j'ai perdu ma grand-maman, source d'inspiration, à laquelle je dois mon amour de la musique). Il est indéniable que Hurt By The Moon et la musique en général est une thérapie très probante; toutefois j'ai endossé par la suite et quelques temps le rôle de l'autre dans les relations houleuses et toxiques...je vous laisse méditer cela.
















DCS : une nouvelle déchirure pour toi que d’avoir fait souffrir à ton tour ?

DG : Oui, on se demande parfois s'il est plus difficile de souffrir ou de faire souffrir? Le grand classique humain au sein des émotions c'est de faire payer à une personne étrangère à ses blessures le mal qu'une autre nous a fait. La pathologie de la blessure narcissique; on peut également attribuer ces souffrance mutuelles à une autre pathologie que l'on nomme savamment la compulsion de répétition.











DCS: Pour ce nouvel opus, as-tu conservé la même équipe ou bien t'es-tu entouré de nouveaux collaborateurs?

DG: Il n'y a pas à proprement parler un nouvel opus, il y a une série de nouvelles chansons que j'essaie de faire coïncider en un futur album. J'ai perdu le soutien de mes producteurs pour la suite et ai tout enregistré seul à l'instar de la 1ère version du 1er album; donc back to...the beginning!












DCS : Fort heureusement, d’autres personnes croient profondément en ton talent et il doit être réconfortant de se sentir soutenu par David Hallyday (qui t’a contacté pour te proposer d’être ton batteur !) ou encore par un célèbre animateur. Parle-nous justement de cette rencontre avec Ray Cokes.

DG: David m'a beaucoup apporté après avoir eu un flash total sur mes chansons; de toutes mes rencontres il reste l'être et l'artiste le plus proche de ma conception de la musique, je me réjouis tout le temps de le voir et de déconner avec lui. En raison de son hyper activité - semblable à la mienne - notre collaboration s'est résumée à quelques concerts à ce jour. En ce qui concerne Ray Cokes, j'ai fait une simple demande d'amitié virtuelle sur Facebook; tout en m'acceptant, ce dernier m'a envoyé un email après être allé écouter mon travail sur MySpace! Ce mail m'a paru faux tellement il était élogieux et exceptionnel selon monsieur Cokes (mon héro télé de jeunesse sur MTV Europe): "D'habitude je n'aime rien de ce que j'entends mais là j'aimerais que tu viennes dans ma prochaine émission sur France 4"!!!












DCS: Une autre personne a beaucoup compté pour toi. J'aimerais que tu nous dises quelques mots sur ces liens si forts qui t'unissaient à ta grand-mère.

DG: Un lien irrépressible et de sang, un lien bien plus fort qu'avec ma propre mère qui m'a tout simplement rejeté il y a longtemps déjà. Perdre ma grand-mère c'était perdre cette union sacrée à laquelle certains font référence avec leur mère.














DCS: crois-tu à la vie après la mort?

DG: Je n'aime pas le verbe croire, je lui préfère le verbe "douter", "ressentir" ou encore le verbe "agir", croire est un était oisif qui ne me correspond pas. Le doute reste l'état d'humilité le plus absolu pour des poussières comme nous autres êtres humains le sommes; je reste choqué devant les vérités qu'assènent les ouvrages religieux - souvent éculés - depuis des siècles. Le doute me fait avancer, il me fait créer; le désespoir de l'inconnu(e) est très productif et il pousse à vouloir comprendre. Chaque jour qui se lève offre la possibilité d'une nouvelle quête, quand on ne déclare pas savoir "la vérité"; il n'y a que sa propre vérité qui soit légitime...à mon humble avis.










DCS: Il y a quelques années, tu découvrais Duffy avec qui tu as écris une cinquantaine de titres. Votre groupe, "Soulego", était voué à un beau parcours musical. Malheureusement, Duffy décida tout à coup de mener une suite de carrière en solo.

DG: C'est exact.















DCS: Pourquoi te refuses-tu à commercialiser ces chansons dont tu es le producteur? C'est une sacré manne financière qui reste en sommeil...D'autant que les fans de Duffy ne se privent pas pour en faire eux-mêmes des copies collectors...

DG: Je suis loin de refuser de commercialiser ce travail. Soulego reste au fond de mon cœur avec des contraintes qui sont aujourd'hui dictées d'en haut et qui musèlent toute cette créativité! C'est tellement rageant et difficile à vivre que je pourrais en tomber malade, cela me rend presque fou; le jour où ces dizaines de chansons seront connues du grand public il y aura de quoi réellement s'extasier...















DCS : As-tu actuellement des projets de collaborations avec d’autres artistes (en tant qu’auteur-compositeur par exemple) ou te concentres-tu pour l’instant spécifiquement sur ta propre carrière ?

DG : J'ai toutes les semaines une ou plusieurs demandes de collaboration au travers d'Internet; j'avoue qu'à l'instar de Ray Cokes je suis rarement sur le c.. quand j'entends ce que j'entends! Les rares artistes qui percent ma carapace artistique sont plus volontiers anglosaxons; sauf récemment avec la jeune chanteuse niçoise Nano découverte sur MySpace! Le flash fut mutuel et il est question d'une collaboration sous forme de duo, une première pour moi même si rien est encore signé. Le projet Nano n'est pas simplement le fait d'une chanteuse de talent mais d'une logique artistique imparable, cohérente; il y a derrière les chansons un compositeur de talent rare, pour moi tout part de là, les bonnes chansons!










DCS: Je sais combien il t'importe de faire connaitre ta musique au public français. A ce titre, ton concert parisien du 18 Juin te tient évidemment à cœur.

DG: C'est une date très importante et qui vient enfin venger l'annulation brutale de la 1ère partie de David Hallyday à la Cigale en mars 2008 par Universal! N'étant pas un artiste maison ils ont décidé de mon sort sans préavis... C'est l'occasion unique de me présenter au public français seul au piano et surtout grâce au concours du fou génial Oscar Sisto qui croit - lui aussi - à ma musique!












DCS: Comment peut-on faire pour réserver une place et avoir le bonheur de t'écouter en live?

DG: En appelant le Studio 77 (Académie Oscar Sisto) au 09.52.4... et/ou en prenant le risque de venir spontanément à 20h00 au 77 de la rue de Montreuil dans le 12ème à Paris le 18 juin prochain!

Voici le lien le plus important pour que les gens s'inscrivent au concert du 18 juin à Paris (à condition d'avoir Facebook):

http://www.facebook.com/event.php?eid=84656821894&ref=ts

DCS : Merci Dorian.






Sunday, May 24, 2009 
L.O.!



I'm back!


Avec de nouvelles interviews à vous proposer, en commençant par celle de Dorian Gray qui nous parlera de son nouvel album et de son concert parisien.

A cette occasion, nous mettrons en place une opération dédicace: les 50 premières personnes qui commanderont l'album sur cette page auront le bonheur de le recevoir dédicacé spécialement par Dorian Gray.

A ne pas manquer!


A très vite

;-)




Monday, January 26, 2009 



Je ne viens plus qu'assez épisodiquement sur cette page car je suis très pris depuis plusieurs mois par plusieurs projets artistiques.
Je ne pouvais toutefois pas ne pas reprendre la plume pour saluer Gérard Blanc qui avait accordé une interview ici, en toute gentillesse.

