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Misophone



Last Updated: 12/9/2009

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Status: Single
City: Carlisle/Bristol
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Signup Date: 8/14/2006

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Thursday, October 08, 2009 
http://www.muzzart.fr/lezine/chronik/misophone-i-sit-at-open-windows.html

Thankyou for the kind words

best wishes

misophone


MISOPHONE
I SIT AT OPEN WINDOWS
2009 - ANOTHER RECORD
 | 
Faites tourner l'info :        
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Il y a longtemps que je n'avais pas rencontré un UMO ou un OMNI (Objet Musical Non Identifié), depuis peut être Badly Drawn Boy, Beck ou tout simplement mon album préféré de Yann TIERSEN "Le phare", et puis voilà que m'arrive par le dernier courrier postal, l'album de MISOPHONE. « I sit at open windows ».
 
Tout commence par des chants d'oiseaux, une sonnerie peut être de téléphone au lointain, perdu dans des nappes, puis deuxième chanson, tiens une guitare, là j'ai bon c'est du FOLK à l'ancienne mais moderne quand même.
Le disque de MISOPHONE se déroule, un peu comme si il était joué, ou "manivellé"  via une orgue de barbarie, tout se passe dans une atmosphère éthérée, des craquements de vinyles, la prise de son des instruments n'est pas tout à fait propre, et puis au milieu de mélodies vocales qui sont parentes de EELS à mon oreille, viennent se glisser des instrumentaux pour le moins bizarre, qui nous plonge dans une ambiance onirique, un peu comme si Danny ELFMAN, le compositeur fétiche de Tim BURTON, était passé par là.
 
Les deux compères de MISOPHONE, Matt Welsh et Steven Herbert on tout de même 13 albums à leurs actifs et ils jouent à eux deux de plus d'une vingtaine d'instruments, mélodica, xylophone, banjo, harmonium par exemple, sans oublier un joli piano au son du 18e siècle, qui plairait à la belle Emily LOIZEAU.
 
Leur musique vous rentre dans le corps, une émotion est prégnante tout le long de ce disque, un peu comme si on nous chantait des comptines de notre enfance perdue, au coin du feu d'une maison un peu bancale, avec des toiles d'araignées au plafond, et puis comme la vie ce n'est pas que les pleurs, il y a aussi de la musique pour danser, ça flirte avec l'Europe centrale, voire KLEZMER ou "Chat noir chat blanc" d'Emir KUSTURICA, l'album de BEIRUT n'est pas loin non plus dans des références proches.
 
Une belle découverte, venue de BRISTOL, comme quoi il n'y a pas que du trip hop (même si cette vague date déjà de la fin des années 90).
 
MISOPHONE, c'est tout un film musical qui se tisse dans nos oreilles, comme un peu Charlie Chaplin perdu dans l'Halloween de l'"Etrange Noël de Mr Jack".
Monday, August 31, 2009 
.... 
Bristol est à l'honneur ces jours-ci. Au moment oùFrançois and the Atlas Mountains est en train d'accomplir un trour de force indé mémorable, c'est au tour des singuliers Misophone de sortir leur treizième album (oui, oui), cette fois chez Another Record en France.
Si le duo n'est volontairement pas un groupe de scène, mais un pur projet studio, il réussit à créer des atmosphères dont eux seuls connaissent le secret. Sorte de fête foraine vintage un peu foutraque, cet album se démarque tout de suite par des sons d'outre-tombe et des tournures alambiquées qui rappelleront tour à tourAnimal Collective circa "Sung Tongs" (sur "Castles in the sand" ou "Rest Asleep"),Guided by Voices ("Run Run Run") ou encore les mélodies balkaniques de Beirut (le très catchy "A ghost of right wing America").
On se surprendra à se demander d'où vient ce son lo-fi poussé à l'extrême sur "Days of regret" que Daniel Johnston aurait pu composer et enregistrer sur son vieux 4-pistes du fond de sa chambre d'ado. L'aspect bouts de ficelle du disque rejaillit sur la fin ("The faces in the window") et l'ambiance se fait tout-à-coup claustrophobique à souhait.
Le disque se termine sur le titre le plus dynamique, "Cow Bell Blues", sorte de punk champêtre réjouissant qui laissera sa place à des nappes de vieux synthé rachitique demandant une trève.
Un disque qui semble sorti d'archives de l'au-delà, et c'est ce qui fait son charme; grand bal décadent intemporel et pourtant anachronique à souhait, I sit at open windows rafraichit par sa poésie et sa sensibilité, mais aussi par un sens de la dérision que l'on lit entre les lignes ici et là ; entres hymnes décharnés et ritournelles obsessives.




and in english........




