Revue de presse | Débat de Boue | IMBERT IMBERT
TÉLÉRAMA n° 2998 - 30 Juin 2007
Débat de boue
Imbert Imbert
Attachez vos ceintures, Imbert Imbert nous embarque dans les hautes
turbulences de son âme, pas en très bon état. Dans les méandres de ses
interrogations tourbillonnantes, sur le sens de la vie et ses absurdités. Vous
l’aurez deviné, la tonalité de ce premier album solo vire davantage au noir, ou au gris très foncé, qu’au rose clair et bonbon. Chant souvent désespéré sur la nature
humaine, confessions sans fard d’un homme qui s’avoue volontiers paumé, et que
même l’amour ne semble guère consoler. Imbert Imbert sort de l’ordinaire,
s’accompagne à la contrebasse, mais affiche un esprit résolument rock, ne craint pas de dire ses urgences dans des textes poétiques à la Vian, dont la violence est réelle mais jamais agressive. Drôle de chanson, pas drôle du tout, qui cogne où ça fait mal sans s’épancher pour autant. Si l’on songe à Loïc Lantoine ou à Mano Solo, on a surtout la sensation que l’animal sauvage, aux propos anarchistes, a la voix
indomptable. Ces derniers mois, le petit monde de la chanson l’a d’ailleurs
sérieusement repéré et plusieurs fois récompensé. Ça ne fait que commencer.
Valérie Lehoux
LIBÉRATION 30 Juillet 2007
Chanson
Débat de boue
Imbert Imbert
Pilier du groupe De Rien et ancien du Jim Murple Memorial, Mathias Imbert, alias Imbert Imbert (cf. Humbert Humbert, personnage de Lolita), s'est fait depuis un an remarquer sur les tremplins des gros festivals, Printemps de Bourges et autres Francofolies (Coup de coeur des entreprises 2006). Contrebasse et chant, parfois soutenus d'une guitare, d'une batterie ou de handclaps, ce Montpelliérain de 28 ans fait de la chanson néoraliste comme monsieur Jourdain de la prose. Pour la voix, on pense à Christian Olivier, des Têtes raides, ou Dominique A ; pour la contrebasse, à Loïc Lantoine. Pour les chansons, engagées, révoltées, poésie de boue, « les contrats en or et les forêts quibrûlent encore », il possède un truc bien à lui.
Ludovic Perrin
CHORUS N°60 ÉTE 2007
Portrait
Imbert Imbert
Avec sa contrebasse, ce Montpelliérain a raflé cette année la mise sur les
principaux tremplins découvertes, de Bourges à Montauban en passant par Le
Mans. Ancien des groupes Jim Murple Memorial et De rien, cet écorché vit à la
douceur craquante chante désormais en solo, un premier album en poche.
Des cordes à fleur de peau Imbert, parce que Mathias Imbert, né il y a vingt-huit ans à Montpellier. Imbert Imbert, parce que Humbert Humbert. Héros sulfureux du Lolita de Nabokov. Imbert Imbert, sans doute aussi parce que cela se retient facilement... En une année, ce jeune artiste aura imposé sous la cuirasse faussement rude de son habit de cuir noir, une chanson brute et sensible qui fait se pâmer programmateurs et publics qui le croisent.
Le personnage a, en fait, deux ans : après Jim Murple Memorial, Mathias est alors le
contrebassiste du groupe néo-réaliste De Rien [voir Chorus 54, Portrait]. Il y est rentré un an plus tôt à la faveur du départ d'un musicien, à la faveur aussi de la rencontre très forte avec Thibault, le chanteur du groupe «avec qui j'ai partagé la douleur de la rupture amoureuse que l'on vivait tous les deux à l'époque. »
De Rien doit jouer trois fois au Zèbre de Belleville, et Mathias doit assurer une premièrepartie d'un soir. Les deux autres premières ne se font pas ? Il en hérite ! En résidence artistique, il travaille ses titres à la guitare. «J'avais un titre à la contrebasse qui foutait la larme il l'oeil au metteur en scène, mais on galérait sur les autres morceaux », se souvient Mathias; alors j'ai tout fait à la contrebasse. » Imbert Imbert est né.
