Gender: Male
Status: Single
Age: 30
Sign: Sagittarius
City: PARIS
State: Ile-de-France
Country: FR
Signup Date: 2/28/2007
|
|
|
|
Wednesday, November 25, 2009
 |
J'aurais
pu parler du dernier concert d'un certain groupe belge auquel j'ai
assisté l'autre soir, mais je ne le ferai pas. Tout simplement,
parce qu'alors que j'étais au fond du gouffre, parce qu'alors que je
continuais tout de même à creuser comme le veut la formule
consacrée, j'eus à l'occasion de ces festivités un sursaut
d'espoir.
A
côté de moi, des gens, des inconnus. Y avait aussi Iyakashka sur ma
gauche. Mais elle, je la connaissais. Et sur notre droite se trouvait
une jeune femme, que dis-je, un ange. Son visage était parfait,
harmonieux, le reste idem. Et elle était juste à côté de moi. Nos
coudes se sont même parfois frôlés, lorsque nous dansions au son
des chansons trépidantes de notre groupe préféré. Nos regards se
sont même croisés. Une fois ! Oui oui, une fois ! Je balayais de
mon regard de velours la salle et c'est à ce moment-là que mon cœur
s'est emballé et...
Ma
grande qualité (ou défaut, c'est selon) est que je sais rester à
ma place. Je ne suis pas celui qui s'imposera, qui dégagera tout le
monde de son passage, toc toc badaboum me voilà. Et quand j'ai vu
cette fille se déhancher (on pourra disserter sur la qualité de son
déhanchement une prochaine fois, si vous le souhaitez, il semblerait
que cela porte à débat), j'ai dit bien haut et fort : "Cette
fille-là, mon vieux, elle est terrible". J'aurais pu dire "Ma
vieille", vu que la personne qui m'accompagnait ce soir-là
était de sexe féminin et raison de plus que j'ai bon goût c'est
qu'elle aussi l'a trouvée au sien, de goût. Or cet ange était
grand. Je veux dire très grand, genre, deux têtes plus que moi. Une
et demie si je me tiens bien droit. Et je sais par expérience que
les filles comme elles ne s'intéressent pas à des gars qui mesurent
un mètre et six cent quatre-quinze millimètres (1m69 1/2). Donc je
n'ai échafaudé aucun de mes plans d'approche, que tout le monde
m'envie. Parce que je sais rester à ma place. Et ne pas être
ridicule.
(oui,
je sais, je raconte n'importe quoi)
Une
fois le concert terminé, mon amie et moi prîmes un verre au café
attenant à la salle de concert , vite rejoints par le chanteur du
groupe et un autre ami, quand l'ange vint remercier et dire au revoir
au chanteur. Mon amie lui demanda son prénom (il commence par la
lettre M.) et lui dit combien elle la trouvait jolie. Ça la toucha
et elle fut rejointe par un Hobbit. Vous savez, ces petits êtres de
la Comté du Milieu aux pieds velus. J'en suis un, je sais les
reconnaître. A part qu'il était encore plus petit que moi. Et il
tint la jeune femme par la taille.
Le
Hobbit sortait avec l'Ange.
(silence)
(consternation)
(sanglots)
(serrage
de dents)
Et
sans crier gare, je criai : « Pourquoi ? Pourquoi ? »
Et
je surenchéris : « Moi aussi, je suis aussi poilu que lui, moi
aussi je suis petit. J'ai tout de petit chez moi, oui oui, tu m'as
bien entendu !
- Mais qui tu es toi ?, me dit l'Ange. - Je
suis Moi ! - Tu
es Toi ? - Non,
je suis Moi. Et j'ai mal. Mal au cœur que tu ne m'aies pas choisi,
plutôt que ce Hobbit ! - Mais
je ne te connaissais pas avant ce soir. Si je t'avais connu plus
tôt, bien évidemment que je serais avec toi. Tu es plus poilu. Tu
as tout de petit et j'aime ça !
Pardon,
cette chronique part en biberine. Je mélange la fiction et la
réalité, je ne sais pas ce qui m'arrive, trop de jus d'orange
peut-être.
Elle
est repartie aussi sec avec son Hobbit sous le bras et... je ne sais
plus ce que je voulais dire, trop de jus d'orange peut-être. Je l'ai
pas déjà dit, ça ?
La
phrase de conclusion : Les petits peuvent aussi pécho les grandes, à
condition de ne pas avoir peur du ridicule. Et comme le ridicule ne
tue pas et que ce qui ne te tue pas te rend plus fort, donc le
ridicule te rend plus fort !
(je
ne sais plus où j'ai lu ça, mais ça m'a fait sourire)
Powered by  | | English | | Albanian | | Arabic | | Bulgarian | | Catalan | | Chinese | | Croatian | | Czech | | Danish | | Dutch | | Estonian | | Filipino | | Finnish | | French | | Galician | | German | | Greek | | Hebrew | | Hindi | | Hungarian | | Indonesian | | Italian | | Japanese | | Korean | | Latvian | | Lithuanian | | Maltese | | Norwegian | | Polish | | Portuguese | | Romanian | | Russian | | Serbian | | Slovak | | Slovenian | | Spanish | | Swedish | | Thai | | Turkish | | Ukrainian | | Vietnamese |
|
|
|
|
Sunday, November 15, 2009
 |

15 Juin 2009
- Tu as des préférences pour les remplacements ? - Ben, dans l'idéal, je préfèrerais des remplacements courts en cycle 3 (ce2, cm1, cm2) -
Alors ce que je peux te proposer, à la rentrée, tu prendras un double
niveau, petite/grande section, en maternelle, donc. L'enseignante que
tu remplaces est en congé parental jusqu'au 15 octobre. Un mois et
demi... C'est court !
01 Septembre 2009
- Je suis le remplaçant pour la petite/grande section. - On ne t'a pas prévenu ? La structure de l'école a changé, tu prendras une petite section. -
Je vais faire mon premier remplacement avec des petits qui ne sont
jamais allés à l'école ? La première chose qu'ils verront de l'école,
c'est moi ? - Félicitations. Par contre, tu remplaces l'enseignante seulement pour dix jours, elle a écourté son congé. -
Ah oui ? Et quels rituels, quelles habitudes elle voudrait mettre en
place dans sa classe ? Parce qu'il ne faudrait pas déstabiliser les
gamins dès la rentrée ! - Je ne sais pas. - Ah !