Paix à ton âme Gérard.




Monday, June 23, 2008 
Merci à Daran, et à Samuel.
Photos: tous droits réservés.

Sa page myspace:   http://www.myspace.com/fandaran

Album: "Le petit peuple du bitume"















DARAN

Libre comme l'air








Daran. Cest, bien sûr, le tube "Dormir dehors", en 1995. Un succès

phénoménal qui le propulse sur le devant de la scène.


Ce sont aussi des collaborations avec de nombreux artistes reconnus tels

que Jane Birkin, Florent Pagny, Steeve Estatof, Michel Sardou,

Maurane...Même le grand Johnny a fait appel à lui pour lui écrire

quelques titres.


Mais, c'est avant tout un artiste libre, qui va où bon lui semble, quitte à

être parfois à contre-courant des modes.


Rencontre avec celui qui défendra cet été son 6ème opus,  "le petit

peuple du bitume", sur les scènes québécoises  et belges.

 





DCS: Bonjour Daran. Pour la petite histoire, on peut lire qu'à 7 ans tu te mets à la

guitare, avec l'intime conviction que tu en feras ton métier.

Plusieurs dizaines d'années plus tard, quel regard portes-tu sur ce

rêve d'enfant?



Daran: Disons qu'à l'âge de sept ans, cette idée amusait mes parents. A quinze

ans, beaucoup moins, et à Vingt ans, plus du tout... :)


Aujourd'hui, je me dis que j'ai eu raison d'insister mais je reste lucide sur la

fragilité de cette relative réussite. A coté de moi il y a des gens qui se sont battus

avec la même intime conviction que moi et qui n'ont peut être pas eu la chance

que j'ai pu avoir à un moment...










                                      Avec MC Solaar.            Phot: Sebgallaway








DCS: Comme d'autres gardent leur premier nounours (à chacun son

doudou!), as-tu conservé cette guitare?


Daran: Malheureusement, elle à disparu. Je ne sais plus au cours de quel

déménagement... Je le regrette.










                                                                   Photo: SR








DCS: On a l'impression en regardant ton parcours que rien n'est plus

important pour toi que la liberté. A l'école, tout d'abord où tu te


sentais visiblement comme un oiseau en cage, ou dans la paysage


musical où tu n'hésites pas à prendre les gens à contre-pieds.


Liberté, égalité, fraternité: t'en penses quoi, à notre époque?




DCS: On est encore loin du compte... Disons que ce sont des mots que l'on peut

garder éventuellement en point de mire lorsque l'on prétend vouloir se civiliser.











                                            Photo: Philouroux








DCS: Après ton premier 45 tours ("cover girl", en 1984), puis la

rencontre avec le parolier Alana Filippi, une autre étape marquante,

c'est lorsque les Chaises te rejoignent en 1991. Et notamment le

guitariste Eric Sauviat.


Daran: J'avais fait jusque là plusieurs groupes en tant que guitariste, et aussi

quelques 45 tours (école...) en tant que chanteur. Daran et les chaises est mon

premier groupe au poste de chanteur guitariste, mais Sauviat jouait déjà de la

gratte avec moi depuis quelques temps.














                                              Photo: SR









DCS: Et là, en 1995, avec le 2è album de "Daran et les Chaises", c'est

le succès phénoménal de "Dormir dehors". Le clip sera même celui qui

sera le plus diffusé en France, clips anglophones compris!


Daran: Et dire qu'à l'époque, je m'étais battu pour ne pas être mis d'office

(comme les maisons de disque avaient de plus en plus tendance à lefaire pour se

soustraire à une partie de la dépense) coproducteur du clip...


J'ai réussi à leur faire tout payer... Et je m'en suis mordu les doigts! :)













                                                       Photo: Helcombe











DCS: C'est alors une époque de grande médiatisation pour toi; d'autant

plus que que tu es nommé aux victoires de la musique et couronné

artiste de la Francophonie en 1996.



Daran: Je n'ai jamais bien compris comment on pouvait gagner des trophées dans

ce métier comme si l'on faisait une compétition sportive...


Je n'étais pas allé aux victoires. J'avais l'impression que ce n'étais pas vraiment ma

place...













                                                       Photo: Mikebass









DCS: C'est alors un marathon de 250 dates qui commence.

Daran: Voilà! Là j'ai eu l'impression d'exercer vraiment mon métier!










                                                       Photo: MP










DCS: Et là, alors que tu pourrais surfer sur le succès, tu fais le choix

de réaliser dans l'urgence un nouvel album, teinté d'électro. Tu le

qualifieras de "véritable suicide commercial".


Daran:: Je n'ai jamais qualifié cet album de suicide commercial. Peut être par la

suite, au vu de ses résultats, mais certainement pas à l'époque.


Ca me paraissait être vraiment une évolution normale, sans me poser la moindre

question, au moment où je l'ai enregistré.













                                             Photo: Caballo








DCS: L'album suivant, par contre, tu prendra le temps d'y consacrer 6

mois de travail acharné, avant de l'enregistrer en condition de live

dans un vieux cinéma.


Daran: Ca a été une chouette expérience!

J'avais enregistré tous les morceaux guitare/voix, et on a arrangé ça tous ensemble

 dans ce vieux cinéma pendant que Steve (l'ingé son) peaufinait ses réglage.

Quand tout a été au point, on a shooté les versions les unes derrière les autres

dans les conditions du live.













                                                   Photo: SR








DCS: Cet album t'apportera une profonde reconnaissance de la part

d'artistes renommés. Tombés sous le charme, Pagny ou Johnny te

demanderont alors ta collaboration pour plusieurs de leurs titres.



Daran: Malgré tous ces efforts, ce fut plutôt le creux de la vague... Pour continuer

à nourrir ma fille, je me suis mis à faire des chansons pour les autres... Là aussi j'ai

eu de la chance.













                                                       Photo: SR









DCS: Parle-nous des "Daran awards"! Un bel hommage de tes fans, non?

Daran: D'autant plus que je n'ai rien à voir avec tout ça. En tout cas, au départ de

l'action. C'est même parti dans mon dos... :)


Par la suite, j'ai mêlé mes efforts aux leurs pour que les gagnants soient

"chouchoutés" comme il se doit. :)


Mais à aucun moment, je n'interviens pour favoriser mes coups de coeur

personnels... Jusque là j'ai de la chance, je les retrouve à l'arrivée.












                                                  Photo: SR










DCS: Tu as composé pour Johnny, Pagny, Maurane, Sardou, enre autres.

Jusqu'à laisser ..é ta propre carrière de chanteur. Et puis, tu

reviens avec un nouvel album: "petit peuple du bitume".


Daran: Sur celui là, j'ai vraiment l'impression de m'être rapproché de quelque

chose de très personnel. d'avoir pu mettre sur une galette un peu plus de moi

même que sur les autres. C'est un long chemin que d'arriver à sortir les choses

que l'on a dedans sans trop les déformer. Il faut sans cesse se battre contre la

pudeur et la peur d'être vu vraiment tel qu'on est... J'y travaille... :)













                                                       Photo: MP










DCS: Si on te donnait la liberté de faire des concerts où tu veux,

quels seraient tes choix? (pays, lieux naturels, etc...)


Daran: La France!

Toutes les villes de France!!


