Status: Single
City: CHANSON Berlin / Paris
State: France
Country: DE
Signup Date: 9/4/2006
|
|
|
|
Tuesday, June 23, 2009
 |
„ Qui est le dernier ? “
Au Jobcenter, le centre d'aide social à Berlin, pas de ticket numéroté. Pour savoir qui nous précède, on s'adresse à la vingtaine de personnes dans la salle d'attente : „Wer ist der Letzte?“ „ Qui est le dernier ? “ . En français, on ajouterait „ des imbéciles “ ou „ des ploucs “ , mais en allemand pas besoin. Le mot „Letzte“ se suffit à lui-même.
Je viens pour la première fois. Je demande timidement : „Wer ist der Letzte?“ en hésitant à préciser „Oder...die Letzte?“, la dernière. Un type corpulent au visage rouge me répond avec un sourire habitué : „ Le dernier, c'est moi “. À peine prononcée, la formule magique le transforme alors en avant-dernier et moi, en „ dernier “. Un employé appelle : „Der Nächste, bitte!“ Le suivant, s'il-vous-plait ! Une femme s'avance. Beaucoup de derniers sont des femmes ici. Je vais m'assoir entre „ mon “ dernier et le prochain suivant.
Je trie les photocopies pour mon dossier. Une nouvelle personne arrive : „Wer ist der Letze?“ . C'est moi. Je deviens alors „ avant-dernier “ et elle, „ le dernier “. Nouvel appel „ Der Nächste, bitte!“. Le suivant, c'est mon dernier, le monsieur au visage rouge. Je pense à Brel : „ Au suivant ! Au suivant ! “ . Les visages sont gris, les vêtements aussi. Dans mon imper rose j'ai presque honte. Les seuls en rose ici sont les petites filles de la femme brune, l'avant-avant-avant-dernière. Et les enfants.... On est loin des petits princes de Prenzlauer Berg*. Pourtant, ils sont aussi de Prenzlauer Berg ces enfants-là. De l'autre Prenzlauer Berg. „ Le suivant s'il-vous-plait ? “ C'est mon tour. Un cinquantenaire me grille. Un jeune prenzlauerbergien me regarde, navré : „ Vous étiez pourtant avant lui ? “. Un ticket numéroté aurait empêché cette erreur. Mais avec un petit ticket, je n'aurais pas remarqué le visage de mon dernier, et ce suivant n'aurait jamais su que j'étais la dernière... L'absence de ticket crée des liens, si éphémères soient-ils. On retient le visage de celui dont on est „ le suivant “ et l'on est son prochain, et on l'aime bien, parce qu'après lui, c'est nous... Bon, moi, je me suis laissée doubler. Un homme murmure à son voisin „ Ça, quand on est lent...“
Oui, je suis lente. Mais parfois, je suis aussi muette, surtout lorsqu'il s'agit de protester.
Je l'étais moins l'autre jour, dans le U-Bahn**, quand deux adolescentes assises à côté de moi ont sorti leur portable pour appeler leurs copines dispersées dans les autres wagons. „ Eh, venez, venez, c'est trop drôle ! “ . C'était trop drôle parce qu'un sans-abri ivre et incohérent avait pris place parmi les gens qu'il semblait indisposer par son odeur. Elles sont venues, les copines, elles trouvèrent ça très drôle aussi. Les deux meneuses ont continué à appeler toutes leurs copines les unes après les autres. C'était des jeunes turques de Wedding, un quartier défavorisé, voisin de Prenzlauer Berg. Personne ne réagissait. J'ai fini par leur dire que c'était moche ce qu'elles faisaient et j'ai vu dans le regard de l'une d'entre elles qu'elle le savait et que ça la gênait. Les autres ont réagit comme des petits coqs : „ C'est pas tes affaires ! “. Ma réponse les a étonnées : „ Bien sûr que si, ce sont mes affaires “ .
Qui est le dernier ? Qui est le suivant ? Moi qui pendant longtemps était fière d'habiter sur la planète Prenzlauer Berg, que je croyais capable de prémunir de la misère et d'offrir un toit à chacun. À la terrasse ensoleillée d'un café je pense à une ancienne chanson d'Anne Sylvestre. À l'époque je la trouvais pessimiste.
"C'est ignorer qu'un matin, demain peut-être
On peut la tenir en main la triste lettre
On ne peut plus vous garder On ne peut plus vous loger On ne peut plus vous aimer II faudra vous débrouiller, seul Quand ça commence La malchance Ça vous balance Drôle de danse J'y pense...
J'y pense..
J'y pense...“
Corinne Douarre, 1er mai 2009
*voir carnets berlinois de novembre 2008 et la chanson "Les petits princes" de Corinne Douarre **U-Bahn : métro
Album actuel : Ciel XXL (Label: Kook. Distribution en Allemagne : Broken Silence. ©Corinne Douarre 2009)
www.corinnedouarre.com (site en français et en allemand)
www.myspace.com/corinnedouarre
Powered by  | | English | | Albanian | | Arabic | | Bulgarian | | Catalan | | Chinese | | Croatian | | Czech | | Danish | | Dutch | | Estonian | | Filipino | | Finnish | | French | | Galician | | German | | Greek | | Hebrew | | Hindi | | Hungarian | | Indonesian | | Italian | | Japanese | | Korean | | Latvian | | Lithuanian | | Maltese | | Norwegian | | Polish | | Portuguese | | Romanian | | Russian | | Serbian | | Slovak | | Slovenian | | Spanish | | Swedish | | Thai | | Turkish | | Ukrainian | | Vietnamese |
|
|
|
|
Sunday, April 26, 2009
 |
Dans
ma dernière rubrique je vous parlais du Tanjas Nachtcafé, scène
disparue où sont passés la plupart des artistes qui font la Chanson
Berlinoise d'aujourd'hui. Parmi eux, parmi elles, Cora Frost...
