" T H E I N S I D E L A W S " / C h r o n i q u e s 2 0 0 9
Magic / #131 / mai 2009
A SECOND OF JUNE
The Inside Laws
Il y a des incompatibilités absolues. On ne revient pas sur l'impossibilité de faire coexister le spleen et le potache, ou encore la flemme et la rage. En revanche, on se souvient d'avoir vu des tentatives de concilier blues et noise - sinon hardcore et ambiant. Ici, c'est une larme de cold-wave et un brin de lo-fi qui jouent à se provoquer et à s'enrouler sur eux-mêmes, comme la parade nerveuse de jeunes animaux joueurs et inconscients. A Second of June dans d'un pied sur l'autre, au coeur d'une valse schizophrénique. Assis sur l'authenticité fragile de sa production radicale et sans fioritures, le morceau est pris en étau sous la noirceur de sa mélodie, imparable. Celle-ci est servie par une tempête d'irascibles guitares et une voix en apesanteur, qui chante et qui pleure en transparence. Ainsi, Gregory Peltier offre-t-il une figure de chanteur bipolaire; comme Robert Smith ou Billy Corgan, il érige promptement un petit théâtre, personnel et outrancier, dans lequel la mélancolie défie le grotesque. La subtilité des fins justifie la violence des moyens.
Marie Daubert
Autres directions / 15 mars 2009
A SECOND OF JUNE The Inside Laws
Comme une invitation, une incitation à venir découvrir leur univers, A Second Of June a délibérément distillé quelques indices.
Un patronyme qui renvoie à la scène cold-wave des 80’s. Un visuel on ne peut plus dépouillé (le nom du groupe et de l’album sur un fond blanc) pour faire écho au sérieux et la sobriété de leur musique (et une référence délibérée au second album de The God Machine ?). Un enregistrement dans les Vosges (pas une anecdote "exotique", plutôt une affirmation, un choix). Et comme A Second Of June est un jeune trio de l’Est de la France, rattaché au collectif KIM basé à Strasbourg, on établit vite la filiation avec les voisins de Herzfeld, car les Strasbourgeois partagent manifestement des affinités dans l’approche musicale et des accointances dans le style avec Drey, Loyola et Lauter.
A Second Of June a donc l’âme marquée par ce qui est déjà passé, mais les pieds ancrés dans le présent et les yeux rivés sur la ligne d’horizon. Les trois garçons jouent avec leurs têtes, leurs cœurs, leurs nerfs. The Inside Laws oscille ainsi entre rage et froideur, entre obstination et résignation. Pour ouvrir ce premier album, le trio lâche un magnifique morceau, Shy Ink, en équilibre incertain. Voix lointaine et mélancolique puis nouée, guitare aérienne puis revendicative, basse de plus en plus menaçante, rythmique véloce, le tout au service d’une composition qui gagne en tension, ponctuée d’un break imparable passée la 3éme minute, pour se finir dans un tourbillon instrumental. Plus loin, c’est une rectitude toute new-wave, une posture lyrique, alliée à un élan mélancolique, qui font bon ménage. Une approche et des sonorités typiquement françaises, ainsi June The Third sur lequel plane le fantôme de Little Nemo ou les chansons plus lyriques (Litany, Dago Bay). Les compositions démontrent une certaine retenue, même quand le mal-être se fait étreignant, ce qui permet de laisser se développer de longs passages instrumentaux, bien servis par la simplicité de la production. Chez A Second Of June chacun des 3 musiciens s’exprime au fil de compositions sinueuses (Dago Bay avec un beau changement de direction). Avec son format ramassé (8 titres en 42 minutes), The Inside Laws est une excellente réplique aux albums de For Against. Ici aussi, la colère est froide, retenue, mâtinée de mélancolie, poignante.
(platine / top4)
Denis
RECORDS REVIEWERS ARE PRETENTIOUS ASSHOLES / Six Mois Aux Chiottes
31 Mars 2009
A SECOND OF JUNE The Inside Laws CD
Claque dans la gueule. Directe. Violente. Sans appel.
Les Strasbourgeois viennent d’accoucher (sans le savoir ?) d’un très grand disque de pop moderne, à la croisée des chemins d’INTERPOL, OMD et NO KNIFE.
