Voici quelques chroniques de notre EP:
Parti du corps qui nous
obsède, car nous venons tous de lui, ventre est aussi le nom d’un
groupe strasbourgeois. Donner son nom à l’une des plus obsédantes
partie de l’humain est comme parler dans une chanson de la fin de
l’univers…la réponse est trouvée, c’est probablement la maison
familiale des Delerm. Des questions Ventre nous en pause beaucoup, sans
véritablement nous donner la moindre réponse. On croit croiser Sonic
Youth que c’est Mogwai qui rapplique tout juste dépassé par le Wedding
Présent le temps de la cavalcade du joli nom de « oblivio n ». On a du
mal à trouver des repères, on est chahuté, malmené, tiraillé entre
calme et tension longeant les rives empruntées par Tarwater le temps de
« fire curtains ». Obsédant, ventre est un disque aride sur lequel nous
aimons nous frotter, car comme l’allumette n’existe pas sans son
grattoir, le bonheur en musique ne nait rarement de la caresse soyeuse
et douce. Ne compter même pas sur « le phare » pour vous montrer votre
chemin, sa lumière se fera absorbée par des embruns mesquins qui feront
rebondir les signaux. Ventre vous prendra donc aux tripes, vous
retournera, sonnant une forme de fin du confort. N’ayez pas la peur.
Gerald
de oliveira
http://www.adecouvrirabsolument.com/ventre.htm
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A peine remis de la gifle
Crocodiles venue de Strasbourg, me voilà en présence d'un autre groupe de haute volée:
Ventre. Ce quatuor incluant deux filles et deux garçons et se réclamant, entre autres influences, de
Sonic Youth,
Blonde Redhead et
16 Horsepower, pratique une pop-rock chatoyante et dissonnante à la façon des premiers nommés, rappelant notamment ce que le groupe de
Thurston Moore a pu produire sur "
Rather ripped", de même que certains travaux des excellents
Blonde Redhead.
En
effet, ce mélange ligne claire/sautes d'humeur soudaines et poussées
qui fait l'intérêt de ce EP probant est également l'atout, ou l'un des
atouts, des deux frangins italiens et de la chanteuse nippone, dont la
pureté vocale est ici égalée par le superbe chant de
Laure. Celui-ci illumine le disque dès "
Shampoing" et reste d'une qualité constante jusqu'aux dernières secondes de "
Badminton", une jolie envolée noisy l'accompagnant avec brio sur "
Le phare"
Ailleurs, on se régale de la splendeur fragile, sous-tendue, de "
Shampoing"
donc, qui accélère jolilment sur ses deux dernières minutes, tout en
restant dans un format pop gentiment vitriolé, doué d'un savoir-faire
annonciateur de sorties à venir éclatantes et captivantes, ou encore de
"Oblivion" qui propose sensiblement le même format et séduit donc
irrémédiablement.
Puis un "
Fire curtains" posé, à la ligne mélodique épurée, ensuite troublée par un orage noisy maitrisé, ou un "
Dry sand"
saccadé et franc du collier dans ses élans bruitistes, achèvent de
faire de ce mini album une réussite complète et prometteuse quant à
l'avenir d'une formation affichant déja des capacités énormes.
A suivre de très près donc, et digne d'un intérêt au moins égal à celui engendré par
Crocodiles, dans un format plus clairement pop et tout aussi captivant.
Par A good day for a trip, le 13/01/2009
http://www.muzzart.fr/lezine/chronik/ventre-ep.html