Je suis vraiment triste et frustré de ne pas pouvoir promener ce "petit peuple du

bitume" dans mon propre pays. Mais puisqu'il parait que nul n'y est prophète... :)











Thursday, June 19, 2008 

Pour consulter les différentes interviews

Lorsque vous êtes sur ma page, il vous suffit d'aller sur "voir tous les articles".

Là, sur la gauche, vous sélectionnez la date qui correspond à l'interview que vous recherchez.

14/01/08: l'humoriste Giovanni
18/01/08: Tri Yann (musique bretonne)
24/01/08: Ceili Moss (musique celtique)
31/01/08: Tri Yann (impressions après l'Olympia)
01/02/08: Michael Gregorio, imitateur (1ère partie européenne de Céline Dion)
12/02/08: Moksha (rock, alternative)
14/02/08: Dorian Gray (alternative)
25/02/08:Gérard Blanc (ex-Martin Circus)
27/02/08: Soma (rock)
03/03/08: Abdelak (musique métissée)
20/03/08: Pat O'May, guitariste (rock, hard-rock, musique celtique)
04/04/08: Pat Bol (chanson française)
16/04/08: Oranjor (électro-rock)
24/04/08: Paingels (power pop)
25/04/08: Proxima (rock)
27/04/08: Michal (rock)
29/04/08: Remingway (rock)
04/05/08: Fédéric Perroux (percussioniste)
06/05/08: Harmonic Generator (rock-métal)
15/05/08: Pascal Legitimus (comédien)
24/05/08: Alan Stivell (rock, musique celtique)
28/05/08: Fernando Paz (compositeur, musicien)
29/05/08: Benjy Dotti (imitateur)
18/06/08: Arnold Turboust (compositeur, chanteur)


A venir: de très nombreuses interviews sont en préparation.
Sont prévus des artistes de tous horizons musicaux: DJ, techno, disco, rock, jazz, celtique, pop, chanson française, etc...

Quelques exemples d'artistes programmés: Daran, Dan ar Braz,  Snake oil, Martin Solveig, etc...


Et de très très belles surprises!!

A bientôt

Vive le live!

Benoit
Wednesday, June 18, 2008 
Au travers de cette page, j'ai le plaisir de vous présenter de nombreux artistes d'univers différents.
  En m'entretenant avec Arnold Turboust, je dois avouer que je me suis fais doublement plaisir. Car, pour moi, il est tout simplement l'un des meilleurs mélodistes de ces 20 dernières années. Aussi, le compter parmi mes invités sur cette page dédiée aux artistes est un pur bonheur.
Alors, un grand merci, Monsieur Turboust.

Sa page myspace: http://www.myspace.com/arnoldturboust

Photos: Tous droits réservés. Merci notamment à Emmanuel.






Arnold TURBOUST

Dandy génial





















Arnold Turboust. Un nom inévitablement lié à Etienne Daho pour qui il a

composé et arrangé de nombreuses tubes tels que "Tombé pour la

France", "Le grand sommeil", "Epaule Tatoo"...Un nom également lié à

"Marquis de Sade", Brigitte Fontaine (album "genre humain") ou encore

Zabou (souvenez-vous du tube "Adélaïde"). Mais, Arnold Turboust c'est

aussi une carrière solo et notamment un album intitulé "Toute sortie est

définitive", qu'il défendra le Samedi 28 Juin au Sentier des Halles à Paris.


Les concerts d'Arnold sont rares. Alors ne manquez pas cet évènement

"live", et partez à l'écoute de celui qui restera comme l'exceptionnel

compositeur de  "la ballade d'Edie S".

















DCS: Il était une fois la scène rock rennaise du début des années 80. On y trouve

 alors notamment Etienne Daho et le groupe Marquis de Sade dont

tu étais le pianiste.

Comment viviez-vous cette incroyable effervescence musicale ?



Arnold Turboust:

Je ne me rendais pas vraiment compte , c'était tout nouveau pour moi:

je passais des bancs de l'école " aux jeunes gens modernes aimant bien leurs

mamans"






















DCS: A la dissolution de Marquis de Sade, l'énergie du guitariste Franck Darcel,

puis (un peu plus tard) la tienne, se cristallisent autour d'Etienne Daho. Comment

s'est passée votre rencontre? Est-ce que ce fut une évidence ou avez-vous mis du

 temps avant de découvrir l'osmose de vos deux univers?



AT: Tard le soir dans une discothéque du côté de Rennes, autour d'un ou deux

verres de trop . Presque instinctivement j'ai su ( j'imagine qu'Etienne de même )

que nos univers avaient intérêt à se rencontrer .



















DCS: En 1985, vous connaissez un succès retentissant avec "Tombé pour la

France".



AT: "Tombé pour la France" est le premier single que je compose pour ED. C'est

 l'époque de notre arrivée à Paris et vraiment je ne m'attendais pas à un tel

succès.




















DCS: Un an plus tard, Etienne et toi vous partez sur Londres pour enregistrer ce

qui sera un futur disque de platine: "Pop satori". Pourtant, l'enregistrement ne fut

pas de tout repos.



AT: Non effectivement nous pensions arriver dans un superbe studio Londonien

et, en guise d'incroyable studio, nous nous sommes retrouvés dans un garage en

préfabriqué d'environ 10 metres carrés...Cependant les vibrations étaient bonnes,

quand il n'y avait pas de pannes avec les machines ou de problèmes avec les

englishs (genre confiscation des bandes ! ) J'en garde un excellent souvenir





















DCS: Cet album ("Pop Satori") est un véritable tournant pour le duo que vous

composez. Notamment grâce au tube "Epaule tattoo". On parle alors d'une

véritable "dahomania". Comment as-tu vécu cet extraordinaire engouement du

public?



AT: Sans trop y croire, en toute désinvolture et de façon festive .



















DCS: Vous rééditerez l'exploit en 1988 avec "Pour nos vie martiennes"

(également disque de platine), dont la tournée fut un plébiscite étourdissant de la

part du public.



AT: Je n'ai composé que 2 titres pour cet album . A cette époque je produisais

mon premier album "Let's go a Goa"




















DCS: Cette période d'effervescence "dahomaniaque" est aussi celle où tu sors

"Adélaïde", interprétée en duo avec Zabou (1986). Un gros succès qui te fera

connaitre d'un plus large public. C'était une chanson, à la base, refusée par

Etienne, non?


AT: J'ai enregistré Adélaïde au milieu des sessions de Pop Satori. Etienne ne l'a

pas vraiment refusé, disons que j'ai tout fait pour la garder par devers moi et à

dire vrai je ne m'attendais pas à un tel succès. Je pensais juste qu'en guise

d'introducing c'était "pas degueu",
comme aurait dit qui tu sais !



















DCS: Tu es musicien, compositeur, mais également producteur ("Mon manège à

moi"d'Etienne Daho, "Genre humain" de Brigitte Fontaine, "Eden" d'Etienne

Daho", etc...). Pourquoi ce choix?



AT: Ce n'est pas vraiment un choix; appelons cela un "Karma" . Je me fie toujours

à mon intuition , et elle me conduit par le bout du nez vraiment où elle veut .



















DCS: Ton album, "mes amis et moi" est sorti en 1994.


AT: "Mes amis et moi" est mon deuxième album. Auparavant j'avais sorti deux

singles et un album en 1988 "Let's go a Goa".


