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14 Jul 09 Tuesday
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Monument inversion - When the non-sense softens the drifts, waves after waves, slipping endlessly in the mirror of appearance This frozen water Every waste neglected in this scattered look It’s time to surface again, where fragments of concrete have floated Last tireless lights and last sip Dark again, invisible to the naked foot, seconds pass by on and on, like the ghost of the time Waiting, in this frozen water Curve and abundance - An everlasting frozen water into high boldness grass Paralyzed, quartered, rigid eyelids like thirsty sticks, the horsehair bunrt by the wind and all these panic-stricken horses are crossing this red landscape of frightened purpils. Pastoral and pleasant, the images alternate in this devasted and tortured spirit Each point seems linked but hides in these ruins, a cut Heavy, so heavy like this infinite cube, drowned into unbreakable stones Fascinating like these huge trees, nobles and sereneThis destruction still fascinates A single sight’ll be enough, only one, to rebuild everything A philisophical sight heaven sent anvil - As clouds choke the skyline : rise black !The weight of led, sucks the, air dry Endless cliffs, passive rifts collide sink in Sink in Hanged brackens, crushed under these Weak oaks scorched from the base with smoking sap Building escape plans to the atmosphere Same forms same colors Wathever In worship facing the ruins - same forms, same colours ! WhateverThis sadness !It’s still so cold, suddently, a circle, maybe the right one, maybe not ! Sadness Still this vengeance to believe in a renewal after the ruin Gather all the workers, workers of disorder !Rebuild the empty space into an empty space The conception to translate negative waves, by building always lowers, higher !
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16 Apr 09 Thursday
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La prochaine révélation sludge atmosphérique/postcore française s'est faite longuement attendre. Une participation à la compil Music fear satan vol.1 (E-vynil), il y a une éternité laissait présager d'un petit quelque chose pour bientôt, et puis finalement... non. Aguicheur mais pas facile, HKY s'est défilé pour mieux surprendre quand on ne l'attend pas.
En novembre 2008 il s'apprête enfin à jeter son pavé (plutôt sa montagne vu la masse de l'objet!) obscur dans la marre, un lp 4 titres en cours de mastering pour une sortie imminente, la scène française tout entière en tremble d'effroi. Les échos de ses riffs colossaux retentissent par delà les cieux et transpercent les couches de l'atmosphère. Mais remuent surtout l'écorce terrestre à grand coup de secousses sismiques monolithiques. Autant influencé par du vrai sludge qui tache et qui ne fait pas de manières à la Corrupted que par de l'avant-sludge/postcore futuriste (aïe...) de Mare, en passant par le drone doom et la noise. Dans sa version actuelle le groupe rassemble les talents de Every Reason to / CP / We Are the Romans, Slavery / Crossing the Rubicon, Immemorial et Vengeance; et a vu défiler deux Revok (Rejuvenation), un Warsaw Was Raw et monsieur Antikyx à une époque révolue. D'une massivité sans égal mais avec des arrangements, des détails et des atmosphères riches, les titres de l'album à venir dans leur version "début 2007" sont vraiment aboutis, ils exhument les sensations incomparables d'Overmars, Rosetta et Mare. L'album, constitué de versions réenregistrées (chez Julien de Dante) risque d'apporter encore plus de surprises et de noirceurs. Il sera, à n'en pas douter l'un des plus intéressants de l'année dans cette catégorie.
La multitude de groupes parisiens émergeant dans la scène post-hardcore est en partie du à des musiciens aimant trifouiller dans 10000 groupes à la fois. Ce genre de zicos que l’on retrouve dans HKY précisément, sous une face beaucoup plus sombre et plus froide que dans leurs autres formations (Every Reason To…, ((Remote)), Vengeance, etc...) rassemblés autour des influences communes Neurosis, Godflesh, Minsk, et autres Mouth Of The Architect ou AmenRa, pour nous sortir un premier Ep profond et puissant.
Pas besoin de chercher des heures des superlatifs relatifs à la noirceur et au cancer, ils sont tous dans cette première galette d’HKY. Bien condensé, en 4 titres pour 33minutes, les six gaillards n’y vont pas par quatre chemins quand il s’agit de planter leur décor post-apocalyptique : riffs lourds et malsains, arpèges mélancoliques et gros son abrasif, arrangements froids et corrosifs grâce à la patte de Damien, claviériste (officiant également dans Immemorial bien plombé dans son genre) chant arraché s’évanouissant dans la brume, et base rythmique pachydermique. On notera a partir du morceau « Heaven send anvil » la volonté du groupe de sortir la tête de l’eau pour reprendre une bouffée d’air frais (des mélodies planantes et classieuses, une atmosphère plus dégagée, plus claire) en finissant en beauté par un « In worship facing the ruins » à la montée intense et au finish écrasant. Niveau originalité, le genre n’est pas renouvelé mais on note un réel effort dans les arrangements de synthés, samples et autres bidouillages sonores dissonants et crissants ; dans la complémentarité des guitares très réussie, et mon petit coup de cœur sur les breaks de batteries et des amorces de riffs qui arrivent là où on ne les attend pas (« Curve and abvundance »). Seul point noir (et encore, gris) c’est qu’il faut plusieurs écoutes pour vraiment apprécier les nappes de chant, qui m’ont un peu rebutées au début (étant aussi habitué à entendre les morceaux sous leur forme instrumentale), mais qui sont posées de façon admirable dans le dernier morceau car plus en retrait.