10 Septembre 2009
- Allô ? - Oui, c'est l'Inspection. Demain, vous avez un remplacement en CP/CM1 à l'école Liberté. - Mais je devais terminer mon remplacement ici ! - La stagiaire de l'Iufm sera bien là, n'est-ce pas ? - Oui, mais c'est la première fois qu'elle verra la classe, elle devait la prendre toute seule que la semaine prochaine... - La maternelle n'est pas prioritaire.
11 Septembre 2009
- Je suis le remplaçant pour le CP/CM1. -
On ne vous attendait pas, on a dit aux élèves de rester chez eux
aujourd'hui, on ne pensait pas qu'ils auraient quelqu'un de disponible
à l'inspection, ils ne nous ont pas prévenus de votre venue ! Et puis,
c'est pas un CP/CM1, mais un CM1. Tenez, ils arrivent, vous aurez
seulement cinq élèves, ils ne pouvaient pas rester à la maison. - Cinq ? - Ça va être cool aujourd'hui, hein ?
21 Septembre 2009
Je
ne sais pas encore à quelle sauce je vais être mangé. Il est 8h, je me
tiens prêt, j'attends l'appel de l'Inspection. Pour ne pas perdre de
temps et aller le plus vite possible à l'école où je devrai effectuer
mon remplacement, j'attends au terminus des bus.
8h20,
toujours aucune nouvelle. Je devine que je n'irai pas aux Acacias,
ville où les écoles démarrent à 8h30. J'ai encore le choix entre La
Prairie St Danone et Gauloisville, qui ne commencent qu'à 9h00. Sinon,
j'irai dans mon école de rattachement, aider ici ou là, prendre des
petits groupes... J'ai comme une impression de déjà vu. Ah non, c'est
que j'ai relu "Le journal d'un remplaçant" de Martin Vidberg. J'ai avec moi le listing de toutes les écoles, adresses, numéros de téléphone, itinéraires...
8h50,
je monte dans le bus qui m'amènera à mon école de rattachement. Le bus
démarre, l'inspection appelle. Je suis affecté dans une école à
l'opposé de la direction vers laquelle je vais. Je fais signe au
chauffeur de s'arrêter, ce qu'il ne fera qu'à l'arrêt suivant,
forcément.
25 septembre 2009
La
première chose à faire en arrivant dans une classe, c'est prendre
connaissance de l'emploi du temps, des services de récréation. Ici, il
n'y en a pas. Je cherche alors le cahier journal, où sont notées les
activités faites par les élèves les jours précédents. Je ne le trouve
pas non plus. Le bureau est un véritable capharnaüm. Comme ma chambre.
D'un remplacement à un autre, on peut aller d'un extrême à un autre.
D'une classe extrêmement bien tenue (trop ?), avec progressions,
programmations, emploi du temps, etc. à une classe où il n'y a rien. Et
cette absence de rigueur s'en fait ressentir sur l'attitude des élèves.
En tout cas, là où j'ai atterri.
28 septembre 2009
- Donc vous allez prendre les deux classes, les moyens et les grands. - Comment ça deux classes ? -
Les deux maîtresses sont en congé pour raison de fête religieuse, alors
on a prévenu les parents pour qu'ils gardent leurs enfants. Vous
n'aurez pas les deux classes au complet, je vous rassure. Tout au plus
une trentaine. - D'accord...
*****
- Dis donc, toi, tu n'aurais pas une soeur et un frère qui sont à Joliot Curie (mon ancienne école), Mina et Rudy ? - Oui. - Oh, tiens donc !
29 septembre 2009
Pour
toute la semaine, je suis envoyé dans mon ancienne école, là où j'ai
passé les deux dernières années. J'hérite de la
classe de la collègue avec qui je m'entendais le mieux. Je
m'y sens tout de suite à l'aise. Je connais le lieu, les habitudes,
la plupart des collègues, je n'ai pas perdu de temps. Les enfants non
plus. Ils ont travaillé.
-
Vous ne me connaissez peut-être pas (ils sont en CP), à part Sarah...
J'ai eu ta sœur y a deux ans, Rebecca. Mais j'étais dans cette école
ces deux dernières années, je connais la directrice et je connais
encore mieux votre maîtresse, j'ai son numéro de téléphone, si quelque
chose ne va pas, je l'appelle et l'affaire est réglée. Alors "Don't
mess with me, ok ?"
( à suivre...)
Ps
: Le Professeur des Ecoles Remplaçant a le même statut qu'un professeur
des écoles normal, il n'est pas moins payé, c'est plutôt le contraire,
puisqu'il touche une prime de déplacement dès qu'il fait un
remplacement en dehors de son école de rattachement. De plus, et je le
rappelle, en cas de non remplacement, il touche tout de même sa
paye et doit se rendre à son école de rattachement pour aider des
collègues désireux de travailler en petits groupes avec ses élèves
(dans le meilleur cas).
Powered by  | | English | | Albanian | | Arabic | | Bulgarian | | Catalan | | Chinese | | Croatian | | Czech | | Danish | | Dutch | | Estonian | | Filipino | | Finnish | | French | | Galician | | German | | Greek | | Hebrew | | Hindi | | Hungarian | | Indonesian | | Italian | | Japanese | | Korean | | Latvian | | Lithuanian | | Maltese | | Norwegian | | Polish | | Portuguese | | Romanian | | Russian | | Serbian | | Slovak | | Slovenian | | Spanish | | Swedish | | Thai | | Turkish | | Ukrainian | | Vietnamese |
|
|
|
|
Thursday, November 12, 2009
 |
Mes
chaussettes sont dépareillées. Mon Lee Cooper déteint sur mes
nouvelles baskets qui couinent. J'ai acheté un manteau trop grand
et une casquette trop petite. La fille que j'embrasse avec la
langue n'est pas celle à qui je pense. Je n'ai plus de lait dans
le frigo. Mon aspirateur n'aspire plus. Y a juste mon boxer qui
est bien à sa place. Et encore, ce n'est pas le mien, je l'ai piqué
à mon père.
