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Fragments de vie.

- pôw - [Pauline]



Last Updated: 11/30/2009

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Saturday, May 09, 2009 
Thursday, May 07, 2009 
Saturday, June 14, 2008 
bouts de vieux trucs retrouvés au fond de mon ordinateur.

C'est quand la bouche reste muette
Qu'on a parfois le plus à dire
Et le parfum doux de leurs lettres
Ne les laissent pas sortir

Ces mots qu'on garde au fond de nous
Qui nous font peur, qui nous rendent fou
Ces cloisons de verre que l'on construit
Autour de soi comme un abri
C'est quand les yeux se voilent de noir
Qu'on a parfois le plus à voir
C'est quand ma main evite la tienne
Qu'on a du mal à dire Je t'aime
Quand le silence soumet le son
A du neant, passe les frissons
C'est quand ma peau dompte la tienne
Que tu dessert ta main de la mienne


Ce sont ces mots que l'on bafouille
Comme une excuse, comme un retard
Ces mots en l'air qui libres, rouillent
Comblent le vide, s'endorment le soir
Et tes yeux detournent les miens
Le virage se ressert, puis plus rien

___________________________________________

En cadence elle dansent, dansent, ces filles
Sur le toit du jour
En transe elles s'enlisent de la melodie
Et elles boivent, boivent, ces filles
en attendant tomber le jour
S'ennivrent de leurs larmes
En attendant tomber l'amour

Et comme le jour venu
Aucun coeur n'est vaincu
Elles rentrent larme en peine
retrouver leur lit
et ces draps si froid
Sur leur corps d'opaline
Elles mangent sans vergogne
Le peu de sommeil à vivre

Sunday, April 20, 2008 

155 fenêtres et une petite poupette
Que je rève à chaque heure
Je sens presque son odeur
De crème, de fruit et de chouquette

Je rentre en avance du boulot
Pour croire encore au monde d'en face
Je reste seule derriere ma glace
Les yeux etoiles, la nuit trop tôt

Quand elle apparait dans ses robes frivoles
Mon coeur eponge ses couleurs
Au gout d'espoir et de bonheur
Petite fée des cours d'ecole

La demoiselle danse, tourbillonne
Les yeux malices, les levres en prose
J'aimerais me lover sur ses joues roses
Tant de douceur m'impressionne

Elle est si belle, mon arc en miel
Les heures sans elle sont des erreurs
Je regrette mon âme vile de spectateur
Voudrais me tenir un peu plus pres du ciel

Quand mes larmes coulent apres l'avoir vue
Quand le vide silence m'entaille la peau
Je me souviens de ses sourires, de ses mots
Que j'imagine dits sans retenue

Et seule, je me couche dans ce grand lit froid
L'homme fantôme me glace le sang
Je me retourne vers cet amour absent
Et pense à cet enfant que je n'ai pas

 

Tuesday, March 25, 2008 
C’est juste des copeaux de rèves, oubliés sur un comptoir poussiereux.
Les ailes me tirent vers le bas, toujours plus loin là bas.
C’est juste une longue course haletante.
Je cours apres Alice qui court apres son lapin qui lui, court apres le temps qu’il n’a pas.
Nous tournons tous ensemble  mais ils me sement comme un petit cailloux de terre.
Le temps les a largement devancés et je me retrouve gueule beante au centre du monde completement perdue.
Il y a des instruments de musique fantômes qui volent tout autour de moi.
Je me cogne à eux et il n’en ressort que des bruits stridants.
une fumée noire m’entoure et s’enroule à mon corps nu.
Je suffoque, m’etouffe. Elle sort de mes narines a present.
Une douce musique s’eleve alors.
Des bonhommes ont saisis les instruments et se sont mis a jouer.
La fumée disparait doucement, docilement.
Et comme une plume legere, je me hisse jusqu’à la sortie.
Une bouffée d’air.
Je m’allonge sur l’herbe et compte les moutons de nuages.
Puis je ferme les yeux, la musique est toujours là.
Tuesday, February 26, 2008 
depuis la mort de Nico je n'ai pas ecrit une ligne. Pas la moindre bouffée de vie, pas le moindre ressenti couché sur une feuille. Pas l'envie, pas le temps, pas l'idée.
Mais ça me manquais, alors je fais, timidement mon retour.
Il y a ces milliers d'histoires, qui jouent avec ces milliards de regards, ces mots que l'on prononce trop vite ou que l'on garde pour soi, ces joues qui s'empourprent à la moindre fleche.
Ces rires d'enfants, qui transpercent les pleurs. Pourquoi tomber genoux a terre, il est plus confortable de rester debout et de regarder bien plus haut, toujours là haut.