Pour les amateurs du genre, cet Ep d’HKY est à posséder et à savourer avec délectation (n’hésitez pas à le remettre plusieurs fois de suite pour un effet optimal) ; a classer parmi ces petits coups de cœurs sortis d’on ne sait où (Elodea, Hyatari, Samothrace, Omega Massif etc...) qui nous ravissent les tympans. En plus le packaging et la cover sont super classe (réalisée par Chuck de Warsaw Was Raw) collant parfaitement a l’ambiance des morceaux ce qui rajoute une dimension supplémentaire pour apprécier cette galette. Bel effort donc et belle réussite pour un groupe qui commence à prendre de la bouteille dans la région parisienne et qui on l’espère étendra ses racines jusqu’à la province et jusqu’à nos corps endoloris par la pesanteur de cette musique vibrante et amplifiée.
7,5/10
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Autant ne pas le cacher et le dire d'emblée : je suis fan. J'ai déjà vu cinq fois le groupe en concert, dont une fois en répétition, et j'ai eu plusieurs fois l'occasion de discuter avec eux. Ma confession étant faite, je peux donc commencer à encenser leur musique en toute impartialité.
Associé à la scène "post hardcore parisienne", HKY s'extrait très facilement de ce genre en évitant par une atmosphère encore plus dense et plus sombre que celle couramment associée au style. Ainsi bien que le nom de Neurosis saute aux oreilles, c'est aussi celui de Darkspace qui m'apparaît clairement dans le jeu des samples associés aux riffs lourds et sombres. HKY n'en est qu'à son premier album (quatre titre de huit minutes en moyenne) mais tout est donc déjà semé pour que la suite n'ait plus grand chose à voir avec la musique composée par les fans de Isis et de Cult of Luna dont les disques s'empilent sur les tables des journalistes.
Lents et denses, les riffs de guitare auréolés de samples glacials résonnent lourdement devant la section rythmique. Bien que concentré vers un objectif commun, le groupe n'évolue pas comme un seul homme et laisse de la place à chaque membre pour rendre le tout beaucoup plus personnel. HKY trouve ainsi sa propre voix dans un genre balisé et s'extrait donc par la qualité de l'interprétation mais aussi grâce à la forte personnalité de chaque musicien dont le talent est évident. L'enregistrement est d'ailleurs extrêmement travaillé et permet à chaque instrument de ressortir avec plus de clarté que sur les amplis de toutes les salles de concert où j'ai pu les voir se produire.
En seulement quatre titres englobés dans des nappes de sons discordants, HKY ne compose pas que des chansons mais écrit aussi son univers dont la personnalité est d'ores et déjà palpable. Bon sang ne saurait mentir ou produire un disque interchangeable. Altess, Every Reason To, Slavery, Immemorial, (Remote). Tant de noms croisés sur des flyers dont des membres se retrouvent sur ce premier chapitre sans pour autant que l'on ait besoin de les mentionner partout pour vanter les mérites de celui ci. Ce premier album parle pour eux et suffira sans l'ombre d'un doute à convaincre jusqu'à ce que leur prochain disque l'enterre. HORORO ///////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////
http://www.w-fenec.orgBuilding escape plans to the atmosphere... peut-on lire en introduction de leur page MySpace, les HKY cultivent un certain anonymat au-delà de la seule notion d'entité musicale qui les entoure. Mais au-delà de tout élément biographique relativement dispensable pour décrypter leur musique, on se contentera de dire que HKY et leur premier effort et qu'il sort chez Music fear Satan (One Second Riot). D'un point de vue strictement artistique, dès que l'on pose le disque dans le lecteur, on est tout de suite immergé dans ce magma sonore qui vient happer tout forme de vie pour lui faire expérimenter la puissance de ce metal downtempo aux contours sludge/doom dont le groupe se fait le maître d'oeuvre. Redéfinissant l'adjectif "massif", le groupe dresse devant nous un véritable monolithe métallique, gorgé d'une saturation qui ne nous lâchera pas une seconde. Nous voià prévenus. Le son de la discorde, avilissant, brutal et écrasant : HKY fait parler la haine dans un élan de sauvagerie brute d'une rare intensité, ce en même temps que s'élèvent des profondeurs de l'Enfer, des riffs d'une lourdeur incommensurable, comme plombés par cette douleur insoutenable trop longtemps retenue et qui aujourd'hui, suinte par tous les pores d'un "Monument inversion" pachydermique. Le premier titre de ce disque sans concession est complètement dans la veine de ce qui va suivre. Des morceaux qui allient la puissance du metal à l'intensité du post-hardcore, le tout blindé de quelques samples industriels à la Godflesh. Les férus de comparaisons se laisseront tenter par AmenRA, Neurosis et Omega Massif, les autres, seront littéralement submergés par les flots de lave métallique que le groupe déverse sur "Curve and abundance", un deuxième titre à la tension paroxystique. Le groupe assène son propos avec force et maîtrise, il martèle ses compos d'une section rythmique de plus en plus lourde, façonnant son art dans la forge d'Hadès pendant qu'il liquéfie nos membranes auditives à coups de samples déviants et de hurlements écorchés vifs. L'abrasion sensorielle a un nouveau représentant de marque. Dense et monobloc, HKY est un disque qui ne fait absolument pas dans la demi-mesure, le groupe y développant ici un son âpre et rugueux dont la noirceur n'est pas sans évoquer un Overmars ou dans une moindre mesure la référence Cult of Luna. Des élements instrumentaux qui se déchaînent sans fin et au milieu de tout cela, "Heaven sent anvil" qui expose ses arguments mélodiques afin de nous