"Mes amis et moi est album que j'aime beaucoup , c'est la première fois que je me

 suis senti interprète et non plus chanteur d'occasion, pour devenir aujourd'hui

chanteur à l'occasion .


C'est un album que j'ai réalisé avec Jack Bally , Yves Calvez et Bertrand Burgalat .



















DCS: Tu te consacreras ensuite à de nombreux projets: une collaboration avec

Jacno tout d'abord.


AT: Je lui ai juste arrangé/réalisé une chanson "Je vous salut Marie".



















DCS: Tu as également composé la BO de "Bécassine et le trésor Viking". Une

expérience originale.


AT: Une belle expérience puisque cela m'a permis d'écrire une chanson pour

Enzo-enzo et une pour Zabou .




















DCS: Il y a eu les commandes de TF1 et RFM.


AT: Et beaucoup d'autres. J'aime bien le travail à l'image.


















DCS: Et les albums de Clémentine et Cédric Atlan.


AT: L'album de Clémentine est une belle expérience puisque je l'ai enregistré au

Brésil, avec de superbes musiciens, et mixé à Paris dans un temps record de 12

jours. Tout cela pour un label Japonais. D'ailleurs cet album n'est sorti qu'au

Japon. Quant à Cedric, j'aime beaucoup son univers et ce fut pour moi un plaisir

de lui composer quelques titres .
























DCS: Puis enfin, 13 ans plus tard, c'est la sortie de l'album que tu présenteras au

Sentier des Halles, le Samedi 28 Juin: "Toute sortie est définitive".


AT: Je ferai quelques titres sur scène, probablement seul .






















DCS: Parlons de ton album "Toute sortie est définitive". Tu sembles séduit par

l'époque des Rois. Les références dans tes textes y sont nombreuses, à

commencer par l'une des célèbres favorites de Louis XV, la marquise de

Pompadour.


AT: Disons que j'ai toujours aimé l'histoire de France; et d'ailleurs aussi .. .

La Pompadour est la suite d'Adélaïde pour fermer la parenthése . Mon idée était

de jouer les Alain Decaux raconte !






















DCS: On te sent également fasciné par le monde des poètes. Te serais-tu

facilement vu, par hasard, un verre d'absynthe à la main, en compagnie des

Verlaine, Rimbaud ou Baudelaire?


AT: Pourquoi pas , j'ai beaucoup de respect pour les personnes que tu cites. Pour

 moi l'écriture d'une chanson est plus de l'ordre du slogan , toutefois s' il peut y

avoir dans tout cela une once de poésie c'est formidable.






















DCS: Un autre fervent amateur de la liqueur verte fut Oscar Wilde. L'un de ses

héros fut Dorian Gray ("le portrait de Dorian Gray"), dandy londonien. Dandy;

c'est un peu aussi l'image que l'on a de toi. Ca aurait plutôt tendance à te plaire,

ou à t'agacer, ce type de comparaison?



AT:
Dandy est un joli mot , j'y adhère , et je préfère cette image de dandy à celle de

gougnafier






















DCS: Finalement, tu sembles obsédé par le temps qui passe. Au travers de

références à des époques passées, comme on l'a dit, mais aussi à une certaine

angoisse des années qui passent, de la fragilité de la vie. Je me trompe?



AT: Sans vraiment vraiment m'en rendre compte ou peut-être sans me l'avouer



















DCS: "Quelques notions de géométrie plus tard"est le 1er titre de ton album. En

regardant derrière toi, quel sentiment as-tu réellement? Est-ce vraiment d'en être

au même point?



AT: Je n'aime pas regarder derrière , cela me donne le vertige; je préfère me dire

que la route est encore longue et j'ai tant à faire .


"Quelques notions.." est une boutade toutefois pas si loin de la vérité .



















DCS: Le titre "Toute sortie est définitive" est un clin d'oeil aux boites de nuit.

Es-tu toujours un oiseau nocturne?


AT: Beaucoup moins qu'avant , bien que j'aime toujours beaucoup cette

ambiance




















DCS: Ton album est le fruit d'une promesse faite à un de tes amis aujourd'hui

disparu. Même si ce fut difficile, même si tu as du remettre maintes fois l'ouvrage

sur le métier, le résultat est là: magnifique. Un savant mélange d'ambiance rétro et

de sonorités modernes. Un album indispensable à avoir absolument.



AT: Effectivement ce fut un album trés difficile à faire exister mais essentiel pour

moi ! j'ai failli tout abandonner par découragement .


Il est dédié à la mémoire de Jack Bally qui pendant de nombreuses années fut

mon compagnon musical et c'est à lui que j'avais fait cette promesse .



















DCS: On retrouve dans certaines de tes compositions la saveur créatrice de

Gainsbourg. As-tu eu la chance de le rencontrer?


AT: Oui trés rapidement

J'ai eu cette chance d'aller le saluer dans sa loge aprés son premier concert au

casino de Paris , nous étions seuls avec lui, Daho et moi


Et nous avons partagé une coupe de champagne avant qu'il ne nous dise " Bon les

 p'tits gars il faut que vous partiez le tout Paris m'attends"




















DCS: Pour finir, la question que tous les "dahomaniques" se posent: une nouvelle

collaboration avec Etienne Daho est-elle envisageable?



AT: On verra , peut-être .....

















DCS: Un grand merci, Arnold.










Thursday, May 29, 2008 
Photos: tous droits réservés.
Page myspace: http://www.myspace.com/benjydotti


BENJY DOTTI

Imitateur





Après Michael Gregorio qui avait accordé une interview sur cette page en

 début d'année, je vous présente un nouvel imitateur, à l'humour

caustique.

Fort de son passage au Palais des glaces, et de ses 4 mois de succès au

Triomphe à Paris, Benjy Dotti a entamé une tournée en France afin de

présenter son nouveau spectacle: "Parodies".
















DCS: Avant toute chose, la question "Jacques Martin": dis-moi, Benjy; est-ce que

 tout petit, déjà, tu cherchais à épater les filles avec tes imitations?


Benjy: Les filles pas spécialement , mais surtout créer autour de moi, déja, un

public .





















DCS: A partir de quel moment as-tu décidé de te lancer professionnellement?

Quelles ont été les réactions de ton entourage?


B: j'ai pris des cours de théâtres pendant plusieurs années et j'ai rencontré un

auteur qui a compris tout de suite où je voulais en venir dans l'humour. Nous

avons monté un 1er spectacle et j'ai commencé à  tourner dans les petits théâtres

 ( même des restos hihi haha ). Mon entourage avait peur que je quitte mon job

dans l'alimentaire pour faire "du show bizz" et ils avaient raison d'avoir peur car

j'ai tout plaqué pour ne faire que du spectacle !

A présent mon entourage me suis de près et on travaille même ensemble !


















DCS: Tu as été découvert par Ticky Holgado. Parle-nous de ton parrain.