(et je pourrais continuer comme ça
indéfiniment.)
Powered by  | | English | | Albanian | | Arabic | | Bulgarian | | Catalan | | Chinese | | Croatian | | Czech | | Danish | | Dutch | | Estonian | | Filipino | | Finnish | | French | | Galician | | German | | Greek | | Hebrew | | Hindi | | Hungarian | | Indonesian | | Italian | | Japanese | | Korean | | Latvian | | Lithuanian | | Maltese | | Norwegian | | Polish | | Portuguese | | Romanian | | Russian | | Serbian | | Slovak | | Slovenian | | Spanish | | Swedish | | Thai | | Turkish | | Ukrainian | | Vietnamese |
|
|
|
|
Wednesday, October 21, 2009
 |
- JH ch
JF qui saura faire un dégradé du dos, je m'explique qui m'aimera
assez pour me raser les poils du dos, mais pas n'importe comment, il
faudra me les raser en dégradé, pour ne pas provoquer de fracture
de l'œil droit, en voyant la ligne de démarcation entre les zones
poilue et non poilue.
- JH ch JF qui ne me dira pas : "Tu
vas m'aimer, hein", trois jours après notre rencontre.
-
JH ch JF pas trop petite ni trop grande, ni trop jeune ni trop
vieille... JH ch JF quoi !
- JF ch JH, mais surtout pas celui
qui a écrit les trois précédentes annonces...
Powered by  | | English | | Albanian | | Arabic | | Bulgarian | | Catalan | | Chinese | | Croatian | | Czech | | Danish | | Dutch | | Estonian | | Filipino | | Finnish | | French | | Galician | | German | | Greek | | Hebrew | | Hindi | | Hungarian | | Indonesian | | Italian | | Japanese | | Korean | | Latvian | | Lithuanian | | Maltese | | Norwegian | | Polish | | Portuguese | | Romanian | | Russian | | Serbian | | Slovak | | Slovenian | | Spanish | | Swedish | | Thai | | Turkish | | Ukrainian | | Vietnamese |
|
|
|
|
Wednesday, October 14, 2009
 |
Alexandre
et Daphné s'étaient rencontrés dans un métro de la ligne 6, un
beau jour du mois d'octobre. Leurs regards se croisèrent une
première fois, station Daumesnil. Daphné écoutait une
baladodiffusion des Inrocks, tandis qu'Alexandre lisait "Tokyo
Montana Express" de Richard Brautigan. D'habitude, lui aussi
écoute de la musique dans le métro, mais suite à un concert qui a
martyrisé ses tympans, il leur avait octroyé quelques jours de
congé.
Daphné fit une remarque à propos du titre de son
livre : " Vous saviez que Mathias Malzieu, le chanteur de
Dionysos, s'est inspiré du bouquin que vous êtes en train de lire
pour une de leurs chansons ?"
Il répondit vivement :
"Mais oui, dans l'album "Western sous la neige" !
Ils
étaient au niveau de la station Corvisart, là où le métro est
aérien. c'est à ce moment-là qu'un formidable coup de foudre
retentit.
Il avait trouvé son Elle, elle avait trouvé son
Il.
Lui : C'est dommage, je descends à St Jacques. Elle :
C'est dommage, oui. Lui : Écoutez, je n'ai jamais fait ça, mais
je voudrais vous revoir. Donnons-nous rendez-vous à une heure et un
endroit bien précis. Je m'appelle Alexandre. Mais tous le monde
m'appelle Alex. Vous vous appelez ? Elle : Daphné. Mais tout le
monde m'appelle Daphné. Lui : Daphné, quel joli prénom,
Daphné... Écoutez Daphné. Pas de téléphone, pas de courriel.
Laissons le destin faire.
Il
lui chuchota à l'oreille droite le lieu et l'heure du rendez-vous.
Elle acquiesça en lui faisant un des plus beaux sourires qu'il lui
avait été donné de connaître.
Ai-je précisé qu'Alexandre faisait de l'équitation ?
Deux
jours plus tard, Alexandre s'était fait tout beau, il s'était rasé de près, il avait même rafraîchi la coupe de sa toison pubienne, c'était dire. Daphné s'était acheté de nouveaux dessous affriolants - Daphné n'est pas une Marie couche-toi là, mais elle peut faire des exceptions.
Alexandre
a toujours eu cette fâcheuse habitude d'arriver en retard. Il n'y
pouvait pas grand chose, c'était toujours comme ça, quoi qu'il
fasse. C'est pourquoi cette fois-ci, il avait tout fait pour ne pas
faire attendre sa belle, puisqu'il était arrivé en avance d'une
heure. Il fit le tour du quartier, jeta un œil sur les nouvelles
vitrines des grands magasins, il traversa le boulevard, le petit
bonhomme était rouge, il se prit en pleine face un bus qui passait
par là et qui n'avait pas anticipé la bêtise d'Alexandre.
Alexandre
aurait pu mourir sur le coup, mais non, il était encore conscient
lorsque le bus le traîna sur plusieurs mètres, qui le firent mourir
dans d'atroces souffrances.
Daphné
arriva avec un bon quart d'heure de retard, rien d'étonnant. Quand
elle ne vit pas arriver Alexandre, elle pensa qu'elle s'était encore
fait avoir par un homme. Sa confiance aux hommes ne s'en trouva que
plus réduite.
Elle
ne sut jamais ce qu'il était advenu d'Alexandre.
(variante
de cette histoire : une personne gagne au loto et se prend un camion
en sortant des bureaux de la Française des Jeux)
Powered by  | | English | | Albanian | | Arabic | | Bulgarian | | Catalan | | Chinese | | Croatian | | Czech | | Danish | | Dutch | | Estonian | | Filipino | | Finnish | | French | | Galician | | German | | Greek | | Hebrew | | Hindi | | Hungarian | | Indonesian | | Italian | | Japanese | | Korean | | Latvian | | Lithuanian | | Maltese | | Norwegian | | Polish | | Portuguese | | Romanian | | Russian | | Serbian | | Slovak | | Slovenian | | Spanish | | Swedish | | Thai | | Turkish | | Ukrainian | | Vietnamese |
|
|
|
|
Wednesday, October 14, 2009
 |
" Ah non, moi j'aimerais pas être dans une école où il n'y aurait que des garçons. Je suis bien dans une école mixte, où les garçons et les filles sont mélangés. Parce que si il n'y a que des garçons, on ne pourrait pas avoir de petites copines ! Et si on n'est qu'entre garçons, ben... on aurait alors des petits copains."
