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De Mexico à Bruxelles ... en passant par Paris: blog d'humeur mexicano-belge

Cuauhtli



Last Updated: 7/2/2009

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17 Jan 07 Wednesday 

Ah, ah, fit-il en portugais. Alexandre Dumas

Bruxelles, samedi 13 janvier à 20h: Le Flagey (voir photo ci-dessus), célèbre lieu culturel/cinéclub,  programme devant un public cinéphile Aguirre, la colère de Dieu du cinéaste allemand Werner Herzog, lequel est invité à débattre après le film avec un journaliste, et les spectateurs.

Avant la séance, la Directrice de la Cinémathèque nationale (ou royale?), présente le film en quelques mots, alternativement en français et en néerlandais, à cause des deux composantes du public bruxellois. Le film (beau film, d'ailleurs, avec un souffle et une créativité qui n'ont pas vieilli) est projeté, en VO allemande, avec un double jeu de sous-titres, puis les lumières se rallument . Réapparition de Werner Herzog, qui explique que, ne parlant aucune des deux langues sus-mentionnées, il va maintenant s'exprimer et échanger... en anglais.

A ma grande surprise, le public semble trouver cela absolument normal.. Je suis sans doute la seule dans la salle à tomber des nues: comment, nous nous trouvons dans un pays qui a 3 langues officielles: le français, le néerlandais et l'allemand (celui-ci n'est certes parlé que dans l'est du pays; néanmoins, il est tout de même langue nationale), et voilà qu'un intervenant européen ne parlant pas les deux autres langues de la Belgique va pourtant en choisir une quatrième, qui n'est celle de PERSONNE, avec l'aval général!!!  Tous les échanges qui dureront ensuite environ 1h30 vont donc se dérouler en anglais, parlé plutôt bien par W. Herzog, le journaliste qui l'interroge, et les spectateurs qui interviennent. Merdre! dirait le père Ubu...

A la sortie, je commente la chose avec mes deux amis belges accompagnateurs, et m'étonne que l'on n'ait pas plutôt traduit simultanément l'échange, en français et/ou en néerlandais. Mais c'est que tu ne connais rien à la Belgique, me disent-ils: traduire dans une  langue et pas dans l'autre aurait inmanquablement fait fuir les flamands de la salle si cela avait été en français, et les wallons dans le cas inverse. Et traduire dans les deux langues aurait été trop lourd: l'anglais est donc d'USAGE dans ces cas récurrents; d'ailleurs, TOUT LE MONDE parle anglais en Belgique (enfin, disons, dans la salle..)

Dont acte. Néanmoins, je suis stupéfaite de voir qu'apparemment  personne ne s'interroge là-dessus: pour moi (opinion française ou universelle?), une langue n'est pas un simple code, mais aussi une façon de PENSER. Malgré cela, l'anglais est donc devenu si consensuel qu'à l'intérieur d'un pays ses propres ressortissants en arrivent à préférer s'exprimer entre eux dans cette langue qui n'est pas la leur, ni celle de l'interlocuteur, pour des histoires de préséance*? Ou bien est-ce un nouvel effet du surréalisme belge?...

* comment réagit(rait) d'ailleurs un spectateur appartenant à cette fameuse minorité germanophone? Apparemment, ce cas n'est pas prévu par ses compatriotes)

11 Jan 07 Thursday 

De Quetzalcoatl à Pepsicoatl....Carlos Fuentes



Sorti hier sur les écrans, ce film a déjà suscité des commentaires indignés et diverses polémiques. La plupart des journaux dénoncent la balourdise de Mel Gibson, son goût du gore et ses approximations historiques et autres. L'un des articles les plus mesurés est celui du Monde , très bien documenté et très exact. J'y souscris entièrement (attention, je crois que le lien n'est actif que durant 3 jours après la publication de l'article concerné, en l'occurrence le 10 janvier).

Pourtant, contre toute attente, je voudrais défendre (un peu) cet Apocalypto :

Certes, on n'y trouvera pas des informations détaillées (et encore moins une réflexion) sur la grande civilisation Maya, dont ici les représentants sont réduits à une sorte de horde sanguinaire et exotique à la façon des sauvages de King Kong... On conçoit avec raison que les mexicains n'aient pas apprécié du tout l'image qu'en donne le film.