procurer des sensations fortes, celles-ci décuplées par le caractère oppressant de l'ensemble. On pense alors à Rosetta dans cette capacité à faire naître la lumière depuis l'obscurité qu'à HKY et c'est alors que celui-ci se laisse aller à conclure sa troisième piste dans un amas sonore ambiant et saturé qui nous laisse à penser que Justin Broadrick (Jesu) aurait très bien faire un petit détour en studio avec le groupe. Et pourtant il n'en est rien, car au milieu des prestigieuses influences que l'on essaiera un peu en vain de lui apposer, le sextet laisse parler le souffle d'une écriture personnelle qui se plaît à flirter avec les extrêmes et qui trouve son aboutissement dans le quatrième et denier morceau du disque : "In worship facing the ruins". Groove infernal, déflagration sismique, le groupe boucle avec une classe incomparable un disque tellurique aux vibrations destructrices. HKY : trois lettres marqués au fer rouge pour un groupe qui développe un metal downtempo matîné de postcore lourd, massif, presque doom, d'une sauvagerie parfois sans nom ou d'une beauté sans égal. (Grande) Classe.
(The) Aurelio Avril 2009
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http://www.noise-web.com
Il est évident que dès la première écoute de cet album éponyme de HKY, le travail combiné de ses six membres fait automatiquement bon effet, pour peu que l’on soit amateur d’ambiances oppressantes, malsaines et glaciales. Le groupe est composé de membres officiant dans d’autres formations underground françaises (Every Reason To…, Immemorial, Crossing The Rubicon, ((remote))…), et combinent ainsi leurs différents horizons vers un projet purement vaporeux, obscur et tourmenté.
Lourdes, lentes, denses, sombres, glaciales, torturées, cristallines, atmosphériques… autant d’adjectifs pour qualifier les profondeurs abyssales sonores dans lesquelles nous sommes invités à plonger tout au long des quatre longs morceaux constituant ce premier album réussi. Réussi par cette capacité à créer un univers à soi, prenant source certes chez Goldflesh, Jesu, Neurosis, Overmars, Rosetta, Darkspace… mais qui arrive admirablement à ingérer toutes ces entités, pour finalement en faire naître une à part entière. Les émotions nous traversent, et stimulent les moindres recoins sensitifs de notre corps, pour nous noyer sous une masse de samples et de nappes brumeuses. Des rythmiques pesantes et des hurlements lointains, nous guident tout au long de ce périple, au travers de cet embrun sonore opaque, qui nous berce lentement pour nous emmener loin, très loin...
Ce premier essai de HKY est une réussite, et s’impose tel un bloc sonore tombant de nulle part, dans un registre qui souffre de plus en plus d’un manque d’intérêt et d’originalité. Chaque écoute de HKY nous livre une facette différente de ce groupe au potentiel plus que convaincant. Comme quoi, l’obscurité est parfois plus lumineuse qu’elle n’y paraît.
8/10
geoffrey
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http://www.slowend.com
Persévérer dans le postcore en 2009 est quand même une drôle d’idée, et je ne vous ferais pas l’affront de dresser le dernier état des lieux du genre, mais c’est dans ce contexte que se profilent les récents HKY (avec des gens de Every Reason To notamment). Alors moi-même il se trouve que j’en ai soupé, du « postcore », jusqu’à ce que l’envie se soit évaporée; naturellement il ne semble devoir rester que Neurosis, épuré des parasites qui allèrent jusqu’à indirectement dévaloriser l’œuvre musicale des maitres : ultime sacrilège! Certaines sorties ont cependant résisté à cette déliquescence généralisée ; dernier grand disque du genre ? Le Dirge, sans aucun doute, parachevant ce qu’on peut légitimement attendre en la matière. La situation étant posée, me voici donc en face dudit HKY, et au final pour des retardataires je dois dire que ça se défend encore pas mal, et c’est même sans me faire violence que j’y retourne volontiers. Si moi-même ne suis pris de nausées ce n’est cependant pas par hasard mais parce que quelques appréciables garanties sont apportées, c'est-à-dire l’évitement complet de toute ces divagations post-rock fadasses vues et revues pour une prédominance du –core qui assomme, non pas de l’atmosphérique. HKY pratique le post-hardcore bestial : tempérament orageux, bardé de guitares sauvages et vrombissantes, tranchantes ou contondantes, avec un chanteur qui semble souffrir d’un terrible fardeau. Au travers de séquences du genre turbulentes, comme entre le marteau et l’enclume, ces quatre titres font leur effet, laissant de bon vieux hématomes rougeâtres et les lunettes en vrac. Le son est massif, l’ensemble épuré, agrémenté de quelques bidouillages sonores pas dégueux. Au final une formule ramenée à l’essentiel, post-corrosive. HKY en trois mots : Post-, corrosif, accidenté ///////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////
http://www.metalland.org/
Lente, ténébreuse et viscérale. La nouvelle incarnation française HKY, une des toutes premières signatures en provenance de Music Fear Satan (enseigne disquaire qui développe désormais une activité label), est partisane d'un métal down-tempo complètement plombé et glacial, dans lequel se débattent de douloureux hurlements d'écorché vif. Le tout au gré de quatre titres dont la longue durée suggère une idée assez nette de la lourdeur monolithique qui peut se cacher derrière ça. Si je vous dresse là le portrait type d'un album de post-hardcore, c'est pour tenter d'éviter un usage quelque peu rébarbatif de ce terme (raté !), à une époque où une cohorte de suiveurs du mouvement initié par ISIS ou CULT OF LUNA sont déjà passés aux oubliettes.
