MySpace

Aujourd'hui, il fait gris... (fragments, brouillons, ébauches...)

Axel

Axel Ito


Last Updated: 8/3/2009

Send Message
Instant Message
Email to a Friend
Subscribe

Gender: Male
Status: Single
Age: 30
Sign: Sagittarius

City: PARIS
State: Ile-de-France
Country: FR
Signup Date: 2/28/2007

Blog Archive
[Older      Newer]
 /  / 
Wednesday, November 25, 2009 

J'aurais pu parler du dernier concert d'un certain groupe belge auquel j'ai assisté l'autre soir, mais je ne le ferai pas. Tout simplement, parce qu'alors que j'étais au fond du gouffre, parce qu'alors que je continuais tout de même à creuser comme le veut la formule consacrée, j'eus à l'occasion de ces festivités un sursaut d'espoir.

A côté de moi, des gens, des inconnus. Y avait aussi Iyakashka sur ma gauche. Mais elle, je la connaissais. Et sur notre droite se trouvait une jeune femme, que dis-je, un ange. Son visage était parfait, harmonieux, le reste idem. Et elle était juste à côté de moi. Nos coudes se sont même parfois frôlés, lorsque nous dansions au son des chansons trépidantes de notre groupe préféré. Nos regards se sont même croisés. Une fois ! Oui oui, une fois ! Je balayais de mon regard de velours la salle et c'est à ce moment-là que mon cœur s'est emballé et...

Ma grande qualité (ou défaut, c'est selon) est que je sais rester à ma place. Je ne suis pas celui qui s'imposera, qui dégagera tout le monde de son passage, toc toc badaboum me voilà. Et quand j'ai vu cette fille se déhancher (on pourra disserter sur la qualité de son déhanchement une prochaine fois, si vous le souhaitez, il semblerait que cela porte à débat), j'ai dit bien haut et fort : "Cette fille-là, mon vieux, elle est terrible". J'aurais pu dire "Ma vieille", vu que la personne qui m'accompagnait ce soir-là était de sexe féminin et raison de plus que j'ai bon goût c'est qu'elle aussi l'a trouvée au sien, de goût. Or cet ange était grand. Je veux dire très grand, genre, deux têtes plus que moi. Une et demie si je me tiens bien droit. Et je sais par expérience que les filles comme elles ne s'intéressent pas à des gars qui mesurent un mètre et six cent quatre-quinze millimètres (1m69 1/2). Donc je n'ai échafaudé aucun de mes plans d'approche, que tout le monde m'envie. Parce que je sais rester à ma place. Et ne pas être ridicule.

(oui, je sais, je raconte n'importe quoi)

Une fois le concert terminé, mon amie et moi prîmes un verre au café attenant à la salle de concert , vite rejoints par le chanteur du groupe et un autre ami, quand l'ange vint remercier et dire au revoir au chanteur. Mon amie lui demanda son prénom (il commence par la lettre M.) et lui dit combien elle la trouvait jolie. Ça la toucha et elle fut rejointe par un Hobbit. Vous savez, ces petits êtres de la Comté du Milieu aux pieds velus. J'en suis un, je sais les reconnaître. A part qu'il était encore plus petit que moi. Et il tint la jeune femme par la taille.

Le Hobbit sortait avec l'Ange.

(silence)

(consternation)

(sanglots)

(serrage de dents)

Et sans crier gare, je criai : « Pourquoi ? Pourquoi ? »
Et je surenchéris : « Moi aussi, je suis aussi poilu que lui, moi aussi je suis petit. J'ai tout de petit chez moi, oui oui, tu m'as bien entendu !

- Mais qui tu es toi ?, me dit l'Ange.
- Je suis Moi !
- Tu es Toi ?
- Non, je suis Moi. Et j'ai mal. Mal au cœur que tu ne m'aies pas choisi, plutôt que ce Hobbit !
- Mais je ne te connaissais pas avant ce soir. Si je t'avais connu plus tôt, bien évidemment que je serais avec toi. Tu es plus poilu. Tu as tout de petit et j'aime ça !

Pardon, cette chronique part en biberine. Je mélange la fiction et la réalité, je ne sais pas ce qui m'arrive, trop de jus d'orange peut-être.

Elle est repartie aussi sec avec son Hobbit sous le bras et... je ne sais plus ce que je voulais dire, trop de jus d'orange peut-être. Je l'ai pas déjà dit, ça ?

La phrase de conclusion : Les petits peuvent aussi pécho les grandes, à condition de ne pas avoir peur du ridicule. Et comme le ridicule ne tue pas et que ce qui ne te tue pas te rend plus fort, donc le ridicule te rend plus fort !

(je ne sais plus où j'ai lu ça, mais ça m'a fait sourire)

Sunday, November 15, 2009 


15 Juin 2009


- Tu as des préférences pour les remplacements ?

