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Brotherhood of Pagans



Last Updated: 11/29/2009

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Wednesday, July 29, 2009 
Tout d'abord et en passant, que pouvez-vous nous dire des groupes "Itchy Souls" et "Nuits Hérétiques", d'où proviennent les premiers membres du groupes?
BoP:
Ce sont les groupes qui ont servi de tremplin à la formation des Brotherhood of Pagans. Chacun, de son côté, n'arrivait pas à concrétiser ses idées, il manquait un chanteur et synthé chez Nuits Hérétiques et de vrais membres motivés chez Itchy Souls . Nous avions fait le constat que nous étions étonnamment complémentaires que ce soit dans les idées, que dans les besoins respectifs en musiciens.
Nous avons finalement décidé de fusionner les 2 formations. Alors même si rien n'a été produit sous ces 2 entités, elles ont une certaine importance pour nous à cause de ce qu'elles préfiguraient. Elles ont été une vitrine de nos potentiels respectifs et qui a permis d'être séduits mutuellement par ce que chaque partie dégageait musicalement.
Quelles sont les principales différences entre le groupe tel qu'il est actuellement et sa mouture des années 90? Et au
contraire, qu'est ce qui a subsisté?
BoP:
Les BoP de 90 c'est un groupe plus orienté "garage", chaque morceau étant destiné à être joué comme tel live. L'idée du CD n'est venue que par la suite.
Il fallait parfois batailler dur pour faire passer ses idées (nous étions 5 à devoir se mettre d'accord). Cela a porté ses fruits mais il y a eu énormément de déchets.
Aujourd'hui l'orientation naturellement plus studio que live a forcément modifié la texture de nos compos. Evidemment le fait que nous soyons désormais un trio modifie la donne.
Nous sommes plus sereins, chaque idée est librement exprimée, et somme toute très peu de déchets ont été générés... De vrais écolos du rock !
Ce qui a subsisté ? Le besoin de ne rien calculer, de ne pas entrer dans un moule standardisé. Jouer avec nos influences diverses en tâche de fond pour en faire un mix inédit.
Quelles sont les principales influences de chaque membres?
BoP:
Ce sont les principales influences de l'époque:
Coccs : Killing Joke, Young Gods, Norma Loy, Midnght Oil...
Sailor : Siouxsie & the Banshees, Dead Can Dance, And Also the trees, Joy Divison, Birthday Party...
Vox : Cure, Depeche Mode, U2, Cult...

Quelle est leurs parcours?
BoP:
Les Brotherhood of Pagans et les 2 formations précédentes sont l'essentiel du parcours de chacun.

Vous parlez d'une nouvelle façon de travailler pour la composition d'Only Once, pouvez vous nous en dire plus?
BoP:
Pour Only-Once, le constat de base est que par rapport au premier album, la technologie et la démocratisation des moyens d'enregistrement a évolué à pas de géant. Ceci conjugué à une formation réduite à trois musiciens a fait que la méthode de travail (si on peut parler de méthode... :o )) a été bouleversée. Nous avons dû faire à 3 ce qui était fait à 5... Lorsqu'il s'agit d'enregistrement cela n'est pas un problème. Cela l'est plus quand il faut répéter en groupe. Comment jouer et de la batterie et de la basse, ou du synthé en même temps ?? Nous avons donc procédé par étapes, parfois avec une séquence de base à la batterie, autour duquel nous avons construit certains morceaux, pour y réintégrer de vraies parties de batteries ou de séquences plus travaillées, qui ont donc elles-mêmes amené certaines modifications; L'autre façon étant par des compos de base amenées par Coccs, autour desquelles, soit ensemble soit chacun de notre côté, avons travaillé. On s'envoyait nos idées "lumineuses" la semaine pour y travailler ensemble par la suite. Pierre par pierre les morceaux se sont construits. Ces tâtonnements successifs ont parfois donné des modifications radicales par rapport à l'idée de base (un riff de base, moteur au départ, ne devenait presqu'anecdotique dans le morceau final). Le travail au mix s'est fait de la même manière, par tâtonnement successifs, presque un débat d'idées.


Quel est le rôle du texte dans la musique de Brotherhood of Pagans et plus particulièrement dans Only Once?

BoP:
Les textes sont en général à l'image du CD dans son ensemble. Au sein d'un même texte il y a souvent la volonté de ne pas rester sur une ligne conductrice trop fermée. On essaie de faire en sorte que l'imagerie générée par l'écoute du texte soit la plus malléable possible par l'imagination de l'auditeur. D'autre part, il y aura souvent quelques clins d'oeil cachés pour qui veut les entendre. Ceci aussi car nous n'avons pas la volonté d'exprimer quelque chose de militant au sens d'engagé. Même si nous avons nos convictions quant aux dirigeants religieux ou politiques (c'est la même chose), elles sont transmises dans nos textes au travers de scènes imaginaires, intemporelles, pour rester dans le domaine du rêve. Notre musique est faite pour apporter un moment de bonheur et pas pour déprimer les gens !!!