voici deux texte qui n'ont rien a voir avec au dessus, mais qui sont tout frais

Je compose ces quelques mots
Sur le souvenir de ta peau
Sur le coulis de ton silence
sur les lames de ton indifference
Tes sourires parsemés d'etoile
Tes vives couleurs sur ma grande toile
Où tes yeux menent le large
avant de heurter les miens,naufrage
Mes yeux, attirés par tes levres
Febriles, pris d'une douce fievre,
Sentir ta main contre la mienne
Qu'un fil de ronce nous enchaine
Je derape et ne parviens qu'à te froler
tes pas rapides me font tomber
Je brasse un air en reculant
Tu n'es pas là où je t'attend
Je pense a toi, graine de poeme
J'enterre ton image comme je la seme
Chacun de tes mots m'apparait en prose
Il fait tout noir, il pleut des roses.

Pour lui, pour toi, pour elle, pour moi. Peut importe la destination.


Texte avec mots imposés par Mikou, defi du mardi soir :p :

Tu ficelles notre amour au detour d'un rond point
Tu l'accroches au par brise et le laisse filer
Il traverse tout Paris, explore chaque coin
Se prelasse puis jouit de pouvoir voyager

D'humeur bucolique, j'ai plongé dans la seine
Voir si tu avais jeté le peu de larmes qu'il restait
L'eau etait amère, ma rancoeur de même
Pas la moindre trace de sel, tes larmes ravalées

Offre bien a qui le veut
Un peu d'estime en sac de noeud
Tu as derobé toute la mienne
dans une rue engorgée de peine

Un fil fragile reliait ma peau à la tienne
Funumbule, en equilibre latant
cherchait le pomme de ton jardin d'eden
Mais degringolait en l'attrapant

J'ai jeté ta guitare et enflammé tes mots
Fais le menage dans mon coeur, blanc, javelisé
La machine tournait pour laver mon cerveau
J'ai formaté mon être pour pouvoir t'oublier

Offre bien a qui le veut
Un peu d'estime en sac de noeud
Tu as derobé toute la mienne
Dans une rue engorgée de peine

Ma prison de grillage n'etait qu'ephemere
J'ai trouvé le moyen de m'en liberer
Sortir en silence de cette paroi de verre
Et jeter ton souvenir comme un bout de papier

Offre bien a qui le veut
Un peu d'estime en sac de noeud
Tu as derobé toute la mienne
Dans une rue engorgée de peine


Wednesday, February 06, 2008 
hey jeunes gens, y'a 50 visites par jour de gens qui viennent trainer sur ces ecrits, mais qui donc? manifestez vous!! que je sache un peu qui passe et repasse.
Sur la centaine depuis hier 4 se sont manifestés, a croire que des fantomes passent par ici.

Wednesday, February 06, 2008 
"Un corps humain a été découvert dimanche 3 février matin sur une voie du métro parisien(...)Un appel à témoin a été lancé sur la ligne 6 par le biais de panneaux d'information sur cet accident survenu au métro Pasteur, selon les affiches."
Nico putain....
Je crois que je vais gerber.


Tout ce que j'ai a te dire maintenant en pagaille c'est Roger, couscous, tartiflette, canard wc, bilbot, accent du sud, voiture, sauna, grande roue, lille, 24 mesures, les grands clins d'oeil a la toi, les cremailleres, les textos a la con, ton "nicolas a l'appareil", le batofar, la bouteille a 50euros, la journée moustache... que des sourires me viennent a ces souvenirs. ça restera là ptit Bilbo!! <3

jrealise pas...



