Gender: Male
Status: Single
Age: 31
Sign: Sagittarius
City: PARIS
State: Ile-de-France
Country: FR
Signup Date: 2/28/2007
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Wednesday, February 10, 2010
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C'est bizarre, je n'ai jamais été
aussi heureux qu'aujourd'hui et pourtant quand je pense à elle, à celle
qui me rend heureux présentement, ce n'est pas son visage qui me vient
à l'esprit en premier, mais un autre, d'une fille que j'ai connu il y a
plus de dix ans. Je dois faire un effort pour me souvenir du visage de
ma bien aimée, il me faut la revoir en un certain endroit, en une
certaine situation, pour que le premier visage se dissipe et laisse
place au sien, de visage. Comme une mise au point. Je suis dans le flou
et tout redevient net.
Je ne sais pas quoi en penser.
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Sunday, February 07, 2010
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Il y a dix ans, j'ai vu ce film, "High Fidelity" de Stephen Frears avec John Cusack et Jack Black, entre autres. Je ne reviendrai pas sur l'amour immodéré que j'ai pour ce film et ces acteurs, ni sur le matériau original qu'est le bouquin de Nick Hornby...
Dans ce film, on y entendait énormément de musique. Rien de plus normal, puisque Rob Gordon, le personnage principal, est propriétaire du "Championship Vinyl", une boutique de disques à Chicago, Illinois. On pouvait y découvrir Belle and Sebastian ou Stereolab, redécouvrir The Velvet Underground ou encore Elvis Costello. Et puis y a cette scène...
Je suis immédiatement et littéralement tombé en amour avec cette chanson du Beta Band, "Dry the Rain".
Ce qu'il faut savoir, c'est que je n'écoute (presque) jamais les paroles des chansons en anglais. Je ne cherche pas à les comprendre ou si peu.
Et cette chanson-là, je ne pourrais pas vous dire combien de fois j'ai pu l'écouter, à chanter le refrain... Elle me redonnait confiance. Je chantais "I will be alright, I will be alright...".
Quelle n'a pas été ma déception, lorsque tout récemment, alors que je cherchai les paroles exactes de cette chanson, je découvris que j'avais tout faux. Elle ne disait pas "I will be alright", mais "I will be your light". Ce qui ne veut pas tout à faire dire la même chose, vous en conviendrez.
Voilà, il ne me reste plus qu'à trouver une nouvelle chanson "Méthode Coué". Any idea ?
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Wednesday, January 20, 2010
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........
Hier soir, alors que nous
buvions un verre de Brouilly, L. me fit cette confidence :
- Ça y est, je l'ai fait
!
- Tu as fait quoi ?
- J'ai acheté une
télévision. Un LCD. Pas chère en plus. Je serai plus obligée de
voir « Plus Belle la Vie » chez mes parents.
- Mmmh...
- Et puis, au moins les
mecs auront une raison de rester avec moi.
- Tu penses vraiment ce
que tu dis ?
- Oui, pourquoi je
n'arrive pas à garder les mecs avec qui je sors ? Parce que je
n'avais pas la télé. Ça leur faisait peur.
Je me suis souvenu alors
de ceci :
Il y a un peu moins de
quatre ans, par l'intermédiaire de F., je rencontrai une jeune femme
se prénommant H, qui malgré son (non) sens du rythme, me plut pas
mal, assez pour m'intéresser à elle, un peu plus en profondeur. Et
au détour d'une conversation, je lui confiai que je n'avais point de
téléviseur, que mon ordinateur et mes dvd me suffisaient amplement.
Elle me regarda avec des yeux de merlan frit, comme si j'étais une
bête curieuse. Elle m'avoua ceci :
- La première chose que
je regarde quand je rentre dans un appartement, c'est l'emplacement
de la télévision.
- La première chose que
je regarde quand je rentre dans un appartement, c'est la
bibliothèque.
Finalement, quelques mois
plus tard, H. sortit avec F. (qui travaille à la télé). Je ne m'en
portai pas plus mal. Il y a un peu moins de quatre ans qu'ils sont
ensemble, il y a un peu plus d'un an qu'ils vivent ensemble, il y a
un peu moins d'un mois que nous avons mangé tous ensemble... La vie
est belle. Et je dis cela sans aucun cynisme, pour une fois.