L’alchimie est parfaite. Rock acéré et mélodique, avec quelques accidents de parcours et surtout des tubes qui ne se révèlent pas aussi facilement que chez certains. J’apprécie cette fragilité et cette capacité à construire des thèmes qui prennent toutes leurs dimensions pour l’auditeur qui daigne se donner la peine d’y plonger. Malheureusement, m’est avis que beaucoup vont passer à côté de ce splendide album, à cause du nom du groupe, de l’artwork anonyme ou de mes comparaisons foireuses. Belle erreur. Car pour l’instant, le meilleur disque de 2009 sorti en 2008 c’est bien lui ! Et c’est un putain de FAVORI. (Kim)
Florian
GOÛTE MES DISQUES / 13 Octobre 2009
A SECOND OF JUNE "The Inside Laws" Kim Records 2009
Just Fontaine avait coutume de dire "premier poteau, premier servi". Si on se risque à une analogie entre le foot et une carrière en musique, Just Fontaine conseillerait à tous les jeunes groupes en devenir de se manifester avant les autres, de prendre les devants et de faire un bel appel pour se faire remarquer à la première occasion.
Just serait de fait certainement très fier des Strasbourgeois de A Second Of June, qui convertissent sans frémir leur première action de but grâce à un positionnement brillant. Mais malgré leur réussite insolente, ceux-ci ne sont pas du genre à mettre leur maillot sur la tête et à danser autour des poteaux de corner. Leurs racines sont cold-wave, shoegaze et new-wave, pas tellement carioca. L'univers de A Second Of June est sombre, un peu clinique, mais pas tellement justement et c'est là précisément l'originalité de leur projet : réchauffer la froideur 80's, réhumaniser les fantômes. Tout le matériel utilisé renvoie à Joy Division, à Suicide, aux Cure période Pornography et même à Bauhaus. Pourtant dans la voix de Grégory Peltier, il y a à la fois une forme d'hommage aux icônes glauques et une expression mélancolique plus pop, plus ouverte au partage. Cela se transcrit par une musique 80's référencée mais pas calquée, fascinée par le morbide mais pas les deux pieds dedans.
The Inside Laws est un premier albm de très haute volée, sobre et réfléchi, efficace et cérébral. C'est aussi un disque lucide et très contemporain qui revendique son amour pour Jeremy Jay, Grizzly Bear et The Chromatics. Mais on n'avait même pas besoin qu'ils nous le disent, il est à l'oreille évident que A Second Of June est un groupe d'aujourd'hui et qu'il sera un groupe de demain, de par la finesse de leur premier bébé et de la classe qui se dégage de ce groupe simple, humble et foutrement doué. On peut même espérer qu'il marque treize buts lors du prochain album...
8/10
Julien
A DÉCOUVRIR ABSOLUMENT / 10 Mai 2009
A SECOND OF JUNE "The Inside Laws" (Kim Records)
Nouveau venu dans la galaxie Kim Records, A Second Of June nous arrive de Strasbourg, mais pourrait avoir grandi dans les années 90 à Boston que cela ne nous aurait pas plus étonné, voir moins. Si le terreau de base se trouve entre Can et Joy Division, le groupe a réussi à importer des plantes piquantes pour les planter sur une terre fertile, mais riche en acide. Plus longues que les chansons de la bande de Black Francis, les compositions de « The Inside Laws » prennent un malin plaisir à se comporter comme des singes en apesanteur, entre deux systèmes qui ne se mélangent pas. Moelleux à l’intérieur, épais en son entre, froid sur sa surface et chaud dans son cœur, ce disque gagne à se voir offrir du temps, une bonne cure pour ne pas en rajouter dans les jeux de maux. Sans être passéiste des titres comme « Litany » semblent comme d’un autre temps, révélateur certainement d’une époque qui se cherche, qui pense à regarder derrière elle, avec la ferme conviction que le monde se trompe. Un album blanc pour des chansons grises, entre aveux de faiblesse et résignation violente. Une bossanova sur une terre à rebâtir.