Y a t'il eu un élément déclencheur qui a lancé cette reformation et le projet d'Only Once?

BoP:
Le temps qui passe... Et toujours rien à l'horizon... Une déprime inavouée et collective ??? Bref, au bout d'un moment nous avons repris le chemin de la compo avec enfin la volonté ferme d'avancer. Nos enveloppes corporelles acceptaient enfin de répondre aux sollicitations de nos cervelles !!! Nous n'avons jamais réellement splitté, et avons continué de répéter, après avoir travaillé des morceaux d'ambiance pour un label de compilations musicales destinées aux jeux de rôles (les Variations Ludiques)

Avez-vous déjà joué des morceaux de cet album en live?
Pensez vous que celui-ci convient mieux au live ou au studio?

BoP:
Oui, nous venons de faire un concert "intimiste" au cours duquel nous avons pu tester en live notre bébé numérique !!! Il convient parfaitement au live si l'on en croit les retours du public après coup. Des morceaux comme "I AM HIS VOICE!" pour lequel nous n'étions pas sûr du résultat est un régal à jouer en live... On redécouvre l'album sous un autre angle.


Quelles sont vos prochaines dates de concert?

BoP:
Le 11 Septembre au World Trade Ce... ah non c'est plus dispo... au KLUB à Paris, puis prochain concert à La MANEKINE à Pont-Ste-Maxence (Oise), après rien de sûr, probablement à l'étranger...

Présentation du groupe sur culture G
Wednesday, July 29, 2009 
The BROTHERHOOD OF PAGAN
“Only once”
CD (Alone prod.)


Sono passati ben 14 anni dall’ultima uscita discografica dei francesi TBOF e ascoltando questo nuovo album mi sono reso conto di quanto sia piacevole scoprire che si può ancora fare e produrre un buon disco pur rimanendo in silenzio per tanti anni. Infatti la band francofona, nata nel 1990, ha al suo attivo due demo, “Tales Of Vampires” CD album edito nel lontano 1995 e un brano con cui ha partecipato alla compilation "The Goth Box" uscita per l’indimenticabile Cleopatra (label americana che negli anni ’90 mantenne viva la scena grazie alla produzione di ottima musca goth). Ma andiamo a commentare alcune delle tracce che mi hanno colpito di più.

“The garden of alkinos” mi ricorda come impostazione vocale un intimo Peter Murphy mentre “Resurrection MKII” ha delle atmosfere vicine ai connazionali Corpus Delicti con i quali hanno calcato insieme le scene. In entrambe le tracce si può notare come sia evidente la fonte d’ispirazione di questa band: i Bauhaus. La miglior traccia è per me “I Am His Voice!” un avvincente brano in cui si alternano fantastiche atmosfere.
I TBOF sono tornati in attività con delle buone idee musicali e credo che si possano considerare una tra le miglior bands dark in circolazione ne è conferma “Only once”.
Consiglio a tutti coloro che amano la dark wave di procurasi al più presto questo CD perché non se ne pentiranno!
(Nikita)
Monday, July 20, 2009 

Interview The Brotherhood Of Pagans juillet 2009

Only Once ", c'est d'abord la récompense d'une longue attente, plus de dix années écoulées depuis " Tales of Vampires " en 1995 et enfin le retour en force des Brotherhood Of Pagans ! Oeuvre attendue qui assume ses classiques, " Only Once " n 'en demeure pas moins une fronde contre les étiquettes un peu trop hâtives; au-delà du socle " gothic-rock " et des influences, c'est le talent et les tripes qui parlent avant toute chose, une sensibilité unique qui nous claque dans la figure et au final, tout simplement, un " putain " de bon album qui aura pris son temps pour venir nous filer la chair de poule... Et maintenant, visite guidée par maître Sailor en personne !

Bien que cela soit précisé dans la biographie que l'on peut lire sur votre site, une présentation des membres du groupe serait la bienvenue pour débuter cette interview...
Coccs aux synthés (prog etc...), souvent l'initiateur de la base des morceaux. Il a repris la basse pour partie sur l'album et en totalité pour le live.
Vox : Ze guitariste du groupe, le gardien de la sonorité BoP.
Sailor : A repris le chant. A repris également la basse pour partie dans l'album, et gardé la batterie pour le studio.

Ce trio n'est constitué que de membres fondateurs du groupe (il n'y a pas de pièces « rapportées » dans cette formation).