- Ben, dans l'idéal, je préfèrerais des remplacements courts en cycle 3 (ce2, cm1, cm2)

- Alors ce que je peux te proposer, à la rentrée, tu prendras un double niveau, petite/grande section, en maternelle, donc. L'enseignante que tu remplaces est en congé parental jusqu'au 15 octobre. Un  mois et demi... C'est court !



01 Septembre 2009


- Je suis le remplaçant pour la petite/grande section.

- On ne t'a pas prévenu ? La structure de l'école a changé, tu prendras une petite section.

- Je vais faire mon premier remplacement avec des petits qui ne sont jamais allés à l'école ? La première chose qu'ils verront de l'école, c'est moi ?

- Félicitations. Par contre, tu remplaces l'enseignante seulement pour dix jours, elle a écourté son congé.

- Ah oui ? Et quels rituels, quelles habitudes elle voudrait mettre en place dans sa classe ? Parce qu'il ne faudrait pas déstabiliser les gamins dès la rentrée !

- Je ne sais pas.

- Ah !



10 Septembre 2009


- Allô ?

- Oui, c'est l'Inspection. Demain, vous avez un remplacement en CP/CM1 à l'école Liberté.

- Mais je devais terminer mon remplacement ici !

- La stagiaire de l'Iufm sera bien là, n'est-ce pas ?

- Oui, mais c'est la première fois qu'elle verra la classe, elle devait la prendre toute seule que la semaine prochaine...

- La maternelle n'est pas prioritaire.



11 Septembre 2009


- Je suis le remplaçant pour le CP/CM1.

- On ne vous attendait pas, on a dit aux élèves de rester chez eux aujourd'hui, on ne pensait pas qu'ils auraient quelqu'un de disponible à l'inspection, ils ne nous ont pas prévenus de votre venue ! Et puis, c'est pas un CP/CM1, mais un CM1. Tenez, ils arrivent, vous aurez seulement cinq élèves, ils ne pouvaient pas rester à la maison.

- Cinq ?

- Ça va être cool aujourd'hui, hein ?



21 Septembre 2009


Je ne sais pas encore à quelle sauce je vais être mangé. Il est 8h, je me tiens prêt, j'attends l'appel de l'Inspection. Pour ne pas perdre de temps et aller le plus vite possible à l'école où je devrai effectuer mon remplacement, j'attends au terminus des bus.


8h20, toujours aucune nouvelle. Je devine que je n'irai pas aux Acacias, ville où les écoles démarrent à 8h30. J'ai encore le choix entre La Prairie St Danone et Gauloisville, qui ne commencent qu'à 9h00. Sinon, j'irai dans mon école de rattachement, aider ici ou là, prendre des petits groupes... J'ai comme une impression de déjà vu. Ah non, c'est que j'ai relu "Le journal d'un remplaçant" de Martin Vidberg.

J'ai avec moi le listing de toutes les écoles, adresses, numéros de téléphone, itinéraires...


8h50, je monte dans le bus qui m'amènera à mon école de rattachement. Le bus démarre, l'inspection appelle. Je suis affecté dans une école à l'opposé de la direction vers laquelle je vais. Je fais signe au chauffeur de s'arrêter, ce qu'il ne fera qu'à l'arrêt suivant, forcément.



25 septembre 2009


La première chose à faire en arrivant dans une classe, c'est prendre connaissance de l'emploi du temps, des services de récréation. Ici, il n'y en a pas. Je cherche alors le cahier journal, où sont notées les activités faites par les élèves les jours précédents. Je ne le trouve pas non plus. Le bureau est un véritable capharnaüm. Comme ma chambre. D'un remplacement à un autre, on peut aller d'un extrême à un autre. D'une classe extrêmement bien tenue (trop ?), avec progressions, programmations, emploi du temps, etc. à une classe où il n'y a rien. Et cette absence de rigueur s'en fait ressentir sur l'attitude des élèves. En tout cas, là où j'ai atterri.



28 septembre 2009


- Donc vous allez prendre les deux classes, les moyens et les grands.

- Comment ça deux classes ?

- Les deux maîtresses sont en congé pour raison de fête religieuse, alors on a prévenu les parents pour qu'ils gardent leurs enfants. Vous n'aurez pas les deux classes au complet, je vous rassure. Tout au plus une trentaine.

- D'accord...


*****


- Dis donc, toi, tu n'aurais pas une soeur et un frère qui sont à Joliot Curie (mon ancienne école), Mina et Rudy ?

- Oui.

- Oh, tiens donc !



29 septembre 2009


Pour toute la semaine, je suis envoyé dans mon ancienne école, là où j'ai passé les deux dernières années. J'hérite de la classe de la collègue avec qui je m'entendais le mieux.

Je m'y sens tout de suite à l'aise. Je connais le lieu, les habitudes, la plupart des collègues, je n'ai pas perdu de temps. Les enfants non plus. Ils ont travaillé.