(Conclusion : Le Petit Nicolas est homosexuel.)
Powered by  | | English | | Albanian | | Arabic | | Bulgarian | | Catalan | | Chinese | | Croatian | | Czech | | Danish | | Dutch | | Estonian | | Filipino | | Finnish | | French | | Galician | | German | | Greek | | Hebrew | | Hindi | | Hungarian | | Indonesian | | Italian | | Japanese | | Korean | | Latvian | | Lithuanian | | Maltese | | Norwegian | | Polish | | Portuguese | | Romanian | | Russian | | Serbian | | Slovak | | Slovenian | | Spanish | | Swedish | | Thai | | Turkish | | Ukrainian | | Vietnamese |
|
|
|
|
Wednesday, October 07, 2009
 |
Le Petit Samy
- C'est ton vrai prénom ? (Samy
acquiesce) Oui ? (Samy acquiesce) J'ai connu un Samy déjà. Il était
méchant. Rien ne l'atteignait. Ça glissait comme l'eau sur les plumes
d'un canard. T'es pas aussi méchant, hein ? (Samy acquiesce) S'il te
plaît, ne me fais pas de mal. (Samy acquiesce)
Le Petit François Xavier
- Dis-moi que je peux t'appeler FX, s'il te plaît, s'il te plaît, s'il te plaît !
- Non.
- S'il te plaît, s'il te plaît, s'il te plaît ?
- Non.
- T'es pas même pas drôle, je te file une punition pour la peine.
Le Petit Merlin et la Petite Fanta
La tentation fut grande mais
contrairement à ce que préconisait Oscar Wilde, je n'ai pas cédé. (Oui,
il m'est arrivé quelque fois de tomber par hasard sur " L'ïle de la tentation"...). Je n'ai fait aucun jeu de mots concernant leurs prénoms, et ce n'était pas l'envie qui m'en manquait.
- Oh Merlin, dis-moi, tu n'as rien d'enchanteur... (je pouffe) Et arrête de te prendre pour le Roi, Merlin (je re-pouffe).
- Fanta, qu'est-ce que tu bois , du Fanta ? (je pouffe).
La Petite Anna
Après cinq ans d'enseignage...
d'enseignation... Bref, Anna fait partie de mon top 5 de mes élèves
préférés. Anna écrit des histoires (de belle façon, si on oublie les
fautes d'ortaugrafe), a fait du doublage, joue au théâtre, tout ça à dix ans. Je l'ai vue jouer. Et elle m'a mis sur le cul. Et je sais qu'un jour, je la retrouverai.
Le petit Axel
Ou quand je n'ai pas envie de
pouffer. J'ai vu la honte se dessiner sur le visage de cet élève
lorsqu'il a découvert qu'il portait le même prénom que moi. J'ai vu la
honte se dessiner sur mon visage, lorsque j'ai découvert que cet élève
était ô combien idiot. J'eus soudain une idée, comme ça, je décidai de
l'appeler Alex, pour voir comment il allait réagir. Sa réaction fut à
la hauteur de mes espérances : la colère remplaça la honte. Je lui
souhaitai la bienvenue dans le club "Mon prénom, c'est Axel, bordel de
m."
Powered by  | | English | | Albanian | | Arabic | | Bulgarian | | Catalan | | Chinese | | Croatian | | Czech | | Danish | | Dutch | | Estonian | | Filipino | | Finnish | | French | | Galician | | German | | Greek | | Hebrew | | Hindi | | Hungarian | | Indonesian | | Italian | | Japanese | | Korean | | Latvian | | Lithuanian | | Maltese | | Norwegian | | Polish | | Portuguese | | Romanian | | Russian | | Serbian | | Slovak | | Slovenian | | Spanish | | Swedish | | Thai | | Turkish | | Ukrainian | | Vietnamese |
|
|
|
|
Sunday, October 04, 2009
 |
C'est quoi ces messes
basses ? Elles ne peuvent pas en parler à voix haute, devant tout le
monde ? Pas de cachotteries, s'il vous plait.
Elle m'a dit « Je
vais te taquiner ce soir, j'ai envie de te taquiner ce soir. »
En souvenir de quoi ? Du
bon vieux temps ? Comme quand on était ensemble ?
Ça ne veut plus passer.
Je pensais que ça passerait, mais non, ça ne passe pas, ça ne
passe plus.
Avant ça passait, mais
plus maintenant.
Avant, il me suffisait de
mettre du temps, de la distance entre la personne concernée et moi,
et c'en était fait. Mais pas là.
Deux mois sans lui
parler, sans lui envoyer de messages, à faire le mort, pour faire passer la pilule, oublier, tourner la page... j'adore cette métaphore, tourner la page...
L'autre jour, là où je
faisais un énième remplacement, y avait cette fille qui m'a adressé
la parole, j'ai alors pensé qu'elle me draguait, parce que quand une
fille s'adresse à moi, forcément, je pense qu'elle s'intéresse à
moi. Du coup, je l'ai invitée à boire un verre après le boulot, ce qu'elle a
accepté.
[J'ai toujours été
aveugle, je ne voyais pas les signes. Et maintenant que je les vois...]
On est allé chez elle,
on a baisé. Je n'ai pas passé la nuit chez elle. Tu comprends, je
travaille demain matin... J'avais oublié qu'elle aussi. Nous nous
sommes retrouvés à suivre la même conférence ennuyeuse un
mercredi matin. J'ai fait semblant de ne pas la voir.
J'ai changé. Je suis
capable de baiser une fille que je n'aime pas, qui ne m'attire pas
plus que ça, de partir comme un voleur et de ne ressentir aucun
remords. Je suis fier de moi.