Misophone
I sit at open windows  (Another Record / Anticraft)  juillet 2009
Bristol is in the spotlight these days. WhenFrancois and the Atlas Mountains is currently performing an independent force trour memorable, it was the turn of singular Misophone released their thirteenth album (yes, yes), this time at Another Record in France.
If the duo is deliberately not a live band, but a pure studio project, he managed to create atmospheres which they alone know the secret.Sort of vintage funfair just foutraque, this album stands out immediately by the sounds from beyond the grave and convoluted phrases that remind turns circa Animal Collective "Sung Tongs" (on "Castles in the sand" or " Rest Asleep "), Guided by Voices (" Run Run Run ") or the melodies of Balkan Beirut (the very catchy" A ghost of right wing America ").
It is surprising to wonder where does this sound lo-fi in the extreme on "Days of regret" that Daniel Johnston could compose and record on his old 4-tracks from the depths of his room teen. The side pieces of twine disc reflects on the end ( "The faces in the window") and the atmosphere is everything at once claustrophobic at will.
The disc ends with the title the more dynamic, "Cow Bell Blues", a sort of punk rustic rejoicing that will leave its place sheets of synth rickety old seeking a truce.
A disc that seems taken from the archives of the afterlife, and this is its charm; great ball decadent and yet timeless anachronistic desire, I sit at open windows refreshed by his poetry and his sensitivity, but also by a sense of mockery that we read between the lines here and there, between hymns and jingles emaciated obsessive.



MANY THANKS FOR THE KIND WORDS.......

Friday, August 28, 2009 
many thanks fred!



MISOPHONEpdfprintE-mailEcrit par Fred Delforge  dimanche, 23 août 2009
 I sit at open windows
(Another Record – Anticraft – 2009)  
Durée 34’22 – 12 Titres 
http://www.myspace.com/misophone 
http://www.another-record.com 
http://www.myspace.com/anotherrecord
Originaire de Bristol, Misophone est un duo particulièrement prolixe qui n’en finit plus d’enregistrer et qui propose aujourd’hui un nouvel effort, le treizième, sur lequel Matt Welsh, artiste et écrivain, écrit et chante en s’accompagnant de son banjo et en émettant des bruits d’animaux tandis que son acolyte, Steven Herbert, joue d’une vingtaine d’instruments parmi lesquels on citera le melodica, le theremin, le dulcimer ou encore divers claviers et guitares. Mais l’originalité la plus surprenante de Misophone tient essentiellement dans le fait que les deux comparses vivent reclus dans leur appartement et qu’ils se refusent à en sortir pour aller interpréter leur musique sur scène, passant leurs journées à composer et à enregistrer sans plus jamais faire vivre ensuite leurs créations et les distribuant même à l’occasion gratuitement aux passants dans la rue … Drôle d’idée qui n’enlève rien au charme un peu désuet de ces ballades pour le moins brechtiennes …Prenez un vieux film en noir et blanc dont on aurait égaré la bande son et confiez le à Misophone, en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire le duo vous aura retrouvé des sonorités qui lui vont au plus juste et qui en prime semblent d’époque ! C’est un peu ce qui se passe avec « I Sit At Open Window », un ouvrage qui nous promène à grand renfort de bouts de ficelles dans un univers qui semble venu d’un autre temps, sorte de mélange de Brecht et de Hitchcock dans lequel on croiserait presque à l’occasion certains personnages tout juste échappés du Cirque Barnum. L’orgue de barbarie renforce parfois cette sensation délicieusement vintage et c’est de surprise en surprise que l’on passe, découvrant au gré des pistes des « Castles In The Sand », « Days Of Regret », « Lost March Of The Dead » et autres « Cow Bell Blues » sur lesquels le système D apporte autant que le talent des deux créateurs. Disciple de Tom Waits et de Johnny Cash mais aussi de Daniel Johnston et de The Unicorn, Misophone a tout compris de l’art de se donner corps et âme à sa musique et le public, alerté par la BBC, a commencé à faire circuler l’information puisque c’est un véritable tourbillon qui se produit dans le sillage de la page Myspace du duo, signe s’il en fallait encore que les musiques hors des modes peuvent elles aussi devenir attractives pour le commun des mortels. Bon sang ne saurait mentir …   



and the english translation.....