B:Ticky a été et sera pour moi LA rencontre. Grâce à un ami (LEO responsable

du FAN CLUB TICKY HOLGADO) qui a organisé comme toutes les années

une soirée pour TICKY dans la région de GEMENOS. J'ai pu discuter avec

TICKY un bon moment du métier que je faisais déjà depuis 2 ans , et il m'a

proposé de lui envoyer mon travail. Quelques jours après il a prit contact avec

moi , je suis monté sur PARIS pour discuter avec lui de mon travail , il m'a donné

de bons conseils et a accepté d'être mon parrain ( plus que mon parrain puisque

comme il le disait toujours " c'est mon NEVEU !!!"). Il m'a mis en relation avec un

 autre homme super généreux JEAN MARIE BIGARD et sa production qui

m'ont permis de faire un gros show case complet au PALAIS DES GLACES. Ca

 a été un tremplin pour moi et nous avions des projets pour mon spectacle. Mais

la vie a placé une méchante bête en lui et, même s'il s'est battu, elle a fini par

gagner.  TICKY nous a quitté , mais il continu à me porter chance et j'ai toujours

dans ma loge sa photo. Je suis toujours en contact avec sa fille JESSICA, une

superbe comedienne qui va faire parler d'elle bientôt ( JESS je t'embrasse si tu lis

ce message )




















DCS: On te retrouve dans de nombreuses émissions. Sur Paris TV tout d'abord.


B:oui, j'avais une chronique ( camera cachée , micro trottoir ) sur paris web tv

mais la chaine a fermé ( pas à cause de moi... Tiens, à présent que je me pose la

question, peut être !! haha).

Je tourne sur d'autres émissions de la tv, du cable tnt et sat , sinon des projets sur

des chaines plus connues..




















DCS: Tu es également tous les Jeudi sur Direct 8.

B:oui, par le biais de direct 8 je suis chroniqueur dans une émission radio ( rnt )

du groupe Bolloré ( direct 8 ). L'émisson est diffusée aussi sur la chaine. J''y fais

mon zapping parodie (
www. dotti. fr ). (Ils sont sur mon site aussi )


















DCS: Tu as aussi une émission sur Rires et Chansons.


B: Exact. Tu sais tout toi ?? Je suis également dans l'émission MADE IN

BLAGUES sur rire et chanson : je raconte des blagues.



















DCS: Toutes ces activités, sans parler de ton spectacle sur scène, t'ont poussé à

créer ta propre maison de production.


B: Oui. C'est plus pratique.















DCS: Avec ton nouveau show, "Parodies", tu t'es entouré de toute une équipe

d'auteurs, et tu as fais appel à un metteur en scène.


B: Effectivement, j'ai contacté GILLES TESSIER ( chroniqueur dans l'émission

60 mn inside sur TF1 et les QUEER sur tf1 aussi ) qui se lance dans le one man

show et qui a donc écrit pour moi; Gilbert Jouin, auteur pour plusieurs imitateurs (

 Pascal Bruner , Patrick Adler et bien d'autres ..). LAURENT VIOLET qui m'a

donné une idée superbe sur mon sketch de CHIRAC (merci mon lolo);

TERNOISE, un auteur complet plus basé politique revendication ( le José bové

de l'humour hihih) et MOI aussi j'ai écris 80 pour cent du spectacle. J'ecris

d'ailleurs tous les jours car le spectacle bouge selon l'actualité. Pour la mise en

scène, comme c'est un show, j'ai fait appel à une chorégraphe ( même si je ne

danse pas trop ) pour créer une ambiance de show tv à la Kamel Ouali (sur

certains sketchs) et surtout une mise en scène adaptée à mon univers.





















DCS: Voulant décidément mettre toutes les chances de ton côté, tu as fais appel à

 un coach vocal.



B: Je pense que si on veut être au top vocalement dans une tournée, il faut faire

très attention à son instrument de travail. J'ai donc pris un coach

qui m'aide à élargir mon panel vocal et surtout à prendre soin de ma voix.




















DCS: "Parodies" est un spectacle où tu épingles à tour de rôle showbiz, monde de

 la télé et personnalités. Mais, j'ai envie de dire: tout comme bon nombre d'autres

imitateurs.

Quelles sont les marques de fabrique qui te différencient des autres?



B: Mon univers est entre le one man show et l'imitation. Je cherche avant tout la

parodie de chanson plus que la performance vocale d'imitateur. Thierry le Luron

avait ce petit truc: un boa et il était Régine... Et bien moi c'est pareil : je créé un

ensemble voix , visuel video-projection , lumière etc etc















DCS: Commences-tu à lorgner vers d'autres horizons que l'imitation? (théâtre, cinéma)



B: le cinéma frappe à ma porte mais chutttt... Mais j'aime quand même vraiment 

le contact avec le public. Dur de faire rire une caméra non?





















DCS: Sans langue de bois, t'arrive-t-il d'attaquer vraiment quelqu'un car tu le

trouves insupportable par exemple? Ou est-ce vraiment toujours du second

degré?


B: Toujours second degré. Sauf des sujets qui me touchent. Alors là je dénonce

grâce aux textes. Mais tous les personnages que je fais sur scène (même si je suis

un peu acide) je les aime car je ne suis pas méchant.






















DCS: Quelles sont les prochaines dates où l'on peut aller t'applaudir?


B: Je vous propose d'aller sur mon site www. dotti. fr pour voir toutes les dates

de la tournée. Sinon, pour les habitants de la région PACA, je profite d'être dans

ma ville les mardi et mercredi pour jouer au super THEATRE DE TATIE, quai de

 rive neuve, sur le vieux port à 21h toute l'année 2008. Histoire de jouer dans ma

ville toutes les semaines

















DCS: Merci Benjy.



B: merci à toi et petit message à toutes les personnes qui veulent faire ce métier :

travail , amour pour le public et croire en ses rêves !!!!!!


Wednesday, May 28, 2008 

Photos: Joël Dart
La page myspace de Fernando Paz: http://www.myspace.com/fpaz 





FERNANDO  PAZ

Bassiste, Arrangeur, Compositeur






 Fernando Paz est né à Buenos Aires, en Argentine. La guitare à la main.

 Initié intensivement au folklore argentin, il complètera sa panoplie de

futur musicien professionnel au travers d'une écoute boulimique de

musique Pop-rock. Ex-bassite du légendaire groupe Alma Y Vida, il

décidera finalement de s'installer en France à la fin des années 80.


Le 4 Juin prochain il sera à l'affiche du Sentier des Halles.
























DCS: Fernando, tes premiers pas dans l'hexagone furent tout d'abord pour

décrocher ton diplôme d'arrangement, composition et orchestration.


FP: Oui, même si j'avais déjà étudié la composition en Argentine, dés mon arrivé

à Paris j'ai suivi les cours dictés par Ivan Jullien au C.I.M. Au bout de quelques

mois j'ai commencé à diriger, dans cette même école, un atelier de musique

sud-américaine, ce qui me permettait de tester tout ce que j'apprenais avec Ivan.

Ce fût une époque très riche en expériences pour moi car, en tant que bassiste, je

jouais à droite et à gauche dans des formations très différentes et je rencontrais

des musiciens de toutes origines.

















DCS: Tu as collaboré ensuite avec TF1 et France Television sur plusieurs projets.

FP: Dés que j'ai eu mon premier Atari, un quatre pistes et deux ou trois synthès,

j'ai contacté quelques éditeurs dont Patrick Martini qui faisait travailler, à

l'époque, plusieurs compositeurs sur l'illustration musicale de certaines émissions

de TF1.  Plus tard, j'ai travaillé pour les éditions Hibou et, récemment, pour les

éditions Encore Merci, j'ai composé et réalisé l'album Viva Sudamérica, dont

plusieurs titres ont illustré l'émission Talhassa ces derniers mois.
