- Vous ne me connaissez peut-être pas (ils sont en CP), à part Sarah... J'ai eu ta sœur y a deux ans, Rebecca. Mais j'étais dans cette école ces deux dernières années, je connais la directrice et je connais encore mieux votre maîtresse, j'ai son numéro de téléphone, si quelque chose ne va pas, je l'appelle et l'affaire est réglée. Alors "Don't mess with me, ok ?"


( à suivre...)




 

Ps : Le Professeur des Ecoles Remplaçant a le même statut qu'un professeur des écoles normal, il n'est pas moins payé, c'est plutôt le contraire, puisqu'il touche une prime de déplacement dès qu'il fait un remplacement en dehors de son école de rattachement. De plus, et je le rappelle, en cas de non remplacement, il touche tout de même sa paye et doit se rendre à son école de rattachement pour aider des collègues désireux de travailler en petits groupes avec ses élèves (dans le meilleur cas).




Thursday, November 12, 2009 

Mes chaussettes sont dépareillées.
Mon Lee Cooper déteint sur mes nouvelles baskets qui couinent.
J'ai acheté un manteau trop grand et une casquette trop petite.
La fille que j'embrasse avec la langue n'est pas celle à qui je pense.
Je n'ai plus de lait dans le frigo.
Mon aspirateur n'aspire plus.
Y a juste mon boxer qui est bien à sa place. Et encore, ce n'est pas le mien, je l'ai piqué à mon père.

(et je pourrais continuer comme ça indéfiniment.)

Wednesday, October 21, 2009 


- JH ch JF qui saura faire un dégradé du dos, je m'explique qui m'aimera assez pour me raser les poils du dos, mais pas n'importe comment, il faudra me les raser en dégradé, pour ne pas provoquer de fracture de l'œil droit, en voyant la ligne de démarcation entre les zones poilue et non poilue.

- JH ch JF qui ne me dira pas : "Tu vas m'aimer, hein", trois jours après notre rencontre.

- JH ch JF pas trop petite ni trop grande, ni trop jeune ni trop vieille... JH ch JF quoi !

- JF ch JH, mais surtout pas celui qui a écrit les trois précédentes annonces...


Wednesday, October 14, 2009 

Alexandre et Daphné s'étaient rencontrés dans un métro de la ligne 6, un beau jour du mois d'octobre. Leurs regards se croisèrent une première fois, station Daumesnil. Daphné écoutait une baladodiffusion des Inrocks, tandis qu'Alexandre lisait "Tokyo Montana Express" de Richard Brautigan. D'habitude, lui aussi écoute de la musique dans le métro, mais suite à un concert qui a martyrisé ses tympans, il leur avait octroyé quelques jours de congé.

Daphné fit une remarque à propos du titre de son livre : " Vous saviez que Mathias Malzieu, le chanteur de Dionysos, s'est inspiré du bouquin que vous êtes en train de lire pour une de leurs chansons ?"

Il répondit vivement : "Mais oui, dans l'album "Western sous la neige" !

Ils étaient au niveau de la station Corvisart, là où le métro est aérien. c'est à ce moment-là qu'un formidable coup de foudre retentit.

Il avait trouvé son Elle, elle avait trouvé son Il.

Lui : C'est dommage, je descends à St Jacques.
Elle : C'est dommage, oui.
Lui : Écoutez, je n'ai jamais fait ça, mais je voudrais vous revoir. Donnons-nous rendez-vous à une heure et un endroit bien précis. Je m'appelle Alexandre. Mais tous le monde m'appelle Alex. Vous vous appelez ?
Elle : Daphné. Mais tout le monde m'appelle Daphné.
Lui : Daphné, quel joli prénom, Daphné... Écoutez Daphné. Pas de téléphone, pas de courriel. Laissons le destin faire.

Il lui chuchota à l'oreille droite le lieu et l'heure du rendez-vous. Elle acquiesça en lui faisant un des plus beaux sourires qu'il lui avait été donné de connaître.

Ai-je précisé qu'Alexandre faisait de l'équitation ?


Deux jours plus tard, Alexandre s'était fait tout beau, il s'était rasé de près, il avait même rafraîchi la coupe de sa toison pubienne, c'était dire. Daphné s'était acheté de nouveaux dessous affriolants - Daphné n'est pas une Marie couche-toi là, mais elle peut faire des exceptions.

Alexandre a toujours eu cette fâcheuse habitude d'arriver en retard. Il n'y pouvait pas grand chose, c'était toujours comme ça, quoi qu'il fasse. C'est pourquoi cette fois-ci, il avait tout fait pour ne pas faire attendre sa belle, puisqu'il était arrivé en avance d'une heure. Il fit le tour du quartier, jeta un œil sur les nouvelles vitrines des grands magasins, il traversa le boulevard, le petit bonhomme était rouge, il se prit en pleine face un bus qui passait par là et qui n'avait pas anticipé la bêtise d'Alexandre.

