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sorcière touilleuse



Dernière mise à jour : 27/01/2010

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mercredi, décembre 16, 2009 
                         
 Savoir -
    Sans retour -
Ce qu'il suffit
  D'air
Pour broyer les silences.


        
        Au velours des marbres,
        Enroulée,
        La soif -
        De dépecer
        La terre .


        Suit
        A l'offrande des miroirs,
        Cette impromptue hémorragie...

        Souffle inquiet
        A la caresse du ciel,
        Et,

        Chant sacré
        Aux tissages de l'herbe.


   Promesse des forteresses,
   La ligne 
   Sans défense  
   Surprend les portes
   Qui se faufilent
   Aux veines du temps... 

                    Puisque
                        Les retours
                             Sont consumés ...

            Nathalie Décembre 2009 
mercredi, novembre 25, 2009 
Puisque,

Je n'imaginais pas que des yeux attentifs puissent ainsi entourer mes mots...

Puisque, vous déposez vos respirations aux alentours des lignes écrites
Puisque, je vous sais présents, comme des oiseaux libres
Puisque, j'ai le coeur en haut d'un ciel quand je vous entends,

Puisque,
Nous partageons,
En des pièces insolites
Des architectures de rêve

Puisque

Mes silences habillés de virgules
Viennent à vous
Et que je sens cette brise
A mes poignets,
A l'accueil
De vos regards

Puisque ainsi,
Connue
Et reconnue de vous,

Il m'arrive de penser
Que ces mots vous emportent
Là où les lueurs rient...

Je voulais vous dire

Pour cet envivement du jour...
Avec vous...


MERCI

La sorcière
 
mercredi, novembre 18, 2009 


       Retrousser

         - sans heurt -

       L'inquiètude des phrases

       Et,

       Mettre- bas, ainsi

       Le trouble de la fêlure.



                 Le ruisseau -

                 Engourdi de paroles

                 Emmaillées -

                 Surement
 
                 A - t'il songé

                 Aux portes

                 Qui le protègent.



       Atteindre la nuit muette,

       Nouer ses gorges d'argent

       A l'or des égarements

       Et,

       A la pluie aiguisée

       Boire l'ombre soulagée.




      Nathalie

Novembre 2009 
mercredi, novembre 18, 2009 
    

     Une larme
            charnue
     Ligotée
             à sa joue.

              ( ni bruit
                 ni artifice)

     Et soudain
       l'avenir en retard-
       sur l'ensemencement
       du passé-

     Lui fait
     Asseoir son regard
         
     Et-
         fuir
         auprès du sable.

      La nuit
           viendra,

      Pour,
      A sa bouche,
      Mendier un diamant.

      Car -
          les poussières ont faim -


      Nathalie
      Novembre 2009


      
jeudi, juillet 23, 2009 
Il y eut deux levers de rideau au tableau de cette nuit...ceux qu'elle appelait " ses accrocs de sommeil"...
Dans l'intensité noire , toute son attention était captive du roulis incessant des galets et elle guettait, dans un sentiment aigu de vie, sa respiration, à coeur entrouvert.
Il était si près qu'elle se découvrait étrangement entière, renouvellée et libre.

La fugue était belle, celle qui éloigne du temps et se construit aux ombres du maintenant...et le sommeil à nouveau alourdit ses paupières...il avait juste poussé un peu la porte pour s'assurer d'un battement de réel.

Lorsque à nouveau, la couture se fut effilochée, la nuit était moins prudente, moins affairée à astiquer sa noirceur et se laissait aller aux premières tentatives de lumière.
Ainsi, elle put poser son regard sur son visage...il dormait, sûrement, du moins c'est ce qu'elle a pensé lorsqu'à la caresse déposée, sa peau ne répondit que par un léger tressaillement. C'était une caresse jet de lumière, qui portait en esquisse , tous les mots du dedans...
Elle lui sourit..
Et elle vit le jour  étirer ses bras de lumière derrière le rideau rouge.

Un oiseau nichait aux falaises de son coeur, couvait à l'instant même les fragiles duvets de vie qui venaient d'éclore...
Chaque afflux de sang dans ses artères n'était en fait qu'une multiple naissance. Elle laissait à l'oiseau le temps de les réchauffer et elle l'aiderait à les quitter, à la seconde de l'au-revoir...
           
                    ....................................

Il lui cognait aux tempes qu'elle ne devait pas s'éloigner, qu'elle ne devait pas de suite poser entre elle et lui des bornes d'espace trop grand...
Elle tenta de se trouver mille raisons mais...se connaissait-elle si bien pour que d'un revers de main, elle les balaya une à une à la vitesse de la lumière...
Et la lumière en cet endroit était si douce...