Cora
Frost, la fille illégitime de Barbara et de Brigitte Fontaine
version berlinoise
C'est
hallucinant. Barbara est ressuscitée. Je ferme les yeux, je suis au
théâtre du Châtelet et c'est elle que j'entends, c'est cette
émotion, c'est sa force,
sa
féminité exarcerbée, c'est sa voix qui se déchire en sombres
éclats. Un instant c'est bonheur de la retrouver, un pur miracle.
J'ouvre les yeux : je suis au théâtre de l'Admiralspalast, au cœur
de Berlin, en présence d'un autre miracle : Cora Frost. Entière.
Sulfureuse. Fantasque. Incomparable.
Après
vingt-cinq ans de carrière, Cora Frost, dont on dit ici qu'elle est
la chose la plus dangeureuse que le cabaret allemand ait créée, est
en tournée pour offrir le meilleur d'elle-même au public : son
„Best of Rest of Cora Frost“. Le meilleur... de ses restes. Des
restes certes, mais alors, pour un festin gargantuesque. Car Cora,
comédienne, chanteuse, metteuse en scène et auteuse, ne sait
qu'offrir. Avec elle, c'est Berlin dans sa démesure et son étrangeté
que l'on rencontre. C'est du théâtre, de la danse, de la
performance, de la poésie et du punk, mais avant tout, c'est de la
chanson.
Le
spectacle commence par le tournage d'un porno burlesque, avec lequel
Cora et ses musiciens espèrent gagner un peu de sous. Ça
rate. Cora portait pourtant pour l'occasion sa plus belle robe de
mariée et son dodu pianiste, son peignoir de bain le plus laid...
Plus tard elle nous glace le sang avec Oh,
wehe,Schneewehe
une chanson équivoque sur le petting en voiture. Puis elle nous
attendrit avec son surréaliste Berlin,
das liegt am Meer...
Oui, il y a la mer à Berlin, demandez aux amoureux... La rêverie
s'achève sur un gargarisme à la wodka à quatre voix avec ses
musiciens, trois improbables complices, le fidèle Dert Thumser
(piano), Toni Nissl (batterie) et Gary Schmalzl (guitares), qui ne se
contentent pas de jouer, ou plutôt si, qui jouent, facétieux et
comédiens à part entière. Tour
à tour Don Quichotte, clown ubuesque, splendide chérubin, Cora est
femme, elle
est forte
et elle se bat contre les moulins à vent...
De tous ses restes, ses
ballades sont de loin les plus déroutants. Sa Wildschweinserenade
(la sérénade du sanglier) par
exemple, un grand classique tragicomique : dans
une étable de
Bavière, une fermière malade d'amour adresse une prière désespérée
à Marie : si elle embrasse cette jeune citadine qui
habite de l'autre côté de la montagne, Marie la pardonnera-t-elle ?
Cora, diva
lunaire,
s'habille
pour cette chanson d'un boa de plumes aux couleurs de nuit qui la
couvre des pieds jusqu'au cou, sublime et effrayant à la fois. C'est
un Ave Maria contemporain, beau à pleurer, que Cora Frost porte avec
intensité comme
une fleur noire à la boutonnière. Un autre de ses meilleurs restes,
la plus grinçante
de ses ballades, Die
Ballade der Paula Maus,
est entré dans le „Balladenbuch“ * aux côtés de Goethe et de
Brecht. Pas étonnant, les chansons de Cora Frost ont l'évidence des
contes. Et Cora a déjà tout d'une légende.
Cora
Frost chante dans les clubs et les théâtres du monde, de Paris à
São
Paulo (sur son site il y a des vidéos d'elle en duo avec Chico
Cesar, un régal). Le 16 mai elle apporte un peu de folie berlinoise
à Zürich. Une excellente occasion pour un week-end garanti
dépaysement...
Corinne
Douarre, avril 2009
*Die
Ballade
der homosexuellen, kleinwüchsigen Krankenschwester Paula
Maus,
die ein gar schreckliches Ende nahm
(„La ballade de Paula Maus, l'infirmière naine homosexuelle, qui
connut une fin tragique“).