On sait que vous avez repris le chemin des studios en 2006, mais l'étincelle qui redonna vie au groupe, qu'est-ce qui l'a provoquée ? Quelles motivations couvaient sous la cendre ?
En fait comme on le dit toujours, nous n'avons jamais vraiment arrêté. On parle même d'hibernation, car nous n'avons jamais cessé de nous voir en répétition bien que très peu de choses en soient sorties. Soit rien ne sortait, soit nous n'arrivions pas à faire aboutir les morceaux en cours. Ensuite l'envie de part et d'autres a fini par s'émousser, ce qui n'était pas fait pour faire avancer les choses. Le truc qui nous a probablement sauvés est la collaboration avec les Variations Ludiques, label de compilations sur le thème des jeux de rôle, pour qui nous avions composé quelques morceaux, basés sur des thèmes imposés. Nous nous sommes vraiment éclatés à faire ça. Cependant cela n'a ressoudé le groupe que dans ce cadre-là. Lorsqu'il a fallu se recomposer en tant que groupe « rock », les choses étaient finalement plus compliquées que ce que l'on aurait pu penser. Je crois que dans un sens nous étions complètement paumés suite au clash survenu juste après la sortie de l'album Tales of Vampires, un peu comme des gamins désocialisés, perdus dans un environnement pourtant pas hostile. On s'est noyé dans un verre d'eau, incapable de se dire les choses et de se fixer un objectif.

A force d'entendre les amis, les « fans » nous dire « alors c'est quand le prochain ?» et en voyant qu'on ne savait pas quoi répondre cela nous a mis un sérieux coup de pied au cul... Cela nous a naturellement motivés. Sans partir sur l'idée d'un CD nous avions fixé l'objectif de sortir « quelque chose ». Puis l'idée de CD est venue tout naturellement lorsque, les compositions avançant, nous nous disions qu'il aurait été dommage de ne sortir qu'un 4 titres après tout ce temps. Only-Once était dans le tube...

Les compositions de "Only Once" ont-elles eu une histoire mouvementée ? Certains titres ont-ils connu plusieurs remaniements, leur trame d'origine s'étant éloignée du résultat que l'on connaît aujourd'hui ?
Only-Once comme tout ce que l'on fait, n'est pas réellement calculé. Chaque morceau naît d'une idée de départ mais grandit avec un profil inconnu jusqu'à sa formation finale, en règle générale. Ainsi certains morceaux ont été très rapidement « cernés » et sont restés presque comme à l'origine (dans l'idée générale, l'atmosphère...). « As the serpents do... » en est un exemple. D'autres ont été plus « maltraités » par rapport à l'idée de base. « Am I a blow fly ? » a évolué lorsque la partie batterie acoustique a remplacé la piste synthé et lorsque Vox a couché la gratte électro-acoustique. Ceci a modifié l'ambiance, le rendant plus calme, moins pesant. « Death row » a été transfiguré lorsque la partie percussion a été passée à la disto. Les idées qui ont suivi n'auraient pas du tout été les mêmes (pas forcément moins bonnes mais différentes). Ce serait d'ailleurs intéressant de savoir comment aurait été tel ou tel morceau si nous avions suivi une autre voie !

D'un bout à l'autre de l'album, les émotions circulent, vivantes et écorchées vives : une histoire, un fil conducteur parcourent-ils "Only Once" ?
Si une histoire est née dans Only-Once c'est au fur et à mesure de son évolution, et ce essentiellement grâce à des clins d'œil ici et là, et qui te ramènent à une autre partie de l'album. La seule chose qui n'est, non pas calculée, mais intrinsèque à notre travail, c'est de ne pas se formater à un style prédéfini. C'est un risque car c'est un peu la critique que l'on nous fait. Mais on préfère cette approche. Le CD est certes peut-être plus difficile d'accès mais, je pense, plus intéressant à découvrir et à re-découvrir dans la durée.
Par Only-Once, nous voulions aussi « crier » le silence de ces trop nombreuses années. Nous voulions donc partir de zéro sans oublier sur le chemin, les compositions qui nous ont « sauvés ».

Des titres tels que "I am his Voice !" ou "Get off" révèlent un angle d'attaque plus incisif à travers des sonorités plus dures...
Get off est le morceau qui a préfiguré la naissance de « Only-Once ». Il est le témoin, et l'enfant, de la façon plus « studio », comparée à l'ancienne configuration plus « garage » orientée live. Pour cela nous tenions absolument à ce qu'il fasse partie de l'album, même s'il est vraiment différent des autres. Il devait faire partie de l'histoire qu'il a contribué à écrire. « I am his voice » est un exemple similaire de cette façon de travailler mais est venu plus tard. Ce morceau est un de nos morceaux fétiches. On est super content de voir ce que ce morceau est devenu au final.