Mais tout ça ne m'a rien
fait oublier. Bien au contraire.
Hier soir, quand je me
suis retrouvé assis sur le canapé à côté d'elle, tout m'est
revenu.
Nous avons des amis en
commun. On ne va pas les forcer à faire deux pendaisons de
crémaillère. Et puis je l'ai répété, y a aucun problème entre
elle et moi, tout est réglé.
C'est ce que je croyais.
Elle est partie avant moi
de la soirée. Elle est restée un moment avec notre hôte sur le pas
de la porte. Elles chuchotaient. J'ai bien tenté de tendre l'oreille
et de saisir au vol quelques bribes de phrases, mais rien. J'ai cru
entendre « il », « tu l'as revu ». Elle voit
forcément quelqu'un d'autre. Mais qui ?
Je n'ai plus dit un seul
mot de toute la soirée. Je cogitais, je travaillais du ciboulot. Je
pense trop.
Au secours, ça ne passe
pas. Ça a toujours passé jusqu'à présent. Mais là, ça ne veut pas passer.
Powered by  | | English | | Albanian | | Arabic | | Bulgarian | | Catalan | | Chinese | | Croatian | | Czech | | Danish | | Dutch | | Estonian | | Filipino | | Finnish | | French | | Galician | | German | | Greek | | Hebrew | | Hindi | | Hungarian | | Indonesian | | Italian | | Japanese | | Korean | | Latvian | | Lithuanian | | Maltese | | Norwegian | | Polish | | Portuguese | | Romanian | | Russian | | Serbian | | Slovak | | Slovenian | | Spanish | | Swedish | | Thai | | Turkish | | Ukrainian | | Vietnamese |
|
|
|
|
Tuesday, September 15, 2009
 |
* Même le
lundi je sors, je ne peux pas m'en empêcher. Hier soir, c'était
pour un apéro-anniversaire, genre de soirées pour trentenaires qui
ne veulent pas se coucher trop tard, genre moi qui ai pratiquement
tenu ma promesse de m'endormir avant minuit. En fait, j'éteins les
lumières à minuit. J'écoute alors la radio, tripote parfois mon
joujou d'amour ou bien bouquine un petit quart d'heure pour trouver
le sommeil, si les deux premiers n'ont pas marché.
A cette
soirée, j'ai revu trois personnes avec qui je faisais du théâtre
l'année dernière, on a parlé de mon fameux départ de cet atelier.
Pourtant je m'étais promis de ne pas en parler si je les croisais,
mais ils m'ont forcé à dire du mal, c'est pas ma faute, j'ai pas fait exprès...
Tout ça pour dire, à
peine rentré dans l'appartement, une petite fille de 4 ans me montre
du doigt et dit : "Oh mais je le connais, c'est Axel, il était
dans mon école. Mais oui, il a remplacé ma maîtresse, un après
midi, la semaine dernière !" Ce qui était la vérité, à part
que je ne me souvenais absolument pas de cette petite
fille.
Conclusion : Les élèves deviennent des fantômes et
si je commence à croiser des élèves en soirée, ça va être la
Berezina. (le pire venant quand je draguerai une de mes anciennes élèves sans la reconnaître...)
* Cet après-midi, j'ai ouvert la porte de la
classe pour ensuite annoncer à mes élèves qu'ils pouvaient sortir,
je leur ai alors tourné le dos. Monumentale erreur. Des petits bouts
de gomme se sont heurtés à moi, comme par aimantés par une force
invisible, qui aurait pu être mon charme international, mais pas en
cette occasion. (Les deux coupables ont été dénoncés par la classe dans son intégralité, celle-ci non désireuse de faire des heures sup', passées seize heures et trente minutes... Elle est belle la France !)
* Happy Birthday to me. Cinq ans, jour
pour jour, ou presque que je suis ce que je suis, professionnellement
parlant, j'entends. Les bouts de gomme, c'était peut-être pour ça,
pour fêter ce jour historique ?
* Parfois, je regarde
certains élèves et je me dis : Mais qu'est-ce qu'ils sont cons.
Qu'est-ce qu'ils ont dans la tête ? Je ne perçois que du vide. Je
prends plus la peine de les comprendre, de les connaître. Je m'en fous, dans deux jours
je ne les vois plus.
* Dès la rentrée, j'ai repéré ce
gamin, trois ans, premiers jours à l'école, je parle à sa mère, à
la dirlo, on fait venir une psy, je pars ailleurs, sans trop savoir
ce qu'il adviendra de ce gamin. Je pourrais appeler, certes, mais le
ferai-je ?
* J'ai voulu me détacher. S'il y a bien
quelque chose que j'ai réussi en ce début d'année, c'est ça. Je
me suis détaché. Objectif atteint.
Powered by  | | English | | Albanian | | Arabic | | Bulgarian | | Catalan | | Chinese | | Croatian | | Czech | | Danish | | Dutch | | Estonian | | Filipino | | Finnish | | French | | Galician | | German | | Greek | | Hebrew | | Hindi | | Hungarian | | Indonesian | | Italian | | Japanese | | Korean | | Latvian | | Lithuanian | | Maltese | | Norwegian | | Polish | | Portuguese | | Romanian | | Russian | | Serbian | | Slovak | | Slovenian | | Spanish | | Swedish | | Thai | | Turkish | | Ukrainian | | Vietnamese |
|
|
|
|
Wednesday, September 09, 2009
 |
Salut à vous, ô
lecteurs adorés, réguliers, occasionnels ou perdus.
Empli de bonnes
intentions, j'avais projeté d'écrire tous les jours pour vous
conter les inénarrables aventures d'un remplaçant, ce que je suis
devenu en cette nouvelle rentrée scolaire. Mais j'ai (encore) changé
d'avis. Cela dit, je vous conseille de lire "Le Journal d'un
Remplaçant" de Martin Vidberg, qui vous en dira un peu plus sur
le calvaire que ce statut peut représenter, non sans humour, je vous
rassure (ou pas).
Or, il s'avère
que j'ai bien mieux à faire présentement.
Non non, je ne
suis pas submergé par le travail, (pas encore), ça serait mentir.