Alexandre aurait pu mourir sur le coup, mais non, il était encore conscient lorsque le bus le traîna sur plusieurs mètres, qui le firent mourir dans d'atroces souffrances.

Daphné arriva avec un bon quart d'heure de retard, rien d'étonnant. Quand elle ne vit pas arriver Alexandre, elle pensa qu'elle s'était encore fait avoir par un homme. Sa confiance aux hommes ne s'en trouva que plus réduite.

Elle ne sut jamais ce qu'il était advenu d'Alexandre.



(variante de cette histoire : une personne gagne au loto et se prend un camion en sortant des bureaux de la Française des Jeux)

Wednesday, October 14, 2009 

" Ah non, moi j'aimerais pas être dans une école où il n'y aurait que des garçons. Je suis bien dans une école mixte, où les garçons et les filles sont mélangés. Parce que si il n'y a que des garçons, on ne pourrait pas avoir de petites copines ! Et si on n'est qu'entre garçons, ben... on aurait alors des petits copains."


(Conclusion : Le Petit Nicolas est homosexuel.)


Wednesday, October 07, 2009 


Le Petit Samy

- C'est ton vrai prénom ? (Samy acquiesce) Oui ? (Samy acquiesce) J'ai connu un Samy déjà. Il était méchant. Rien ne l'atteignait. Ça glissait comme l'eau sur les plumes d'un canard. T'es pas aussi méchant, hein ? (Samy acquiesce) S'il te plaît, ne me fais pas de mal. (Samy acquiesce)


Le Petit François Xavier

- Dis-moi que je peux t'appeler FX, s'il te plaît, s'il te plaît, s'il te plaît !
- Non.
- S'il te plaît, s'il te plaît, s'il te plaît ?
- Non.
- T'es pas même pas drôle, je te file une punition pour la peine.


Le Petit Merlin et la Petite Fanta

La tentation fut grande mais contrairement à ce que préconisait Oscar Wilde, je n'ai pas cédé. (Oui, il m'est arrivé quelque fois de tomber par hasard sur "L'ïle de la tentation"...). Je n'ai fait aucun jeu de mots concernant leurs prénoms, et ce n'était pas l'envie qui m'en manquait.

- Oh Merlin, dis-moi, tu n'as rien d'enchanteur... (je pouffe) Et arrête de te prendre pour le Roi, Merlin (je re-pouffe).

- Fanta, qu'est-ce que tu bois , du Fanta ? (je pouffe).


La Petite Anna

Après cinq ans d'enseignage... d'enseignation... Bref, Anna fait partie de mon top 5 de mes élèves préférés. Anna écrit des histoires (de belle façon, si on oublie les fautes d'ortaugrafe), a fait du doublage, joue au théâtre, tout ça à dix ans. Je l'ai vue jouer. Et elle m'a mis sur le cul. Et je sais qu'un jour, je la retrouverai.


Le petit Axel

Ou quand je n'ai pas envie de pouffer. J'ai vu la honte se dessiner sur le visage de cet élève lorsqu'il a découvert qu'il portait le même prénom que moi. J'ai vu la honte se dessiner sur mon visage, lorsque j'ai découvert que cet élève était ô combien idiot. J'eus soudain une idée, comme ça, je décidai de l'appeler Alex, pour voir comment il allait réagir. Sa réaction fut à la hauteur de mes espérances : la colère remplaça la honte. Je lui souhaitai la bienvenue dans le club "Mon prénom, c'est Axel, bordel de m."

Sunday, October 04, 2009 

C'est quoi ces messes basses ? Elles ne peuvent pas en parler à voix haute, devant tout le monde ? Pas de cachotteries, s'il vous plait.


Elle m'a dit « Je vais te taquiner ce soir, j'ai envie de te taquiner ce soir. »
En souvenir de quoi ? Du bon vieux temps ? Comme quand on était ensemble ?


Ça ne veut plus passer. Je pensais que ça passerait, mais non, ça ne passe pas, ça ne passe plus.
Avant ça passait, mais plus maintenant.


Avant, il me suffisait de mettre du temps, de la distance entre la personne concernée et moi, et c'en était fait. Mais pas là.


Deux mois sans lui parler, sans lui envoyer de messages, à faire le mort, pour faire passer la pilule, oublier, tourner la page... j'adore cette métaphore, tourner la page...


L'autre jour, là où je faisais un énième remplacement, y avait cette fille qui m'a adressé la parole, j'ai alors pensé qu'elle me draguait, parce que quand une fille s'adresse à moi, forcément, je pense qu'elle s'intéresse à moi. Du coup, je l'ai invitée à boire un verre après le boulot, ce qu'elle a accepté.

[J'ai toujours été aveugle, je ne voyais pas les signes. Et maintenant que je les vois...]