De quoi parle le très beau "The Gardens of Alkinoos", un moment fort de l'album ?
Ce morceau, pour la petite histoire est également un témoin précurseur de la période annonciatrice de l'album. Il est né de deux moments « captés » sur le vif, pour n'en faire qu'un seul au final. Il DEVAIT figurer sur l'album.
C'est un extrait des écrits d'Homère « l'Odyssée » livre VII, auquel est venu se greffer quelques phrases « Bopiennes ». L'ambiance du morceau a semblé comme appeler ce texte... Nous nous sommes exécutés.

Gérer de nombreuses influences tout en étant capable de préserver et d'apporter son cachet personnel, cela relève j'imagine d'un travail ardu, voire quelquefois périlleux...
Puisque ce n'est pas calculé, on ne peut pas dire que cela soit difficile. C'est peut-être même plus facile que de n'avoir que très peu, voire une seule influence, et de vouloir s'en détacher. Si tu t'en affranchis tu peux aller où tu veux. C'est par contre, il est vrai moins facile à faire passer aux oreilles de certaines oreilles quelque peu habituées au confort du standard goth... Mais je crois que même si les deux albums sont différents, à l'époque du premier, nous avions déjà ces remarques. Et on s'en accommode trèèès bien! D'ailleurs, bien souvent les gens ne sont pas d'accord sur les influences, au même titre que chacun des membres n'ont pas les mêmes !!

Par rapport justement à ces diverses influences, je trouve qu'"Only Once" a l'étoffe d'un bel hommage à la scène underground des années 80; qu'évoque pour vous cette époque, la découverte de tout un champ musical brut de talents et d'énergie ?
Je viens de me réécouter Siglo XX que j'avais délaissé depuis (trop) longtemps. Noms de Dieux que c'est bon !!! Le charme, l'attrait incomparable et irrésistible des ambiances dans lesquelles le groupe te fait tomber. T'es dedans, aspiré dans un autre univers.
Et là, on est dans le cœur de cette scène underground et de ce qui en fait une scène exceptionnelle. Si on analyse froidement et de façon manichéenne et critique, SigloXX c'est - chanté faux - à ses début, basse/batterie pas carrée - « suicidogène »... Par contre si tu laisses parler ton « aware » (à la Vandamme  :o))))) c'est un pur bonheur de spontanéité et surtout de génie !!! C'est d'ailleurs pour ça que souvent, soit t'es fan inconditionnel de cette scène soit tu la détestes car tu ne la comprends pas. C'est ton cœur qui parle, pas la raison.
La chose qu'on a surtout évitée de faire c'est de produire un truc sans âme, blindé de machine, sans un truc de travers, froid... Non, nous avons voulu garder une certaine spontanéité. GOA a été gardé comme à son origine avec son histoire. Dans l'album, certaines prises parfois perfectibles ont été gardées car elles avaient ce petit quelque chose qu'une autre plus « carrée » aurait perdue. Alors même sur les morceaux plus électro nous n'avons pas voulu le dernier son à la pointe de la technologie et de la mode, préférant la « bidouille » de l'instant. C'est un pari peut-être osé au regard des attentes du public et des productions actuelles.

La beauté désespérée qui nous touche souvent à l'écoute de votre album porte-t-elle le testament du phénix qui ne pourra s'empêcher de répondre à l'appel d'un second long silence ?
« Phoenix ». Une idée récurrente dans nos discussions de l'époque quant au « retour » des BoP (associée à l'idée de la... résurrection)!!!
Le second album est un puzzle qui a déjà quelques pièces... Je ne pense pas que nous retomberons de nouveau en catalepsie. Nous avons en ce sens déjà fait le choix de nous affranchir des soucis techniques. Il ne reste plus qu'à répondre à « l'appel de la muse »  ;o)

Qui est ce "Jack" qui nous attend à la fin de l'album ? Délivre-t-il un message particulier ?
C'est toi, c'est moi, c'est la vitrine de notre conscient empli de choses parfois (mal) heureuses, mais au final, futiles, si tu les compares à ce qui bouillonne dans la face cachée de ton personnage envers les autres, mais aussi de ton inconscient face à toi-même. D'où la mise en opposition de la première et de la seconde partie du morceau.
Chacun interprètera l'album comme il l'entend mais, pour ma part j'aime à penser que Jack est en conclusion de l'album, un des funestes protagonistes du premier titre (« A never ending line !?») :o)

Avez-vous eu des retours inattendus venant de personnes qui vous suivaient à l'époque de "Tales of Vampires" ? Comment appréhendent-ils votre second méfait ?
Inattendus, pas vraiment. On cherche parfois à opposer « tales of vampires » à « only-once » notamment parce que le line-up est différent, comme s'il s'agissait d'une compétition entre les deux... C'est totalement absurde... Only-Once est bien meilleur :o))))))
Plus sérieusement, ce qui ressort est, qu'il est différent (après tout ce temps, heureusement !), plus abouti, mais certains regrettent la « vigueur » du premier, d'autres trouvent Only-Once doté d'une « colère froide », à l'image de « I'll dig your grave ». Les deux analyses sont probablement vraies. La seule chose qui les réunit est à mon sens et sans prétention aucune, ni jugement de valeur, c'est que chacun à son époque a offert et offre un univers vraiment personnel et sans équivalent sur la scène rock-goth. Non à l'uniformité !