Néanmoins, pour ce qui est des costumes, des décors, du langage, de l'environnement géographique et même du mode de vie et des sacrifices humains, je trouve l'ensemble des media soudain bien pointilleux avec Mel Gibson. A l'évidence, il s'est documenté d'une façon précise : les codex* de l'époque, et aussi les fresques de Bonampak montrent des couleurs, des parures, des armes assez semblables à sa reconstitution. Les pyramides (voir ci-dessus celle de Chichen Itza), aujourd'hui austères et nues, étaient à l'époque polychromes.

... Que les acteurs soient en majorité des mexicains/indiens non mayas; qu'ils parlent un yucatèque ancien/moderne avec un accent qui n'est pas d'origine, qu' apparaisse dans la forêt une panthère noire (originaire de l'Afrique) au lieu d'un jaguar américain; que l'action ait été déplacée d'environ 500 km pour des raisons de décor, tout cela ne m'apparait pas si pendable, et on a été moins sourcilleux me semble-t-il avec Sofia Coppola, Ridley Scott ou Oliver Stone dans des circonstances comparables: leurs anachronismes étaient bien pires!

Mais revenons au grief principal que l'on fait à Mel Gibson: la violence de son film et la COMPLAISANCE avec laquelle il filme les sacrifices humains.

Certes, cet acteur/metteur en scène (que perso je déteste pour des raisons évidentes) a montré depuis Braveheart un goût récurrent pour les scènes sanguinolentes et la violence gratuite, et une parfaite démagogie envers un public jeune avide de sensations fortes...
 
Mais ici, hélas, il est largement rattrapé par la réalité : les sacrifices humains (qui chez les Mayas ont bel et bien existé, quelques siècles auparavant et quasiment sous la même forme que chez les Aztèques, n'en déplaise aux exégètes) ETAIENT le comble de l'horreur et du gore!

Maintenant, fallait-il les montrer? Sans doute pas: on aurait pu les évoquer, les filmer de loin. Mais nous savons que Mel Gibson ne fait pas dans la litote... Au moins nous a-t-il épargné les cris des victimes, les agonies qui duraient, la vermine et les charognards qui grouillaient au milieu des cérémonies. Et nous ne percevons pas non plus l'abominable odeur de charnier qui s'exhalait en permanence des autels et de leurs abords, celle des rigoles pestilentielles de sang séché sur les marches des pyramides, de la peau des suppliciés que l'on revêtait parfois pendant plusieurs semaines, et d'autres détails plus insoutenables encore.

La mort, et la mort violente et sacrificielle étaient tellement inscrites dans le quotidien des indiens précolombiens du Mexique que notre regard horrifié n'a forcément rien à voir avec le leur. Un exemple: ce mur de crânes en pierre (qui n'est pas maya mais bien aztèque, je crois):




Nous voilà bien loin d'Apocalypto! ... Je crois donc qu'il ne faut pas chercher dans ce film autre chose qu'un habillage nouveau -et pas si irréel- autour d'une sempiternelle histoire de combat inégal du bon contre les méchants, de David contre Goliath, etc. Et, sur ce point, le film fonctionne: il s'agit d'un spectacle très rythmé, assez prenant, parfois même beau, dont le clou est une poursuite haletante qui dure plus d'une heure -à pied dans la forêt: voilà qui change des poursuites hollywoodiennes!-

Et, pour conclure, quelqu'un qui a été capable d'imposer sur des écrans américains durant 2h30 des indiens parlant leur dialecte -aux belles et émouvantes sonorités, pour moi pleines de souvenirs, même si l'accent n'est pas d'origine-, avec des sous-titres en anglais n'est peut-être pas tout à fait mauvais? ;-)

*Codex: Manuscrit précolombien qui se déplie en accordéon et qui représente et raconte, dans un mélange de glyphes et d'images, divers épisodes historiques ou légendaires (l'ancêtre de la BD!)

