Voici une chronique parue sur le webzine Frenc Métal !
http://www.french-metal.com/chroniques/sterennodrahc.html
Aout 2008, les Sterennhodrahc se déplacent à une
trentaine de kilomètres de leur ville natale, pour arriver à Tarare,
petite bourgade de 10.000 habitants, petit chef de canton. Ils rentrent
au studio de l’Hacienda (Kells, MoK, Enhancer, La ruda Salska, Les
Choristes, Kaolin) afin d’y enregistrer leur premier album éponyme.
Ce
skeud démarre par une intro aux accents tribaux avec une caisse claire
qui résonne très roots, une contre basse au son parfait et des chants
ressemblant à des chants d’incantations Brésiliennes.
Parlons de la
suite. Les Sterennodrahc nous proposent un mélange rock / reggae aux
penchants métal. C’est jumpy. Les vocaux sont parfois presque ska ("Intempérie"),
les riffs les plus costauds font souvent penser au nu métal comme Limp
Bizkit ou P.O.D, ou bien sont très reggae. La basse joue dans tous les
registres et gère les atmosphères de chaque chanson, parfois ronde,
très roots, parfois cinglante. Beaucoup de parties de discours
essentiellement de Sarko sont insérés et appuient les textes
vindicatifs et en général plutôt bien travaillés posés par des vocaux
maîtrisés de bout en bout !
"Fort" peut être un bon résumé de
ce que pratique le groupe. Des couplet low-tempo assez épurés avec des
passages expérimentaux transcendantes, une basse qui craque et des
refrains archi efficaces. Des riffs néo ou plus métal et des textes qui
parlent d’eux-mêmes. Une grosse dédicace en finesse et presque
subliminale au fameux "cass’toi pov’con", réplique la plus connue de
notre président dans "Tolérance Zéro"
que les Caladois ont eu l’idée de taire.
Deux autres chansons sont à retenir, deux chansons avec guest.
La première, c’est "Né Sous Vide"
avec Pep’s qui use ici d’une voix qui déchire le cœur, un peu à la
Bertrand Cantat dans ses moments écorchés vifs soutenue par une
atmosphère musicale non seulement lourde (registre métal) mais aussi
dub ou reggae.
Le deuxième feat se déroule avec Tom des Troides Priamus
Hecuba (déjà chroniqués dans nos pages). "Insomnie" est du
Sterenno, c’est sûr, mais la voix si particulière (qui parsème ces "hey
oh oh" si reconnaissables) et surtout ce fameux flow du leader des TPH
font de cette chanson un véritable hymne.
Pour résumer, un CD riche,
contestataire, avec un son de très bonne facture. Je conseille ! Du
vrai plaisir tout simplement.