MisophonepdfprintEmailWritten by Fred DelforgeSunday, August 23, 2009 
I sit at open windows 
(Another Record - Anticraft - 2009) 
Length 34'22 - 12 Tracks
http://www.myspace.com/misophone 
http://www.another-record.com 
http://www.myspace.com/anotherrecord
Originally from Bristol, Misophone is a particularly prolific duo who never stops recording and offers today a new effort, the thirteenth, where Matt Welsh, artist and writer, wrote and sang, accompanying his banjo and emitting animal noises while his sidekick, Steven Herbert, is a twenty instruments including the melodica include the theremin, the dulcimer or various keyboards and guitars. But the most startling originality of Misophone is mainly in the fact that the two stooges live in their apartment and they refuse to leave to go to interpret their music on stage from their days composing and recording without never live to their creations and then distributing them to the same free hand to passersby on the street ... strange idea that does not detract from the charm a little outdated these ballads at least Brecht ...Take an old movie in black and white that we have lost the sound and refer it to Misophone in less time than it takes to tell the duo will have you found sounds which are more than fair and Bonus seem to age! Something similar happens with "I Sit At Open Window," a book that takes us with lots of pieces of string in a universe that seems to come from another era, a sort of mixture of Brecht and Hitchcock in which we almost think at some characters just escaped from the Barnum Circus. The barrel organ reinforces this feeling sometimes deliciously vintage and is one surprise after another as we pass, at the option of discovering tracks of "Castles In The Sand," "Days Of Regret," "Lost March Of The Dead "and other" Cow Bell Blues "on which the system D provides as much as the talent of the two creators. A disciple of Tom Waits and Johnny Cash but also of Daniel Johnston and The Unicorn, Misophone has included the art of giving body and soul to his music and the public, alerted by the BBC, began to circulate the 'information because it is a whirlwind that occurs in the wake of the duo's MySpace page, sign if necessary although the music off modes may also become attractive to ordinary mortals. Good blood can not l
Friday, August 28, 2009 
Another review of I sit......

http://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?article3520





    24 août 2009 / 
    Misophone
    “I Sit At Open Windows” (Another Record) 

    rédigé par Gérald de Oliveira
    ..1....2....3....4....5....6....7....8....9....10.. 
    (9/10) 


Ne vous méprenez pas, ce ne sont les perdreaux de l’année qui se présentent à vous, car cette sortie chez Another record, n’est pas moins que le quatorzième album du duo Bristolien. Quatorze albums et pas un concert pour les défendre, le duo ayant un amour de la scène aussi poussé que celui de Mark Hollis. C’est dommage, car on rêverait de voir les chansons de « I Sit At Open Windows » se transformer sous nos yeux. Comme chez les illusionnistes je suis persuadé que des lapins sortiraient des instruments, que sur les cordes des guitares des oiseaux roucouleraient ou paraderaient, et que les mots s’inscriraient dans l’air, comme des farandoles que les cruciverbistes suivraient des yeux avec un appétit immodéré. Construites comme certains disques pour enfants, ou comme les premiers Beck, la douceur en plus, les chansons folks se baladent au milieu d’un gentil cirque où même les objets sont animés. Mais derrière cette jolie description de cet univers où l’onirisme est dans un couffin douillet, se cachent des chansons pour que les adultes réintègrent, ce qui faisait d’eux des gens gentils, la dose de naïveté de l’enfance. Joyeux, tendre, mélancolique, entrez sous le chapiteau de Misophone, avec ses clowns tristes, ses animaux qui chantent, ses cascades de sons et de mots, et des couleurs cultivant la jalousie d’un arc en ciel. Quand nos oreilles prennent du plaisir
Thursday, August 20, 2009 
Wednesday, August 19, 2009 


Review of I sit at open windows on Benzine... 