Je dis alors à L. :
- Tu sais, je crois que
tu as vu juste. Moi aussi, je vais acheter une télé. Un LCD ou un
Plasma, je ne connais pas la différence, on s'en fiche, pas vrai ?
Comme ça, toi et moi, on pourra regarder « Plus Belle la Vie »
chacun chez soi, j'ai pas raison ?
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Monday, December 07, 2009
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Tu
sais quoi ? Je ne veux pas faire l'amour avec toi. Je ne veux pas
baiser avec toi. Je veux dire maintenant, tout de suite.
Je
veux seulement m'endormir avec toi, te sentir tout près de moi.
Nos
pieds doivent d'abord apprendre à se connaître. Et n'y vois aucune
métaphore ! Pourquoi tu souris ? Tu sais très bien de quoi je
parle. On pense pareil, je le sais, je t'ai lu.
Tout
commence là, c'est bien ça ? C'est bien ça.
*****
J'espère
que tu ne ronfles pas ? Ou alors tu me laisses m'endormir la
première. Un... deux... trois...
*****
Tu
es en train de me regarder, je le sais et j'aime pas ça. C'est dit,
c'est dit.
Ferme
les yeux. Mais ne t'endors pas, hein ?
*****
Tu
dors ? Parce que je ne dors pas. Je sais pas pourquoi, je n'y arrive
pas. Tu dois te dire que je pense trop, hein ? On fait la paire de ce
côté-là, tu crois pas ?
Si
je ne dors pas, c'est parce que je n'ai pas assez fait d'exercice
aujourd'hui.
*****
Oh
et puis zut, allez on baise...
*****
(il
dort, elle lui chuchote)
Tout
a commencé là, mais rien ne se terminera.
(elle
lui donne un baiser sur le front, il se réveille, ils se sourient)
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Sunday, December 06, 2009
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- Hé Monsieur, Monsieur, c'est quoi votre prénom ? Pourquoi vous voulez
pas nous le dire votre prénom ? Non je sais, je sais, c'est Alex.
- Non, ce n'est pas Alex.
*****
- Hé Monsieur, vous êtes de quelle origine ? Vous êtes français ? Anglais ?
- Je suis français.
- Mais je veux dire, d'origine. Vous êtes de quelle origine ?
- Française.
- Non, c'est pas vrai. Ça se peut pas. Vous êtes français français ?
*****
- Hé Monsieur, pourquoi vous avez ça, là ? (il me montre les pattes que
je laisse pousser devant mes oreilles) Vous êtes juif ? T'es chrétien ?
*****
- Hé Monsieur, vous me faites penser à l'autre, là... Un X-Men avec vos poils.
- Fais gaffe à ce que tu vas dire. Y en a plusieurs avec des poils.
- Wolverine, vous me faites penser à Wolverine.
- Je préfère ça.
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Friday, December 04, 2009
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Elle travaille dans
l'immeuble d'en face. Elle est tout à fait mon type, brune aux
cheveux longs, méditerranéenne, fine, grande. Je ne connais pas son
prénom, alors je l'appelle Cleopatra. Parce qu'elles ont le même
nez. Quand on se voit, on se reconnaît. Alors on se dit bonjour ou
bonsoir, selon le moment de la journée.
Ce soir, je suis parti
tard du travail, à cause d'un rendez-vous avec un client qui a duré.
Cleopatra et moi sortons
de concert de nos immeubles respectifs. J'aurais pu l'attendre, lui
dire un mot, pour engager la conversation, mieux la connaître. Mais
non, je lui fais seulement un signe de la tête et je marche. Mais
pas trop vite quand même.
Je la sens derrière moi.
Elle presse le pas. Pour moi. Elle arrive à ma hauteur, me dépasse.
Elle avance vite, mais pas trop. Comme si... comme si son déhanché
me disait, m'exhortait à la suivre, parce que sans doute je
l'aimais. Son déhanché... Je suis sûr qu'elle a verni ses ongles
de pied ce matin. Évidemment on ne peut pas les voir en cette
saison, mais c'est une certitude. Son déhanché me dit des choses.