Elle retourna sur la plage.
Dans les lignes d'un livre, elle respirait à peau déployée tous les tourments, les lumières, les voyages de l'amour...
Leur reliance silencieuse illuminait un endroit du ciel qu'elle était certainement seule à voir...
Et de courir en elle , déjà ce qui était devenu souvenir...

"Il n'est pas un jour sans que subrepticement, quelquechose d'essentiel ne m'acorde à toi...un nuage, une silhouette, un mot, un livre, une sagesse entendue, un tableau, un dessin, un instant ...des couleurs à partager, une offrande de vie, un quartier de rêve...et surtout des silences, ces si imposants silences qui me déshabillent avec force et me laissent au plus juste de l'éveil."

C'était ainsi depuis leur première rencontre . Un lever de rideau, une petite scène intime et un dialogue intérieur entendu d'elle seule...des mots qu'après parfois elle lui écrivait ...

" j'ai eu peur parfois de te perdre,
Non de perdre ce qui nous réunit, mais peur que tu échoues dans ta bataille...ainsi comprends tu sûrement à quel point mon coeur ce jour-là courait vers ta présence...à quel point ton sourire sur l'esplanade est gravé au poinçon d'or, à quel point j'ai bu tes regards, à quel point je touchais du bout de l'âme le précieux de ta présence, là de suite et à quel point tes bras autour de moi furent un instantané de Vie"

Le soleil lentement s'allongeait à la surface de l'eau...l'horizon était confiant...chaque assaut d'écume réveillait en elle des carrefours de lumière...
Le silence l'envahissait et elle laissait son corps se perdre dans la mouvance du maintenant...

                           .....................

On lui tendit le papier sur lequel était inscrit son code d'entrée dans la chambre qu'elle venait de réserver...
Chambre 303...
Elle posa son sac...
Sortit un crayon et quelques feuilles...
Le ciel était beau.
Le soir était beau.
L'instant était neuf.
L'oiseau s'était éloigné du nid, sans méfiance,
Les mots pouvaient venir...
Il n'était pas loin et cette proximité la rassurait...
Ainsi allait-elle écrire
Ainsi allait- elle dormir...

Nathalie 23 juillet 2009



mercredi, juillet 22, 2009 


Glissement matinal

Vers la subtile fuite

   _ imprévisible et silencieuse _


Aux sillons de ta main

     Un halo penché

     Un assaut de sang

     Une lointaine illusion .


A cette porte

En équilibre de mots,

       La neige de l'été,

       Sous l'étoffe de l'écume

       Te dévoile

       Une idée certaine

       De l'errance,

       Soumise aux herbes hautes.


Et,

     Les heurts des galets

     Ces imprévues batailles

     Assoiffées de rouille,

     Rejoignent

     Le centre du sommeil.



          _ horizon écorché 

             d'un geste _


          Unique cadran solaire

          Que la vague, 

           Qui se tait.

          
.


          


Nathalie . 22 juillet 2009


            


    



mardi, avril 21, 2009 
Aux portes bleutées
     Une épaule légère

Et

     La tige bleuie
     De l'encre retenue
     Au sommet de la nuit
     Se détourne de la terre,

Respirante,
      A nouveau.

L'égarement de la phrase
Au désert des miroirs -

    Et cette folie de marbre
    Qui effleure
     Là
     Où s'écarquille
     La paupière du jour.

Sous le tiraillement des tempes,
La pâleur des corolles
Dévoile,
Ainsi
L'ambre du repli.

   Et en retenue de lumière
    La rosée-
Larmes de funambule-
Aux premiers pétales,
Déplie sa robe de silence

Encore un regard
A la sève étrangère,

Pour l'arbre,
Qui au seuil de ses racines,
Protège
Ces lèvres qui sommeillent.

      Lorsque  de retour du ciel
      Le voyage se consume.

Nathalie

21 Avril 2009


mercredi, décembre 31, 2008 

Regarde -

     Les voyelles

     Qui dressent

     Leurs pupilles

 

            Au quai d'égarement

             Des heures déplissées

             La spirale de l'an

A pause-silence

               Ainsi se joint

               A l'astre - nuit déposé.

 

Sous le porche

                Encore une danse,

Silhouettes librement rouges

Des marbres

Aux voix lentes

Qui s'abouchent à l'horizon -

 

           On fait pièces

            De jours

            Et empilades

            De nuits.