Quand bien même, je me souviens du temps où j'avais vraiment du
travail à accomplir (celui-là même pour lequel je suis payé), je
trouvais toujours le moyen pour satisfaire mes envies d'écriture, de
concerts, de fêtes, de voyages, de débauche, etc. Poussé par des
bonnes âmes et désirant me rapprocher d'un idéal qui me paraissait
alors inaccessible, mais qui ne l'est pas tant que ça si on s'en
donne les moyens, j'ai passé une bonne partie de l'été à me dorer
au soleil, laissant de charmantes donzelles profiter de la vue de mon
torse et mon dos velus, mais aussi à compiler tous les textes (même
les plus mauvais) que j'ai pu écrire durant ces cinq dernières
années. Mon principal travail fut de les lire et les relire, moi qui
ai tendance à oublier les bêtises que je peux écrire, et à en
dégager la substantifique moelle. Dans quel but, vous demandez-vous
? Pas pour en faire un recueil de micro-fictions, quoique... Certains
ne sont pas sans savoir que l'année dernière, j'ai repris la
pratique du théâtre (avec plus ou moins de bonheur). Et donc, ne
voilà-t-y-pas que je me suis en tête de créer un spectacle de
théâtre, à partir des fabuleuses histoires qui ont pu naître de
mon cerveau malade.
Voilà pourquoi il y aura
(a eu) un silence relatif sur ce blog. Je voulais dire quelque chose
d'autre, mais je ne m'en souviens plus, ce ne devait pas être très
important.
A bientôt quand même,
Axel(ito)
Ps : Alors même que
j'annonce ma retraite, je sais très bien que je ne pourrai
m'empêcher de pondre quelques textes qui soulageront ma conscience
dans les prochaines semaines. C'est pathétique.
Pps : En espérant que
toutes ces bonnes intentions ne soient pas qu'un feu de paille (comme
il y a pu y en avoir dans le passé), auquel cas vous aurez le droit
de me botter les fesses ou de m'infliger la correction de votre choix
(ce que certains ne manqueront pas, je le sais déjà).
Powered by  | | English | | Albanian | | Arabic | | Bulgarian | | Catalan | | Chinese | | Croatian | | Czech | | Danish | | Dutch | | Estonian | | Filipino | | Finnish | | French | | Galician | | German | | Greek | | Hebrew | | Hindi | | Hungarian | | Indonesian | | Italian | | Japanese | | Korean | | Latvian | | Lithuanian | | Maltese | | Norwegian | | Polish | | Portuguese | | Romanian | | Russian | | Serbian | | Slovak | | Slovenian | | Spanish | | Swedish | | Thai | | Turkish | | Ukrainian | | Vietnamese |
|
|
|
|
Tuesday, September 01, 2009
 |
........
Non, c'est vrai quoi, si
j'ai choisi de faire ce que je fais, c'est à cause des vacances.
Imaginez, deux mois l'été, deux semaines tous les 2 mois. La
sécurité de l'emploi, tout ça.
Non, c'est vrai quoi, si
j'ai demandé à faire le remplaçant cette année, c'est parce que
je voulais pas en foutre une rame, faire seulement de
l'occupationnel... ouh le gros mot. De la garderie, quoi. Certains
diront que je veux me rapprocher de Dewey Finn. A part que j'ai même
pas envie de faire de la musique avec mes élèves. Et c'est pas
faute de lui ressembler, et c'est pas moi qui le dis, ce sont mes
anciens prisonniers.
Je veux me la couler
douce.
Avant les vacances, on
m'avait pourtant dit que j'aurais des élèves de moyenne et grande
sections, pendant deux mois. Et qu'est-ce que j'ai fait durant ces
huit semaines estivales ? Rien. Professionnellement parlant,
j'entends. Parce que pour le reste... Je me suis doré au soleil,
j'ai bouquiné, siroté des bières et mangé des pizzas au bord de
mer, mais je n'ai pas ouvert un seul bouquin pédagogique ni lu le
préambule aux programmes de notre cher ministre fraîchement nommé.
Alors quand on m'a
annoncé ce matin qu'il y avait un changement au programme, que je
n'aurai qu'une classe de petite section pendant huit jours, je me
suis dit : « Bordel, je suis un visionnaire, j'ai bien fait de
mettre mes pieds en éventail voir si mes cors pouvaient s'envoler au
gré du vent d'est. En plus, ils vont dormir toute l'après-midi, ce
qui me laissera le temps de... ne rien faire ! Cet après midi,
j'étais tellement occupé à préparer ma rentrée que j'ai terminé
mon bouquin. Toujours curieux de lire un livre écrit par quelqu'un
qu'on connait, on reconnaît la personne à qui le livre est dédié,
une anecdote qu'on a entendue raconter...
Demain, qu'est-ce que je
fais ? Je ne fais rien, c'est entendu.
Powered by  | | English | | Albanian | | Arabic | | Bulgarian | | Catalan | | Chinese | | Croatian | | Czech | | Danish | | Dutch | | Estonian | | Filipino | | Finnish | | French | | Galician | | German | | Greek | | Hebrew | | Hindi | | Hungarian | | Indonesian | | Italian | | Japanese | | Korean | | Latvian | | Lithuanian | | Maltese | | Norwegian | | Polish | | Portuguese | | Romanian | | Russian | | Serbian | | Slovak | | Slovenian | | Spanish | | Swedish | | Thai | | Turkish | | Ukrainian | | Vietnamese |
|
|
|
|
Monday, August 31, 2009
 |
Comme
à chaque nouvelle année scolaire, civile, comme à chaque lendemain
d'anniversaire, il est de bon aloi de prendre des résolutions que
nous ne tiendrons évidemment pas pour la plupart... quoique... qui
aurait parié un kopeck qu'un an après, je continuasse à courir une
à deux fois par semaine, même pendant les grandes vacances, que je
perdisse huit kilogrammes sans les reprendre, que je poursuivusse mon
incroyable carrière théâtrale...