Comment percevez-vous l'évolution du mouvement goth, vous qui en avez été témoins ? D'un bouillonnement underground sincère à l'étiquette "m'as-tu-vu" hyper réductrice d'aujourd'hui, si la chute a été douloureuse, tout n'est peut-être pas encore perdu ?
La réponse est dans la question ! Le problème tient effectivement dans la prédominance du « j'ai le total goth-look !». On ne remet nullement en question l'esthétique (péri-)goth, qui contribue énormément à la sensation d'appartenir à une tribu. Mais réduire tout ça à une compète à qui aura la paire de new-rock plus-mieux-plus-haute-plus-de-pointes-que-la-tienne-j'ai-gagné ! a fait énormément de tort à la scène musicale.
Ceci dit le problème trouve sa source surtout dans l'évolution de notre société hyper-connectée par l'évolution du net et de la technologie informatique. Il y a à peine 15 ans le net était quasi nul. L'imagerie goth n'avait pas beaucoup de vecteurs (va t'en, en 1995, faire développer ta péloche, faire une copie couleur de ta super photo à 500 exemplaires par tes propres moyens...). Maintenant en un clic d'appareil numérique c'est téléchargé, envoyé, diffusé, ... vu par des centaines, milliers de gens... qui peuvent donc à loisir cloner cette imagerie « mondialisée ». Comment concilier le désir d'appartenir à une tribu quand celle-ci n'a plus aucune frontière, ni limite ? Avant par la force des choses, si tu voyais un cold-wave c'est qu'il était en chair et en os devant toi ! Tout ceci fait que maintenant toute originalité est aussitôt clonée. C'est irréversible... Il n'y aura donc que la vraie valeur ajoutée, la musique, qui changera les choses. J'ai bien l'impression que l'esprit musical qui a prédominé il y a 15-20 ans commence à reprendre du service...

Par quelles voies les oreilles d'Alone Prod ont-elles été touchées et séduites par votre musique ? Cela a-t-il été difficile de trouver le bon interlocuteur en terme de label ?
Joker... :o) Alone Prod est le label initié par Jacquy Bitch (dans lequel joue également Vox) pour promouvoir et diffuser sa propre musique. Par la suite Hélène a rejoint le label. Il était donc naturel que nous collaborions mutuellement plutôt que d'aller voir ailleurs ! Ceci dit la base étant que notre projet soit viable car comme toujours c'est un pari financier. Nous avons fait écouter les morceaux en cours de mixage à Jacquy qui a sans hésitation accepter de nous prendre sous son aile.

Avez-vous repris contact avec la scène ? Quels sont vos sentiments par rapport au fait de jouer face à un public ?
1er concert « intimiste » à Laigneville. Un moment fort, pour ce que ce retour représente pour nous ! Prochain concert prévu en principe en septembre au Klub à Paris, puis en novembre à la Manekine à Pont-Ste-Maxence dans l'Oise. Tout ce qu'on espère c'est que le public sera réceptif à notre prestation. On espère un public « positif » qui aime la musique live. Si ce public est présent je crois qu'on passera ensemble de bons moments.

Quels sont vos projets en cours ? De quoi sera fait l'avenir pour Brotherhood Of Pagans ?
Le live en premier lieu. Nous avions tenu à ne pas faire de live tant que l'album n'était pas terminé. C'est chose faite, alors maintenant faut assumer :o)
Pour combien de temps, cela est d'abord fonction de l'accueil du public, puis de notre envie personnelle. Dans le même temps on essaie d'avancer sur le prochain album.

Cette interview s'achève, merci d'avoir consacré du temps pour répondre à ces questions; le mot de la fin est à vous...
Merci à toi ! Merci à celles et ceux qui croient en nous, un salut à tous nos potes et à bientôt sur scène !