On est allé chez elle, on a baisé. Je n'ai pas passé la nuit chez elle. Tu comprends, je travaille demain matin... J'avais oublié qu'elle aussi. Nous nous sommes retrouvés à suivre la même conférence ennuyeuse un mercredi matin. J'ai fait semblant de ne pas la voir.


J'ai changé. Je suis capable de baiser une fille que je n'aime pas, qui ne m'attire pas plus que ça, de partir comme un voleur et de ne ressentir aucun remords. Je suis fier de moi.


Mais tout ça ne m'a rien fait oublier. Bien au contraire.


Hier soir, quand je me suis retrouvé assis sur le canapé à côté d'elle, tout m'est revenu.


Nous avons des amis en commun. On ne va pas les forcer à faire deux pendaisons de crémaillère. Et puis je l'ai répété, y a aucun problème entre elle et moi, tout est réglé.


C'est ce que je croyais.


Elle est partie avant moi de la soirée. Elle est restée un moment avec notre hôte sur le pas de la porte. Elles chuchotaient. J'ai bien tenté de tendre l'oreille et de saisir au vol quelques bribes de phrases, mais rien. J'ai cru entendre « il », « tu l'as revu ». Elle voit forcément quelqu'un d'autre. Mais qui ?

Je n'ai plus dit un seul mot de toute la soirée. Je cogitais, je travaillais du ciboulot. Je pense trop.


Au secours, ça ne passe pas. Ça a toujours passé jusqu'à présent. Mais là, ça ne veut pas passer.


Ça ne passe pas.


Tuesday, September 15, 2009 

* Même le lundi je sors, je ne peux pas m'en empêcher. Hier soir, c'était pour un apéro-anniversaire, genre de soirées pour trentenaires qui ne veulent pas se coucher trop tard, genre moi qui ai pratiquement tenu ma promesse de m'endormir avant minuit. En fait, j'éteins les lumières à minuit. J'écoute alors la radio, tripote parfois mon joujou d'amour ou bien bouquine un petit quart d'heure pour trouver le sommeil, si les deux premiers n'ont pas marché.

A cette soirée, j'ai revu trois personnes avec qui je faisais du théâtre l'année dernière, on a parlé de mon fameux départ de cet atelier. Pourtant je m'étais promis de ne pas en parler si je les croisais, mais ils m'ont forcé à dire du mal, c'est pas ma faute, j'ai pas fait exprès...

Tout ça pour dire, à peine rentré dans l'appartement, une petite fille de 4 ans me montre du doigt et dit : "Oh mais je le connais, c'est Axel, il était dans mon école. Mais oui, il a remplacé ma maîtresse, un après midi, la semaine dernière !" Ce qui était la vérité, à part que je ne me souvenais absolument pas de cette petite fille.

Conclusion : Les élèves deviennent des fantômes et si je commence à croiser des élèves en soirée, ça va être la Berezina. (le pire venant quand je draguerai une de mes anciennes élèves sans la reconnaître...)


* Cet après-midi, j'ai ouvert la porte de la classe pour ensuite annoncer à mes élèves qu'ils pouvaient sortir, je leur ai alors tourné le dos. Monumentale erreur. Des petits bouts de gomme se sont heurtés à moi, comme par aimantés par une force invisible, qui aurait pu être mon charme international, mais pas en cette occasion. (Les deux coupables ont été dénoncés par la classe dans son intégralité, celle-ci non désireuse de faire des heures sup', passées seize heures et trente minutes... Elle est belle la France !)


* Happy Birthday to me. Cinq ans, jour pour jour, ou presque que je suis ce que je suis, professionnellement parlant, j'entends. Les bouts de gomme, c'était peut-être pour ça, pour fêter ce jour historique ?


* Parfois, je regarde certains élèves et je me dis : Mais qu'est-ce qu'ils sont cons. Qu'est-ce qu'ils ont dans la tête ? Je ne perçois que du vide. Je prends plus la peine de les comprendre, de les connaître. Je m'en fous, dans deux jours je ne les vois plus.


* Dès la rentrée, j'ai repéré ce gamin, trois ans, premiers jours à l'école, je parle à sa mère, à la dirlo, on fait venir une psy, je pars ailleurs, sans trop savoir ce qu'il adviendra de ce gamin. Je pourrais appeler, certes, mais le ferai-je ?


* J'ai voulu me détacher. S'il y a bien quelque chose que j'ai réussi en ce début d'année, c'est ça. Je me suis détaché. Objectif atteint.


Wednesday, September 09, 2009 

Salut à vous, ô lecteurs adorés, réguliers, occasionnels ou perdus.



Empli de bonnes intentions, j'avais projeté d'écrire tous les jours pour vous conter les inénarrables aventures d'un remplaçant, ce que je suis devenu en cette nouvelle rentrée scolaire. Mais j'ai (encore) changé d'avis. Cela dit, je vous conseille de lire "Le Journal d'un Remplaçant" de Martin Vidberg, qui vous en dira un peu plus sur le calvaire que ce statut peut représenter, non sans humour, je vous rassure (ou pas).