Certes, HKY est un disque qui parlera aux amateurs du genre. Cependant, il y a là une vibration malsaine et négative qui s'est terrée au milieu des rythmiques "enclumes", et qui nous fait dire que question ambiance, on se passera volontiers, pour une fois, des climats zen conçus pour pouvoir sortir la tête de l'eau entre deux mandales punitives. Vous n'aurez d'autre choix ici que de vous résigner purement et simplement, au rythme d'un hasardeux headbang ralenti. Ne cherchez pas la soupape, au mieux constate t-on un relâchement de pression lors des dernières minutes de chaque morceau, effaçant les guitares pour mieux mettre en avant de sombres plages drone/ambient parsemées de nappes synthétiques, achevant le travail d'une agonie inévitable (qui avait commencé dès le début de la chanson en fait, ça ne rigole pas). Ok, dans sa seconde moitié, "Heaven Sent Anvil" se veut sûrement plus lumineux, à la manière d'un JESU combinant mur de gratte et progression mélodique enjouée. Mais c'est à peu près tout ! A nous, dès lors, de miser des espoirs bien fondés sur ce représentant mystérieux qu'est HKY. La suite devrait logiquement apparaître comme étant davantage détachée de ses influences, et élever le groupe au rang d'alternative très sérieuse à suivre. Head! 21.04.2009
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I'm the most important fucking person in the world
http://itmifpitw.com If I may have a word with France for a minute, here. Dear France: I like you. You've given us delicious cheeses, Emile Durkheim, Michel Foucault, and a shit load of good bands such as Anomie, Frrt, and Year of No Light. Yet many of my countryfolk seem to dislike you. I personally find this vexing. I have a feeling most of them dislike you because they have some ill-concieved stereotype that y'all are a bunch of wimps. While it's true that you have had some remarkable military defeats in recent history, it's probably worth pointing out that without your help there probably wouldn't be an America, and that a thousand years ago you sort of, kind of withstood several Viking assaults, which has to count for something. Either way, I have a new PR idea for you: all you have to do is play everyone in America the new album by French sludge band HKY and it will be literally impossible for us to cast you as wimps. HKY is some of the meanest, most pummeling, heaviest shit I have ever heard in my entire life. It's the musical equivalent of Foie Gras- smooth and rich, yet so brutal that Americans just can't handle it and actually have to debate it's legality. It's like they took everything good about every good sludge band there is, cranked it up to onze, and then ripped the fucking knobs off. In fact, HKY is so fucking good that I hope Bill O'Reilly calls for another boycott of France. I will personally pay for HKY to fly over here, drive them to his studio, and sneak them in so they can begin rocking out in the middle of his show. Their French sludge attack will be so ferocious that the only thing he'll be boycotting after that will be his fucking hearing. Did that make any sense? Fuck it. If it doesn't make sense I'll just call it post-modern. That's what you guys do and it seems to work out. So I think it's safe to say that I'm pretty sure HKY rock hard as fuck. I truly believe you should play this record for everyone in America so they have to eat their words about the French being wimps. Granted, I wrote this letter in English, so a sizable chunk of you can't read it. Uh... let's see... Je suis désolé pour mes compatriotes. Votre musiqe des sludge est manifique. J'ai eu trois ans du français dans le lycée. Très bon, non? Seriously, man. All that high school French and that's the best I can do, and even that required me looking up some words. But you know what? That's why I'm an American. We don't have to learn your languages. Hell, we don't even have to learn OUR language. Sincerely, Todd, les amoureux de sludge Francais. P.S. You know how you eat raw steak? That's fucking weird.