„Das
Balladenbuch“, Frank T. Zumbach, éditions Artemis & Winkler,
reccueil des plus grandes ballades allemandes
www.myspace.com/corafrost
(officiel)
ww.myspace.com/cora_frost
(fanclub)
www.corafrost.de
(site officiel)
Vidéo
de la „Wildschwein Serenade“ live au BKA-Theater, Berlin :
http://bestoffrost.magix.net/website/programm.1.html
Les Carnets berlinois de Corinne Douarre sont publiés dans Le doigt dans l'oeil, revue musicale mensuelle
Powered by  | | English | | Albanian | | Arabic | | Bulgarian | | Catalan | | Chinese | | Croatian | | Czech | | Danish | | Dutch | | Estonian | | Filipino | | Finnish | | French | | Galician | | German | | Greek | | Hebrew | | Hindi | | Hungarian | | Indonesian | | Italian | | Japanese | | Korean | | Latvian | | Lithuanian | | Maltese | | Norwegian | | Polish | | Portuguese | | Romanian | | Russian | | Serbian | | Slovak | | Slovenian | | Spanish | | Swedish | | Thai | | Turkish | | Ukrainian | | Vietnamese |
|
|
|
|
Saturday, April 25, 2009
 |
Carnets
berlinois :
„ Nouveau Berlin, nouvelles chansons“
C'est
plus fort que moi. Quand je me promène vers le Tacheles sur la
Oranienburger Straße, je traverse
le grand parking,
improvisé sur une étendue de sable, et je vais rôder du côté de
la Kalkscheune. À la recherche du temps perdu. Le cabaret
est toujours là et dispense aujourd'hui à volonté, derrière ses
façades
fraîchement rénovées, des soirées dansantes branchées. Party
time. Autour de
moi, le quartier des granges, les
sinistres
échos d'une
nuit de cristal
et un mur disparu.
Mais
ce
sont d'autres fantômes qui m'attirent ici. Ce sont des rires, des
chansons, de frénétiques pianos à la Kurt Weill, de timides
prémices électroniques, une poésie en devenir, une effervescence,
une solidarité. Et des voix, qui chantent toujours, mais en
solitaire désormais, loin de la Kalkscheune...
Dans
les années 90, Tanja Ries, dont je vous parlais dans ma dernière
rubrique, est la première à employer ce terme,
peut-être même le crée-t-elle : la Nouvelle Chanson Berlinoise.
Sans renier Marlene Dietrich ni Friedrich Hollaender, elle invente
des chansons qui ne ressemblent pas à celles d'avant. Et elle n'est
pas la seule. Pour faire découvrir les autres artistes de cette
scène en
ébulition, elle organise des soirées à Mitte, au cœur du cœur de
Berlin, d’abord dans le sulfureux ex-Kreuz-Club au pied du Bunker,
puis
dans
la plus sage
Kalkscheune.
C’est la belle époque du Tanjas Nachtcafé*, messe païenne
du dimanche soir où faiseurs de chansons, transformistes, danseuses
du ventre et comiques renouvellent, en toute complicité, le
Kleinkunst* berlinois.
On
m'avait dit, c'est là que ça
se passe, alors j'y vais, une première fois. Avant le spectacle,
dans la salle bondée, j'aborde Tanja Ries, installée à la table
des artistes, juste devant la scène. Intimidée, je demande à la
Maîtresse de cérémonie comment l'on se fait programmer dans ses
soirées. Je m'attends à une proposition d'audition. Elle me répond
: « C'est à toi d'estimer. Si tu penses que ce que tu fais est
dans l'esprit de ce que tu verras ici ce soir, je te donne une date.
»
Voilà,
je suis à Berlin. Fin des années 90. Et je ne me rends pas encore
bien compte de la chance que j'ai d'arriver là, à ce moment-là,
dans cette ville -là, où tout bouge...même la chanson.
à
suivre...
Corinne
Douarre, mars 2009
Notes:
Tanjas
Nachtcafé* :
littéralement « le café de la nuit de Tanja »
Kleinkunst*
: littéralement « petit art » , nom pour désigner les
catégories de spectacles proches du public et demandant peu de
moyens techniques (café-théatre, mime, spectacles de marionnettes,
chanson etc...).
Les Carnets berlinois de Corinne Douarre sont publiés dans Le doigt dans l'oeil, revue musicale mensuelle
Powered by  | | English | | Albanian | | Arabic | | Bulgarian | | Catalan | | Chinese | | Croatian | | Czech | | Danish | | Dutch | | Estonian | | Filipino | | Finnish | | French | | Galician | | German | | Greek | | Hebrew | | Hindi | | Hungarian | | Indonesian | | Italian | | Japanese | | Korean | | Latvian | | Lithuanian | | Maltese | | Norwegian | | Polish | | Portuguese | | Romanian | | Russian | | Serbian | | Slovak | | Slovenian | | Spanish | | Swedish | | Thai | | Turkish | | Ukrainian | | Vietnamese |
|
|
|
|
Saturday, April 25, 2009
 |
Carnets
berlinois : Tanja Ries chante die Liebe in Berlin
„Und
jetzt, ein Liebeslied.“ . « Et maintenant, une chanson
d’amour » . Sur la scène du BKA à Kreuzberg, Tanja Ries,
icône de la Nouvelle Chanson berlinoise, surprend son public.
Qu’a-t-elle chanté jusqu'à présent sinon des chansons d’amour ?
La poétesse précise : « Jusque là j’ai chanté des
chansons « sur » l’amour. Maintenant, vraiment… une
chanson d’amour. »
Tanja
Ries le revendique : « Je ne sais écrire que sur l’amour.
Ce qui se passe entre deux êtres, et plus encore, ce qui se passe à
l’intérieur d’une personne amoureuse, les transformations, les
mouvements que l’amour provoque… Je n’écris en revanche que
très rarement une chanson d’amour » . Die Liebe. Avec un
long « i » et féminin en allemand... Sich verlieren,
sich fallen lassen, sich fangen lassen, erwachen, warten… Se
perdre, tomber, se laisser rattraper, se réveiller, attendre….