Amour blessé
La vie avant Imbert Imbert, ce sont dix ans de contrebasse, conservatoire et école de jazz. S'il a commencé à composer à 21 ans (un autoproduit quasiment instrumental,Refus d'obtempérer), c'est depuis 2003 et cette rupture amoureuse que Mathias s'est investi plus particulièrement dans l'écriture. «Ado, j'écrivais aux filles des trucs barrés...et ça marchait bien », sourit celui qui, jusqu'à 12 ans, a écouté Renaud, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. «Mais là j'ai écrit pour lui faire plus mal qu'avec une seule lettre...» Cela donne aujourd'hui des chansons saisissantes d'amour blessé sur l'album sorti le 26 mai dernier [voir Disques].
Dans la foulée du passage réussi au Zèbre, Imbert Imbert joue devant son groupe dès que l'occasion se présente, peaufinant un jeu de scène très drôle, sans jamais en faire trop, laissant toujours la place à ses chansons. Au printemps 2006, Mathias fait Le Chantier des Francofolies de La Rochelle, atelier de travail pour jeunes pousses. Il joue aux Francos juillet venu, décrochant le prix du Club des entreprises. Il y trouve aussi son label de disques, L'Autre Distribution et son tourneur. S'en suivront la timbale décrochée au concours du Mans Cité Chanson, aux découvertes du Printemps de Bourges et les Bravos du public et des professionnels aux découvertes très guettées à Alors... Chante! de Montauban. Le coeur gros comme une contrebasse.
Yannick DELNESTE
CHORUS N°60 ÉTE 2007
Chronique
DÉBAT DE BOUE. Ma mort- Débat de boue - Ce que tu veux - Un goût de crasse -
Malgré moi- La mouche - Faut que j'I'oublie - Sans toi ni loi - Lâ là là - Machine à vivre.(36'07 - LTA / L'Autre Distribution)
Si la forme piano-voix est à la mode, Imbert Imbert [Portrait dans ce numéro] donne, lui, dans la chanson contrebasse-voix. Musicien depuis une douzaine d'années, il a joué dans plusieurs formations, comme le groupe De Rien jusqu'en 2006. Il est aussi passé par le free-jazz et le rock avant d'enregistrer ses propres textes, remarqués au concours Le Mans cité chanson 2007 dont il est le lauréat et, plus récemment, au festival de Montauban.
Dans ce premier opus, Imbert Imbert égrène ses complaintes sur de mal de vivre, les amours sans ailes et la nostalgie de jours heureux. Une poésie minimaliste, spontanée, charnelle et personnelle, où la tristesse et la révolte se cachent au coin d'une rime, derrière les volutes de la voix. D'ébats en débats, de valses hésitations en corps à corps, l'artiste et la contrebasse forment un couple à la vie à la mort, créant un univers sonore envoûtant. Tour à tour, la contrebasse prend le dessus, monte sur ses grands chevaux, inquiète, grince ou invite à la danse…
On n'a jamais entendu l'instrument sonner ainsi. Dans un dernier titre en forme
d'autoportrait, Imbert Imbert se dépeint comme « une machine à vivre... un mirage
émouvant », Il est plus qu'un mirage, assurément.
Stéphanie Thonnet
LONGUEUR D’ONDES Mars 07
Imbert Imbert
Un nom en miroir pour un couple atypique : Mathias Imbert et sa contrebasse âgée d’un siècle arpentent les routes depuis 2005. Une escapade solo pour le bassiste du groupe De Rien, aujourd’hui séparé, comme une aventure impromptue mais non moins essentielle : ”Je me suis retrouvé comme ça, avec ma contrebasse, assez rapidement, et ça s’est imposé comme une évidence. Il y a deux ans, nous étions en résidence au Zèbre avec De Rien et je suis tombé sur un mec qui voulait me programmer en première partie. Il avait entendu dire que j’avais des chansons, mais à l’époque je m’accompagnais d’une guitare et je ne prenais la contrebasse que pour une seule. Je lui ai fait écouter et il a vraiment craqué sur ce titre-là. Du coup, en une semaine, j’ai adapté mes chansons pour toutes les jouer à la contrebasse.” Loin de se résumer à cette particularité, les chansons d’Imbert Imbert fuient la variété (”pour laquelle je n’ai aucun intérêt”, précise-t-il), et assument une tonalité mêlant noirceur et humour : ”Dans mon enfance, j’ai pas mal écouté Renaud ainsi que beaucoup de chanson française. Mais la vraie raison pour laquelle je me suis mis à écrire c’est que je me suis fait larguer par ma copine. Je lui ai écrit des lettres d’insultes qui se sont transformées en textes…”
Avec un second album autoproduit qui sortira au printemps, sur lequel s’invitent une batterie et une guitare à l’occasion, Mathias va plus loin dans l’exploration de cet univers : ”Je m’aperçois que mes textes sont de plus en plus sombres, pourtant dans la vie je suis quelqu’un d’assez joyeux et ouvert. Mais sur scène, j’ai envie de faire prendre conscience aux gens de l’état des choses. Je n’ai jamais voulu faire du divertissement.