Gasp, juillet 2009

Sous-rubriques
Monday, May 25, 2009 
Premonition

Les Français de The Brotherhood of Pagans avaient gagné une certaine reconnaissance avec leur premier album : "Tales of Vampires", sorti en 1995. Ce disque était devenu, au fil du temps, une sorte de classique d'un rock gothique "old school" à la française, à base de guitares héroïques très mélodiques et d'un chant fervent. Presque 15 ans après, le groupe donne enfin une suite à son premier effort. Entre-temps, la formation est passée de quintet à trio : le chanteur et le bassiste ayant vogué vers d'autres horizons, le batteur-choriste assure maintenant le chant à temps complet, le claviériste se chargeant aussi de la basse. De même, la formule musicale a changé : exit les guitares enflammées et les refrains fédérateurs, "Only Once" est plus proche de la cold-wave (ou parfois du death rock), avec quelques passages expérimentaux. Nettement plus retenue, la musique des Brotherhood of Pagans a perdu en flamboyance mélodique ce qu'elle a gagné en qualité sonore. Si la production donne un sentiment de profondeur et de sophistication, on ne retrouve guère les hymnes immédiats de "Tales of Vampires", et les 11 compositions ici présentes ont du mal à accrocher l'oreille aux premières écoutes. On ne peut nier que le groupe a produit là un disque réfléchi et varié, qui dégage un grand parfum de mystère à travers ses ambiances en clair-obscur. Mais en travaillant plus sur l'intériorité et les ambiances, The Brotherhood of Pagans a perdu la spontanéité et le dynamisme qui faisait son charme. Cela dit, on peut supposer que ce second opus ne fera que se bonifier avec l'âge et ne dévoilera ses noirs secrets qu'au fil de multiples écoutes. Car le parcours du groupe le prouve : la patience et l'obstination sont toujours récompensées.

Christophe Lorentz


Monday, May 25, 2009 
Les Cratères de l'Hydre

THE BROTHERHOOD OF PAGANS
Only Once

Alone Prod, 2009

 

Une fois seulement et rien qu'une fois encore... Un album en 1995, "Tales of Vampires" et puis le silence, un long silence, les années emportant doucement l'espoir d'un second souffle. Il faudra attendre 2009 pour que l'annonce d'un retour inattendu se matérialise avec "Only Once", The Brotherhood Of Pagans n'est pas mort, bien vivantes mêmes sont leurs racines musicales ancrées dans l'underground eighties qui ont su regarder vers l'avenir; un lien indéfectible à ce socle gothic rock, lequel libère des guitares les reflets d'un oeil noir dont la vue perçante mesure la nostalgie à l'aune d'une inspiration qui s'adresse à l'heure d'aujourd'hui en piochant intelligemment dans un vocabulaire stylistique qui a fait ses preuves. Pas de stagnation ni d'effet rétrograde, pas d'étiquette non plus, le rock sombre de la formation frôle les influences en prenant soin de maintenir la distance nécessaire qui préserve une identité, celle des Français s'imprimant fortement à travers les émotions et le dynamisme qu'offre "Only Once". Sailor joue à merveille de sa palette vocale en mettant en relief les lignes de chant par de "fauves-assombris" qui ne laisseront personne en reste. L'excellent "The Gardens of Alkinoos" me fait penser dans son premier mouvement à Brendan Perry, puis le ton devient plus véhément, plus tendu, des intonations proches de Bauhaus dans l'écrin d'une ambiance où pas le moindre trait d'air ne filtre, un magnétisme présentant ici l'une des nombreuses facettes de l'oeuvre. Orchestrations, mélodies, sens du frisson-adrénaline communiquant l'envie de bouger, variété des atmosphères sur cette trame gothic-cold-punk-rock rudement bien ficelée ! Chaque composition a sa tournure propre, ainsi le redoutable "I am his voice !", vindicatif et tout en percussions, comme brûlant d'une rébellion qui va tout faire voler en éclats avant l'agencement plus mécanique et inquiétant de "Get off", sonorités electro et cordes électrifiées qui transpirent en "torsions métalliques", incursions plus "dures" (voir aussi "Death row") pour mieux nous égarer et nous bousculer, cette réalisation est faite aussi pour ça ! De "Am I a blow Fly ?" à "Jack", pas un seul écart de note en désaccord, "Only Once" est tout simplement excellent, phénix-testament peut-être ou "stalker" dans un désert "rock" qui manque parfois cruellement de sueur, de tripes et de sincérité, ce qui ne souffre en tout cas pas l'ombre d'un doute, c'est que ce fruit d'un trop long silence recèle un poison bénéfique des plus grisants !

Gasp


Friday, May 22, 2009 

Une place achetée pour le festival Mix up 10€ , vous donne accès au prémix du festival , toute une semaine de concerts dans des petits lieux de la région picarde.
Alors vous génez pas, vu l'éclétisme musical, y 'a forcément des bons plans pour vous.
Musicalement

Voici le Prémix, pour plus d'infos sur le festival allez sur le myspace du Mix up


Wednesday, May 20, 2009 

Chronique de l'album + ITW dans ce numéro :


Formation gothique fondée au début des années 90 sur les décombres d’Itchy Souls & Harms Heretics, et auteur d’un premier album en 1995 (Tales of Vampires), The Brotherhood of Pagans s’est comme dissous après le départ du bassiste Elrick et a pris le temps.