Il me dit que Cleopatra veut que je la vois. De dos. Que je vois son
cul rouler. Que ses fesses m'hypnotisent. Comme le balancement de ses
cheveux longs et bruns. Elle est tout à fait mon type.
Elle se hâte. Je me
hâte. Elle ne jette aucun regard derrière elle. Elle doit me sentir
la regarder (reluquer), la suivre (traquer). Elle aime ça. J'en suis
persuadé.
Elle ralentit. Je
ralentis. Elle va se retourner, ses cheveux longs et bruns suivront
le mouvement au ralenti, elle me sourira. Petite coquine !
Elle ralentit. Elle ne me
regarde pas. Elle regarde au loin. Qui ça ? Quoi ça ? Le bus. Qui
arrive. Le bus qui arrive. Elle lui fait signe de s'arrêter. Le bus
s'arrête. Elle monte et avance dans le bus à la recherche d'une
place assise disponible. Elle ne tourne même pas la tête pour me
voir la regarder, pour me voir lui faire signe.
Elle n'a pas pressé le
pas pour moi. Non. Elle a pressé le pas pour le bus soixante-six.
Salope.
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Wednesday, November 25, 2009
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J'aurais
pu parler du dernier concert d'un certain groupe belge auquel j'ai
assisté l'autre soir, mais je ne le ferai pas. Tout simplement,
parce qu'alors que j'étais au fond du gouffre, parce qu'alors que je
continuais tout de même à creuser comme le veut la formule
consacrée, j'eus à l'occasion de ces festivités un sursaut
d'espoir.
A
côté de moi, des gens, des inconnus. Y avait aussi Iyakashka sur ma
gauche. Mais elle, je la connaissais. Et sur notre droite se trouvait
une jeune femme, que dis-je, un ange. Son visage était parfait,
harmonieux, le reste idem. Et elle était juste à côté de moi. Nos
coudes se sont même parfois frôlés, lorsque nous dansions au son
des chansons trépidantes de notre groupe préféré. Nos regards se
sont même croisés. Une fois ! Oui oui, une fois ! Je balayais de
mon regard de velours la salle et c'est à ce moment-là que mon cœur
s'est emballé et...
Ma
grande qualité (ou défaut, c'est selon) est que je sais rester à
ma place. Je ne suis pas celui qui s'imposera, qui dégagera tout le
monde de son passage, toc toc badaboum me voilà. Et quand j'ai vu
cette fille se déhancher (on pourra disserter sur la qualité de son
déhanchement une prochaine fois, si vous le souhaitez, il semblerait
que cela porte à débat), j'ai dit bien haut et fort : "Cette
fille-là, mon vieux, elle est terrible". J'aurais pu dire "Ma
vieille", vu que la personne qui m'accompagnait ce soir-là
était de sexe féminin et raison de plus que j'ai bon goût c'est
qu'elle aussi l'a trouvée au sien, de goût. Or cet ange était
grand. Je veux dire très grand, genre, deux têtes plus que moi. Une
et demie si je me tiens bien droit. Et je sais par expérience que
les filles comme elles ne s'intéressent pas à des gars qui mesurent
un mètre et six cent quatre-quinze millimètres (1m69 1/2). Donc je
n'ai échafaudé aucun de mes plans d'approche, que tout le monde
m'envie. Parce que je sais rester à ma place. Et ne pas être
ridicule.
(oui,
je sais, je raconte n'importe quoi)
Une
fois le concert terminé, mon amie et moi prîmes un verre au café
attenant à la salle de concert , vite rejoints par le chanteur du
groupe et un autre ami, quand l'ange vint remercier et dire au revoir
au chanteur. Mon amie lui demanda son prénom (il commence par la
lettre M.) et lui dit combien elle la trouvait jolie. Ça la toucha
et elle fut rejointe par un Hobbit. Vous savez, ces petits êtres de
la Comté du Milieu aux pieds velus. J'en suis un, je sais les
reconnaître. A part qu'il était encore plus petit que moi. Et il
tint la jeune femme par la taille.
Le
Hobbit sortait avec l'Ange.
(silence)
(consternation)
(sanglots)
(serrage
de dents)
Et
sans crier gare, je criai : « Pourquoi ? Pourquoi ? »
Et
je surenchéris : « Moi aussi, je suis aussi poilu que lui, moi
aussi je suis petit. J'ai tout de petit chez moi, oui oui, tu m'as
bien entendu !