Au contraire, j’essaie à mon humble niveau de montrer ce qui se passe. Je le ressens comme un débordement : je suis atterré par le contraste de nos vies pépères et l’existence de certains. Chanter ces textes est le seul moyen que j’ai trouvé pour culpabiliser un peu moins.” Sur scène c’est donc une véritable expérience que vous pourrez vivre dès le Printemps de Bourges (auquel il participera en tant que ”Découvertes”), ou lors de la tournée qui s’en suivra…
Caroline Dall’o
LONGUEUR D’ONDES Le 22/06/2006
"Imbert Imbert"
(Autoproduit)
Pour caricaturer, face à la pourriture qui nous entoure, on pourrait dire qu'il y a ceux qui se font pousser des dreads et qui défilent, ceux qui se mettent en costard et qui
capitalisent et ceux qui vivent leur condition humaine, avec les douleurs, les
souffrances, les plaisirs, les bonheurs et la capacité à en profiter ou non. Mathias Imbert est de ceux-là : tellement humain qu'il en est presque extra-terrestre. Les chanceux qui l'ont croisé sur scène aux bras de sa contrebasse, savent que ce personnage est une émotion à lui tout seul, une émotion vêtue de cuir, car il ne fait pas dans la dentelle, mais une émotion quand même : pleine et entière, avec la faiblesse qu'elle engendre parfois, et la force qu'elle nécessite pour être exprimée. Au fil des chansons, on fait connaissance avec ce magnifique auteur et excellent musicien et par là même avec soimême, en toute humilité. Salvateur, étonnant, émouvant... Indispensable ?
Philippe PROHOM
LE PETIT FORMAT 6/7/2007
Imbert Imbert - Débat de boue - 10 titres
Imbert pourrait bien rapidement nous donner le bourdon si Imbert (l!autre) ne venait
faire surgir la vie - ou une furieuse envie de vivre - des excès contenus dans ce premier CD solo. Exister, voilà l!essentiel; une rupture amoureuse pour élément déclencheur.
Animal bléssé et révolté, le contrebassiste, à nu, mouille la chemise car Eros et
Thanatos titillent le garçon à son endroit. Tout au long du disque, se joue un corps à
corps charnel avec la contrebasse, amie, consolatrice et obstinée. L!écriture lucide, la poésie crue, en quête d!amour, cet archange des marécages de l!âme, serait en somme une Machine à vivre.
L!autre Distribution.
[evene] 20/8/2007
La critique
Imbert Imbert est un véritable couple. Un homme et sa compagne. Un poète et sa lyre. Un chanteur et son instrument. Un musicien et sa contrebasse. On peut même dire qu'Imbert Imbert est un couple à succès, auréolé de critiques dithyrambiques et
couronné par de nombreuses récompenses. Mais l'artiste reste méconnu par le grand public. C'est dommage, car son univers mélancolique et révolté, romantique et à fleur de peau est magnifique. Cet écorché vif en blouson de cuir est seul sur scène. Seul avec elle. Avec sa contrebasse, qui tour à tour râle, gémit, soutient, rythme la poésie triste d'Imbert Imbert. Elle est là, hiératique et goguenarde, posée à ses côtés, mais participant à plein au concert. Sur le disque 'Débat de boue' (sorti en mai 2007), le duo s'entoure d'une batterie sur la plupart des titres, et d'une guitare le temps de trois morceaux. Mais le son demeure très brut, très épuré. L'émotion se dégageant du live ne transpire certes pas autant de l'écoute de l'album, mais on reste conquis par ces textes poignants et ces mélodies obsédantes, leitmotiv sonores passionnés, à l'archet ou en pizzicati, parfois même soutenus par des coups martelés directement sur le corps de la
belle. Le résultat est iconoclaste et passionnant. Un univers et un artiste à découvrir, en tout cas.