Or, il s'avère que j'ai bien mieux à faire présentement.



Non non, je ne suis pas submergé par le travail, (pas encore), ça serait mentir. Quand bien même, je me souviens du temps où j'avais vraiment du travail à accomplir (celui-là même pour lequel je suis payé), je trouvais toujours le moyen pour satisfaire mes envies d'écriture, de concerts, de fêtes, de voyages, de débauche, etc. Poussé par des bonnes âmes et désirant me rapprocher d'un idéal qui me paraissait alors inaccessible, mais qui ne l'est pas tant que ça si on s'en donne les moyens, j'ai passé une bonne partie de l'été à me dorer au soleil, laissant de charmantes donzelles profiter de la vue de mon torse et mon dos velus, mais aussi à compiler tous les textes (même les plus mauvais) que j'ai pu écrire durant ces cinq dernières années. Mon principal travail fut de les lire et les relire, moi qui ai tendance à oublier les bêtises que je peux écrire, et à en dégager la substantifique moelle. Dans quel but, vous demandez-vous ? Pas pour en faire un recueil de micro-fictions, quoique... Certains ne sont pas sans savoir que l'année dernière, j'ai repris la pratique du théâtre (avec plus ou moins de bonheur). Et donc, ne voilà-t-y-pas que je me suis en tête de créer un spectacle de théâtre, à partir des fabuleuses histoires qui ont pu naître de mon cerveau malade.

Voilà pourquoi il y aura (a eu) un silence relatif sur ce blog. Je voulais dire quelque chose d'autre, mais je ne m'en souviens plus, ce ne devait pas être très important.


A bientôt quand même,


Axel(ito)


Ps : Alors même que j'annonce ma retraite, je sais très bien que je ne pourrai m'empêcher de pondre quelques textes qui soulageront ma conscience dans les prochaines semaines. C'est pathétique.


Pps : En espérant que toutes ces bonnes intentions ne soient pas qu'un feu de paille (comme il y a pu y en avoir dans le passé), auquel cas vous aurez le droit de me botter les fesses ou de m'infliger la correction de votre choix (ce que certains ne manqueront pas, je le sais déjà).



Tuesday, September 01, 2009 
........
Non, c'est vrai quoi, si j'ai choisi de faire ce que je fais, c'est à cause des vacances. Imaginez, deux mois l'été, deux semaines tous les 2 mois. La sécurité de l'emploi, tout ça.

Non, c'est vrai quoi, si j'ai demandé à faire le remplaçant cette année, c'est parce que je voulais pas en foutre une rame, faire seulement de l'occupationnel... ouh le gros mot. De la garderie, quoi. Certains diront que je veux me rapprocher de Dewey Finn. A part que j'ai même pas envie de faire de la musique avec mes élèves. Et c'est pas faute de lui ressembler, et c'est pas moi qui le dis, ce sont mes anciens prisonniers.

Je veux me la couler douce.

Avant les vacances, on m'avait pourtant dit que j'aurais des élèves de moyenne et grande sections, pendant deux mois. Et qu'est-ce que j'ai fait durant ces huit semaines estivales ? Rien. Professionnellement parlant, j'entends. Parce que pour le reste... Je me suis doré au soleil, j'ai bouquiné, siroté des bières et mangé des pizzas au bord de mer, mais je n'ai pas ouvert un seul bouquin pédagogique ni lu le préambule aux programmes de notre cher ministre fraîchement nommé.

Alors quand on m'a annoncé ce matin qu'il y avait un changement au programme, que je n'aurai qu'une classe de petite section pendant huit jours, je me suis dit : « Bordel, je suis un visionnaire, j'ai bien fait de mettre mes pieds en éventail voir si mes cors pouvaient s'envoler au gré du vent d'est. En plus, ils vont dormir toute l'après-midi, ce qui me laissera le temps de... ne rien faire ! Cet après midi, j'étais tellement occupé à préparer ma rentrée que j'ai terminé mon bouquin. Toujours curieux de lire un livre écrit par quelqu'un qu'on connait, on reconnaît la personne à qui le livre est dédié, une anecdote qu'on a entendue raconter...

Demain, qu'est-ce que je fais ? Je ne fais rien, c'est entendu.

Monday, August 31, 2009 
Comme à chaque nouvelle année scolaire, civile, comme à chaque lendemain d'anniversaire, il est de bon aloi de prendre des résolutions que nous ne tiendrons évidemment pas pour la plupart... quoique... qui aurait parié un kopeck qu'un an après, je continuasse à courir une à deux fois par semaine, même pendant les grandes vacances, que je perdisse huit kilogrammes sans les reprendre, que je poursuivusse mon incroyable carrière théâtrale...