- Mais qui tu es toi ?, me dit l'Ange. - Je
suis Moi ! - Tu
es Toi ? - Non,
je suis Moi. Et j'ai mal. Mal au cœur que tu ne m'aies pas choisi,
plutôt que ce Hobbit ! - Mais
je ne te connaissais pas avant ce soir. Si je t'avais connu plus
tôt, bien évidemment que je serais avec toi. Tu es plus poilu. Tu
as tout de petit et j'aime ça !
Pardon,
cette chronique part en biberine. Je mélange la fiction et la
réalité, je ne sais pas ce qui m'arrive, trop de jus d'orange
peut-être.
Elle
est repartie aussi sec avec son Hobbit sous le bras et... je ne sais
plus ce que je voulais dire, trop de jus d'orange peut-être. Je l'ai
pas déjà dit, ça ?
La
phrase de conclusion : Les petits peuvent aussi pécho les grandes, à
condition de ne pas avoir peur du ridicule. Et comme le ridicule ne
tue pas et que ce qui ne te tue pas te rend plus fort, donc le
ridicule te rend plus fort !
(je
ne sais plus où j'ai lu ça, mais ça m'a fait sourire)
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Sunday, November 15, 2009
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15 Juin 2009
- Tu as des préférences pour les remplacements ? - Ben, dans l'idéal, je préfèrerais des remplacements courts en cycle 3 (ce2, cm1, cm2) -
Alors ce que je peux te proposer, à la rentrée, tu prendras un double
niveau, petite/grande section, en maternelle, donc. L'enseignante que
tu remplaces est en congé parental jusqu'au 15 octobre. Un mois et
demi... C'est court !
01 Septembre 2009
- Je suis le remplaçant pour la petite/grande section. - On ne t'a pas prévenu ? La structure de l'école a changé, tu prendras une petite section. -
Je vais faire mon premier remplacement avec des petits qui ne sont
jamais allés à l'école ? La première chose qu'ils verront de l'école,
c'est moi ? - Félicitations. Par contre, tu remplaces l'enseignante seulement pour dix jours, elle a écourté son congé. -
Ah oui ? Et quels rituels, quelles habitudes elle voudrait mettre en
place dans sa classe ? Parce qu'il ne faudrait pas déstabiliser les
gamins dès la rentrée ! - Je ne sais pas. - Ah !
10 Septembre 2009
- Allô ? - Oui, c'est l'Inspection. Demain, vous avez un remplacement en CP/CM1 à l'école Liberté. - Mais je devais terminer mon remplacement ici ! - La stagiaire de l'Iufm sera bien là, n'est-ce pas ? - Oui, mais c'est la première fois qu'elle verra la classe, elle devait la prendre toute seule que la semaine prochaine... - La maternelle n'est pas prioritaire.
11 Septembre 2009
- Je suis le remplaçant pour le CP/CM1. -
On ne vous attendait pas, on a dit aux élèves de rester chez eux
aujourd'hui, on ne pensait pas qu'ils auraient quelqu'un de disponible
à l'inspection, ils ne nous ont pas prévenus de votre venue ! Et puis,
c'est pas un CP/CM1, mais un CM1. Tenez, ils arrivent, vous aurez
seulement cinq élèves, ils ne pouvaient pas rester à la maison. - Cinq ? - Ça va être cool aujourd'hui, hein ?
21 Septembre 2009
Je
ne sais pas encore à quelle sauce je vais être mangé. Il est 8h, je me
tiens prêt, j'attends l'appel de l'Inspection. Pour ne pas perdre de
temps et aller le plus vite possible à l'école où je devrai effectuer
mon remplacement, j'attends au terminus des bus.
8h20,
toujours aucune nouvelle. Je devine que je n'irai pas aux Acacias,
ville où les écoles démarrent à 8h30. J'ai encore le choix entre La
Prairie St Danone et Gauloisville, qui ne commencent qu'à 9h00. Sinon,
j'irai dans mon école de rattachement, aider ici ou là, prendre des
petits groupes... J'ai comme une impression de déjà vu. Ah non, c'est
que j'ai relu "Le journal d'un remplaçant" de Martin Vidberg. J'ai avec moi le listing de toutes les écoles, adresses, numéros de téléphone, itinéraires...