par Rémy Pellissier
Le Petit Format n° 91
Septembre octobre 2007
Rencontre Imbert Imbert :
Avant Imbert Imbert tout seul, Imbert existait dans une autre vie. Tu n’en es pas à
ton coup d’essai. Parle-nous de tes expériences musicales.
Ca fait effectivement déjà plus de 10 ans que je n'ai plus d'autres occupations que la musique, une bien bonne idée m'est venu à l'époque d'en faire ma vie, et depuis j'en ai pas démordu. C'est sur Montpellier que ça a commencé, je jouais dans pas mal de groupes de jazz , en parallèle au conservatoire, il faut dire que quand tu es
contrebassiste et que tu aimes vraiment ça, tu as des facilités a trouver du "travail". Et puis avec des gars de Rennes (anciens "Casses Pipe" notamment) on a monté un super groupe de vieilles reprises de Gainsbourg : ça s'appelait Scenic Railway (2001), c'est là que le tourneur de Jim Murple Memorial m'a repéré. J'ai fait une tournée de 80 dates en 10 mois avec eux (2002), c'était assez intense. En 2003 je crois, j'ai croisé les gars de De rien dans un bar, il cherchaient un contrebassiste pour enregistrer leur deuxième album et enchaîner la tournée, ce que j'ai fait.
Ton dernier CD « Débat de boue » (sorti en mai) donne à entendre une écriture
lucide, une poésie crue. Une quête d’amour ?
Une révolte profonde contre tout ce qui se met en travers de "l'amour", dans le sens
grave du terme, et dieu sait qu'il y en a. Un peu comme je sais qu'il n'y a pas de dieu et que s'il y en avait eu un, je l'aurais tué, ou plutôt non, je l'aurais traîné dans la boue et j'aurais organisé un grand débat autour de lui. Encore une fois, dieu sait que se débat aurait été très animé. C'est un peu ce "Débat de boue" là que j'ai essayé de faire revivre.
Tu livres un corps à corps charnel et obstiné avec ton instrument. Qui de toi ou de
la contrebasse accompagne l’autre ?
Il a d'abord fallut qu'elle m'apprenne à en jouer. Elle a essayé quelque fois de me briser les doigts, mais j'ai tenu le coup. Avec le temps, elle m'a bien fait comprendre qu'en la prenant avec égard, avec obstination comme tu dis, avec sincérité et avec amour bien sur, elle pouvait me rendre mille fois mes ampoules aux bouts des doigts. Alors j'ai fait ce que j'ai pu. Aujourd'hui on s'entend plutôt pas mal.
Les critiques sont unanimes, tu enchaînes les récompenses et les tournées. Voilà
un joli début de carrière. Comment vis-tu toute cette agitation ?
J'ai commencé par me battre avec moi même, ensuite avec la grosse, ensuite avec les autres, et finalement, la grosse et moi, on se bat très bien ensemble. Alors vraiment, tant mieux si le grand combat qu'on mène tous les deux peut en émouvoir d'autres, que ce soit un journaliste, un programmateur, un extra-terrestre ou même un humain, parce que c'est tout ce que l'on sait faire. Et c'est avec un plaisir non dissimulé que je peux faire ce pour quoi je suis fait.
Pour septembre, on parle du Zèbre de Belleville, on peut en savoir plus ?
On sortira de résidence, avec un gros travail sur la lumière, quelques nouvelles
chansons et le début d'une tournée qui risque d'avoir une très belle allure. C'est aussi l'occasion de fêter mon arrivée sur cette terre, il y a 29 ans, au mois de septembre. Et puis j'ai quand même fait mon premier concert d'Imbert Imbert en première partie de De rien en avril 2005 au Zèbre de belleville, c'est un lieu assez symbolique pour moi.
Propos recueillis par Didier Desmas
L’HUMANITÉ 5 octobre 2007
Chanson .