J'accepte pas ça.je vis dans un film, tout n'est qu'illusoire, et quand les lumieres se rallumeront, on pourra sortir de la salle et reprendre notre petite vie.Mais non. Je voudrais etre folle, pour que rien ne m'atteigne. cette semaine est bien trop eprouvante.

Apres tout ça serta rien de se morfondre sur ses problemes, y'a toujours pire ailleurs. faire un pas en avant, et ne pas stagner. Et puis, en contrepartie je suis sur que la semaine prochaine sera tres belle, elle me doit bien ça.

Il fait si beau dehors. Ne plus penser.
Friday, January 25, 2008 
20 janvier 2008


Des fanfarons, le coeur en l'air, commencent à jouer
Respirent, face au public, de leurs cordes pour s'exprimer
Dociles, j'ai mis sur le sol la clé des chants
La solution facile serait de prendre le large un temps
La mer, solitaire, dormir sur un radeau
Dechirer mes humeurs au coin de tes mots
Te dire que poussiere est d'or entre tes mains
Et passer la vie sur le cours de tes reins
Ecouter cette balade siffler ses rancoeurs
A la fin du tempo je retrouverai mes peurs
Lassée, fatiguée du mirage ephemere
J'en croque une note et me replis a terre
Coquille de noix, solide roc de pierre
Seuls ces musiciens repassent mes colères
Naufragée d'une vie, demissionnaire de l'amour
Au premice d'une complainte il fait de nouveau jour
Coincée du coeur, les bras baissés vers le sol
Je les leve bien haut, detache ma camisole
Quand sur scene il vit des bonhommes elastiques
Qui partagent pour une nuit, un peu de musique




Friday, January 18, 2008 



17 janvier 2008

Dans une brume aveuglante où sonnent quelques notes. elles ne sont pas tristes et pourtant... Je veux juste partager ces morceaux d'etoiles, en offrir un quartier à tous les passants. Mangez en gentes dames, c'est bon pour le teint. Buvez en messieurs, ça reboostera votre moustache. Attention a ne pas laisser de miettes.Posez les pret de vos oreilles et ecoutez leurs doux murmures vous conter leurs ecorchures. Vous avez froid? chauffez vos neurones,qui congelent sur place.Baiser et boire c'est facile, et bien pensez maintenant. Oui, il fait froid sur votre visage et dans mes yeux il pleut un peu. Je vous recrache en pleine gueule tout ce mepris accumulé. Couvert d'un tel poid vous vous enracinerait dans votre merde.

On nous a passé un coup d'eponge humide sur le visage pour que nous soyons tous un peu flous.

24 janvier 2008

Avec de grands ciseaux de fer
J'ai decoupé mes emotions
J'ai eu bien tord de m'en faire
Elles n'ont pas tenues bon
Une a une ces furies
Je les ai lacéré
Aspirant à les voir sans vie
Pour ne plus me ramasser
Mais une de mes humeurs
M'a sauté à la gorge
M'expliquant en profondeur
Qu'il fallait que je me forge
On s'entraine dans les prisons
De mon cerveau voilé
On s'entraime a coup d'pognon
Pour mieux se rassasier
Cette humeur est si vil
Faignant la bonté
POur tirer sur mon fil
Sans me faire douter
POur pouvoir m'en depaître
J'ai caché un couteau
Dans le fond de mes guêtres
Tuer avec coeurs mes maux
C'est dans une grande gare
Que je l'ai poignardé
Sans lui dire aurevoir
Nous nous sommes abandonnées
Ma douce emotion
autour de mes larmes
a petit feu,dur poison
J'ai baissé les armes
Dur etait le depart
D'une nostalgie sans nom
Qui me brule quand elle part
Mais cette fois pour de bon
Depuis je respire enfin
Je ne griffe plus mon visage
J'ai rebati mon chemin
Dans le ciel, plus de nuages
Venez donc folles idées
J'ai electrisé mon âme
Jamais plus vous ne parvindrez
A devenir ma came



25 janvier

Y'en a qui sont beaux à l'interieur, alors que d'autres sont tout pourris. Ben, allez vous en les mouches, pourquoi vous me tournez autour?