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http://emofag.netAprès le très bon album de One Second Riot, Music Fear Satan nous propose une nouvelle sortie d’excellente facture avec le premier album de HKY. Sludge abyssal teinté d’une sourde angoisse cosmique, la pesanteur presque rituelle de la musique semble accompagner le réveil de quelque divinité Chtonienne ensevelie sous des siècles de ténèbres. HKY et son double effet Kiss Cool: la température baisse de plusieurs degrés, l’obscurité s’installe et les parois tangibles de notre monde vacille… L’ampleur de la production est heureusement à la hauteur des ambitions du groupe: cette lourdeur moite et oppressante balisée de sons électroniques tortueux prend tout son sens enveloppée dans cette chape monumentale. Tout au plus pourra t-on regretter une voix sous-mixée. Quatre titres uniformes et pachydermiques donc, impressionnants de maturité pour un premier album même si nos gars sont de vieux briscards, chargés de profondeur et d’émotions. Une personnalité en tout cas assez forte pour se démarquer de la soupe Post-Core actuelle et proposer un vrai disque de qualité. 8,5/10 Simon ///////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////
http://www.crucialblastshop.netThis fairly new French band has just released their debut full length through the excellent French label Music Fear Satan, a four track, thirty-three minute ride through territory that seems awfully familiar at first, but which has ended up turning into one of my new favorite albums. Familiar territory? I'm talking about some serious Isis worship here, folks. HKY's sound is obviously influenced by the chugging, industrialized dirges of Isis's early EP's like Mosquito Control and The Red Sea, with massive earth-shaking guitars tuned waaaaay down, grinding droneological riffage, vicious screamed vocals, crushing slabs of megaheaviness that threaten to disintegrate your speakers and pound yer skull into dust. So there's, like, a million bands that have copped this sound from Isis over the past decade, right? So what is it that makes these guys so special? That, friends, is HKY's over-the-top use of electronics and sampling that pushes these tracks into a twisted, digitally-splattered territory that at times sounds like fucking Mosquito Control combined with Hawkwind style space prog, and if yer a regular visitor to C-Blast, you know I'm nuts for stuff like that. Isis themselves used electronics on their earlier releases, but HKY goes WAY beyond the subtle shadings of electronic drone and glitch that those guys used; HKY on the other hand cram fistfuls of epic kosmiche tones and whooshing space-bleeps and symphonic drones into their monumental riffscapes, sometimes allowing crazed phaser blasts to explode over slabs of lush black metallish guitars, or sweeping Schulze-like synth clusters over pounding midpaced sludge. So righteous! Fans of Rosetta that are looking for some likeminded spacey sludge on the heavier end of the spectrum definitely need to hear these guys. Some other awesomeness: the anthemic jangly indoe rock hook in the middle of "Heaven Sent Anvil" that erupts into one of the heaviest pop hooks ever; the warm Tangerine Dream synths that close that same song out; the fucking EPIC closing track "In Worship Facing The Ruins" with it's thick krautrocky synths and unstoppable riffage. Man, this album is so awesome, probably won't win over those that have a high intolerance for that post-Isis sound, but the combination of digital space FX and rich kosmiche/Tangerine Dream/Asr Ra space synths and ULTRA-HEAVY mecha-sludge really makes these guys stand out above all of the clones. Right up there with other the brilliant French art-sludge bands like Omega Massif, Overmars, and Year Of No Light, highly recommended!!! CD version is limited to 1000 copies and is presented in a gatefold cardboard jacket.
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http://www.musik-industry.com Oula, 'tention v'la du lourd. Je suis toujours rassuré quand débarque un disque estampillé Music Fear Satan dans ma boite aux lettres. Ce label paraît tout simplement incompatible avec les groupes merdiques. HKY n'est définitivement pas celui qui animera vos barbecues ou qui vous aidera à pécho cet été (si c'est le cas méfiez vous d'elle ou de lui). Par contre si vous souhaitez sombrer dans les profondeurs de la dépression version down tempo ou approcher une certaine vision de la fin du monde on se rapproche de l'outil adéquat. Déjà, le son. C'est massif, lourd et glacial. Le moins que l'on puisse dire c'est que ces six musiciens (issus de groupes aux styles aussi divers que Vengeance, Every Reason To…, ((Remote)), Immemorial ou Crossing the Rubicon) ont su créer un disque à l'ambiance évidemment oppressante et malsaine où chaque morceau possède un grand nombre de pépites cachées indécelables en une seule écoute. Remarquez, avec 4 morceaux affichant chacun environ 8 minutes, y a moyen de pas tout capter au premier tour du manège infernal. Dois-je préciser que la voix est apocalyptique, lointaine et écorchée? Non, pas de samples d'hirondelles ou d'enfants qui jouent sur ce disque mais de bien belles nappes électroniques aussi inquiétantes que tranchantes et futuristes qui apportent toute la valeur ajoutée à cette formation. Entre deux immeubles qui nous tombent sur le crâne on a quand même droit quelques fois à quelques respirations, électroniques en intro et outro, atmosphériques ici et là, des sortes de lueurs d'espoir où l'angoisse est moindre comme par exemple avec "Heaven Sent Anvil" sur lequel l'ombre de Cult of Luna pointe le bout de son nez. Au final rien de réellement neuf, et pour parler vrai ça ne réveille pas autant mes pulsions meurtrières qu'un bon vieux Amen Ra, mais à défaut d'être une merveille, c'est déjà de la grosse qualité et personne ne devrait s'en plaindre.