Voilà donc une énième liste, en espérant que dans le lot, il y en ait une ou deux que je tienne :

- Me coucher avant minuit, les veilles d'école. (je crois que c'est bien parti)
- Repérer les gens très très méchants et les éviter. (je me comprends)
- Ne pas sortir les veilles d'école. (où vais-je, déjà, ce jeudi soir ?)
- Économiser assez d'argent pour me mettre en dispo l'année prochaine (à 50% ? à 80% ?)
- Laver immédiatement ma vaisselle après chaque repas. (traduction : arrêter l'élevage de champignons)
- Lire la fin d'un bouquin qu'un certain photographe m'a prêté en novembre dernier. (le problème, c'est que je ne me souviens plus du début)
- Passer moins de temps sur internet. (ça aussi, je suis bien parti pour)
- Ne plus perdre de temps. (voir précédente ligne)
- Écrire ma putain de pièce et la jouer (ce qui fait écho à "Envoyer mes écrits chez les éditeurs, chose que je n'ai (jamais) pas encore faite...)
- Ne plus me plaindre. (je me fais rire moi-même)
- Perdre à nouveau huit mille grammes. (ou 800 000 mg)
- Vaincre ma crainte de l'objet qui fait office de téléphone et qui se porte et oser appeler les gens au lieu d'envoyer des messages courts. (genre, ça fait 15 jours que je dois appeler quelqu'un et je ne l'ai toujours pas fait)
- Me barrer de mon studio. (être propriétaire, acheter un chien, me mettre en couple, avoir des enfants...)
- Prendre les choses moins à cœur. (comme l'eau qui coule sur les plumes du canard)
- Ne pas balancer d'élèves par la fenêtre. (ni leur coincer les doigts dans la porte).

J'en passe et pas forcément des meilleures.


Thursday, July 23, 2009 

- Un poil blanc s'est infiltré parmi ceux de mon dos. Plus grand, plus fort, plus solide. Je le hais.


*****

- Quand tu mets des jours, genre huit ou neuf, quand tu mets des kilomètres, genre huit cents, entre toi et ce qui t'a flingué la tête un certain jour du mois de juillet, t'as beau dire, t'as beau pas y croire, ça cicatrise. Plus dur sera le retour.

*****

- Antonio Lobo Antunes a pompé toutes mes histoires. Même celles que je n'ai pas encore écrites.

*****

- Yesterday I went to the bitch... I mean... the beach. Bitch, ça veut dire salope. Pas pute. J'ai toujours préféré les salopes aux putes. D'où toutes mes déconvenues sentimentales. Si j'avais préféré les putes aux salopes, j'aurais su où mettre les pieds en rentrant. Où ça ? Je vous laisse répondre à cette interrogation. Amis de la poésie...


*****

- Hier, au déjeuner :

Lui : Mais y a un moyen pour que les pièces dans lesquelles tu joues touche un auditoire plus large que celui de tes amis ?

Moi : Je fais du théâtre amateur... Même si je voulais, y aurait toujours le problème de mon boulot, on peut dire tout ce qu'on veut, mon emploi du temps n'est pas flexible. A moins qu'on organise les répétitions en fonction de mes heures de cours, alors je pourrais faire du théâtre "professionnel".

Lui : ...

Moi : Ce qui n'arrivera pas... Je pourrai avoir encore du vin, s'il vous plaît ?

*****

Cet été, je ne suis pas parti. Je passe seulement mes deux mois de vacances entre Marseille, Bandol et Manosque. La mer, la campagne, la plage, le soleil, les ballades en vélo... A part ça, moi, Parisien durant l'année scolaire, je me plains parce que je ne pars pas.

*****

La semaine dernière, je ronchonnais. Y a deux ans, au Togo, j'étais celui qui ronchonnais (mais je mangeais tout ce qu'on me donnait, même la chèvre qu'ils ont (mal) égorgée dans la cour de la maison), etc. Je viens de me rendre compte que je n'arrête pas de ronchonner, de me plaindre : ça m'énerve. Tiens, je me plains. Je me plains de me plaindre. Faudrait faire quelque chose. Allô ? Antonio ? Oui, je sais, tu as déjà écrit une chronique sur les gens qui se plaignent de se plaindre.

*****

On se fait quand même chier, tout seul, à la plage, à neuf heures et demie du mat'. En plus, l'eau est froide, en ce moment y a du vent, c'est gris, mais ça se relève sur les coups des onze heures. C'est quoi qui flotte dans l'eau, là ? Tu crois que si je reste assez au soleil, mes cheveux redeviendront blonds, comme quand j'étais petit ? Naturellement ? Quinze minutes pile, quinze minutes face. On ne se rend pas compte de la difficulté pour des gars poilus comme moi de s'appliquer de la crème sur le torse et le dos. Personne ne veut le faire à notre place d'ailleurs. Les poils... Encore si c'était uniforme, mais même pas. Y a des endroits bronzés et d'autres pas bronzés...