8h50,
je monte dans le bus qui m'amènera à mon école de rattachement. Le bus
démarre, l'inspection appelle. Je suis affecté dans une école à
l'opposé de la direction vers laquelle je vais. Je fais signe au
chauffeur de s'arrêter, ce qu'il ne fera qu'à l'arrêt suivant,
forcément.
25 septembre 2009
La
première chose à faire en arrivant dans une classe, c'est prendre
connaissance de l'emploi du temps, des services de récréation. Ici, il
n'y en a pas. Je cherche alors le cahier journal, où sont notées les
activités faites par les élèves les jours précédents. Je ne le trouve
pas non plus. Le bureau est un véritable capharnaüm. Comme ma chambre.
D'un remplacement à un autre, on peut aller d'un extrême à un autre.
D'une classe extrêmement bien tenue (trop ?), avec progressions,
programmations, emploi du temps, etc. à une classe où il n'y a rien. Et
cette absence de rigueur s'en fait ressentir sur l'attitude des élèves.
En tout cas, là où j'ai atterri.
28 septembre 2009
- Donc vous allez prendre les deux classes, les moyens et les grands. - Comment ça deux classes ? -
Les deux maîtresses sont en congé pour raison de fête religieuse, alors
on a prévenu les parents pour qu'ils gardent leurs enfants. Vous
n'aurez pas les deux classes au complet, je vous rassure. Tout au plus
une trentaine. - D'accord...
*****
- Dis donc, toi, tu n'aurais pas une soeur et un frère qui sont à Joliot Curie (mon ancienne école), Mina et Rudy ? - Oui. - Oh, tiens donc !
29 septembre 2009
Pour
toute la semaine, je suis envoyé dans mon ancienne école, là où j'ai
passé les deux dernières années. J'hérite de la
classe de la collègue avec qui je m'entendais le mieux. Je
m'y sens tout de suite à l'aise. Je connais le lieu, les habitudes,
la plupart des collègues, je n'ai pas perdu de temps. Les enfants non
plus. Ils ont travaillé.
-
Vous ne me connaissez peut-être pas (ils sont en CP), à part Sarah...
J'ai eu ta sœur y a deux ans, Rebecca. Mais j'étais dans cette école
ces deux dernières années, je connais la directrice et je connais
encore mieux votre maîtresse, j'ai son numéro de téléphone, si quelque
chose ne va pas, je l'appelle et l'affaire est réglée. Alors "Don't
mess with me, ok ?"
( à suivre...)
Ps
: Le Professeur des Ecoles Remplaçant a le même statut qu'un professeur
des écoles normal, il n'est pas moins payé, c'est plutôt le contraire,
puisqu'il touche une prime de déplacement dès qu'il fait un
remplacement en dehors de son école de rattachement. De plus, et je le
rappelle, en cas de non remplacement, il touche tout de même sa
paye et doit se rendre à son école de rattachement pour aider des
collègues désireux de travailler en petits groupes avec ses élèves
(dans le meilleur cas).
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Thursday, November 12, 2009
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Mes
chaussettes sont dépareillées. Mon Lee Cooper déteint sur mes
nouvelles baskets qui couinent. J'ai acheté un manteau trop grand
et une casquette trop petite. La fille que j'embrasse avec la
langue n'est pas celle à qui je pense. Je n'ai plus de lait dans
le frigo. Mon aspirateur n'aspire plus. Y a juste mon boxer qui
est bien à sa place. Et encore, ce n'est pas le mien, je l'ai piqué
à mon père.
(et je pourrais continuer comme ça
indéfiniment.)
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Wednesday, October 21, 2009
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- JH ch
JF qui saura faire un dégradé du dos, je m'explique qui m'aimera
assez pour me raser les poils du dos, mais pas n'importe comment, il
faudra me les raser en dégradé, pour ne pas provoquer de fracture
de l'œil droit, en voyant la ligne de démarcation entre les zones
poilue et non poilue.
- JH ch JF qui ne me dira pas : "Tu
vas m'aimer, hein", trois jours après notre rencontre.