DCS Avant d'entamer ta carrière solo, tu fus également musicien de Dany Brillant

(entre autres) et tu as fais une énorme tournée avec le spectacle Buenos Aires

Tango.


FP: Oui, à l'époque, j'étais bassiste aux Trois Mailletz, le cabaret parisien où

Danny a lancé sa carrière. J'ai accompagné aussi François Béranger, un grand

monsieur de la chanson,  Alma Rosa, excellente chanteuse cubaine, aujourd'hui

installée à Miami, et Jean Roucas, qui faisait une émission quotidienne « live » sur

Europe 1 où l'on se marrait comme des fous. Bref, je faisais le métier, comme on

dit.


Il y a eu aussi, le groupe jazz-fusion Grand Angle, le groupe Ozono avec une

bonne partie des musiciens de mon groupe actuel, et puis des orchestres, des big

bands, des centaines de soirées privées et, bien sûr, Buenos Aires Tango, et ses

longues tournées en Italie, Japon, Espagne, Allemagne, France, Turquie, qui

m'ont permis d'accéder à des scènes (des beaux théâtres, en principe réservés à

la musique et la danse  classique) auxquelles mon instrument, la basse électrique,

ne me prédestinait pas.

















DCS: Et donc, dorénavant, tu te consacres à ton album « Contrôlé positif »,

achevé en Décembre 2007.


FP: A un moment donné, après avoir beaucoup joué et composé pour les autres,

j'ai ressenti le besoin de tenir mon propre discours, autant sur le plan musical que

sur celui de la parole. J'avais dans mes tiroirs,  des idées et des brouillons qui

n'étaient jamais sortis, je les ai retravaillés et j'ai beaucoup composé sur une

courte période en 2006. Alors, très rapidement, je me suis retrouvé à la tête d'un

répertoire intéressant, Jean-Marie Migeot m'a proposé de co-produire dans son

studio Décibels et c'est parti.

















DCS: Cet album est réalisé au plus proche de ce qu'est l'univers musical que tu

affectionnes, subtil mélange de rock et de swing sud-américain. Entre

autres!...Car les influences y sont très nombreuses.


FP: Bien sûr. J'ai la chance d'avoir baigné dans des univers musicaux nombreux

et variés. Le tango et le folklore argentin, certainement, mais aussi la musique

brésilienne dans toute son immense richesse, la pop anglaise des Beatles à Mika,

en passant par Yes, Led Zep, Sting, Oasis, et tant d'autres, le jazz de Wes

Montgomery et Bill Evans, la fusion de Wheather Repport ou Pat Metheny, la

chanson française de Charles Aznavour et Serge Gainsbourg, le flamenco. J'ai

aussi étudié le piano classique, en élève appliqué et admiratif de Debussy et Satie.


Alors oui, j'espère, sans prétention, avoir suffisamment assimilé tout cela pour en

faire, aujourd'hui quelque chose de très personnel.


















DCS: Cette année, tu défendras ton opus au travers d'une tournée qui te fait

passer le 4 Juin prochain par le Sentier des Halles.


FP: C'est un plaisir de fouler la scène à nouveau, après avoir passé des mois

enfermé en studio. On vient de faire un beau concert au Baloard à Montpellier et,

en effet, le 4 juin, on sera au Sentier des Halles à 22 heures


















DCS: Peux-tu nous présenter les musiciens d'exception qui t'entourent ?


FP: Avec plaisir !

Frédéric Rottier à la batterie, Bruno Caviglia à la guitare et Philippe Donnadieu

aux claviers.


Je suis très fier d'avoir réuni cette équipe, car ce sont des musiciens très

talentueux, avec un énorme bagage technique, mais, en plus ce sont de très bons

amis, on se connaît tous depuis longtemps et, de ce fait, nous avons une belle

complicité sur scène à laquelle le public est très réceptif.


Il faut dire aussi que, sur l'album, il y a eu pas mal d'invités : Gerardo Di Giusto

au piano, Olivier Ker Ourio à l'Harmonica, Gilberto Pereyra au Bandonéon,

Eddy Tomassi aux percussions, Alfonso Pacin à la guitare et au violon, Isabelle

Donnadieu, Claudia Meyer, Eva Escoto et Paula Estrella aux chœurs.


















DCS: Henri Salvador, disparu il y a quelques mois, est un véritable monument en

Amérique du Sud. Que représente-t-il pour toi? L'as-tu rencontré?


FP: Henri Salvador n'est pas très connu en Argentine, mais il est vénéré au Brésil

du fait de son implication dans le mouvement de la Bossa-Nova à la fin des

années cinquante.


Je ne l'ai, malheureusement, jamais rencontré, mais il reste pour moi, un exemple

de classe. Sa carrière à eu des hauts et des bas mais, à chaque fois il à su

rebondir et revenir plus fort. Et sa sortie de scène à été, tout simplement,

magistrale.



















DCS: Retournes-tu de temps à autres en Argentine? Si oui, envisages-tu une

relation très étroite avec des musiciens locaux pour un futur cd, par exemple?


FP: Oui, j'y retourne de temps en temps et des collaborations sont toujours

possibles. Dans l'immédiat, j'aimerais y venir avec mon groupe actuel et,

certainement, y inviter quelques musiciens locaux car, comme tu as pu le

constater, je suis un militant des échanges et du métissage. Je travaille sur

quelques pistes en ce sens.
















DCS: As-tu, justement, des idées, des envies, pour ton prochain album?


FP: Je viens de terminer un album et, dans un premier temps, j'ai, surtout, très

envie de tourner longuement avec ce répertoire. Mais la question de  la prochaine

étape se pose.


Une amie journaliste, Odile Conseil, à défini ce que je fais comme étant de la «

chanson francophone accentuée ». J'aime bien cette définition et je m'en sers de

plus en plus souvent pour répondre à cette question si difficile de « qu'est-ce que

vous faites ? »


Car, même si je suis loin de faire de mon accent un emblème, force est de

constater qu'il est là, aussi bien dans les paroles que dans la musique, et je ne

cherche d'ailleurs pas à le cacher. Alors oui, il est possible que, dans mes

prochaines compositions, je m'aventure plus profondément dans cette émulsion

de tango et de rock que j'ai un peu exploré sur Contrôlé Positif, notamment dans

des titres comme Roma ou Sembrando Swing.


Certains, dont l'exemple le plus connu reste Gotan Project ont marié avec

bonheur le tango et l'éléctro, mais je crois que le tango à un potentiel « rockable »

 qui reste à explorer.




















DCS: Pour finir, difficile d'y couper: si je te dis Maradonna, tu me réponds quoi?


FP: Un génie, un surdoué et, surtout, un artiste. Le meilleur de tous.  Je crois que,

si Newton avait vu Maradona jouer, il aurait énoncé ses lois différemment. Et puis

 ……….il ne faudrait pas oublier Fangio non plus !














DCS: Merci, Fernando.


FP: Merci à toi, Benoît.
Saturday, May 24, 2008 

Sa page myspace:   http://www.myspace.com/alanstivell
Photos: tous droits réservés. Pierre Herzhaft. Alan Stivell.