Miroirs, falaises, envols, peurs, quiétude… Tanja Ries compose
avec ces éléments depuis plus de dix ans, avec une conséquence
rare,
avec obsession. Les amours impossibles qui vous perdent, les amours
possibles qui vous perdent plus encore, les identités bousculées,
en recherche.
Ces courts moments, dépeints avec une extrême finesse, ces moments
pendant lesquels on sait, tout a changé, pendant lesquels on espère
que plus rien ne changera plus.
Ses chansons font du bien et font
mal, elles vous libèrent des habituelles figures de l’amour, elles
donnent envie d’être amoureux, même si. Et soudain on est sur
cette place qu’elle décrit dans une de ses plus belles chansons,
« Himmlischer Frieden » , cette place d’une beauté
sans limites, « grenzenlos schön » , au cœur du
no man’s land, d’un vide qui fait peur tant il contient de
possibles. Comment ne pas penser à la Potsdamer Platz juste après
la chute du mur, cet immense vide où l’avenir de Berlin était en
attente ?
Le
nouvel album de Tanja Ries s’intitule « Liebe mich ».
« Aime-moi » , une phrase que dans la vraie vie, personne
ne dit. Pas même Tanja Ries, elle l’a empruntée à sa série
télévisée préférée : « Grace anatomy »... La
musique de l’album envoûte. Les compositions de Tanja Ries y
rencontrent les samples du rapper Kronstädta (Label
p-pack). Gouttes de
pluie et bruits de chaînes, arabesques de piano à la Debussy,
guitares électriques, silences… C’est libre, androgyne, c’est
urbain et océanesque, c’est infiniment triste et cassé, c’est
finalement très beau, c’est tellement berlinois.
Comme des
mobiles de Calder, les chansons de Tanja Ries oscillent dans le vide. Chacune
d’entre elles est un ensemble qui tourne sur lui-même, frémit
sous le vent et réagit à la lumière. Un équilibre sans cesse en
redéfinition, qui tire son mouvement de son déséquilibre. Et qui
hypnotise.
Comme die Liebe.
Corinne Douarre, janvier 2009
Tanja
Ries, auteur compositeur interprète, a cinq albums à son actif.
Elle monte depuis 2000 des projets hip hop avec des adolescents de
Berlin et l’association Gangway e.V.a et a repris en 2004
l‘organisation du Chansonfest Berlin (festival berlinois de la
chanson ).
Album
actuel : « Liebe mich » (Label: Kook, distribution
en Allemagne par Broken Silence
www.tanjaries.de
(site en allemand)
www.myspace.com/tanjaries
Les Carnets berlinois de Corinne Douarre sont publiés dans le webzine Le doigt dans l'oeil (revue mesuelle)
Powered by  | | English | | Albanian | | Arabic | | Bulgarian | | Catalan | | Chinese | | Croatian | | Czech | | Danish | | Dutch | | Estonian | | Filipino | | Finnish | | French | | Galician | | German | | Greek | | Hebrew | | Hindi | | Hungarian | | Indonesian | | Italian | | Japanese | | Korean | | Latvian | | Lithuanian | | Maltese | | Norwegian | | Polish | | Portuguese | | Romanian | | Russian | | Serbian | | Slovak | | Slovenian | | Spanish | | Swedish | | Thai | | Turkish | | Ukrainian | | Vietnamese |
|
|
|
|
Wednesday, April 22, 2009
 |
Carnets
berlinois :
« La berlinite
aiguë »
Pour
ma seconde rubrique berlinoise, je prends de nouveau mes ailes à mon
cou mais je m’en fais cette-fois ci une écharpe bien chaude, car,
vous allez voir: il est arrivé. Suivez les plumes.
À
Berlin, le problème, c’est l’hiver. Et qui dit hiver, dit «
berlinite aiguë » . La berlinite aiguë s’attrape un jour de
bruine en novembre. C’est une dépression locale qui a la
particularité de rendre les choses qui vous entourent grisâtres.
Malgré les idées reçues, Berlin n’est pas gris. Avec la
berlinite aiguë, vous voyez tout gris acier : l’immeuble
rose-framboise d’en face, les Bionades au litchi, les graffitis du
Tacheles, les feux d’artifice de la Saint-Sylvestre, les nuits du
KitKatClub, les bières blondes entre amis, les Pères-Noël sur le
Ku’damm, les fresques de Thierry Noir à la East Side Gallery…
Tout est gris, gris, gris. Gris votre vélo vert dans le hall, gris
votre jus d’orange. Et gris le ciel, pourtant souvent flamboyant,
parfois même bleu aussi, d’un beau bleu bien clair.
La
berlinite aiguë lâche parfois prise, et vous retrouvez pendant
quelques heures les couleurs. Mais elle se caractérise surtout par
de fortes crises pendant lesquelles vous voyez tout en gris
anthracite : la ville devient alors insupportable, l’humidité
pénètre les os, les petits pavés de Berlin Mitte sont autant de
milliers de Stolpersteine* en attente, l’agonie du Palast der
Republik vous rappelle la vôtre, son squelette de métal laissé aux
corbeaux ressemble à vos nuits, votre vie d’artiste est
inutile et la vie des autres ne vaut pas mieux.