-
JH ch JF pas trop petite ni trop grande, ni trop jeune ni trop
vieille... JH ch JF quoi !
- JF ch JH, mais surtout pas celui
qui a écrit les trois précédentes annonces...
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Wednesday, October 14, 2009
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Alexandre
et Daphné s'étaient rencontrés dans un métro de la ligne 6, un
beau jour du mois d'octobre. Leurs regards se croisèrent une
première fois, station Daumesnil. Daphné écoutait une
baladodiffusion des Inrocks, tandis qu'Alexandre lisait "Tokyo
Montana Express" de Richard Brautigan. D'habitude, lui aussi
écoute de la musique dans le métro, mais suite à un concert qui a
martyrisé ses tympans, il leur avait octroyé quelques jours de
congé.
Daphné fit une remarque à propos du titre de son
livre : " Vous saviez que Mathias Malzieu, le chanteur de
Dionysos, s'est inspiré du bouquin que vous êtes en train de lire
pour une de leurs chansons ?"
Il répondit vivement :
"Mais oui, dans l'album "Western sous la neige" !
Ils
étaient au niveau de la station Corvisart, là où le métro est
aérien. c'est à ce moment-là qu'un formidable coup de foudre
retentit.
Il avait trouvé son Elle, elle avait trouvé son
Il.
Lui : C'est dommage, je descends à St Jacques. Elle :
C'est dommage, oui. Lui : Écoutez, je n'ai jamais fait ça, mais
je voudrais vous revoir. Donnons-nous rendez-vous à une heure et un
endroit bien précis. Je m'appelle Alexandre. Mais tous le monde
m'appelle Alex. Vous vous appelez ? Elle : Daphné. Mais tout le
monde m'appelle Daphné. Lui : Daphné, quel joli prénom,
Daphné... Écoutez Daphné. Pas de téléphone, pas de courriel.
Laissons le destin faire.
Il
lui chuchota à l'oreille droite le lieu et l'heure du rendez-vous.
Elle acquiesça en lui faisant un des plus beaux sourires qu'il lui
avait été donné de connaître.
Ai-je précisé qu'Alexandre faisait de l'équitation ?
Deux
jours plus tard, Alexandre s'était fait tout beau, il s'était rasé de près, il avait même rafraîchi la coupe de sa toison pubienne, c'était dire. Daphné s'était acheté de nouveaux dessous affriolants - Daphné n'est pas une Marie couche-toi là, mais elle peut faire des exceptions.
Alexandre
a toujours eu cette fâcheuse habitude d'arriver en retard. Il n'y
pouvait pas grand chose, c'était toujours comme ça, quoi qu'il
fasse. C'est pourquoi cette fois-ci, il avait tout fait pour ne pas
faire attendre sa belle, puisqu'il était arrivé en avance d'une
heure. Il fit le tour du quartier, jeta un œil sur les nouvelles
vitrines des grands magasins, il traversa le boulevard, le petit
bonhomme était rouge, il se prit en pleine face un bus qui passait
par là et qui n'avait pas anticipé la bêtise d'Alexandre.
Alexandre
aurait pu mourir sur le coup, mais non, il était encore conscient
lorsque le bus le traîna sur plusieurs mètres, qui le firent mourir
dans d'atroces souffrances.
Daphné
arriva avec un bon quart d'heure de retard, rien d'étonnant. Quand
elle ne vit pas arriver Alexandre, elle pensa qu'elle s'était encore
fait avoir par un homme. Sa confiance aux hommes ne s'en trouva que
plus réduite.
Elle
ne sut jamais ce qu'il était advenu d'Alexandre.
(variante
de cette histoire : une personne gagne au loto et se prend un camion
en sortant des bureaux de la Française des Jeux)
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Wednesday, October 14, 2009
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" Ah non, moi j'aimerais pas être dans une école où il n'y aurait que des garçons. Je suis bien dans une école mixte, où les garçons et les filles sont mélangés. Parce que si il n'y a que des garçons, on ne pourrait pas avoir de petites copines ! Et si on n'est qu'entre garçons, ben... on aurait alors des petits copains."
(Conclusion : Le Petit Nicolas est homosexuel.)