Voilà donc une énième
liste, en espérant que dans le lot, il y en ait une ou deux que je
tienne :
- Me coucher avant minuit, les veilles d'école. (je
crois que c'est bien parti) - Repérer les gens très très
méchants et les éviter. (je me comprends) - Ne pas sortir les
veilles d'école. (où vais-je, déjà, ce jeudi soir ?) -
Économiser assez d'argent pour me mettre en dispo l'année prochaine
(à 50% ? à 80% ?) - Laver immédiatement ma vaisselle après
chaque repas. (traduction : arrêter l'élevage de champignons) -
Lire la fin d'un bouquin qu'un certain photographe m'a prêté en
novembre dernier. (le problème, c'est que je ne me souviens plus du
début) - Passer moins de temps sur internet. (ça aussi, je suis
bien parti pour) - Ne plus perdre de temps. (voir précédente
ligne) - Écrire ma putain de pièce et la jouer (ce qui fait écho
à "Envoyer mes écrits chez les éditeurs, chose que je n'ai
(jamais) pas encore faite...) - Ne plus me plaindre. (je me fais
rire moi-même) - Perdre à nouveau huit mille grammes. (ou 800
000 mg) - Vaincre ma crainte de l'objet qui fait office de
téléphone et qui se porte et oser appeler les gens au lieu
d'envoyer des messages courts. (genre, ça fait 15 jours que je dois
appeler quelqu'un et je ne l'ai toujours pas fait) - Me barrer de mon studio. (être propriétaire,
acheter un chien, me mettre en couple, avoir des enfants...) -
Prendre les choses moins à cœur. (comme l'eau qui coule sur les
plumes du canard) - Ne pas balancer d'élèves par la fenêtre.
(ni leur coincer les doigts dans la porte).
J'en
passe et pas forcément des meilleures.
Powered by  | | English | | Albanian | | Arabic | | Bulgarian | | Catalan | | Chinese | | Croatian | | Czech | | Danish | | Dutch | | Estonian | | Filipino | | Finnish | | French | | Galician | | German | | Greek | | Hebrew | | Hindi | | Hungarian | | Indonesian | | Italian | | Japanese | | Korean | | Latvian | | Lithuanian | | Maltese | | Norwegian | | Polish | | Portuguese | | Romanian | | Russian | | Serbian | | Slovak | | Slovenian | | Spanish | | Swedish | | Thai | | Turkish | | Ukrainian | | Vietnamese |
|
|
|
|
Thursday, July 23, 2009
 |
- Un poil blanc s'est infiltré parmi ceux de mon dos. Plus grand, plus fort, plus solide. Je le hais.
*****
- Quand tu mets des jours, genre huit ou neuf, quand tu mets des kilomètres, genre huit cents, entre toi et ce qui t'a flingué la tête un certain jour du mois de juillet, t'as beau dire, t'as beau pas y croire, ça cicatrise. Plus dur sera le retour.
*****
- Antonio Lobo Antunes a pompé toutes mes histoires. Même celles que je n'ai pas encore écrites.
*****
- Yesterday I went to the bitch... I mean... the beach. Bitch, ça veut dire salope. Pas pute. J'ai toujours préféré les salopes aux putes. D'où toutes mes déconvenues sentimentales. Si j'avais préféré les putes aux salopes, j'aurais su où mettre les pieds en rentrant. Où ça ? Je vous laisse répondre à cette interrogation. Amis de la poésie...
*****
- Hier, au déjeuner :
Lui : Mais y a un moyen pour que les pièces dans lesquelles tu joues touche un auditoire plus large que celui de tes amis ?
Moi : Je fais du théâtre amateur... Même si je voulais, y aurait toujours le problème de mon boulot, on peut dire tout ce qu'on veut, mon emploi du temps n'est pas flexible. A moins qu'on organise les répétitions en fonction de mes heures de cours, alors je pourrais faire du théâtre "professionnel".
Lui : ...
Moi : Ce qui n'arrivera pas... Je pourrai avoir encore du vin, s'il vous plaît ?
*****
Cet été, je ne suis pas parti. Je passe seulement mes deux mois de vacances entre Marseille, Bandol et Manosque. La mer, la campagne, la plage, le soleil, les ballades en vélo... A part ça, moi, Parisien durant l'année scolaire, je me plains parce que je ne pars pas.
*****
La semaine dernière, je ronchonnais. Y a deux ans, au Togo, j'étais celui qui ronchonnais (mais je mangeais tout ce qu'on me donnait, même la chèvre qu'ils ont (mal) égorgée dans la cour de la maison), etc. Je viens de me rendre compte que je n'arrête pas de ronchonner, de me plaindre : ça m'énerve. Tiens, je me plains. Je me plains de me plaindre. Faudrait faire quelque chose. Allô ? Antonio ? Oui, je sais, tu as déjà écrit une chronique sur les gens qui se plaignent de se plaindre.
*****
On se fait quand même chier, tout seul, à la plage, à neuf heures et demie du mat'. En plus, l'eau est froide, en ce moment y a du vent, c'est gris, mais ça se relève sur les coups des onze heures. C'est quoi qui flotte dans l'eau, là ? Tu crois que si je reste assez au soleil, mes cheveux redeviendront blonds, comme quand j'étais petit ? Naturellement ? Quinze minutes pile, quinze minutes face. On ne se rend pas compte de la difficulté pour des gars poilus comme moi de s'appliquer de la crème sur le torse et le dos. Personne ne veut le faire à notre place d'ailleurs. Les poils... Encore si c'était uniforme, mais même pas. Y a des endroits bronzés et d'autres pas bronzés...
...
Mon Dieu, je me fatigue tout seul. Le début de la fin.
Powered by  | | English | | Albanian | | Arabic | | Bulgarian | | Catalan | | Chinese | | Croatian | | Czech | | Danish | | Dutch | | Estonian | | Filipino | | Finnish | | French | | Galician | | German | | Greek | | Hebrew | | Hindi | | Hungarian | | Indonesian | | Italian | | Japanese | | Korean | | Latvian | | Lithuanian | | Maltese | | Norwegian | | Polish | | Portuguese | | Romanian | | Russian | | Serbian | | Slovak | | Slovenian | | Spanish | | Swedish | | Thai | | Turkish | | Ukrainian | | Vietnamese |
|
|
|
|
Thursday, July 09, 2009
 |
- Fais-moi
rire, s'il te plaît.