...

Mon Dieu, je me fatigue tout seul. Le début de la fin.



Thursday, July 09, 2009 

    - Fais-moi rire, s'il te plaît.

    - …

    - Allez !

    - Et pourquoi j'te ferais rire, comme ça, sur commande ?

    - Parce que ça va pas, en ce moment. J'suis déprimé. Ça se lit sur ma gueule, non ? Je dors plus, je ne mange... si, quand même, je mange, j'arrête pas de penser à elle, j'écris que des textes déprimants, tout ça parce que je suis déprimé, je trouve même pas de synonymes au mot « déprimé », tellement je le suis.

    - Tu connais l'histoire de...

    - Oui, je la connais.

    - Je n'ai pas même pas...

    - Mais je la connais, je le sais, fais-moi rire, allez, ne te fais pas prier.

    - La dernière fois que j'ai baisé, c'était y a deux ans et la fille m'a refilé une hépatite, je suis en fin de droits, je vais plus toucher les Assedics, je vis dans une chambre de bonne au sixième étage sans ascenseur, le petit chat est mort, je perds mes cheveux, j'ai arraché mon premier poil blanc de mon pubis, ma mère achète encore mes sous-vêtements.

    - …

    - …

    - Bizarrement, ça ne me fait pas rire, mais je vais beaucoup mieux.

    - …

    - Surtout ne change pas, ok ? Ne change surtout pas.

Wednesday, July 08, 2009 


Non mais quelle idée d'aller voir ce film en matinée. Je veux dire, en plein après-midi de vacances scolaires. Mais où avais-je donc la tête ? Ok, j'adore dormir dans les cinémas, j'y dors mieux que dans mon lit, quel que soit le film, bon ou mauvais, mais j'aurais dû y penser.

Ça commence dans la file d'attente, je me trouve derrière une mère et trois enfants - deux garçons et une fille, 15, 12 et 9 ans à la louche -. L'aîné m'a l'air un peu limité, il a de l'acné et se rase la moustache, le cadet s'exprime très mal et la benjamine n'arrête pas de balancer ses bras, si bien que je suis obligé de reculer pour ne pas me prendre sa main dans mes parties génitales.

Il pleut.

Derrière moi, une petite fille, qui n'arrête pas de me heurter avec son parapluie. La mère ne dit rien. Mais je garde mon contrôle, j'ai déjà fait du grabuge dans mon ancienne école, il ne faudrait pas que je perde encore mes moyens. (pour mémoire, un doigt coupé, deux nez pétés, un bras cassé, trois tympans percés, tout ça, sans faire exprès, bien évidemment).

L'ouvreuse est débordée. Elle tente de contenir les loubards du quartier. Les loulous, les loubards du XXe. Douze ans, pas plus. Petits cons de resquilleurs.

Je rentre dans la salle, je me place au bout du dernier rang, près de la sortie, on ne sait jamais. Je tente de me plonger dans la lecture d'un roman d'une fille qui m'a vu au théâtre et qui a aimé ma prestation, je jette un œil sur les bandes annonces, un film avec des hamsters agents secrets, un apprenti sorcier qui porte une cicatrice ridicule sur le front, un dessin animé français avec des espionnes lycéennes... Je suis consterné. Un gamin devant moi n'arrête pas de sautiller sur son siège à la vue du dernier Harry Potter. Il est tout excité. Encore heureux pour sa mère qu'il ne connaisse pas encore l'existence de la masturbation.

La projection est un orchestre dissonant de mâchage de pop corn et autres friandises, les jeunes cons de douze ans, premier et deuxième rangs, n'arrêtent pas  de parler, de jouer avec leurs cellulaires et je n'arrive pas à dormir, bordel de mercredi. Le film me fait vaguement sourire, mon esprit s'évade, je regarde l'heure, le gamin de devant s'excite encore sur son siège. Un adulte perd patience, il prend par le cou un des jeunes sauvageons et le sort manu militari de la salle, ses autres potes les suivent, personne ne bouge, à peine un « monsieur... » ou un « ils vont pas nous faire chier longtemps ». Je ne bouge pas. J'espère qu'en sortant, je ne me salirai pas mes chaussures dans la flaque de sang appartenant à cet adulte, qui se sera fait saigné à blanc par ces jeunes, même pas de banlieue. La gangrène a même pris dans Paris, la France part à vau-l'eau, ma bonne dame, on est en sécurité nulle part. A quoi ça sert de payer tant d'impôts, si c'est pour ne pas se sentir en sécurité. J'ai trouvé la solution, il faudrait envoyer tous ces petits cons sur une île déserte et les obliger à s'entretuer, ça leur apprendrait la vie et le respect. Il n'y a plus de respect, on ne respecte plus ses aînés. Carine C. me l'avait bien dit, quand je lui avais mal parlé. Nous étions en seconde et elle avait neuf mois de plus que moi.