La 21e édition du Festival de Marne offre un large
panorama de la jeune scène. Consignes : diversité et vitalité.
Chaque année au Val-de-Marne, on prend à petit prix le pouls de la jeune création.
Comme à Massy, à Bourges ou entre les toiles de tentes des festivals d’été, on vient
palper la maturité des bourgeons de la toujours appétissante chanson française. Cette année, la centaine de groupe à l’affiche laisse apparaître quelques artistes plutôt plus représentatifs de la « nouvelle scène », celle qui se fait à l’écart des télés. Jean-Claude Barens, directeur du festival, est conscient de sa mission : « Aujourd’hui le climat est préoccupant. L’uniformisation est en marche », et reprend la célèbre phrase d’Heiner Müller : « Ce dont on ne peut plus parler, il faut le chanter… » Va donc pour une rencontre avec les chanteurs de demain (soir) !
Ah ! La Crevette d’acier… (…)
Le chanteur Imbert Imbert, lui, est tombé sur le bon guichet : « L’an dernier à la même époque, je n’avais qu’une ou deux dates. Là, ça se bouscule, quasiment une tous les deux soirs jusqu’à Noël ! »
Entre-temps, il y a eu le coup de coeur des Francos, le prix FNAC à Bourges, le disque sorti fin mai dans la foulée… Les chanceux qui l’ont croisé sur scène aux bras de sa contrebasse savent que ce contrebassiste à crête est une émotion à lui tout seul, une émotion vêtue de cuir. Ancien contrebassiste des groupes Derien (chanson) et Jim Murple Mémorial (rock steady, ska, rythm’n’blues), il a aussi pratiqué le free-jazz avec son trio Split, le rock déglingué de Scenic Railway. Plutôt content, et on le comprend, de cette collection de trophées, il n’ira pas pour autant manger le pain des majors : « Mes copains de Derien sont chez AZ-Universal : laissés pour compte ! En plus, ils leur prennent 50 % sur l’édition. Trop peu pour moi. » Autant dire que l’avenir, - Imbert Imbert le voit au milieu de ses potes : « Mon Slip, le nouveau projet génial du chanteur des Têtes raides, le groupe Pusse… », de son tourneur Zamora Prod, qui le promène dans toute la France… et avec sa contrebasse pour laquelle il est intarissable : « Je suis de Graulhet, la capitale tarnaise du cuir. Ma mère vient de me coudre une housse incroyable, c’est le bonheur. C’est curieux le rapport qu’on peut avoir avec une contrebasse : on doit en jouer souvent pour garder les cals aux doigts, on ne perd jamais longtemps le contact. C’est un objet massif, qui prend une grande place dans sa vie. J’ai aimé la pièce de Patrick Süskind, la Contrebasse. J’ai regretté de ne pas voir l’interprétation qu’en avait fait Jacques Villeret. » On lui dit que, de source sûre, l’alcool tenait dans la vie de Villeret une place de choix. Rêveur, il conclut : « C’est sûr, si tu as
la contrebasse et l’alcool, ça ne laisse pas beaucoup de place pour le reste. »
Festival de Marne.
Imbert Imbert, demain 20 heures au théâtre Claude-Debussy de Maison-Alfort. Dernière galette pressée : Débat de boue.
Jean Noctulique
AUX ARTS etc… Juillet Août 2007
IMBERT IMBERT Débat de boue
L’Autre Distribution
Mathias Imbert, musicien-compositeur chante la vie sur les 10 titres de son nouvel
album. Poèmes mélancoliques et mélodies poétiques, certains ont l’amère nostalgie
d’amours perdus et certains la nostalgie de lendemains heureux. Contrebassiste
polyvalent du groupe « De Rien », anciennement chez « Jim Murple Memorial »,
Mathias Imbert a aussi pratiqué le free-jazz avec son trio « Split » et le rock deglingué de « Scenic Railway ».
« Grand imprécateur des privilèges et des passe-droits, ce refuseur du monde tel qu’il est, ce révolté, révolté de ne pas l’être assez a de grandes fenêtres ouvertes sur la lumière et sa tendresse, fragile, souriante. »
Imbert Imbert est en concert le lundi 10/9/07 à 20h au Festival les Embellies de Rennes.