11 Jan 07 Thursday 

Fresques de Bonampak


Statuettes et masque mayas

Couteau sacrificiel en obsidienne et pierre/autel





Sacrifices humains                           Site de Tulum (Yucatan)


09 Jan 07 Tuesday 

Ce qui me plait en vous, ce sont mes souvenirs. Alphonse Karr

Dakar (Sénégal), 1965-1966 : entre quelques autres, ce slow déchirant fait les beaux jours du Tabou, l'unique discothèque ouverte aux jeunes le jeudi après-midi (ce n'était pas encore le mercredi à l'époque).

Le chanteur/compositeur, Marc Aryan, est un franco-belge d'origine arménienne. A l'époque, personne ne sait rien de lui: on ne trouve pas de photos ni d'articles sur lui dans Salut les copains, et, en France, sa notoriété semble des plus réduites (contrairement à celle de son compatriote et contemporain Adamo, dont je parlerai plus tard). Mais pour nous, adolescents français et africains, ce tube langoureux est le comble de l'exotisme, et il reste lié dans mes souvenirs à nos premiers émois.

J'ai appris depuis peu que la romance (platonique) entre la jeune Katy et Marc Aryan avait réellement existé, et s'était déroulée dans la ville  d'Anvers. Je ne résiste pas au plaisir de vous la faire entendre: Katy et lire: Bide et musique: Katy. Qui parmi vous la reconnaîtra?.

05 Jan 07 Friday 

Les Choses ne semblent impossibles qu'avant d'avoir eu lieu . R. Jennings

Vous êtes bien DE RETOUR sur Myspace:

... Comme vous le voyez, mon ancien/re-nouveau blog a toujours la même présentation: après notre petit (dé)tour sur De Mexico à Bruxelles 2 (hébergé par Orange), vous ne serez pas dépaysés.

Il sera hélas plus difficile pour vous de mettre ici des commentaires (il faut être inscrit sur Myspace), et je le regrette. Mais, en revanche, c'est plus rapide, la gestion des images est plus aisée, et surtout, on ne m'y censure pas d'images ou d'articles, ce que j'ai trouvé inacceptable sur Orange.

Bienvenue au club, donc!

04 Jan 07 Thursday 

La curiosité est la forme la plus pure de l'insoumission. Vladimir Nabokov

Sur les conseils de Lunettes rouges qui en parle aussi sur son blog, je suis allée voir une superbe expo à la Maison Rouge (à Paris, près de la Bastille). On peut y voir beaucoup d'oeuvres précieuses, des débuts du Surréalisme jusqu'à l'Art conceptuel américain, en passant par Dada. Voici le site de la Maison Rouge:

http://www.lamaisonrouge.org/

Perso, j'ai été particulièrement interessée par la superbe collection de photos (Brassaï, Man Ray, Manuel Alvarez Bravo, Tina Modotti, etc.), et puis surtout, j'ai hanté avec curiosité la salle n°8  (Histoires belges) où se trouvent des oeuvres de Marcel Broodthaers et Marcel Mariën, présentes aussi au Musée d'Art Moderne de Paris. Découverte excitante qui me laisse perplexe mais intriguée: j'y reviendrai par la suite.

Quant à la photo qui illustre ce blog, rien à voir, sauf la couleur: il s'agit d'un tableau de William Degouve de Nuncques (fin du 19ème siècle).

04 Jan 07 Thursday 

Si tu ne digères pas la soutane, évite de manger le missionnaire. Alexandre Vialatte

Ah, cette Plage d'Ostende tellement romanesque, évoquée de son inimitable style châtié par Jacqueline Harpman dans le roman éponyme!... Je ne l'ai encore jamais vue, mais je compte bien cingler prochainement vers Ostende, pour la découvrir en même temps que la grande exposition Ensor qui durera jusqu'en février ou mars prochains.

 

En attendant, nous y voilà déjà, chère Jacqueline! Car ce n'est pas au Mexique qu'a été photographiée cette macabre scène: Il s'agit là bel et bien de James Ensor (à droite) et de son ami Ernest Rousseau sur la plage d'Ostende, "dévorant" un crâne et deux avant-bras de squelette.

27 Dec 06 Wednesday 
C'est la nuit qu'il est beau de croire en la lumière (...) Edmond Rostand

Je reviens aujourd'hui sur Carlota, éphémère impératrice du Mexique (de 1864 à 1867). 