Gérald De Oliveira
POPNEWS / Août 2009
A Second of June "The Inside Laws" (KIM records) - Track by Track
Tout comme Ventre, LIPS et The Secretive Show, A Second of June est une formation strasbourgeoise signée sur le collectif Kim Records. Composé de Gregory Peltier, Olivier Stula et Tim Ratel, le groupe a publié en 2007 un EP 4-Titres aujourd'hui épuisé, "Shy Inc.", et en octobre 2008 le "Litany EP", que, malheureusement, nous n'avons pas eu l'honneur de pouvoir écouter. Bien que je ne partage pas l'enthousiasme débridé de certains pour leur premier LP, je peux certifier après plus d'une vingtaine d'écoutes que A Second of June est une des meilleures choses qui soient à mes yeux arrivées au rock hexagonal depuis une décennie, le groupe rejoignant ainsi Sébastien Schuller, The Wedding Soundtrack, The Delano Orchestra, Moonjellies, parmi les artistes français indépendants à suivre de très près. L'inégal mais indéniablement puissant "The Inside Laws" plaira paraît-il aux amateurs de new wave ou, plus récemment, d'Interpol et d'Editors. Je ne vois toutefois aucune raison pour laquelle ce disque inspiré, solide, sensuel, n'enchanterait pas un public beaucoup plus vaste. Certes, comme la plupart des productions de ce genre, cet album ne se laisse pas adopter aisément et nécessite de la part de l'auditeur un certain investissement, relatif au vu de l'emprise émotionnelle de certaines chansons ("Dago Bay", "Shy Ink", "June the Third"...) et de la qualité plus qu'évidente de l'ensemble. Ne leur en demandons pas trop pour le moment : les nombreuses pistes intéressantes que l'album explore seront sans aucun doute développées et enrichies par la suite. Les musiciens d'A Second of June ont déjà trouvé leur son, leur alchimie et disposent de toutes les qualités de composition nécessaires pour accoucher dans les années à venir d'un très grand disque. D'autant qu'ils semblent avoir une vision assez précise de ce qu'ils ne souhaitent pas faire. Ce track-by-track est une occasion unique de faire plus ample connaissance avec ce groupe rigoureux, chez qui on devine cependant une énorme marge de progression, et d'entrer plus en profondeur dans le processus de création de "The Inside Laws", que POPnews recommande chaleureusement à tous les amateurs de bonne musique, tout simplement.
Julian Flacelière
MUZZART / 23 Mai 2009
A SECOND OF JUNE "The Inside Laws" 2009 Kim Records
Strasbourg, pour ceux qui se tiennent un tant soit peu au courant, nous a déjà permis de découvrir Crocodiles ou Toxic Kiss, ou encore Ventre, aux sorties toutes aussi probantes les unes que les autres.
A Second Of June vient maintenant s'inviter sur la liste de ces espoirs plus que doués, avec cet album aux huit titres chaleureusement, et intensément, pop. Cette pop, les alsaciens soufflent dessus le chaud et le froid, la magnifiant autant dans ses embardées mélodiques que lors d'écarts plus noisy, plus clairement rock, qui font appel à d'autres époques (on pense à un Joy Division quelque peu libéré de sa noirceur) tout en s'inscrivant dans une démarche résolument moderne.
Un titre comme "Dago bay" illustre bien cette démarche entre emprunts au passé, justes et magistralement réinvestis, et sonorités actuelles, et la formation trouve un équilibre exemplaire entre les deux en même temps qu'une identité qui lui permet le meilleur dans le rendu musical. Un morceau tel que "June the third" évoquerait même une new-wave complètement reliftée, tandis que des intonations cold se heurtent ça et là, au gré des chansons et des humeurs, de l'inspiration du groupe, à des élans pop incoercibles.
Cet opus fait partie de ceux dont l'écoute nous convainc d'emblée que la qualité existe par chez nous, qu'il est inutile d'aller la dégoter ailleurs; en atteste "Shy ink", morceau ouvrant les débats avec grâce et dans un esprit à la fois enjoué et allégorique.
Comme s'il cherchait à allier espoir, comportement positif et résignation, A Second of June met ses sentiments en musique avec superbe et avec une authenticité jamais démentie.
Des relents de The Cure première période (la basse, entre autres, de "HMGWY") se font entendre et les entrelacs vocaux audibles sur ce titre portent cette chanson vers des sommets mélodiques, tout en confirmant la capacité du groupe à séduire sur la durée. C'est aussi le cas sur "Duplicity VS sincerity", porté par une basse bien en relief, ou ce "Malka" alerte et orné de guitares délectables, épaulées par cette basse caractéristique et significative.
Enfin, c'est "What a time" et son rythme électro qui ferme la marche. Clair-obscur, ce titre évoque les bordelais d'Adam Kesher et n'aurait pas dépareillé sur l'album de ceux-ci, bien que sa genèse ne soit due, cela va sans dire, qu'au génie du groupe en présence.
Après Crocodiles et certains autres, donc, voilà un album en forme de grosse révélation, qui nous oblige à nous pencher à nouveau de façon approfondie sur le cas d'une scène alsacienne décidément prolifique.
****
A Good Day For A Trip
Noisy Town / 15 mars 2009
A SECOND OF JUNE
The inside laws
Ça y est, deux ans après leur première démo - EP les starsbourgeois d’A Second Of June franchissent enfin le pas du premier album, un pas timide mais juste. Le groupe a depuis fait du chemin, surtout sur scène, et s’approprie petit à petit un univers qui leur est propre. Une jolie perle de plus pour le Collectif KIM, aux côtés de LIPS, Tis ou encore Ventre. Les nombreuses écoutes de Sonic Youth ou The Cure se ressentent encore mais presque involontairement, A Second Of June cherche dorénavant à se forger une personnalité plus présente, particulièrement réservée et timide qui fait tout le charme de ce groupe.