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Wednesday, October 07, 2009
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Le Petit Samy
- C'est ton vrai prénom ? (Samy
acquiesce) Oui ? (Samy acquiesce) J'ai connu un Samy déjà. Il était
méchant. Rien ne l'atteignait. Ça glissait comme l'eau sur les plumes
d'un canard. T'es pas aussi méchant, hein ? (Samy acquiesce) S'il te
plaît, ne me fais pas de mal. (Samy acquiesce)
Le Petit François Xavier
- Dis-moi que je peux t'appeler FX, s'il te plaît, s'il te plaît, s'il te plaît !
- Non.
- S'il te plaît, s'il te plaît, s'il te plaît ?
- Non.
- T'es pas même pas drôle, je te file une punition pour la peine.
Le Petit Merlin et la Petite Fanta
La tentation fut grande mais
contrairement à ce que préconisait Oscar Wilde, je n'ai pas cédé. (Oui,
il m'est arrivé quelque fois de tomber par hasard sur " L'ïle de la tentation"...). Je n'ai fait aucun jeu de mots concernant leurs prénoms, et ce n'était pas l'envie qui m'en manquait.
- Oh Merlin, dis-moi, tu n'as rien d'enchanteur... (je pouffe) Et arrête de te prendre pour le Roi, Merlin (je re-pouffe).
- Fanta, qu'est-ce que tu bois , du Fanta ? (je pouffe).
La Petite Anna
Après cinq ans d'enseignage...
d'enseignation... Bref, Anna fait partie de mon top 5 de mes élèves
préférés. Anna écrit des histoires (de belle façon, si on oublie les
fautes d'ortaugrafe), a fait du doublage, joue au théâtre, tout ça à dix ans. Je l'ai vue jouer. Et elle m'a mis sur le cul. Et je sais qu'un jour, je la retrouverai.
Le petit Axel
Ou quand je n'ai pas envie de
pouffer. J'ai vu la honte se dessiner sur le visage de cet élève
lorsqu'il a découvert qu'il portait le même prénom que moi. J'ai vu la
honte se dessiner sur mon visage, lorsque j'ai découvert que cet élève
était ô combien idiot. J'eus soudain une idée, comme ça, je décidai de
l'appeler Alex, pour voir comment il allait réagir. Sa réaction fut à
la hauteur de mes espérances : la colère remplaça la honte. Je lui
souhaitai la bienvenue dans le club "Mon prénom, c'est Axel, bordel de
m."
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Sunday, October 04, 2009
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C'est quoi ces messes
basses ? Elles ne peuvent pas en parler à voix haute, devant tout le
monde ? Pas de cachotteries, s'il vous plait.
Elle m'a dit « Je
vais te taquiner ce soir, j'ai envie de te taquiner ce soir. »
En souvenir de quoi ? Du
bon vieux temps ? Comme quand on était ensemble ?
Ça ne veut plus passer.
Je pensais que ça passerait, mais non, ça ne passe pas, ça ne
passe plus.
Avant ça passait, mais
plus maintenant.
Avant, il me suffisait de
mettre du temps, de la distance entre la personne concernée et moi,
et c'en était fait. Mais pas là.
Deux mois sans lui
parler, sans lui envoyer de messages, à faire le mort, pour faire passer la pilule, oublier, tourner la page... j'adore cette métaphore, tourner la page...
L'autre jour, là où je
faisais un énième remplacement, y avait cette fille qui m'a adressé
la parole, j'ai alors pensé qu'elle me draguait, parce que quand une
fille s'adresse à moi, forcément, je pense qu'elle s'intéresse à
moi. Du coup, je l'ai invitée à boire un verre après le boulot, ce qu'elle a
accepté.
[J'ai toujours été
aveugle, je ne voyais pas les signes. Et maintenant que je les vois...]
On est allé chez elle,
on a baisé. Je n'ai pas passé la nuit chez elle. Tu comprends, je
travaille demain matin... J'avais oublié qu'elle aussi. Nous nous
sommes retrouvés à suivre la même conférence ennuyeuse un
mercredi matin. J'ai fait semblant de ne pas la voir.