seb
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http://www.metalorgie.comSeconde production pour le label de Music Fear Satan, HKY se cache dans un packaging énigmatique et brumeux. Cet EP, lâché discrètement entre vos mains délicates, renferme un pavé de 30 minutes, composé de 4 morceaux insoutenables. Lourd, massif, ce disque de HKY ne s'écoute clairement pas dans un ciel ensoleillé. Pourtant, réduire HKY à du simple postcore ne serait que survoler la musique du groupe. On y trouve de tout, en sus du premier genre nommé : Drone, Noise, des passages rappelant le Near Death Experience de Spektr, ... Ainsi, HKY colle parfaitement à son artwork : un tourbillon de notes, envoutantes mais énigmatiques et sombres. Entre le chant douloureux, étouffé par les instruments, qui tentent littéralement d'imploser, l'écoute de cet album se fait difficilement. La moindre note semble aussi noire que l'ébène, les parties vocales véritablement ténébreuses. La partie rythmique semble se dresser tel un monolithe et déclamer ses notes avec un aplomb déconcertant. Rien ne semble sortir ou venir perturber cette enveloppe malsaine, millimétrée et peaufinée à la moindre seconde, tel le funeste Curve And Abvundance.
Quelques touches plus planantes viennent ponctuer cet océan funeste, telles les fins de Curve And Abvundance ou Heaven Send Anvil. Pas forcément plus lumineuses, elles semblent plus éthérées, cassant ce sentiment de claustrophobie présent sur HKY. Car il faut bien l'avouer, l'écoute de HKY se révèle intense, prenante mais surtout vraiment écrasante lorsque l'on fait abstraction de tout ce qui nous entoure. Tourbillon sans fin sur Monument, tel un Neurosis cyclonique, HKY réussit le pari d’étouffer l’auditeur avec son propre souffle. Il est certes aisé d'obtenir une sensation de condensé épuisant, mais HKY y arrive de manière tellement époustouflante que le sentiment pachydermique qui se dégage de Curve And Abvundance par exemple, ne parait en rien faussé. Même si on se doute que la prod y est pour beaucoup, HKY ne semble pas gonfler son son.
Expérience aussi profonde qu'un Sunn O))), plus massive que les derniers Time To Burn ou Amen Ra et plus lourde que les premiers Cult of Luna, HKY ravira tous les adeptes de sensations fortes, qui cherchent à se faire écraser sur la musique. Sans forcément être la révélation de cette année, nul doute qu'HKY fera partie des grosses découvertes françaises...
16/20
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http://www.visual-music.orgPuissant. Lourd. Noir. Profond. Glacial. Boueux. Organique. Synthétique. Inquiétant. Malade. Saturé. Éreintant. Lancinant. Atmosphérique. Tétanisant. Écorché.
D'habitude, les mots me manquent pour chroniquer un disque de sludge, doom, postcore, ou autres écrasantes subtilités musicales. Cet album éponyme de HKY a éveillé en moi une émotion singulière, et pour conclure la courte review de ce long effort studio, expérimental et torturé, rien de tel qu'une petite phrase savoureuse et imagée : HKY, c'est comme une bite. De prime à bord, ça a l'air repoussant, mais avec un peu de persévérance, ça sait faire plaisir. Même par les chemins les plus douloureux
/////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// Hard Rock Magazine
HKY s/t Musicfearsatan POST-HARDCORE ? Musicfearsatan entame son expansion .en tant que label, quelques mois après la sortie des excellents Lyonnais One Second Riot, avec les parisiens de HKY. Les Parisiens (les autres, vous) auront probablement vu certaines prestations depuis plus d'un an, avec Kylesa et Baroness, ou avec Wolves In The Throne Room, ou plus récemment avec Shora, peut-être. Des répétitions grandeur nature pour conclure sur un premier album (33mn) étonnement mature, où se mêlent l'industriel pesant, l'ambient aux confins du shoegaze et le post-hardcore, sous une certaine sonorité metal. Il y a du Neurosis là-dedans, du Kill The Thrill peut-être, du Godflesh certainement. Il y a surtout, à l'instar de nos voisins Amen Ra, une belle capacité à digérer et recracher sans fautes une musique qu'on croit toujours aussi éculée. HKY fait partie de ces quelques groupes qui, chaque année, font régulièrement mentir cette impression, entre autres grâce à une bonne gestion de la pression sismo-rythmique. Ne rien renouveler mais savoir étoffer : voici l'une des possibilités pour ne pas ennuyer. L'entité HKY représente chaque aspect de son album en tant qu'unité en leur donnant à tour de rôle le premier plan, sans ne jamais les dissocier. Il n'exclue rien en coordonnant tout. On se laisse guider dans la visite d'une masse informe, sombre et massive. Brièvement et simplement, HKY offre un beau voyage entre les affres de Neurosis (et de ses rejetons), du Cult Of Luna des débuts (The Beyond, surtout), de Godflesh (et de ses rejetons), de douces ambiances lugubres et d'agréables petits airs de voyage intergalactique, envoyés par le synthé. Joli mélange. Ha, notez que l'édition LP a de la tronche… Alexis Laffillé 8/10