The inside laws parcours les sentiers d’une pop délicate et mélancolique, souvent refroidie par la cold wave qui s’impose doucement et avec finesse dans la musique des strasbourgeois. On retrouve notamment deux anciens morceaux, "Shy inc" et "What a time", révélant pleinement l’évolution du groupe depuis. Les compositions sont plus solides, plus travaillées mais restent simples et efficaces. A Second Of June sait séduire facilement, parfois en mettant toute leur énergie en avant ("June the third", le très bon "Duplicity vs sincerity"), mais plus souvent en laissant ses émotions déborder sur des mélodies faussement enjouées, avancement énergiquement vers la tristesse. Bonjour tristesse ?
Un léger côté électronique se glisse par moment, mais sans jamais en abuser, si ce n’est pour la nouvelle version très électro de "What a time", vraiment réussie. A Second Of June nous montre en The Inside Laws un groupe simple, qui ne cherche pas à s’aligner avec tous ces groupes de pop rock qui jaillissent de partout - et qu’on oublie aussitôt -, et qui en plus a du talent et du potentiel. Un bon album très agréable à écouter et qui mérite toute votre attention.
****.r{}****
Jenny
Pop Revue Express / 2 mars 2009 + Benzine - Chronique Express 60 / 17 mars 2009
Une forme de beauté triste très touchante. Avec "The Inside Laws", A Second Of June signe là un album qui vaut largement plus que les dizaines de buzz lancés chaque mois pour des groupes qui ne valent pas tripette.
Pour qui apprécient Sonic Youth, la scène shoegaze ou encore les divins Hood ou Blonde Redhead.
[7.5/10]
Benoît Richard.
W-Fenec / 25 avril 2009
Il ne m'a fallu que quelques instants, en écoutant les débuts de The inside laws pour m'apercevoir que cela faisait un bail que je ne m'étais pas remis dans les oreilles mes vieux albums de The Cure. Le moment opportun attendra puisque j'ai là un groupe strasbourgeois sous la main, proposant cette pop froide tant appréciée dans les années 80. Son nom ? A Second Of June. Un type de patronyme lié généralement à la vague emo toutes périodes confondues. Un jour de fin de printemps où le beau temps refait généralement surface. Un paradoxe qui s'efface furtivement lorsque l'on découvre la pochette blanche immaculée avec comme seules inscriptions celles du groupe et du titre de l'album. Le blanc, symbole, entre autres, de pureté et d'innocence, est une "couleur" parfaitement adaptée au son d'A Second Of June. Le quatuor conjugue mélodies soigneuses accompagnées de guitares aériennes et cristallines propices au priapisme avec une basse très présente, ronronnante et profonde. Une formule qui fait ses preuves depuis de nombreuses années maintenant, mais qui fonctionne toujours autant quand ceci est, bien entendu, bien exécuté. Et en la matière, A Second Of June nous gâte vraiment, d'autant plus que la production est plus que respectable. La voix angélique de Greg chantée en anglais fait naitre un sentiment d'innocence et de mélancolie où l'accent français est parfois perceptible. Un minuscule détail qui n'a aucune incidence sur l'œuvre car il est dur de s'imaginer entendre une autre langue pour ce genre de musique. Avec huit titres pour une quarantaine de minutes (dont un morceau de plus de sept minutes), A Second Of June prend le temps de faire respirer ses morceaux (à croire que l'air vosgien, que l'on imagine sans stress, a influencé sur les alsaciens) et par la même occasion de mieux plonger l'auditeur dans son raffiné univers pop. Maintenant, chers lecteurs, je vais retourner écouter mes vieux Cure comme je vous le disais plus haut. Je vous laisse avec A Second Of June. Et comme n'oublie pas de le rappeller si bien le groupe : Play it loud !!! Poly / n°126 / mai-juin 2009
A Second of June, The Inside Laws, Kim records
En ouvrant le boîtier du disque de A Second of June, groupe strasbourgeois membre du collectif Kim, on tombe sur cette citation de Cesare Pavese : "On est vieux quand on a compris qu'il ne sert à rien de dire une douleur". A Second of June, trio de vieux sages? Non. La douleur est bien présente dans les huit titres de The Inside Laws. Elle n'est pas exhibée de manière obscène, mais plane tout au long de ce disque mélancolique et lettré (Hemingway y est cité), empreint de néo-romantisme. Les références de Greg P., Oli S. et Tim R.? Sans aucun doute la pop sombre des eighties telle que la pratiquaient Cure, Cocteau Twins ou une bonne part des artistes estampillés 4AD. La musique de ce premier album, enregistré au Studio Növalis dans les Vosges, est à l'image de sa pochette : froide, blanche et sèche.