J'ai changé. Je suis
capable de baiser une fille que je n'aime pas, qui ne m'attire pas
plus que ça, de partir comme un voleur et de ne ressentir aucun
remords. Je suis fier de moi.
Mais tout ça ne m'a rien
fait oublier. Bien au contraire.
Hier soir, quand je me
suis retrouvé assis sur le canapé à côté d'elle, tout m'est
revenu.
Nous avons des amis en
commun. On ne va pas les forcer à faire deux pendaisons de
crémaillère. Et puis je l'ai répété, y a aucun problème entre
elle et moi, tout est réglé.
C'est ce que je croyais.
Elle est partie avant moi
de la soirée. Elle est restée un moment avec notre hôte sur le pas
de la porte. Elles chuchotaient. J'ai bien tenté de tendre l'oreille
et de saisir au vol quelques bribes de phrases, mais rien. J'ai cru
entendre « il », « tu l'as revu ». Elle voit
forcément quelqu'un d'autre. Mais qui ?
Je n'ai plus dit un seul
mot de toute la soirée. Je cogitais, je travaillais du ciboulot. Je
pense trop.
Au secours, ça ne passe
pas. Ça a toujours passé jusqu'à présent. Mais là, ça ne veut pas passer.
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Tuesday, September 15, 2009
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* Même le
lundi je sors, je ne peux pas m'en empêcher. Hier soir, c'était
pour un apéro-anniversaire, genre de soirées pour trentenaires qui
ne veulent pas se coucher trop tard, genre moi qui ai pratiquement
tenu ma promesse de m'endormir avant minuit. En fait, j'éteins les
lumières à minuit. J'écoute alors la radio, tripote parfois mon
joujou d'amour ou bien bouquine un petit quart d'heure pour trouver
le sommeil, si les deux premiers n'ont pas marché.
A cette
soirée, j'ai revu trois personnes avec qui je faisais du théâtre
l'année dernière, on a parlé de mon fameux départ de cet atelier.
Pourtant je m'étais promis de ne pas en parler si je les croisais,
mais ils m'ont forcé à dire du mal, c'est pas ma faute, j'ai pas fait exprès...
Tout ça pour dire, à
peine rentré dans l'appartement, une petite fille de 4 ans me montre
du doigt et dit : "Oh mais je le connais, c'est Axel, il était
dans mon école. Mais oui, il a remplacé ma maîtresse, un après
midi, la semaine dernière !" Ce qui était la vérité, à part
que je ne me souvenais absolument pas de cette petite
fille.
Conclusion : Les élèves deviennent des fantômes et
si je commence à croiser des élèves en soirée, ça va être la
Berezina. (le pire venant quand je draguerai une de mes anciennes élèves sans la reconnaître...)
* Cet après-midi, j'ai ouvert la porte de la
classe pour ensuite annoncer à mes élèves qu'ils pouvaient sortir,
je leur ai alors tourné le dos. Monumentale erreur. Des petits bouts
de gomme se sont heurtés à moi, comme par aimantés par une force
invisible, qui aurait pu être mon charme international, mais pas en
cette occasion. (Les deux coupables ont été dénoncés par la classe dans son intégralité, celle-ci non désireuse de faire des heures sup', passées seize heures et trente minutes... Elle est belle la France !)
* Happy Birthday to me. Cinq ans, jour
pour jour, ou presque que je suis ce que je suis, professionnellement
parlant, j'entends. Les bouts de gomme, c'était peut-être pour ça,
pour fêter ce jour historique ?
* Parfois, je regarde
certains élèves et je me dis : Mais qu'est-ce qu'ils sont cons.
Qu'est-ce qu'ils ont dans la tête ? Je ne perçois que du vide. Je
prends plus la peine de les comprendre, de les connaître. Je m'en fous, dans deux jours
je ne les vois plus.
* Dès la rentrée, j'ai repéré ce
gamin, trois ans, premiers jours à l'école, je parle à sa mère, à
la dirlo, on fait venir une psy, je pars ailleurs, sans trop savoir
ce qu'il adviendra de ce gamin. Je pourrais appeler, certes, mais le
ferai-je ?
* J'ai voulu me détacher. S'il y a bien
quelque chose que j'ai réussi en ce début d'année, c'est ça. Je
me suis détaché. Objectif atteint.
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