 

Quete des virgules

Qui s'entrechoquent,

       Invisible souffle

       Nécessaire aux verbes .

 

Et lorsque les pétales oranges

Aux épaules négligées

S'enlacent,

Le palais

Plie

A l'étincelle

Des phrases qui pétillent

Aux coupes - miroirs

De la dernière page.

 

Regarde -

Comme tout est

           A sa première peau

           Encore...

 

Nathalie

31 12 2008

jeudi, décembre 04, 2008 
Je tourne...
Tu sais, je tourne...

Autour d'un espace blanc, autour de nos racines,
Je vais, je viens
Je m'éloigne et renoue la toile...

Je tourne ...
Tu sais, je tourne...

Allez, viens, assieds - toi...
Tu es derrière ma porte, un pas trop loin,
Viens, assieds - toi, il y a toujours le même banc
Sur le sentier, derrière la mer du coeur...
Là, pour le toi et moi...

Viens, ne laisse pas le feu derrière ma fenêtre...
Il faut que je te dise, je voudrais que tu puisses aussi chanter...
Viens, je prépare Noël...

Viens, je t'ai écrit une lettre mais, il faut que tu sois tout près pour que je te la lise...

............................................................................................................................


"Je ne me lasse pas encore de ne pas trouver le sommeil ce soir mais, les mots sont proches du hurlement...tu connais mes valises, quand je crois en avoir perdu les clés...

Il faut que je te dise, donc que je t'écrive...tous mes doutes, toujours mes peurs, mes neuves inquiètudes, ...
En Aout,
.Nous parlions de toi chez notre soeur, parceque ton neveu ( il te
plairait celui-là aussi), avait besoin de savoir ...et avait eu le
courage de demander à notre maman, qui a elle aussi eu le courage de
répondre. Qui a inscrit le mot rafle dans la discussion et forces de
l'ordre, pour ne pas parler de bastonnage...alors , la corde..., les barreaux ?
Frangin, depuis aout, je traîne en fusion une idée de forteresse dans laquelle tu aurais pu être enfermé...une image est née, de toi, vêtu de blanc, courant à perdre haleine, jusqu'à l'épuisement, ainsi t'auraitent-ils maté...toi, l'insoumis...ceci expliquerait cette corde au cou.

Ainsi t'auraient-ils plongé dans la folie, et moi avec...

Mais la corde au cou, c'est eux, ou c'est toi ?

Je t'écris ce soir cette lettre, comme pour me débarrasser de cette question...comme pour protéger ton ombre...

Je t'écris cette lettre ce soir, comme pour mettre ..é la vérité du mal qu'ils t'auraient fait...mon coeur de soeur se contracte si douloureusement à cette idée, à cette idée des coups. Je suis comme toi, c'est viscéral, je ne supporte aucune violence, ...je ne veux pas mon frère, je ne veux pas...je dessine mieux l'idée que tu aies préfèré scier ton tronc de vie plutôt que de perdre ta liberté ...

Mais la corde autour du cou, c'est toi ou c'est eux ?

Je ne saurai jamais...
De toute façon, Venise est sous les eaux...

Alors, je t'écris une lettre, pour te faire t'asseoir, tu n'es pas loin, depuis, mais pas assez prêt, tu es revenu de ton escapade mais tu fais les flammes derrière les rideaux...
Ne t'inquiète pas, mon amour est intact, viens t'asseoir...

Je prépare Noël, je me souviens des 13 premiers de ma vie, et des 31 suivants...
Il manque juste le quatorzième, le premier sans toi...c'est ce soir que j'en prends conscience, celui-là, qui a pourtant existé, n'est plus en mémoire...
Qu'importe...

Je prépare Noël, comme on l'a toujours préparé...plus la souffrance fut intense, et elle le fut, plus nos bras se rapprochaient pudiquement...nous avons eu des parents d'un courage inouï...d'une force d'amour défiant toutes les tempêtes...

Tout ceci dans la pudeur tendre...c'est l'image qui me restera d'eux lorsque maman partira et elle est si douce, cette image...

Je ne te parlerai pas de l'après_toi, tu ne le sais que trop bien et mes mots vers toi depuis quelques années ne sont que des rencontres d'âtre, des rencontres d'âme rieuse...j'ai quitté le chemin des croisements difficiles entre le réel et le rêve...

Quand je t'écris, c'est de bleu et de gerbes de lumière...
Et tu vois, encore j'y reviens..
Nous, on a nos couleurs, là derrière mes yeux...

Viens, frangin, on va relire un beau livre...de jacinthes et de mousse...