Née Charlotte de Belgique (1840-1927), elle était la fille du roi Léopold 1er. A dix-sept ans elle épousa Maximilien de Habsbourg, frère de l'empereur d'Autriche François-Joseph. Mariage d'amour qui se révèlera vite catastrophique: au gré des alliances politiques de l'époque, le jeune couple est ballotté de royaumes en empires improbables. Il finira tristement sa carrière au Mexique où Maximilien, empereur rejeté et abandonné par tous ses alliés, mourra fusillé à Queretaro (1867). Charlotte, elle, était rentrée peu avant en Europe pour demander de l'aide, en vain, notamment à Napoléon III. A la mort de son mari, elle perdra définitivement la raison, et finira sa vie en Belgique, enfermée jusqu'à sa mort dans le chateau de Bouchout.

  Cette jeune impératrice de 24 ans a marqué les esprits au Mexique. On l'évoque toujours en parcourant à Cuernavaca son palais, et les superbes "Jardins de l'impératrice" ornés d'eaux dormantes, où elle a traîné durant trois ans sa mélancolie et son sentiment d'exil... J'y ai fait allusion dans ma ballade*.

(*petite licence: pour la rime, j'ai remplacé Cuernavaca par les jardins flottants de Xochimilco, au sud de Mexico

17 Dec 06 Sunday 

Afin de me motiver en cette rentrée 2007 - eh oui, pour moi l'année va de septembre à septembre! -, je fais remonter ici cette ballade composée en décembre dernier, en attandant d'en commettre une nouvelle...:

Le voyage n'est nécessaire qu'aux imaginations courtes. Colette 

Hier et ce matin au lycée, en surveillant (interminablement) le bac blanc de mes élèves, j'ai commis quelques vers, pour passer le temps. Les voici:

De Mexico à Bruxelles, ballade


Ai-je besoin de m'exiler
Pour m'évader, d'aller chercher
De grands frissons à Cipango?
Alors qu'en montant vers l'Escaut,
Et sans plomber mes escarcelles,
Je retrouve un monde nouveau,
Car Mexico devient Bruxelles.

J'ai connu l'éternel été,
Le maïs en guise de blé,
La pyramide et le llano,
Les jardins de Xochimilco
Où Carlota brûla ses ailes.
... Suspends ton vol, petit gerfaut,
Car Mexico devient Bruxelles.

Au plat pays, j'ai retrouvé,
Le squelette et le bénitier:
Pour rire tout près du sanglot,
Ensor vaut bien Frida Kahlo.
Enveloppée dans ses dentelles,
la Catrina se fait Margot,
Car Mexico devient Bruxelles.

Envoi:
Prince, le grand Carlos Quinto,
Du monde tenait les ficelles;
Il te reste l'Eldorado,
Car Mexico devient Bruxelles

15 Dec 06 Friday 

Je vous parle d'un temps
Que les moins de vingt ans (en fait, cinquante)
Ne peuvent pas connaître (...)
Charles Aznavour


Mon premier contact avec la Belgique a eu lieu au Sénégal, au début des années 60, par l'intermédiaire des Editions Marabout, surtout immortalisées par l'indestructible Bob Morane. Mais à l'époque, chez Marabout comme dans les autres collections pour la jeunesse, il y avait encore des séries différentes pour les garçons (bandeau jaune) et pour les filles (bandeau bleu). Ce logo rappellera sûrement des souvenirs à mes contemporaines (??):



La collection Marabout Mademoiselle était "tirée" par quelques auteurs-phares, notamment Frederica de CescoPatrick Saint Lambert et son héroine Vicky, et surtout René Philippe et sa Sylvie, prototype de la "jeune femme moderne" (sic) dont je voudrais vous parler aujourd'hui:

... La belge Sylvie qui habite Bruxelles est hôtesse de l'air: elle veut être une femme de son temps et active, du moins jusqu'à son mariage, car ensuite, bien sûr, elle sera requise par les soins du ménage et de la maternité. En effet, elle va rapidement épouser un prestigieux pilote, le solide Philippe Gambier, qu'elle secondera avec charme et efficacité, en utilisant à l'occasion toutes les ficelles de son adorable rouerie féminine pour dénouer diverses intrigues, policières, sociales ou humaines...