Ce n’est qu’en ce premier tiers d’année 2009 que le groupe, amputé aussi de son fondateur Alien (alias en solo Alien Marteens) se décide à publier son second album Only Once dont le contenu se doit à trois membres originels : Vox Populi (guitare), Coccs (synthétiseur et désormais à la basse) et Sailor (batterie, mais aussi et désormais au chant, à la guitare et à la basse).

Casting revu, rôles redistribués. Les trois survivants ne tirent pas un trait sur le passé (reprise très appréciable du tube Ressurrection, on perd dix ans et une certaine Hélène assure les chœurs).

Ils amalgament avec intelligence et naturel leurs influences.

Au menu : son gothique originel, parfums cold wave. La musicalité de ce line up n’a pas perdu les sombres atours du premier, mais affiche une maturité et une retenue que le TOV avait moins.

De très beaux climats percent alors : le très ambré et rituel « The Garden of Alkinoos » par exemple où le chant de Sailor rejoint la théâtralité d’un Peter Murphy, dans les aigus notamment. Les couleurs du death rock infusent aussi un son racé et old school (As the serpent do, prenant).

Ailleurs The Brotherhood of Pagans trouve le chemin de plus d ‘expérimentation : ce seront les atours industriels de la rythmique (« I’ll dig your grave » et « I’m his voice », envoutants) ou un dark ambient dansant (l’oppressant et acide « Get off »). Un beau disque et un revival inspiré.

Emmanuel Hennequin.

Thursday, May 07, 2009 



festival Mix'up

Nova et Vetera
+ The Brotherhood of Pagans

Le Black Pearl - Laigneville 
Jeudi 28 Mai / 21h / entrée libre

Nova et Vetera

Nova Et Vetera c'est avant tout une œuvre esthétique. Au plus profond du concept gothique, la musique s'associe avec le graphisme, la mort avec le sexe, la couleur avec le noir et le blanc, le nouveau avec l'ancien. Un univers mystique où l'animation habille la musique.

Musicalement, Nova et Vetera propose un mélange baroque de rock et d'électro aux accents gothiques, à base de guitares saturées, de claviers délirants, de cœurs inquiétants, le tout rythmé par la peau sourde d'une timbale et ponctué par le son ample du gong. Le violoncelle et les samples parachèvent ce tableau sonore qui évolue volontiers sur des tempos lents et pesants

www.myspace.com/deadwaltz

 

Bâti sur les cendres de deux autres formations “Cold Wave”, Itchy _Souls et Nuits Hérétiques, "The Brotherhood Of Pagans" est un groupe goth français créé en mars 1990.
Au total les Brotherhood figurent dans une douzaine de compilations sur les 5 continents marquant leur capacité à séduire tous les publics avant même d’avoir produit un seul album. Celui-ci sort néanmoins en mars 1995. Immédiatement « Tales of Vampires » connaît un grand succès. Distribué dans 17 pays, il voit émerger deux grands classiques du genre : l’implacable «Resurrection» et l’indémodable «Guilty».
Leur 2ème album "Only once" est sorti cette année en Février chez Alone Prod' (Jacquy Bitch, Castrati...). Des compositions variées au croisement de And Also the Trees, Killing Joke de des Young Gods mais aussi Virgin Prunes, Bauhaus, Dead Can Dance...

Une référence goth rock à ne pas manquer en live !