C’est
alors que se passe le miracle : vous créez. Dans le gris jusqu’au
cou vous produisez vos meilleures chansons, vos meilleurs poèmes,
vos meilleures toiles. Vous produisez, sans effort, au rythme des
crises. Et ça marche. Donc bien-sûr pas mal de berlinois ne font
rien pour se protéger de la berlinite. Bien au contraire. Sans elle,
la ville de Berlin serait-elle le pôle artistique européen que l’on
sait ? Si elle a des aspects bénéfiques, il faut néanmoins se la
farcir, et ce pendant six mois, jusqu’aux premiers beaux jours de
mai. C’est long. Vous qui envisagiez de venir quelques jours à
Berlin cet hiver, vous vous demandez sans doute « Ai-je des risques
de l’attraper ? » . Rassurez-vous. En général, il faut avoir
passé déjà quelques années à Berlin pour y avoir le droit. Une
bonne berlinite, ça se mérite. Elle touche rarement les touristes.
Les rares à la choper la ramènent chez eux et la soignent en
silence pendant des mois, de loin, en pensant avec tristesse à tout
ce beau gris qu’ils ont laissé là-bas… Mais la plupart,
atteints comme par hasard d’une crise deux heures avant, ratent
leur vol de retour et s’installent provisoirement à Berlin. Pour
les dix prochains hivers. Après, on verra.
J’en
connais beaucoup des comme ça.
Pensez-y
quand vous réserverez votre billet d’avion.
À
bientôt,
Corinne
Douarre, décembre 2008
*Stolpestein
(« pierre d’achoppement ». Vient de « stolpern » : trébucher
et « Stein » : pierre) : plaque métallique carrée de 10 cm ..é, sur laquelle est gravée le nom d’une victime du nazisme.
Cette plaque est fixée dans le sol, en remplaçant souvent un petit
pavé, devant la maison de la personne déportée.
www.stolpersteine.com
Les Carnets berlinois de Corinne Douarre sont publiés dans Le doigt dans l'oeil, revue musicale mensuelle
Powered by  | | English | | Albanian | | Arabic | | Bulgarian | | Catalan | | Chinese | | Croatian | | Czech | | Danish | | Dutch | | Estonian | | Filipino | | Finnish | | French | | Galician | | German | | Greek | | Hebrew | | Hindi | | Hungarian | | Indonesian | | Italian | | Japanese | | Korean | | Latvian | | Lithuanian | | Maltese | | Norwegian | | Polish | | Portuguese | | Romanian | | Russian | | Serbian | | Slovak | | Slovenian | | Spanish | | Swedish | | Thai | | Turkish | | Ukrainian | | Vietnamese |
|
|
|
|
Sunday, December 21, 2008
 |
Carnets berlinois Bonjour,Pour fêter ma première rubrique berlinoise dans « Le doigt dans l’œil », je prends mes ailes à mon cou et vous emmène à Prenzlauer Berg, quartier des anges et des petits princes. Vous êtes prêts ? Suivez les plumes !
À Prenzlauer Berg, le maître mot est « le temps ». Partout, le temps manque. Ici, non. Il y en a tellement que vous le voyez s’étaler en nappes au-dessus des allées et prendre en douceur les gens dans ses filets. Vous êtes pressés ? compressé ? dépassé ? stressé ? Venez à Prenzlauer Berg, y sniffer une bonne dose de temps. Mais attention : de temps libre. Et tout comme lui, devenez-le aussi. Libres d’aller ici ou là à pied ou en vélo, de vous arrêter à la terrasse du Kohlenquelle, café pour bobos sans le sou, peinard au fond de son impasse ; libres de vous attarder dans les sofas du « Zu mir oder zu Dir? » bar pour francophilobranchés qui savourent leurs cocktails en écoutant France Gall en allemand (« Ein bisschen Goethe-euh, ein bisschen Bonaparte-euh… » ). Et, sur une pelouse urbaine (où vous ne trouverez pas de panneau « interdit aux chiens, aux enfants, aux cannes des vieux et à tout ce qui fait des trous dans le gazon »), libres de vous étendre un instant au soleil de l’été, pour écouter les oiseaux.
Le temps c’est de l’argent ? C’est peut-être cela. Comme à Prenzlauer Berg il n’y a pas d’argent, eh bien, on a du temps. Le temps d’écrire des chansons, le temps d’être amoureux, le temps de sortir la nuit dans les bars, dont on remarque souvent à peine le petit drapeau (et c’est beau un arc-en-ciel la nuit ! ), le temps de se chercher, de surtout ne pas se trouver… Et le temps de sourire en regardant le monde économique s’écrouler. La crise ? Elle est ici depuis tellement longtemps, on sait ce que c’est vous savez, elle fait partie des murs (du mur ?). Au café, vous n’entendrez pas toutes les deux minutes « Vous reprendrez quelque chose ? ». Ce serait brusquer le temps, le réduire, le violer. Alors vous comprendrez qu’en tant qu’ange je me sente particulièrement à l’aise à Prenzlauer Berg. En plus, j’y ai une multitude de copains ici, les petits princes et les petites princesses, qui me racontent de jolies histoires, parce qu’ils me voient, eux et savent que je les entends. Vous ne me comprenez pas ? Retournez voir « Les ailes du désir », vous saisirez dès les premières images… «Der Himmel über Berlin» en allemand. Traduction libre, mais « Le ciel au-dessus de Berlin », ça sonnait pas terrible parait-il... Quand vous aurez revu ce chef-d’œuvre de lenteur et d'espaces fantômatiques, venez ici et comparez le Berlin des années 80 avec celui d’aujourd’hui. Ne venez pas à Berlin parce qu’on vous râbache que Berlin est une ville pas chère. Ce n’est même pas vrai partout à Prenzlauer Berg. Berlin mérite mieux. Venez ici parce que Berlin est un réservoir de temps… Venez planer dans ses allées, venez chercher l’inspiration, venez perdre la tête. Venez déambuler sous son ciel immense.