Comme on le voit sur cette couverture, avec à l'arrière-plan l'Atomium nouvellement construit, René Philippe ne craint pas d'inscrire hardiment son héroine dans son époque, et notamment, il lui adjoint un merveilleux et dévoué boy noir, Alphonse, "cadeau de mariage" (sic) ramené du Congo ex-belge par son beau-frère Jacques, mais qui, Dieu merci, est "profondément chrétien".

... Ces romans qui apparaissent aujourd'hui extraordinairement datés et ringards étaient en plus très médiocres sur le plan de l'écriture. Etait-ce le cas de tous les auteurs et les titres de la collection, pour laquelle j'ai gardé malgré tout une secrète tendresse? Il faudrait que je les relise.

14 Dec 06 Thursday 



Rufino Tamayo (1899-1991) est le dernier des grands muralistes mexicains, et le moins connu au niveau international. J'ai mis ici un lien vers sa biographie et quelques unes de ses oeuvres.

Pour l'anecdote, la grande fresque ci-dessus (Naissance de la  nationalité) qui se trouve dans l'escalier du monumental Palais des Beaux Arts de Mexico est la première de ses oeuvres que j'aie vue (en 1980). J'en suis restée tout éblouie!

Ci-dessous, son beau Portrait de l'acteur Cantinflas, où se déploie tout son talent de coloriste:




Rufino Tamayo a également réalisé une fresque murale pour le Palais de l'UNESCO à Paris: Prométhée dérobant le feu aux hommes. La voici:



On peut voir aussi l'un de ses tableaux à Bruxelles dans les collections permanentes du Musée Royal d'Art Moderne.

13 Dec 06 Wednesday 

L'Américain qui le premier a découvert Christophe Colomb a fait une fâcheuse découverte. Georg Christoph Lichtenberg

Hier, jour férié au Mexique, c'était la date anniversaire de l'apparition de la Vierge de Guadalupe sur la colline de Tepeyac en 1531 (donc seulement 6 ans après la prise par les espagnols de la ville de Tenochtitlan -aujourd'hui Mexico-).

Mes sentiments sont partagés au sujet de cette Vierge: véritable emblême populaire du Mexique et objet d'une infinie ferveur, elle inspire toujours une certaine tendresse à tous les mexicanophiles. En même temps, l'apparition soudaine de cette douce Vierge indienne a bien arrangé les affaires des colonisateurs espagnols qui se sont empressés de construire sur le site une célèbre basilique...

Bref, commémorons donc l'évènement avec ces deux images moins convenues que celles qu'on nous sert habituellement:

 

NB: "Guadalupe" : le nom vient de l'arabe, et signifie "la rivière des loups". Tout un programme!

12 Dec 06 Tuesday 

Il ne faut pas jouer à saute-mouton avec une licorne (proverbe tibétain)

Juste en passant, un chat (ici découpé) de Geluck que j'adore. Rien à voir avec le reste, sauf qu'il est belge, illogique, et poétique  :

C'est comme si Geluck, de sa griffe féline,
Avait soudain croisé l'ombre de Mélusine (...)

09 Dec 06 Saturday 

Ceci est une pipe, ceci n'est pas une pipe. René Magritte

En 1970, l'artiste belge Marcel Broodthaers a réalisé un entretien radiophonique avec un chat au sujet de l'art moderne. Le voici :

http://www.arteradio.com/son.html?473 

(Le langage des chats étant international, je mets ici un chat mexicain de F. Castillo, pour changer d'atmosphère. Quoique):

... Artistes belges et mexicains, surréalisme et art conceptuel, chat récurrent: tout pour me plaire!

NB: au fait, Marcel Broodthaers est enterré au cimétière d'Ixelles (v. ci-dessus)

06 Dec 06 Wednesday 

(...) Le Plat pays qui est le mien.  Jacques Brel

C'est un peintre bien mystérieux: impossible de trouver sur internet le moindre renseignement sur lui (je m'y suis peut-être mal prise?). J'ai seulement capté quelques images. En voici une:

Quelqu'un saura-t-il m'aider?

... 6 heures après: bon, vu que personne ne s'est manifesté, j'ai fini par trouver les infos idoines, dans ce bien utile Dictionnaire des peintres belges