- Et
pourquoi j'te ferais rire, comme ça, sur commande ?
- Parce
que ça va pas, en ce moment. J'suis déprimé. Ça se lit sur ma
gueule, non ? Je dors plus, je ne mange... si, quand même, je
mange, j'arrête pas de penser à elle, j'écris que des textes
déprimants, tout ça parce que je suis déprimé, je trouve même
pas de synonymes au mot « déprimé », tellement je le
suis.
- Tu
connais l'histoire de...
- Je
n'ai pas même pas...
- Mais
je la connais, je le sais, fais-moi rire, allez, ne te fais pas
prier.
- La
dernière fois que j'ai baisé, c'était y a deux ans et la fille
m'a refilé une hépatite, je suis en fin de droits, je vais plus
toucher les Assedics, je vis dans une chambre de bonne au sixième
étage sans ascenseur, le petit chat est mort, je perds mes cheveux,
j'ai arraché mon premier poil blanc de mon pubis, ma mère achète
encore mes sous-vêtements.
- Bizarrement,
ça ne me fait pas rire, mais je vais beaucoup mieux.
- Surtout
ne change pas, ok ? Ne change surtout pas.
Powered by  | | English | | Albanian | | Arabic | | Bulgarian | | Catalan | | Chinese | | Croatian | | Czech | | Danish | | Dutch | | Estonian | | Filipino | | Finnish | | French | | Galician | | German | | Greek | | Hebrew | | Hindi | | Hungarian | | Indonesian | | Italian | | Japanese | | Korean | | Latvian | | Lithuanian | | Maltese | | Norwegian | | Polish | | Portuguese | | Romanian | | Russian | | Serbian | | Slovak | | Slovenian | | Spanish | | Swedish | | Thai | | Turkish | | Ukrainian | | Vietnamese |
|
|
|
|
Wednesday, July 08, 2009
 |
Non
mais quelle idée d'aller voir ce film en matinée. Je veux dire, en
plein après-midi de vacances scolaires. Mais où avais-je donc la
tête ? Ok, j'adore dormir dans les cinémas, j'y dors mieux que dans
mon lit, quel que soit le film, bon ou mauvais, mais j'aurais dû y
penser.
Ça commence dans la file d'attente, je me trouve
derrière une mère et trois enfants - deux garçons et une fille,
15, 12 et 9 ans à la louche -. L'aîné m'a l'air un peu limité, il
a de l'acné et se rase la moustache, le cadet s'exprime très mal et
la benjamine n'arrête pas de balancer ses bras, si bien que je suis
obligé de reculer pour ne pas me prendre sa main dans mes parties
génitales.
Il pleut.
Derrière moi, une petite fille,
qui n'arrête pas de me heurter avec son parapluie. La mère ne dit
rien. Mais je garde mon contrôle, j'ai déjà fait du grabuge dans
mon ancienne école, il ne faudrait pas que je perde encore mes
moyens. (pour mémoire, un doigt coupé, deux nez pétés, un bras
cassé, trois tympans percés, tout ça, sans faire exprès, bien
évidemment).
L'ouvreuse est débordée. Elle tente de
contenir les loubards du quartier. Les loulous, les loubards du XXe.
Douze ans, pas plus. Petits cons de resquilleurs.
Je rentre
dans la salle, je me place au bout du dernier rang, près de la
sortie, on ne sait jamais. Je tente de me plonger dans la lecture
d'un roman d'une fille qui m'a vu au théâtre et qui a aimé ma
prestation, je jette un œil sur les bandes annonces, un film avec
des hamsters agents secrets, un apprenti sorcier qui porte une
cicatrice ridicule sur le front, un dessin animé français avec des
espionnes lycéennes... Je suis consterné. Un gamin devant moi
n'arrête pas de sautiller sur son siège à la vue du dernier Harry
Potter. Il est tout excité. Encore heureux pour sa mère qu'il ne
connaisse pas encore l'existence de la masturbation.
La
projection est un orchestre dissonant de mâchage de pop corn et
autres friandises, les jeunes cons de douze ans, premier et deuxième
rangs, n'arrêtent pas de parler, de jouer avec leurs cellulaires et je n'arrive pas à dormir, bordel de
mercredi. Le film me fait vaguement sourire, mon esprit s'évade, je
regarde l'heure, le gamin de devant s'excite encore sur son siège.
Un adulte perd patience, il prend par le cou un des jeunes sauvageons
et le sort manu militari de la salle, ses autres potes les suivent,
personne ne bouge, à peine un « monsieur... » ou un
« ils vont pas nous faire chier longtemps ». Je ne bouge
pas. J'espère qu'en sortant, je ne me salirai pas mes chaussures
dans la flaque de sang appartenant à cet adulte, qui se sera fait
saigné à blanc par ces jeunes, même pas de banlieue. La gangrène
a même pris dans Paris, la France part à vau-l'eau, ma bonne dame,
on est en sécurité nulle part. A quoi ça sert de payer tant
d'impôts, si c'est pour ne pas se sentir en sécurité. J'ai trouvé
la solution, il faudrait envoyer tous ces petits cons sur une île
déserte et les obliger à s'entretuer, ça leur apprendrait la vie
et le respect. Il n'y a plus de respect, on ne respecte plus ses
aînés. Carine C. me l'avait bien dit, quand je lui avais mal parlé.
Nous étions en seconde et elle avait neuf mois de plus que moi.
Powered by  | | English | | Albanian | | Arabic | | Bulgarian | | Catalan | | Chinese | | Croatian | | Czech | | Danish | | Dutch | | Estonian | | Filipino | | Finnish | | French | | Galician | | German | | Greek | | Hebrew | | Hindi | | Hungarian | | Indonesian | | Italian | | Japanese | | Korean | | Latvian | | Lithuanian | | Maltese | | Norwegian | | Polish | | Portuguese | | Romanian | | Russian | | Serbian | | Slovak | | Slovenian | | Spanish | | Swedish | | Thai | | Turkish | | Ukrainian | | Vietnamese |
|
|
|
|