26 janvier

Parfois il serait bon de se tirer une balle en pleine tête, au moins, cela ferait une excuse d'être si debile.
Je me ronge le doigt jusqu'a atteindre l'os. ça coule de source, il saigne.
Parfois je ferais mieux de fermer cette grande gueule.A double tour.Et detruire la clé.
Je perd tout. En plus des plombs, un cailloux, puis des centaines de cailloux sur la route.
ratée, rature, rayure amère.
JE me gribouille la figure comme on efface une erreur.
Il faut vraiment partir. loin.
Je taille les veines de ce papier.
Le mepris est en fait peut etre le but rechercher, allez y de bon coeur.
Les pieds dans une matiere spongieuse je pietine sans parvenir à m'en extraire.


30 janvier

Bharati, depuis le temps que j'en revais.Des larmes ont coulées dés les premieres secondes.trop d'emotions et de retournements a l'interieur, trop de beauté, trop de reves qui sont remontés.
Et puis ce personnage de glace, qui me gele d'un regard. Medusée par ce fossé plein de reproches et d'injures.
ça recommence a couler, la fatigue surement.
Effacer myspace. plus jamais aller a un concert. revoir les gens. Partir au bout du monde. ne plus jamais boire. Cesser d'être idiote. Devenir comptable, secretaire, pompier, mere au foyer.
Et hop, l'illusion d'un doux cauchemard me caresse la joue en me murmurant que je  tombe et devient une rien.
Et en même temps j'en ai tellement besoin. Et ces projets, avec ceux que j'aime tant maintenant. Je passe du rose le plus petant au noir le plus profond. Demain ça ira mieux, il n'y aura plus personne pour me rappeller a quel point je suis mediocre.Merci de m'enfoncer avec toi.
Je vous servirai des sourires sur un plateau d'argent.Je trinquerai avec vous et sortirai mon masque.Ahahaha, un rire de pantin fait bourdonner mes oreilles.c'est les fils, au bout des mains qui decident des gestes. Saloperie de Geppeto.
Toi c'est avec un gant de crin que tu me lobotomise. Regarde donc ce que j'en fais de mes lambeaux de po.A chacun son prozac..








Sunday, January 06, 2008 
Debut de "Lua", une nouvelle que j'ai commencé il y a quelques mois.

"Elle court dans les rues de Paris. Ses cheveux collent à sa peau humide de larmes. Elle cherche le bonheur à chaque porte. Manquant de trébucher à chaque pavé mal placé, elle porte son désarroi en bandoulière, une clope mal roulée à la bouche, sans cesse éteinte par ses larmes. Elle vous regarde parfois, mais je peux vous assurer que jamais elle ne vous voit.

Les gens pensent qu'elle n'a pas toute sa tête. Lorsque je dis « les gens » je veux parler des autres. Ceux qui la regardent à peine ou avec dédain. Ne voyant en elle qu'une pauvre folle qui marche des heures, les yeux gonflés de larmes et les cheveux ébouriffés. Ils ne voient que ses pieds nus cornés et meurtris. Ils n'aperçoivent que son regard vide, noir et perdu, et ses lèvres. Ces lèvres qui semblent sans cesse murmurer des choses pour elle même.

Ils la voient passer et repasser les draps gris des rues parisiennes. Marcher jusqu'à tomber d'épuisement.
Elle ne leur parle pas. Jamais. A personne. Les gens doutent même de sa faculté à s'exprimer. Ils ne savent rien d'elle et ne semblent pas vouloir d'avantage de renseignements. Simplement elle est la folle du quartier, celle que tout le monde connaît et qui fait parti du décors, celle qui effraie les enfants, amuse les adolescents et désole les adultes. Celle dont on ne parle pas mais dont un regard faussement compatissant  suffit à clore l'affaire lorsque'elle passe devant madame machin et l'autre madame, interrompant une fraction de seconde une discussion de commérage de la plus haute importance. Deux vipères ces femmes là.