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http://thecogencyeditorial.blogspot.com/2009/05/hky-st-ep.htmlHoly,...this e.p. is fun,..deemed sludge by some..post sludge by others...HKY delivers an ambient hull filled with muddy soundscaping...setting in a drone filled backround...and in front a screaming bloody heavy ton of fun....they sound a bit like Ufomammut...Cult of Luna...and lets just throw some classic sludge swimming in a sea of Neurosis. Well worth the buy...this is a blackened ,angry,.. womb of ..subgenre's and post whatever,... that have been growing in a scene all over the world. Now get out there and get yourself a copy.This release has clarity abiding in a bloody flogging of what some MIGHT call....a damn good release. now get out there!...buy this huge ep released with the stench of bigfoots dick.(this is a good thing in my opinion). - EXZOOMER
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http://www.perteetfracas.org
HKY self titled - LP Music Fear Satan 2009Wow. Je ne sais pas à quoi peut ressembler un concert de ce groupe -apparemment tout jeune bien que composé de vieux briscards- et je ne le saurai très certainement jamais (encore des parisiens qui ne sortent que rarement de leur trou alors que je ne sors jamais du mien) mais je suis bien obligé d'admettre qu'avec ce premier album HKY va se faire beaucoup d'amis et pas que sur myspace, du moins c'est tout le mal que je leur souhaite. A condition d'aimer le lent et le lourd, le massif et les machins post Neurosis. Oui, encore un. Il va bien falloir s'y faire et surtout, maintenant que l'avalanche s'est muée en un flot continu et régulier -pas une quinzaine sans que n'apparaisse un postulant au poste de nouvelle sensation métallo sentimentale- apprendre à séparer le grain de l'ivraie est devenu plus facile quoique lassant. HKY fait incontestablement partie du dessus du panier, un cador de première catégorie avec ce sens rythmique n'oubliant pas ce que ce signifie le mot énergie et des guitares d'un gras assourdissant. Le coup de la tronçonneuse en mode sourdine et au ralenti qui reprend un coup de jus juste quand il ne le faut pas -allez hop, une tête (un bras, une bite, etc…) en moins : tu souffres mais de quoi te plains-tu puisque tu aimes ça ? Ah oui, j'en vois dans la salle qui ricanent, avec leurs bonnets d'âne et leurs t-shirts Jesus Lizard, prétextant que dans HKY il n'y a certainement rien de neuf et surtout pas le chant hurlé, les arpèges, les titres à rallonge, les intro space trucking (à cause d'un bidouilleur de synthés et autres) ou les intentions malsaines. Tout cela est bien vrai, tout aussi vrai que dans le genre on a déjà Overmars qui s'y colle très bien, mais tout est une question d'agencement, de pertinence et de ressenti. Dans le cas d'HKY cela fonctionne très bien, peut être grâce à cette guitare qui n'hésite pas trop à partir dans la dissonance. Peut être aussi grâce au son fouillis et grésillant -le groupe n'en serait pas totalement satisfait : dans ce cas il a tort !- qui évite le polissage et donc l'uniformité. Ici pas de chic et pas de plastique. Pour finir, parlons esthétique et configuration : cette deuxième réalisation du label Music Fear Satan est emballée dans une belle pochette gatefold avec des découpes plaisantes et un artwork mystérieux, entre gris clair et gris foncé. Un minimum d'informations est imprimé sur la pochette -le mystère c'est mieux- et le vinyle est transparent. Un bel objet. //////////////////////////////////////////////////////////////////
http://forum.zonemetal.comHkY est certes un nouveau groupe mais ses membres ne sont pas pour autant inexpérimentés, provenant par exemple d‘Every Reason To… ou d’Altess. Partant d’une base musicale plutôt classique (le post-hardcore), le combo s’efforce cependant de ne pas ressasser les mêmes plans déjà entendus des dizaines de fois.
Certes, la batterie pesante, les riffs bien lourds et le chant hurlé rappellent des références telles que Neurosis ou Isis, la musique d’HkY s’enrichit d’autres influences. On peut notamment penser au black-metal oppressant à la limite de l’indus de Darkspace ou Spektr, pour les bidouillages électroniques, les passages ambient qui annoncent une tempête de décibels et les passages un peu noisy (même si on n’est pas face à Merzbow). A part qu’ici, aucune pointe de vitesse n’est à déceler : le tempo est quasi uniforme sur les 4 pistes composant cet EP, et c’est d’ailleurs sans doute l’un des reproches que je ferais, à savoir le manque de dynamique. Cependant les passages les plus calmes viennent quelque peu compenser ce défaut, mais ils ne sont à mon goût pas assez présents. Ce qui suit est un peu idiot parce que je me suis un peu distancié des musiques négatives, mais je trouve que l’ensemble manque de passages où pointent l’espoir et la lumière. Plus précisément, je dirais que le fait d’en avoir inclus un ou deux induit en erreur sur les sentiments que veut transmettre le groupe. Mais ce n’est qu’un avis personnel, tout dépend de ce que vous recherchez.
En-dehors de ça, je crois qu’il n’y a pas grand-chose à reprocher à ce premier EP qui fait preuve d’une belle maturité dans un style où le passéisme est un peu trop présent. HkY ne se contente pas de balancer des riffs dissonants avec une batterie à tempo 80 mais construit de vraies chansons, assez longues (4 titres pour 33mn), à l’ambiance oppressante et avec leur lot de petits détails qui permettent de se démarquer d’autres projets dans cette veine.