Venez prendre un moment d’éternité.
Venez prendre votre temps, tout simplement. Corinne Douarre, novembre 2008 Album actuel : ciel XXL (Label: Kook, distribution en Allemagne par Broken Silence) www.corinnedouarre.com www.myspace.com/corinnedouarre .................... http://www.ledoigtdansloeil.com/decryptage.htmlLes Carnets berlinois de Corinne Douarre sont publiés dans Le doigt dans l'oeil, revue musicale mensuelle
Powered by  | | English | | Albanian | | Arabic | | Bulgarian | | Catalan | | Chinese | | Croatian | | Czech | | Danish | | Dutch | | Estonian | | Filipino | | Finnish | | French | | Galician | | German | | Greek | | Hebrew | | Hindi | | Hungarian | | Indonesian | | Italian | | Japanese | | Korean | | Latvian | | Lithuanian | | Maltese | | Norwegian | | Polish | | Portuguese | | Romanian | | Russian | | Serbian | | Slovak | | Slovenian | | Spanish | | Swedish | | Thai | | Turkish | | Ukrainian | | Vietnamese |
|
|
|
|
Saturday, December 20, 2008
 |
Les ailes de la musiqueCorinne Douarre, auteur compositeur interprète, est à Berlin une incontournable de la scène musicale française. (...) Touchante. C’est l’adjectif qui lui convient le mieux. Aucune trace d’arrogance dans le regard de Corinne Douarre, voire une trop grande humilité, quand on sait que la dame n’a jamais eu peur de prendre ses désirs en main, écumant les bars avec son accordéon dès son arrivée à Berlin en 1997. Puis, comme s’il lui suffisait de claquer des doigts, une rencontre avec la chanteuse Evi Niessner en 1998 lui ouvre les portes du Grüner Salon, et un duo avec Kent à la Radio Sarroise débouche sur une série de concerts conjoints à la UfaFabrik à Berlin. En 2003, Corinne est invitée à faire la première partie de Benjamin Biolay au festival Francofolies de Berlin, puis celle de Jeanne Balibar au Francophonic en 2007… En bref, un rêve devenu réalité pour cette dessinatrice et architecte de formation. C’est qu’il suffit de voir Corinne sur scène pour comprendre : est-on dans un concert ou dans un one-woman-show ? La chanteuse, mutine, traduit le contenu de ses textes comme s’il s’agissait d’une histoire drôle, y glisse une anecdote ou deux, avec une fraîcheur teintée parfois d’une étonnante timidité. Outre trois CD à son actif, Corinne a également monté trois spectacles musicaux avec des jeunes Français, Allemands et Polonais, spectacles fondés sur la Seconde guerre mondiale. Un vrai travail de mémoire pour cette artiste dont l’un des morceaux s’intitule « Ma mémoire m’oublie » . En réalité, ce projet avait quelque chose de plus intime pour la chanteuse : partir sur les traces de son père interné en camp de travail durant la guerre. Dans ce nouvel album, « Ciel XXL » , c’est Berlin qui se profile en filigrane, avec sur la couverture un clin d’œil aux « Ailes du désir » de Wim Wenders. Des ambiances électro ou des mélodies simplement confiées au piano, une guitare électrique aux riffs profonds, une poésie soufflée d’une voix cristalline… en bref, des chansons tendres et drôles, un peu comme Corinne, oui, un peu comme elle. Céline Robinet/La gazette de Berlin, mars 2008 Corinne Douarre « Ciel XXL » www.corinnedouarre.com ou www.myspace.com/corinnedouarre
Powered by  | | English | | Albanian | | Arabic | | Bulgarian | | Catalan | | Chinese | | Croatian | | Czech | | Danish | | Dutch | | Estonian | | Filipino | | Finnish | | French | | Galician | | German | | Greek | | Hebrew | | Hindi | | Hungarian | | Indonesian | | Italian | | Japanese | | Korean | | Latvian | | Lithuanian | | Maltese | | Norwegian | | Polish | | Portuguese | | Romanian | | Russian | | Serbian | | Slovak | | Slovenian | | Spanish | | Swedish | | Thai | | Turkish | | Ukrainian | | Vietnamese |
|
|
|
|
Wednesday, October 29, 2008
 |
Bonjour à tous,
J'enrage.Les bonnes radios et émissions qui proposaient 'autre chose' vont bientôt toutes disparaitre. Ils ont déjà fermé Radio Multikulti enAllemagne, la seule radio d'envergure régionale en Brandenbourg dédiée aux musiques du monde...
Et maintenant il est question de fermer l'émission en allemand de RFI.
Cela représenterait une perte culturelle énorme, cette antenne est essentielle pour les relations franco-allemandes, et cela met en danger des journalistes qui depuis des années font tellement bien leur travail. C'est injuste.
Si vous vous sentez, ne serait-ce qu'un tout petit peu, concerné(e) par cette nouvelle, envoyez cette phrase:«Erhalten Sie die deutschsprachigen Sendungen von RFI!» (sauvez l'émission en langue allemande de RFI) à la rédaction: Email: deutsche.redaktion@rfi.frMerci mille fois de le faire!!!