Many thanks for the kind words

best wishes

m



I sit at open windows

En 2008 je découvrais un peu par hasard (c’est souvent comme ça) l’existence du groupe Misophone, et par la même occasion l’album au titre à rallonge : "Where Has It Gone, All The Beautiful Music Of Our Grandparents? It Died With Them..." sorti l’année d’avant. Malgré la qualité évidente de ce disque, Misophone est resté, aussi incroyable que ça puisse paraître, le secret le mieux gardé de l’année.
Et voilà donc que 2009 marque le retour du groupe qui avec "I avec Sit At Open windows", sort son 13ème album… en seulement 5 ans d’existence.
Misophone c’est un duo originaire de Bristol composé du Matt Welsh(multi instrumentiste) et Steven Herbert, artiste et écrivain mais également joueur de banjo. A eux deux ils passent leur temps à composer des albums qu’ils distribuent gratuitement ou qu’ils font paraître sur le label suédois Kning Disk comme c ‘est le cas pour ce dernier Lp.  
Vivant à l’abri de tout de tout risque de succès commercial, les deux gars passent leur temps à composer dans leur appartement et refusent pour le moment de jouer en live leurs titres. Bref, tout pour faire de Misophoneun groupe culte !
Et pourtant, la musique de Misophone n’a rien d’obscure ni de tourmentée bien au contraire, elle serait plutôt vivante, fraîche et assez légère, rappelant aussi bien Beirut, Eels que Yann Tiersen ou même Matt Elliott avec ici plus encore que par le passé, un petit côté folk aux accents western, genre "conquête de l’ouest", bien agréable.
Mais au-delà de ces quelques  références, presque trop lourdes à porter, on peut dire que la musique deMisophone ne ressemble à aucune autre et que, de par son originalité, sa folie douce, son apparente simplicité, elle est unique et ne s’offrira qu’à ceux qui iront la chercher.

[8.5/10]

and the english translation......


In 2008 I discovered a little by chance (it is often like that) the existence of the Misophone group, and consequently occasion the album with the title with extension: " Where Has It Gone, All The Beautiful Music Off Our Grandparents? It Died With Them… " left the year front. In spite of the obvious quality of this disc, Misophone remained, as incredible as that can appear, the secrecy best kept year. And here thus that 2009 mark the return of the group which with " I with Sit Open At windows" , its 13th album… in only 5 years leaves existence. Misophone it is a duet originating in Bristol-board made up of Matt Welsh (multi instrumentalist) and Steven Herbert, artist and writer but also player of banjo. To them two they spend their time composing of the albums which they distribute free or which they make appear on the Swedish label Kning Disk as C ..is the case for this last LP. Living safe from very of any risk of business success, both guy spend their time composing in their apartment and refuse for the moment to play into live their titles. In short, very to make of Misophone a worship group! And yet, the music of Misophone obscure nor did not torment anything quite to the contrary, it would be rather alive, fresh and rather light, pointing out as well Beirut, Eels that Yann Tiersen or even Matt Elliott with here more still than in the past, a small side folk with the accents western, " kind; conquest of the ouest" , quite pleasant. But beyond these some references, almost too heavy to carry, one can say that the music of Misophone does not resemble any other and that, from his originality, his soft madness, his apparent simplicity, it is single and will be offered only to those which will seek it. [8.5/10
Wednesday, August 19, 2009 
two sweet crazy

a year and a half after the wonderful where has it gone, all the beautiful music of our grandparents?it died with them, that's where it went .. the two magicians, sweet illuminated from bristol, with a return ... fourteenth album. although qu'hyperproductifs in their achievements, not least of all venture to say that you discovered misophone in concert: we do not believe! despite fourteen albums to their credit, the talented duo anglo-saxon has always refused to submit its live productions. newcomers on one of our best labels french another record, the boys from bristol to offer an album title again infinitely poetic. impassioned by the surrounding sounds, noises and music of another time, the influences to beirut, misophone explore, crushed, recreated the sound magical universe. along with a soothing voice and samples that will rekindle in all of us these bits of childhood buried deep within our brains.

hoping regressive

despite some slavic influences, in which the journey takes us misophone is not geographical but temporal. it revives some fun fairs, we find that sweet insouciance that accompanied our childish pleasures. the magic sound recalling moments of life when everything was still possible,misophone we made the touch of your fingertips. by offering emotional music, they renew each of these memories: a hand passed through the hair, the taste of a barbapapa, fear of the ghost of the closet, the mad adventures of our imaginary friends ... more than a journey through time is a real introspection taking place.

a bubble pleasing

steven herbert and matt welsh are two artists who create timeless musical bubble. they succeed in this fantastic challenge offering delicious walks accompanied by folk songs of birds, chimes of ringing, the ogre of barbarism, of crépitements old records ... at a time when everything is formatted to appeal to more many, where the idea is broken up nausea, misophone offers an air bubble original, a "not such a" bold and beautiful. i sit at the windows delight all those who aspire to escape or to find the time of a hard soul child. for the others, have a try!