Viens, frangin, toute ta place est neuve, c'est ma religion à moi....un peu comme une prière, juste pour toi, qui passerait par des gestes de blancheur...

Et ta place est tellement toujours neuve, qu'il va falloir que je trouve des mots sur une feuille rose sans épines, qui permettraient à l'Autre de ne pas souffrir de mon absence virtuelle actuelle...


Lorsque tu es là, que je te sais attendre derrière mes bleus, je dois quitter symboliquement les autres...

Ma survie, j'utilise ce mot en toute connaissance de cause, et j'en connais la signification intime, n'a pu et ne pourra se faire que par ces moments de nous deux intensèment,; comme nous avions lorsque je te regardais peindre, ou que je t'écoutais faire naître quelques notes de violon, et ,celles, divines de l'harmonica...
( je souris, frangin, si tu savais comme je souris...), comme lors de nos promenades dans les bois, lors des éclats de rire quand tu m'emmenais sur ton solex, et  lors de nos courses dans les escaliers ...tu fus mon cadeau d'enfance, frangin...tu étais si beau avec ton chapeau...

De ces moments créés et recréés pour que je puisse vivre, survivre , j'en ai écrit les lignes d'un goût profond pour la solitude...surtout ne pas risquer à nouveau de perdre l'aimé ( tu sais, qu'après toi, il y eut l'Autre, un homme à corde aussi...)...alors, j'ai développé un puissant attachement à l'Amitié envers l'homme, beaucoup moins à l'Amour...

J'ai dans l'Amitié cette idée de la Liberté que je cultive...
L'Amour, et là est ma Vérité, frangin, est toujours à un moment ou à un autre d'une journée, d'une nuit, lié au danger...le mot est fort, et pourtant...je te le dis sans encore le comprendre...le danger de faire souffrir peut-être...je ne saurai que dans quelques lettres...

Je crois que j'ai dit l'essentiel , qui me permet de revenir à l'écriture...
Je ne désire la souffrance d'aucun, mais je désire par dessus tout avancer telle que je sais être...

De ton poignet au mien, il y a une feuille d'eucalyptus nouée...comme une alliance...je crois que c'est vers toi que peut exister ma plus belle fidélité...
L'Autre peut-il trouver sa place ? Oui, si il sait la tienne...

C'est ainsi mon frère...
Crois- tu qu'ils me trouvent un peu folle ?
Sais - tu qu'un psychiatre a dit un jour que je lui faisais se poser des questions auxquelles il ne trouvait pas de réponses ? Pourquoi toujours avoir envie de réponses ?

Tu souris ? Je sais ce que tu me répondrais : sois toi-même, ne t'occupe pas des autres..et de ce qu'ils peuvent penser de toi...

Bon, frangin...

Le sapin cette année sera bleu et rose...maman sera là et on ira boire du champagne ...chaque semaine, elle chante dans une chorale, de ses doigts de fée naissent toujours des petites merveilles et ainsi doucement finit-elle sa vie...parceque c'est ce qu'elle me dit souvent, qu'elle finit sa vie...je ne le sais que trop bien, je te promets de prendre bien soin d'elle...

Je vais tellement mieux, là de suite...

C'est un petit au-revoir, celui d'une lettre...mais le feu de derrière les fenêtres, il est enfin là entre nous...

Merci mon beau frangin...

Ta fidèle soeur, à nouveau dans le sourire...

 PS :Ne t'en fais pas, je vais bien...

 PS : A tout vite
Nath, tête de caboche

Et, ah oui, l'important, le beau du jour...

Aujourd'hui, au tout petit matin, un peu de neige...alors que nous la regardions avec les petits, je leur ai doucement posé cette question : "mais d'où vient-elle cette neige ?

Une petite a répondu : d'un oiseau, c'est lui qui fait la neige....
Je t'embrasse







mardi, octobre 21, 2008 

Ici

Puisque le jour ne demande pas

Et que le temps est en sieste

A la peau des roses,

 

Tu peux

Ecouter

A la flamme des galets

Comment s'ammoncellent

Les cordages

Des pluies - silence.

 

Ici,

Puisque le jour n'attend pas

Et que l'odeur est discrète

A la page en nudité,

Tu peux

Préparer tes tissus

A la voix veinée

De la nuit

Que le marbre réclame

Au hublot de la lumière.

 

Ici,

Puisque le jour ne se nie pas

Et que la mer se déplie

Aux regards blancs du vent.

 

Tu peux

Respirer

Le rouge des algues

Et porter sans répit

Le sillage

De tes tempêtes .

 

 

Ici...

 

Nathalie 20 octobre 2008