Corinne Douarre
Suppression de programmes à RFI: neuf responsables écrivent à Sarkozy PARIS, 28 oct 2008 (AFP) - Les chefs de service de neuf rédactions de la radio publique Radio France Internationale (RFI) ont écrit mardi au président Nicolas Sarkozy pour protester contre l'intention de la direction d'arrêter la diffusion de programmes dans six des 19 langues dans lesquelles elle émet. 'Nous avons été informés vendredi dernier (24 octobre) des intentions de la direction de l'Audiovisuel extérieur de la France (la holding qui coiffe RFI, ndlr) concernant les émissions en langues étrangères' de RFI, écrivent les signataires dans cette lettre dont l'AFP a obtenu une copie. Ils estiment que six rédactions (en allemand, albanais, polonais, serbo-croate, turc et laotien) 'sont menacées de fermeture pure et simple', tandis que trois autres (en persan, chinois et russe) 's'éteindront sur les ondes et seront cantonnées à la toile'. De source syndicale, on avait appris lundi que RFI, dont les émissions s'adressent en priorité aux auditeurs de l'étranger, envisageait d'arrêter la diffusion de certains de ses programmes. Cependant, la direction de RFIn'avait pas souhaité commenter l'information. Les signataires de cette lettre, qui a été remise mardi à l'Elysée, s'attachent à souligner l'importance d'une présence de RFI dans chacun des pays concernés. 'Nous comptons sur vous, Monsieur le président, pour continuer à défendre les intérêts de la France à l'étranger', écrivent-ils en conclusion. Dans le cadre d'une réorganisation de l'audiovisuel extérieur français, RFI, la chaîne d'information continue France 24 et la chaîne francophone TV5Monde sont coiffées depuis avril par une holding 'Audiovisuel extérieur de la France'.
Powered by  | | English | | Albanian | | Arabic | | Bulgarian | | Catalan | | Chinese | | Croatian | | Czech | | Danish | | Dutch | | Estonian | | Filipino | | Finnish | | French | | Galician | | German | | Greek | | Hebrew | | Hindi | | Hungarian | | Indonesian | | Italian | | Japanese | | Korean | | Latvian | | Lithuanian | | Maltese | | Norwegian | | Polish | | Portuguese | | Romanian | | Russian | | Serbian | | Slovak | | Slovenian | | Spanish | | Swedish | | Thai | | Turkish | | Ukrainian | | Vietnamese |
|
|
|
|
Tuesday, October 28, 2008
 |
Ihr Lieben,
Ich könnte vor Wut platzen. Alle gute Sender und Sendungen, die etwas 'anderes' anbieten, werden verschwinden. Es ist schon so mit Radio Multikulti von RBB.
Jetzt ist die deutschsprachige Sendung von RFI dran... Fürchterlich.
Es wäre einen schweren kulturellen Verlust, und ich finde es unheimlich ungerecht, für die Journalisten und Mitarbeiter, die bei dieser Sendung eine wunderbare Arbeit leisten.
Falls Ihr Euch von Dieser Nachricht getroffen fühlt, auch wenn nur ein wenig, könnt Ihr eine Email an die Redaktion schicken. Infos findet Ihr unten.
Tausend Dank wenn Ihr es macht, Corinne Douarre
Paris, 27. Oktober 2008
Liebe Hörerinnen und Hörer,
Rettet RFI AUF DEUTSCH!!!
Der im Sommer neu ernannte RFI-Präsident Alain de Pouzilhac will die deutschsprachigen Sendungen und den Internetdienst aufgrund massiver Einsparmassnahmen einstellen. Dies hat er am Freitag, 24. Oktober 2008, offiziell mitgeteilt. Wir wollen ihn u.a. mit Hilfe von Hörer-Protesten dazu bewegen, seine Entscheidung noch einmal zu überdenken. Wenn Sie die RFI-Sendungen erhalten wollen, dann schreiben Sie: «Erhalten Sie die deutschsprachigen Sendungen von RFI!» an:
Email: deutsche.redaktion@rfi.fr Post: Radio France Internationale (RFI) Deutsche Redaktion 75762 Paris cedex 16
RFI : Grösste Audioplattform
RFI bietet die aktuellste und ausführlichste Frankreich-Berichterstattung in deutscher Sprache im Audiobereich. Dreimal täglich gehen für Sie Journalisten aus Paris und Berlin auf Sendung. Wir halten Sie werbefrei und kostenlos auf dem Laufenden - mit Nachrichten, Presseschau, Reportagen, Experten-Interviews, namhaften Studiogästen, Live-Schaltungen und einem musikalisch vielseitigen Programm. Wir berichten über Ereignisse und Initiativen im deutsch-französischen und europäischen Bereich.
RFI : Näher an Frankreich
Seit ein paar Monaten können Sie unsere Sendungen, Reportagen und das Sonntags-Quiz unter www.rfi.fr/deutsch auch auf INTERNET nachhören, nachlesen und sich auf Stichwortsuche begeben. Besuchen Sie unsere Website im neuen Look und mit vielen französischen O-Tönen: ein Service, von dem immer mehr unserer Hörer Gebrauch machen (+35,4 % im September 2008).
