On est rentré en fin d'après midi. Je devais rendre la voiture de location avant 18 heures.
J'entends encore nico me dire lorsque nous allions à Karlsruhe voir tinariwen. La camionnette je lui fais une confiance aveugle, elle nous emmènera au bout du monde.
mardi 15h, sur la N4, entre st-dizier et Vitry le François (le bout du monde me direz-vous) l'aiguille de mon compteur de vitesse s'affole. J'appuie sur l'accélérateur, plus rien. On s'arrête, l'essieu du boxer est en train de fumer. Pour une fois que c'est pas nous. Qu'est-ce qui se passe ? Quinq et moi, on endosse les gilets jaunes. C'est comique, dago se prend pour un flic au bord de la route. 15h30, la dépanneuse arrive.
17h30. On est séparé en deux groupes. Quinq et moi, on attend dans les bureaux surchauffés de l'agence de location à st dizier. Les trois autres sifflent des picons à vitry.
19h30 Le gars qui devait ramener la voiture à 18h arrive enfin. On va pouvoir continuer le trip.
19h45 on charge les quelques guitares et percus qu'on a pu sauver dans le naufrage. On charge les cinq bonshommes aussi. La camionnette, la sono, les amplis, la batterie, les pieds de micros, le sac à jules, mes schlapes en cuir, tout ça, ça va faire un petit séjour au garage. Et nous on est chaud comme la braise, parce qu'on se dit, on a la fièvre mais on y va. Du coup je prend le volant de la voiture (trop petite pour un groupe en tournée) et je pousse l'engin jusqu'à paris. (nb : le véhicule nous était prêté pour rentrer chez nous pas pour vadrouiller et finir ce qu'on avait commencer, heureusement le 11 novembre est ferié)
Bon on a fait deux concerts. Beaucoup de nos amis parisiens sont venus, mais ça n'a pas suffit. Le premier soir on était vraiment trop fatigué, le deuxième c'était mieux, mais avec du matos de fortune, et moins de monde.
Curieusement, tu vas jouer n'importe où en France, des endroits où tu connais personne, et y a du monde ! A paris , la ville la plus peuplée, c'est tes amis qui forment le public. Une question de moyen je suppose.
Une autre curiosité, tu vas jouer n'importe où en France, le patron te propose un repas avant de jouer, à Paris non. Bon on remercie quand même Rachid pour l'accueil, parce que c'était très cool. Mais le meilleur accueil, c'était au château bien sûr, chez nos potes de symphomane, erotomane.
Bilan : on s'en est sortie grâce à notre pugnacité, mon assurance, et le fait que le 11 novembre est ferié. conclusion : merci cerise et merci la guerre.