Tous les quartiers possèdent leurs propres fous. Mais Camille n'est pas comme les autres. Camille a 21ans, et elle est ma s--ur.
Nous l'avons, depuis son enfance, appelé « Lua » qui signifie « Lune » en Portugais. Camille a toujours eu les yeux en croissant de lune.
Son histoire est comme une gorgée d'eau avalée trop vite, mal, avec empressement et qui reste au fond de la gorge. Comme une chute dans l'escalier alors qu'on allait franchir la dernière marche. Comme le millième de seconde trop tard qui vient de faire rater un nouveau record. Comme une écharde enfoncée trop loin et qui refuse de s'enlever. Son histoire c'est cet instant , ce bout de pavé trop mal lancé, ce petit rien qui change tout."






Dites ça coute cher un billet pour aller aux emires arabes unis, a Lille, Lyon, dans les vosges et a amiens en meme temps? Y me manquent a en crever !!!
Monday, December 31, 2007 
Regarder furtivement au passage, un reflet que l'on ne reconnait pas.
Briser le miroir, faire couler sa main.
Chercher dans les debris de verre, l'image d'un regard perdu.
Mais les eclats sont trop infimes et les deux yeux dejà ont fuis.

Co dit: t ma + belle rencontre de l'année 2007 je crois




2 janvier...
Minuit, epuisée, sans vie. Je fais un rapide bilan que je sais par avance parfaitement inutile.
ça tourne d'avantage ovale que rond par ici.
Une année sterile, remplie d'illusions pour eviter de trop penser, des echecs dans les maths abstraits de mes humeurs, des craintes par milliards. Trop de moment dans le sombre pour me souvenir reelement des illuminations ephemeres. Des rencontres, des decouvertes, des pertes, des hurlements stridants. Des litres d'alcool et des poumons encrassés qui me rabaissent plus bas que terre. Des passions, des reproches, des grosses claques en pleine gueule, des regards accusateurs ou riants. Des putains d'envie de tout casser autour de moi. Et ces petits bouts de verre perdus au fond de moi même qui m'ecorchent a vif sans cesse. Il y a ces regards parfois qui me sourient, qui me rechauffent, et ces mots, tout doucement murmurés.Un chemin qui s'efface, ensevelli sous un tas de caillasse. Ce souffle sur ma nuque, glacé qui me rappelle que tout est froid. Ces ombres qui s'eloignent sans meme prendre la peine de me jeter un dernier regard. Je me replit, pour ne former qu'un petit tas de boue, tout seul. Je marche, aveugle.

Friday, December 28, 2007 
25 decembre
Dans la soirée du jour suivant, aprés l'heure où tout fou le camp, quand on aura pleuré la pluie et que le beau temps montrera ses dents, quand d'une ficelle nous ferons notre, l'eternel jeux de procuration, pour attacher ta main d'appôtre à mes ongles rouges tranchants.
Prostitue toi la lune, montre ton plus beau côté, brille autant que tu le peux, excite les hommes malheureux. On te payera avec des pierres que l'on aura ramassée, des petits cailloux de nos poches qui s'effritent à la moindre bourrasque.On crachera dans tes yeux pour faire couler ton rimel. Laisser de grosses taches sombre en bas de ton regard. Et dans ce noir terreux on plantera des orties pour que tes yeux pleurent à l'infini.
Salope de lune tu pensais pouvoir gagner mais il ne te reste plus que tes yeux pour pleurer.

26 decembre
Un nouveau cahier, de nouveaux mots à etaler sur des feuilles vierges, comme des noyaux crachés sur un visage decomposé par l'alcool.
Il y a ces pierres en dessous des rails, entassées les unes sur les autres. Ces bouts de roches noircies qui se marchent dessus. Ces humains emboités dans le même wagon. Ces haleines chargées de vie imposées, ces odeurs nauséabondes qui nous hantent. Et puis stop, on descend et on se retrouve de nouveau seul. On sort notre clé un peu en avance et on ouvre avec difficulté cette vieille porte. Sur un balcon perché là haut, un faux sourire me nargue, semblant me murmurer "fais semblant toi aussi mon enfant, et tout ira bien". Alors je tourne la tête avec empressement. ce masque de plastique me fait peur. Ses dents sont trop blanches, son sourire bien trop grand. Il y a des dizaines de fils qui m'empechent de passer. Ils retiennent des pantins qui me tendent la main. Si je la prend, cette poignée de bois, je m'ecorche des echardes. Alors je fais abstraction, mais leurs rires m'effraient. Je sors ma gomme pour les effacer mais ils sont indelebiles. Leurs têtes se tournent pour me toiser. Ils sont de plus en plus nombreux. Un coup de peinture noire ne les recouvre pas non plus, ils font barrage. Leur rire se fait de plus en plus fort. Je tente de me boucher les oreilles, si fort. Mais leurs voix proviennent de l'interieur. J'ai peur.