(E. D.)
Starting Block (Radio en construction/Strasbourg) / mai 2009
A Second of June : Litany / Shy Ink
Celui qui préfère résumer la musique de A Second of June comme étant la résultante d'une bande de trentenaires se ressassant ses amours qu'il a portées à ses héros musicaux d'adolescence devrait aller rapidement consulter chez son médecin traitant car ce groupe strasbourgeois possède une maturité musicale suffisante pour dématérialiser le côté froid de la new wave en lui apportant une personnalité tellement limpide qu'elle en devient palpable. Après avoir enregistré un premier album dans les studios du label Növalis Impulse, A Second of June multiplie les concerts et par la même occasion se dévoile. Mais pour en revenir à leur album, il est tout simplement envoûtant.
Fred Cisnal
Radio Novorock (Paris) / 4 mars 2009
A Second of June : June The Third
‘ A Second of June, un nouveau groupe dans la scène, on peut le dire. Un superbe premier album. C’est magnifique. ‘
Playlist Kérosène (K-Fuel - Radio - Rennes) / 19 février 2009
A Second of June : shy ink « The Inside Laws » Kim
Une belle réussite New Wave classieuse et rêveuse. Parfait croisement entre les Notwists et les Chameleons. A découvrir de toute urgence pour les amateurs de pop brumeuse....
Distyl / 20 mars 2009 / Une seconde d'éternité
A Second of June, c'est de l'énergie à l'état brut. Une musique instinctive, à l'esthétique cérébrale et hypnotique.
Très influencé par la cold wave anglaise des années 80 et les courants américains de dark folk et d'Indie rock, A Second of June vient d'accoucher d'un premier album prometteur, « The Inside Laws » : des compositions vibrantes, un lyrisme mélancolique teinté d'une angoisse à peine perceptible et une tension omniprésente.
Pour l'enregistrement de leur premier album, direction les Vosges. Endroit isolé, dans une commune d'à peine un millier d'habitants, la nature environnante, apaisante mais aussi inquiétante, et ces brumes vosgiennes hantées par on ne sait quel esprit. Les ingrédients sont donc réunis pour la recette finale : bruit étouffé et fureur canalisée, toute intériorisée.
Distyl / 29 avril 2009 / Talents - Coup de coeur / ASOJ, message à décrypter
A Second Of June : une musique instinctive, des sons hypnotiques.
Singulier, l’album dessine les contours d’un univers teinté de mélancolie et de fureur canalisée.
Indépendants, discrets et investis, les membres du groupe A Second Of June ne s’attachent pas à un genre en particulier. « Avec un énergie proche du rock et des mélodies qui sont proches de la pop musique, on est un peu à la croisée des deux courants. C’est peut-être ça aussi qui fait l’originalité du groupe », explique Olivier, le guitariste du groupe.
Pour le thème des chansons, Greg répond avec malice : « des grands sujets qui ont été traités par des grands personnages… ça parle beaucoup de phénoménologie et d’aporie ». Spirituel et philosophie en somme. « Ça reste intime. Je me vois mal écrire des textes rigolos… je ne suis pas quelqu’un de drôle, ou alors c’est à mon insu ».
A Second Of June sélectionné par le « Tremplin Décibulles ». L’occasion pour distyl.fr d’infiltrer les coulisses du festival pour aller à la rencontre du groupe. Rencontre à décrypter…
Un reportage distyl.fr réalisé par Aurélie Feix
Goûte mes disques / 15 mars 2009 / Concert de Jérémy Jay à Toulouse
Avant même qu'il ne monte sur scène, je dois confesser que j'avais des a priori sur Jeremy Jay. (...) Le constat à la fin du concert reste pour moi le même : c'est propre, efficace, très bien chanté et pourtant désespérément neutre. La référence quasi permanente aux Smiths et à Bowie donne envie de bailler. Il y a bien un côté groovy et décharné qui peut rappeler Franz Ferdinand, quelques projets discoïdes assez sympathiques, admettons. Toujours est-il que cela me semble assez pauvre pour un prospect aussi auréolé. Des centaines de groupes avec le même référentiel sont au moins aussi doués, et pas besoin d'aller les chercher très loin (A Second of June par exemple, écoutez !).
Julien