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Nouveau venu sur la scène lourde française, HKY ne sera pas la goutte d'eau qui fera déborder un vase plutôt bien rempli. Âpre et urbain, le sextet parisien vient larguer sa trainée de cyanure avec ce tout premier EP éponyme faisant office de seconde sortie estampillée Musicfearsatan (dont l'E-Shop est le véritable responsable de la crise financière dans les foyers français), après le One Second Riot et avant les prochains Year Of No Light, Across Tundras et le split Overmars/Starkweather (!). Revenons à nos moutons: affiliables post-hardcore, certes, mais même si le chemin a bien été déblayé avant eux, et que les gaillards ont déjà roulé leur bosse dans divers combos hardcore bordélique de la capitale (Vengeance, Altess, Every Reason To...), il n'empêchera que le travail de composition présent sur ce EP est plus que béton pour une première livraison.
Pas de lumineuses montées post-rock, pas d'arpèges sucés et resucés à la con, ici ça joue dans le noir le plus total et, à la manière d'un Dirge ou d'un Overmars pour rester sous la bannière tricolore, HKY a le bon goût d'aller ratisser dans d'autres scènes obscures pour enrichir sa mixture. L'apport du clavier se fait d'ailleurs ici déterminant, balançant des nappes de synthé sous trips à la Tarantula Hawk, rajoutant une dimension acide à ces vagues de riffs compacts. Les passages les moins claustrophobiques évoqueront quant à eux Jesu, de même que les quelques voix claires spleenesques façon Justin Broadrick, même si le propos ne se veut jamais apaisé.
Le seul problème viendra des riffs les plus plombés, souvent maintes fois ressassés, même si les cordistes ont la présence d'esprit de ne pas s'éterniser trop longtemps dessus. Et, emballés au milieu de droneries et autres, la pilule passe relativement bien. Quand je parlais du travail de composition, je faisais référence à la mise en place de ce magma dense qui ne semble jamais s'arrêter de bouillonner. Il est l'une des grandes forces du groupe, seulement transpercé par ces hurlements aux échos catacombesques noyés dans la masse sonore.
Malgré des influences encore trop palpables, même si moins évidentes que celles du tout-venant post-hardcore, HKY fait preuve d'une certaine maîtrise (particulièrement dans les arrangements) et démontre un potentiel plus qu'intéressant. Soigné, de la prod' limpide à l'artwork vertigineux et on-ne-peut plus opaque niveau annotations (rien de rien!), le produit a de la gueule. Gageons qu'en mettant l'accent sur leurs points forts, le groupe gagnera sans grande difficulté ses galons sur une scène française dont la qualité n'est plus à démontrer. Et si ils comptent s'enfoncer dans cette voie-là, "futur radieux" sera vraiment pas le terme adapté, mais j'ai que ça sous la main.
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temple of noise
J’aime l’hiver. Le temps pourri, les journées courtes avec le soleil qui se couche presque à 17h00… Rester chez soit à mater les tempêtes dans les landes sur écran plat dans une ambiance cocooning. Tout ce passe bien jusqu’à ce qu’on vous propose d’écouter ce Hky. Bon déjà tu lis le titre de l’album tu ne t’attends pas à une merveille de gaieté. Tant mieux, il pleut… J’ai le cafard, ça passera bien. Alors Play… « Monument » démarre, dans des nappes sublimées de voix noyées dans cet immense mur de grattes. Un trip proche de « Celestial » ou « Sgnl5 » d’Isis. Les Parisiens s’en détachent cependant avec ce coté plus minimaliste et ce jeu en roue libre du batteur. Grand dieu que ça sonne la mort. Pas si lugubre que ça comme amorce. Avec du recul, la séance de triolets passés, le morceau finit dans une teinte plutôt noirâtre. Autant dire qu’il amène à merveille ce « curve and abvundance ». On nage alors dans les profondeurs abyssales de Tarantula hawk, appuyées par un riff entêtant de gratte, les ambiances aux claviers se font sombres et inquiétantes. On commence à manquer d’air. L’ouverture de « Heaven send anvil » est relativement tendue et fini en peu de temps par vous péter à la gueule. Une voix magistralement hurlée dans une reverb céleste. Le mélange grattes et voix faisant penser à « Aeon aeony » d’Unfold. Puis tout cela se rompt comme pour laisser entrer le soleil. Un sustain de gratte qui s’étire pour finalement se voir sacrifié sur l’autel des samples. Un trip à la Jesu qui clôture le titre et « In whorship facing the ruins » arrive avec une noirceur étincelante. Je me demande comment ils ont fait pour faire sonner des riffs aussi beau en exploitant leurs cotés les plus sombres. Cassures, changement insistants de rythmiques (quel niveau ce batteur… on est vraiment très, mais très loin d’Isis). Plombages et insistance dans les graves, grosse rondeur de basse et infra basses à fond les ballons. J’entends déjà les commentaires de certains. « Encore un clone cult of neuro-isis »… Bhein NON, tout faux. Cette galette est une merveille qui fait danser noirceur et clarté dans une valse massive digne de carmina burana. En conservant une dualité permanente. L’une dans son apparat de brume enlaçant l’autre en tenue de diamants étincelante. La seule chose que je reproche à cet album c’est peut être sa longueur, un cinquième titre aurait été le bien venu. Et la fin un peu trop abrupte, et qui justement, m’a fait souligner le premier point négatif. Sans cela c’est un sans faute.
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