RFI: FRANZÖSISCHES KULTURFENSTER IN BERLIN
RFI sendet in Berlin auf einer eigenen Frequenz, UKW 106. Die Berlin-Redaktion berichtet täglich aus der deutschen Hauptstadt. Sie verfügt dazu über ein eigenes Produktions- und Sendestudio im Haus der Bundespressekonferenz. RFI engagiert sich für das französische Kulturleben in Berlin, als Partner von zahlreichen Veranstaltungen. Der Erfolg des RFI-Hörerklubs (www.clubrfiberlin.net) mit derzeit rund 900 Mitgliedern mündete in die Gründung des neuen Vereins der Freunde von RFI in Berlin.
RFI : Initiativen
RFI stößt Themen an, unterstützt den deutsch-französischen Jugendaustausch, fördert eine europäische Öffentlichkeit und lanciert Initiativen: am 6. November findet im Berliner Club Peugeot Avenue' Unter den Linden von 18-19 Uhr eine von Pascal Thibaut geleitete Live-Diskussion unter anderem über die Folgen der US-Wahl für Deutschland, Frankreich und Europa statt. Kommen Sie zahlreich!
Am 29 Oktober 2008:
Proteste gegen Aus für deutschen Dienst bei Auslandssender RFI - Neun Redaktionschefs schreiben an Sarkozy = Paris, 29. Oktober (AFP) - Mit einem Brief an den französischen Staatschef Nicolas Sarkozy haben neun Redaktionsleiter des französischen Auslandssenders RFI gegen die mögliche Einstellung des deutschen und fünf anderer Dienste protestiert. Die Präsenz von RFI in jedem der betroffenene Läner müsse erhalten bleiben, heißt es in dem Brief. 'Wir zählen darauf, Herr Präsident, dass Sie auch weiterhin die Interessen Frankreichs im Ausland vertreten', schreiben die Journalisten. Aus Gewerkschaftskreisen war am Freitag verlautet, dass bei RFI sechs Sprachdienste eingestellt werden sollen. Betroffen sind neben der deutschen Redaktion auch die albanische, laotische, polnische, serbo-kroatische und türkische. Den Gewerkschaften zufolge begründeten RFI-Präsident Alain de Pouzilhac und Generaldirektorin Christine Ockrent die Pläne gegenüber dem Betriebsrat mit der ungenügenden Zahl von Zuhörern in den betroffenen Ländern. Die Geschäftsführung von RFI lehnte bisher eine Stellungnahme ab. Radio France International ist der größte französische Radiosender für internationale Nachrichten, vergleichbar mit der Deutschen Welle. Er berichtet in 20 Sprachen und hat nach eigenen Angaben 46 Millionen regelmäßige Hörer in aller Welt. Im Rahmen einer Neuordnung der französischen Rundfunkanstalten soll der Sender einer Holding einverleibt werden. Bisher unterstand er dem Außenministerium.
Powered by  | | English | | Albanian | | Arabic | | Bulgarian | | Catalan | | Chinese | | Croatian | | Czech | | Danish | | Dutch | | Estonian | | Filipino | | Finnish | | French | | Galician | | German | | Greek | | Hebrew | | Hindi | | Hungarian | | Indonesian | | Italian | | Japanese | | Korean | | Latvian | | Lithuanian | | Maltese | | Norwegian | | Polish | | Portuguese | | Romanian | | Russian | | Serbian | | Slovak | | Slovenian | | Spanish | | Swedish | | Thai | | Turkish | | Ukrainian | | Vietnamese |
|
|
|
|
Thursday, May 03, 2007
 |
Berlin Mitte (paroles et musique: Corinne Douarre)
La première fois que je t'ai vu Tu étais sale et presque nu T'avais sous tes airs de paria Un charme à l'effet immédiat
Un parfum triste et suranné L'odeur du charbon calciné Planait dans tes rues et tes ruines Se mêlait au goût de la bruine
Refrain: Si la soie te va bien Ce n'est plus toi que je croise en chemin Au cours de mes chères promenades Je dois chercher ta rouille et ta grisaille Et c'est chaque fois comme un cadeau Quand le hasard me ramène à ta peau Quand le soleil du soir pose son fard Sur le plus miteux de tes murs, Mitte
Je te découvrais, fascinée En plus noir et blanc qu'au ciné Peuplé de vides et de brouillard De no man's lands et de hasard
Dans ce décor inachevé À la fois mort et nouveau-né Déambulait un train fantôme Dans les dédales de ton royaume
Refrain
Au lieu fort de la déchirure Un rideau de fer et un mur T'étais la mémoire des „ossis" Des étoiles rouges et noires aussi
Tes cicatrices encore intactes La violence des balles, les impacts Faisaient pour ta nuit de cristal Le plus inquiétant mémorial
Refrain
C'était un monde d'une autre époque Amas de briques et de broc Plein de mystères sous les façades De vie derrière les palissades
Petit à petit tu t'effaces Mitte disparaît sous la glace Des cafés chics et des vitrines Toujours plus class, toujours plus clean
Si la soie te va bien...
Powered by  | | English | | Albanian | | Arabic | | Bulgarian | | Catalan | | Chinese | | Croatian | | Czech | | Danish | | Dutch | | Estonian | | Filipino | | Finnish | | French | | Galician | | German | | Greek | | Hebrew | | Hindi | | Hungarian | | Indonesian | | Italian | | Japanese | | Korean | | Latvian | | Lithuanian | | Maltese | | Norwegian | | Polish | | Portuguese | | Romanian | | Russian | | Serbian | | Slovak | | Slovenian | | Spanish | | Swedish | | Thai | | Turkish | | Ukrainian | | Vietnamese |
|
|
|
|