ALAN STIVELL



Profondément celte, Alan Cochevelou, alias Alan Stivell, n'en est pas

 moins un citoyen du monde affirmé. Ouvert depuis toujours à

toutes les musiques (qu'elles soient ethniques, classiques

non-occidentales, rock ou électro),  Alan Stivell, par sa curiosité et sa

démarche résolument expérimentale, a été le précurseur de nombreux

courants musicaux.

Une telle influence est  rare, pour ne pas dire rarissime. Cela en fait,

indéniablement, une référence mondiale (d'ailleurs fortement reconnue),

et c'est un vrai bonheur que de vous faire partager cette rencontre avec

un mythe vivant.













DCS: Ton parcours musical commence dès l'âge de 5 ans. Tu étudies alors la

musique classique et le piano. Comment expliques-tu, toi qui es d'origine

morbihannaise, avec un père passionné de harpe celtique, que tu n'aies pas tout

de suite commencé avec cet instrument traditionnel ?


Alan Stivell:
D'abord merci pour les louanges; je crois que j'ai eu surtout de la chance.

Quand j'avais 5 ans, mes parents m'ont fait prendre des leçons de piano, comme

ils l'avaient déja fait pour mes deux frères.


A l'époque, mon père avait seulement l'intention de recréer une harpe celtique

bretonne.


A l'instant même où elle a été terminée, je m'y suis mis (à 9 ans).
















DCS: 4 ans plus tard, la harpe deviendra ton quotidien et tu feras même plusieurs

récitals sur un exemplaire fabriqué par Georges, ton père.

A:
Oui, quelle joie d'avoir pu réaliser ce rêve pourtant utopique de réinstaller en

Bretagne un instrument oublié depuis le Moyen-Age, ceci en seulement cinq à dix

années.


Il est vrai qu'avec mon père nous l'avons promu avec ténacité, de la cathédrale de

 Vannes à l'Olympia, en première partie de Line Renaud.













DCS: As-tu conservé cet instrument? Si oui, t'arrive-t-il encore d'en jouer?

A:
Vous pouvez voir sur mes pochettes que ma "Telenn gentañ" est présente sur la

plupart de mes disques.

















DCS: Peux-tu, brièvement quand même! (on connait les passionnés!), nous

expliquer les différences majeures caractérisant les sortes de harpe que tu

possèdes.


A:
Après le premier proto de mon père qui était une reconstitution quoique adaptée

(mécaniques demi-tons, cordes nylon, etc.), la première que j'ai utilisée pour

accompagner mon chant a été une bardique (à cordes métalliques) inspirée de

diverses harpes anciennes comme celle dite de Brian Boru (celle des pièces de

monnaie irlandaises), tout en s'en éloignant de manière créative. Celle-ci est en fait

plus celtique que l'autre.


Puis j'ai dessiné et fait faire mes propres modèles, d'abord plusieurs

électro-acoustiques, puis un premier proto de harpe vraiment électrique, puis

d'autres revenant aux cordes synthétiques, mais toujours "solid-body" (sans

caisse).


J'en conçois toujours de nouvelles, car mon cahier des charges est très lourd,

devant tenir compte aussi des cabines d'avion.













DCS: Combien en possèdes-tu? Est-ce que, comme Richard Kolinka, le batteur

de Jean-Louis Aubert (et de Téléphone), un instrument correspond à une tournée

unique?


A:
Une quinzaine. Chacune correspond un peu aussi à un projet ou un groupe de

projets particuliers.











DCS: Ton père et ton professeur Denise Mégevand t'écrivirent plusieurs

morceaux où musique classique et musique traditionnelle se mêlaient tels des

entrelacs celtes! Déjà une première révolution !


A:
Ce qui était tout à fait nouveau était l'écriture de musiques pour l'instrument à

partir de thèmes de toutle monde celte. Sinon, il fallait remonter assez loin dans le

passé et Outre-manche. Sinon la fusion celto-classique n'était pas, elle, une

nouveauté.











DCS: Précoce, comme on l'a souligné tout à l'heure, tu feras ton premier Olympia

 à l'âge de 13 ans et tu enregistreras ton premier disque solo à 15 ans. Il se passe

quoi dans la tête du jeune Alan lorsqu'il se retrouve sur la plus prestigieuse scène

française? Est-ce qu'il a alors conscience de l'incroyable privilège dont il

bénéficie?


A:
L'intérêt suscité déjà par cette harpe celtique était effectivement incroyable et

inattendu. Passer déjà à l'Olympia m'a certainement encouragé à aller plus loin

quand j'en aurais eu l'âge. Dès 1960, la renaissance de la harpe celtique en

Bretagne était une chose acquise.











DCS: Les années 60 furent riches pour toi. Champion de Bretagne des sonneurs,

signature de ton 1er contrat chez Philips et...Naissance d'Alan « Stivell ».

Pourquoi as-tu choisi ce nom?


A:
Mon nom de famille est trop compliqué; hors c'est assez habituel de prendre un

nom de scène; pour moi encore plus, car je tenais à bien différencier la scène de

la vie privée. Ceci bien qu'on connaisse beaucoup mon nom de famille (qui a

d'ailleurs un lien étymologique avec Stivell). Ce nom tout à fait breton aussi avait

en plus l'avantage de montrer des liens avec le monde anglo-saxon et

anglo-celtique.

















DCS: Tu joues alors avec une harpe à cordes métalliques et de nombreux

morceaux, mélodiques et planants, se révèlent comme les précurseurs de la vague

 New-Age.


A:
Mes premières compos et improvisations (Ys) sur cette harpe cordée métal

peuvent faire penser à ce que d'autres musiciens feront plus tard dans la

mouvance New-Age; même si je ne tiens pas spécialement à ce terme ni à

certaines de ces musiques.













DCS: Certains voient dans ce courant musical une quête de spiritualité. Etait-ce

également ton cas?


A:
C'est vrai; c'est aussi un courant syncrètique tendant à mélanger différentes

religions et spiritualités. On doit se méfier des gourous et autres sectes, mais par

contre l'idée de mélanger me plait sur tous les plans.












DCS: Ta recherche d'expérimentations instrumentales a aussi été comparée à ce

qui pouvait se vivre dans la Lounge Music. Harpe électrique, utilisation des

premiers claviers électroniques, boîtes à rythmes, samplers, créations assistées

par ordinateur...Tout y passe!... Décidément, tout au long de ta carrière, tu en as

donné du fil à retordre à tous ceux qui veulent, coûte que coûte, classer un artiste

avec un bon gros marqueur indélébile!...


A:
J'ai toujours cherché une musique universelle et transversale, passant donc à

travers tous les courants et autant de formes et cultures musicales que possibles.














DCS: Et comme si ça ne suffisait pas, tu n'as pas hésité à te servir des influences

du hip-hop ou du scratch...On peut même retrouver ce que l'on appelle

maintenant « la Techno » dans le disque « The Mist of Avalon » (1991).


A:
L'utilisation des plus nouveaux moyens techniques est une constante chez moi

depuis le début; donc ne pourrait surprendre que quelqu'un qui ne s'attarderait

pas sur mon cas.

















DCS: Le chant a capella est aussi l'une de tes « marques de fabrique ».