27 decembre
Mais quelle grosse conne. j'espere que tu as fort honte.

29 decembre
Des heures a partager, avec tant de personnages de bulle. Des rires et des sourires, des poivrots qui inspirent la pitié, le degout de ce monde illusoire qui n'existe pas. Des baffes qui se perdent, des baisers qui se volent, des regrets onnereux, des larmes de glace. Et un doigt pointé sur toi qui te jauge avec insistance. Elle est belle cette vie, regarde au fond de ta gorge, si tu ne vois rien enfonce tes deux doigts et tu la sentiras passer.


Thursday, December 20, 2007 
Quelques mots fiévreux, brumeux, apres une douche brulante qui m'a glacée. Chair de poule sur peau rougit.
Cette soirée colorée si magique.Comme tellement ces temps ci. Tellement que ça me brule, à feu lent, me consume.
Je perds un boulon, deux boulons, presque trois. Au secours je vais tomber.

Un personnage de plume m'a dit ce soir qu'elle aimerait juste pouvoir vivre de sa musique. Vivre de ce qui est sa vie. Il est si dur de vivre uniquement de ce qu'on aime. La vie est une poignée d'années, tellement ephemere. On nous presse les poings en nous griffant la peau, et au moindre sursaut, cri ou battement de cils, on nous jette dans la fausse a purin. Pas de pitié.
"Avance! Je tire sur tes fils pantin. Ne t'eloigne pas du chemin que j'ai tracé pour toi.Sinon..."
Ils se masturbent dans notre esprit en nous inculquant comment être,comment devenir. et nous prostituons volontiers notre âme, nous ne savons pas faire autrement.
Alors les plumes perdent de leur douceur, de leur eclat, prennent un peu la grisaille parisienne sur leur dos, certaines tombent même. J'aimerais tant qu'elles lui permettent de s'envoler. Ce petit oiseau coloré, comme tant d'autres, qui, tapis dans l'ombre sont obligés de se deguiser en pigeon pour ne pas se faire bouffer. Alors qu'ils meritent tant de deployer leurs ailes aux couleurs eclatantes.

Je voudrais de nouveau avoir le coeur fleurit par l'arrivée des fêtes.Comme avant.Retrouver cette magie. Mais je n'en ai rien a foutre.
Des lambeaux de papier journaux tombent dans une flaque d'urine et laissent au passage de l'encre noire. Tout s'efface.
On ne peut pas, nous, effacer les maux de nos peaux.



Monday, December 17, 2007 


Elle me manque.
Mon eclat de vie & de sourire. Celle qui me donne envie de lever le poing bien haut et de crier dans la rue. Celle qui est là depuis toutes ces années. Depuis presque 15 ans ma vieille.
Petale de rose qui n'aspire qu'à s'envoler, qu'à partir, toujours plus loin, les pieds juste au dessus du sol elle glisse en traçant sa route.
C'est pas si loin l'autre bout du monde. C'est pas si long un an. Dirons nous.

Un jour c'est ensemble qu'on prendra un bateau dans le desert, à dos d'âne, on boira du lassi sous une tempete de neige. Avant de dormir dans une yourt, on se parlera espagnol.


En attendant je me ronge les ongles jusqu'au sang, de l'encre amère qui me noit. Qu'on me foutte des claques, qu'on me fouette de visage, qu'on me lapide sur la place publique d'être si idiote.
Vivement qu'il neige, à gros flocons.
Vivement qu'il soleil, à gros rayons.