Wednesday, August 19, 2009 
Le Cargo review of 'i sit at open windows' 

http://www.lecargo.org/spip/misophone/i_sit_at_open_windows/reviews-4896.html


Many thanks for your kind words,

best wishes

misophone.......



deux doux dingues

un an et demi après le merveilleux where has it gone, all the beautiful music of our grandparents ? it died with them, that's where it went.., les deux magiciens, doux illuminés de bristol, reviennent avec un...quatorzième album. bien qu'hyperproductifs dans leurs réalisations, ne vous aventurez surtout pas à dire que vous avez découvert misophone en concert : on ne vous croira jamais ! en effet, malgré quatorze albums à leur actif, le duo surdoué anglo-saxon s'est toujours refusé à présenter ses productions en live. nouveaux venus sur l'un de nos meilleurs labels français another record, les garçons de bristol proposent un album au titre une nouvelle fois infiniment poétique. passionnés par les sons environnants, les bruits et les musiques d'un autre temps, les influences à la beirut,misophone explore, triture, recréé des univers sonores magiques. le tout accompagné d'un petit chant apaisant et de samples qui raviveront en chacun de nous ces bribes d'enfance enfouis au plus profond de nos cerveaux.

au plaisir régressif

malgré les quelques influences slaves, le voyage dans lequel nous emmène misophone n'est pas géographique mais temporel. on revit l'amusement de quelques fêtes foraines, on retrouve cette douce insouciance qui accompagnait nos plaisirs enfantins. cette magie sonore remémorant des moments de vie où tout était encore possible, misophone nous la fait toucher du bout des doigts. en nous proposant une musique émotionnelle, ils ravivent chacun de ces souvenirs : une main passée dans les cheveux, le goût d'une barbapapa, la peur du fantôme du placard, les folles aventures de nos amis imaginaires... plus qu'un voyage dans le temps c'est une véritable introspection qui s'opère.

une bulle réjouissante

steven herbert et matt welsh sont deux artistes qui créent une bulle musicale intemporelle. ils réussissent ce défi fantastique en nous offrant de délicieuses balades folk agrémentées de chants d'oiseaux, de carillons, de tintements, d'ogre de barbarie, de crépitements de vieux disques... a une époque où tout est formaté pour plaire au plus grand nombre, où la bonne idée est déclinée jusqu'à la nausée, misophone propose une bulle d'air originale, un « pas pareil » audacieux et magnifique. i sit at the windows ravira tous ceux qui aspirent à s'évader ou à retrouver le temps d'un disque leur âme enfantine. pour les autres, laissez-vous tenter 

Monday, July 27, 2009 
Misophone - I sit at open windows
2009

Style : La grande parade du Folk
Label : Another record / Anticraft
 
N’espérez pas voir Misophone en concert. Ils n’en font jamais, le truc de ce duo de Bristol, c’est de jouer de leurs instruments (un nombre pléthorique) et puis l’écriture, la composition et l’enregistrement d’albums, 14 à ce jour. Qui dit mieux ? Le dernier sort donc chez les Français d’Another record dont le côté doux dingue rêveur n’a jamais fait peur, bien au contraire. Misophone, c’est un peu Day One ou The Bees venus d’un autre âge. En effet, I sit at open windows ressemble aux films du temps du muet avec un Noir et Blanc couleur sépia, le scintillement des images, le rythme qui semble un peu chevroter et les gros plans sur des visages qui grimacent. L’écoute du disque se transforme vite en visite d’un cirque ambulant de la Grande Dépression ou de l’Angleterre de
Dickens, au son notamment d’un orgue de barbarie tenu par un lointain aïeul de « Sans Famille » (avec chiens errants et macaque domestiqué), de cuivres déguenillés et d’un piano bastringue dégingandé. A ma droite, découvrez la joyeuse parade des Freaks (A Ghost of right america), à ma gauche, la marche macabre des squelettes (Lost march of the dead). Arrêt obligatoire devant l’orchestre de musique juive qui vous tirera les larmes (Rest asleep), devant l’albinos de « Délivrance » et son banjo (Days of regret) et plus loin, devant la sensuelle danseuses des sept voiles (Bull horn instrumentale). Un conseil, à la fin de la visite échappez-vous de la foule, sortez de ces fortes odeurs de gras et de bêtes, oubliez les femmes à barbes et les costauds des Batignoles. Prenez de la hauteur en montant sur la colline et regardez les étoiles (Run, run, run). C’est beau un cirque qui s’endort et qui rêve.
Monday, July 27, 2009