A:
Autant j'aime aller le plus loin que je peux dans le développement musical, autant

j'aime aussi la base des bases: le chant traditionnel sans autres instruments que la

voix, comme j'aime aussi la harpe solo.












DCS: La décennie suivante marque un tournant capital. C'est en effet à ce

moment là que le mythe s'installe. Car, sans exagérer, on peut véritablement parler

 de mythe: tu es LA référence celte pour des millions de gens sur la planète.

Lorsque l'on demande aux artistes bretons ou celtes avec qui ils rêveraient de

monter sur scène, tu es en tête de peloton « haut la main »! Tu as conscience de

cette admiration dont tu fais l'objet?


A:
Non, j'ai plus facilement conscience de mes faiblesses, et mon attention se porte

plutôt vers la critique que vers les louanges, même si c'est me faire du mal.














DCS: Les années 70, c'est un son « Pop-Plinn » (fusion rock-breton) qui entraine

un véritable raz de marée: 2 millions d'albums et un triomphe à l'Olympia avec un

public déchainé!


A:
Ça a été effectivement mon Pop-Plinn fin 71 puis l'Olympia qui ont eu la chance

de déclencher un accueil populaire inimaginable. Je me retrouvais entre Johnny et

les Beatles !















DCS: Un autre de tes gros succès, ce sera, 15 ans plus tard, l'album « Again »,

avec plus de 1000 disques vendus par jour!


A:
Oui j'espérais bien qu'un jour ma musique retrouverait les faveurs du grand

public. Comme pour la première vague, il ne faut pas oublier qu'en plus de la

musique, j'ai beaucoup investi en communication (ce n'est donc pas l'effet de

moyens mis en œuvre par une quelconque multinationale). Et on peut faire une

musique intéressante, si personne ne l'entend, c'est difficile, pour le moins.










DCS: Musicien et chanteur, tu es également (comme l'était ton père) concepteur

d'instruments. Après avoir dessiné des harpes, tu créés dans les années 70 la 1ère

 harpe électro-acoustique.


A:
Dès mes 15 ans, je dessine des harpes électriques ; procédant par étapes, je

conçois la première electro acoustique en 74-75, puis la première solid-body en

79.















DCS: Cette recherche de modernisation de la musique celte (favorisant par la

même sa popularisation) est une véritable obsession chez toi. L'ouverture aux

autres cultures en est l'un des signes. Ton premier album « Reflets », métissé, se

révèlait déjà comme l'un des précurseurs de la « World Music ».


A:
J'ai préfacé la pochette de l'album « Reflets » sous forme d'un manifeste pour ce

qui s'est appelé plus tard « World-music », une musique enracinée dans son

propre héritage, influencée par les autres cultures et par les nouvelles

technologies.














DCS: Tu ne laisses aucune place au hasard et, perfectionniste, tu tiens à aller au

bout des choses. Cela se retrouve dans tes prestations « live ». Ainsi, par

exemple, depuis les années 80, tes créations scèniques au Festival interceltique de

 Lorient sont à chaque fois de grands moments d'exception.


A:
A chaque passage à ce Festival, j'ai essayé d'inclure mes nouvelles idées

musicales ; l'aspect expérimental est important, plutôt bien accepté par le public,

les journalistes ne sont pas tous aussi ouverts…











DCS: Certaines de tes chansons ont été reprises. « Tri martolod » est devenu « la

tribu de Dana », par exemple. Quel regard portes-tu là-dessus?


A:
L'honnêteté voudrait qu'il y ait collaboration non forcée et revendiquée des deux

côtés, malheureusement c'est rare.















DCS: Habitué à une carrière internationale qui t'a mené d'Europe en Amérique, en

 passant par l'Australie, je n'ai trouvé bizarrement aucune trace de spectacle au

niveau du Japon. Pourtant, depuis les années 70, tu y es très apprécié.


A:
J'ai vendu des disques au Japon depuis longtemps. Par contre mes différents

agents n'ont pas dû être très branchés Japon. C'est bien dommage si on pense

que les japonais ont été les principaux exportateurs de harpes celtiques un an

après mon album « Renaissance de la H.C. ».
















DCS: Dans cette lignée « internationale », ta prochaine date est celle du 24 Mai à

Prague.


A:
Puis la suivante sera à Cartagena au sud de l'Espagne.
















DCS: Côté hexagone, tu seras cet été (après un passage sur France 2 le 4 Juillet)

au Festival de Cornouaille (le 23 Juillet).


A:
Oui, avant une autre date en république tchèque et la dernière date du Explore

Tour sera à Carnac le 2 Août.















DCS: Ton actualité discographique, c'est tout d'abord la réédition de 6 albums en

fin d'année 2007.


A:
Après 4 autres albums déjà réédités, relookés, remasterisés.











DCS:Parle-nous de ton 22ème album, « Explore », à son tour plébiscité par de

nombreux médias.


A:
Un album qui ne correspondait à rien de préétabli dans l'esprit du public (pas plus

 que du mien).


Des ventes honorables dans le contexte, et surtout un très bon accueil des

versions live par un public bien peu versé dans l'électro-rock et choses voisines.












DCS: Ce que beaucoup savent moins, c'est qu'Alan Stivell, c'est aussi un écrivain.

A:
J'ai sorti un livre en 2003 « Telenn, la harpe bretonne », mais mon écriture, c'est

pour le moment surtout mes textes de chansons et autres musiques. J'essaie aussi

d'y mélanger des styles très différents en même temps que les langues : cette fois

Breton-Français-Anglais.











DCS: Et le Alan Stivell des années 2000, comment est-il? Est-il toujours

résolument tourné vers l'avenir? Qu'est-ce qui l'interpelle dans les musiques

actuelles?


A:
J'attends toujours de nouvelles techniques ou logiciels me permettant de continuer

 la découverte de terres musicales nouvelles. Je reste un enfant émerveillé par les

possibilités, mais depuis longtemps inquiet des techniques anti-humanité et

anti-monde.
















DCS: Dire que, tout en étant ouvert à l'universel, tu es profondément attaché à la

Bretagne est évidemment une vérité de Lapalice. Qu'as-tu envie de répondre à

ceux qui ne comprennent pas que l'on puisse défendre ses racines, sa langue, sans

 pour autant perdre une once d'ouverture, de respect et d'accueil des autres?


A:
Je crois qu'il reste un travail pour faire comprendre à certaines personnes qu'elles

 doivent admettre que si, elles-mêmes, ne voient pas de contradiction entre

l'universalisme ouvert et l'emploi et mise en valeur de langue et culture française,

cette logique peut (une autre lapalissade) tout autant s'appliquer à d'autres

cultures que la culture française !















DCS: Avec le recul, de quoi es-tu le plus fier, musicalement parlant? Est-ce

d'avoir été celui qui, avec ton père, a ré-introduit la harpe celtique en Bretagne?

Est-ce d'avoir permis la popularisation de la musique celte? Est-ce d'être devenu

une référence mondiale?

A:
Je ne suis fier de rien ; je suis heureux d'avoir plutôt eu de la chance, heureux que

cette chance m'ait permis d'avoir contribué à changer une vision négative en

vision positive de la Bretagne par les bretons et les autres.
















DCS: Et humainement parlant. Qu'aimerais-tu que l'on garde de toi?

A:
Qu'on reconnaisse en tous cas ma sincérité.












DCS: Merci, Alan.