www.myspace.com/brotherhoodofpagans

Wednesday, April 29, 2009 
Erbadellastrega

Quando le compilation regalavano davvero delle novità e dei nomi altrimenti difficilmente reperibili, che sarebbero rimasti nel buoi...parlo dei '90, periodo nefasto per il goth, che però a posteriori ha regalato più di una band ottima. Tra di loro c'erano i Brotherhood of Pagans, presenti sia su The Goth Box della Cleopatra, sia su Death By Dawn dell'Apollyon. Ovvio dunque ricercare all'epoca l'unico album reperibile e pubblicato, Tales of Vampires. Da allora sono passati 14 anni, ed avevo completamente perso le loro tracce, fino ad oggi. Il comeback di tre quinti della formazione originale ha tutto meno che l'aria di cavalcare una qualsiasi onda. I BHOP oggi hanno ancora molte carte da giocare, e Only Once ne è la dimostrazione lampante. L'opener I am a Blow Fly? è incisiva nel suo essere delicatamente velata, tra ritmica quadrata di basso e batteria, voce calda e presente, arrangiamenti d'archi non invasivi. Emozionante. Only Once sembra ripescata direttamente dai dancefloor anni '90, quando i London la facevano da padrone, mentre Gardens of Alkinoos gioca su ritmi e sonorità più esotiche, nel classico connubio con il goth che da sempre ha creato alcuni tra i brani d'atmosferi più belli del genere. As the Serpents Do nel suo incedere delizioso e pop è pregno di quelle che Fulvio Tori ama chiamare "chitarrine", ovvero il tipico suono della sei corde alla Mephisto Walz, Cocteaou Twins e, appunto, Madre del Vizio. Resurrection Mk2 difetta a mio avviso di un eccessiva produzione danzereccia. capisco il desideri di avere un pezzo da dancefloor con basi ritmate ed innesti elettronici, ma qui non ce n'era bisogno. La sbilenca I'll dig Your Grave tra loop di batteria al contrario e voci triple recitate e cantate è forse il pezzo più sperimentale dell'album, mentre con I am His Voice torniamo diretti al Goth Rock anni '90, magmatico, oscuro, pesante, evocativo ed epico. La svista semi-industrial di Get Off mi lascia indifferente, mentre la successiva the fate mi rapisce il cuore, tra ritmiche saltellanti, strati di suoni ammiccanti e interpretazioni memorabili. Per Deathrow si delinea lo standard Disco (se di disco si può parlare in un contesto simile) dei BHOP. Il disco si chiude con jack, vera e propria perla che mi ha riportato alla mente i Corpus Delicti migliori, anche se la chiusura e propria è affidata ad una ghost track strumentale, tra effetti sonori, samples, synths e roba varia. In definitiva un grande ritorno, un album che, nonostante alcune piccole cose leggermente fuori posto, è molto più di un semplice comeback. Se le uscite medie della scena Goth si avvicinassero anche solo un poco a prodotti simili, di certo scribacchini come me non passerebbero parte del loro tempo a sbattere la testa sullo schermo del pc a chiedersi il "..perchè?!?!". ottimi allora, grandi oggi. Bentornati Brotherhood Of Pagans!

Max1334

Monday, April 20, 2009 

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Los clásicos vuelven por sus fueros
The Brotherhood of Pagans - "Only once"
 
 

 

Publicado
2009-04-20
 
Casi catorce años después de la aparación de su glorioso "Tales of vampires" la banda francesa de gothic rock The Brotherhood of Pagans vuelve al ruedo musical en plena forma y dando una lección magistral acerca de como evolucionar con inteligencia y sin perder las raíces




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"Only Once" es un trabajo de The Brotherhood of Pagans editado en Alone Prod (Ref: AT/04/1) en Marzo de 2009.
Interpretado por Sailor a las voces,ritmos,bajos y guitarras adicionales & Vox como guitarra y guitarra acústica & Coccs al bajo y los teclados desde Francia y navega entre los estilos Gothic Rock & Darkwave y tiene una duración de 57 minutos.
Enlaces Relacionados: The Brotherhood of Pagans & Alone Prod
Valoración: 9 sobre 10


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      Tengo que confesar que cuando me enteré de la aparición de este disco a través de la sección de noticias de Mentenebre sentí una gran alegría; una de las bandas más interesantes del gothic rock de los noventa estaba de vuelta. Todavía tenía fresca en mi mente la impresión que me causó su tema 'Sinner comes to bits', aparecido en esa maravillosa recopilación del sello Apollyon que se tituló "Death by dawn II.The Avenger", y que me lanzó a buscar el único disco que The Brotherhood of Pagans habían editado hasta entonces, "Tales of vampires" ( 1995 ) trabajo que desde aquí no dudo en recomendar. Pero la alegría fue inmediatamente asaltada por un sentimiento de preocupación; ¿ seguirían haciendo lo mismo o se habrían pasado a otros estilos musicales diferentes ?

'TheCuando unos días más tarde llegó a mis manos este "Only once" no tarde ni un minuto en desenvolverlo e introducirlo en mi reproductor de cds. La primera escucha fue un auténtico shock y un gran alivio a la vez, pues The Brotherhood of Pagans seguía siendo un grupo gótico, pero con la suficiente madurez como para haber ampliado notablemente su abanico de influencias y estilos, siempre dentro de los cánones del género. Tal evolución permite entonces presentar un disco que es a la vez novedoso y tradicional, fresco pero con un delicioso aroma que recoge lo mejor de su pasado y lo mezcla con lo mas selecto de su presente. En definitiva, una lección magistral acerca de como evolucionar sin perder la compostura y sin traicionar un pasado glorioso.

Los cambios más evidentes con respecto al ayer empiezan por el número actual de miembros de The Brotherhood of Pagans, que de cinco se han reducido a tres, y por el cambio de cantante, siéndolo ahora aquel que en el pasado fue el batería. Dichos cambios siguen por la introducción de nuevos ritmos y de arreglos electrónicos, manifestándose los primeros en temas como 'I..ll dig your grave' y los segundos en cortes como el impresionante 'I am his voice', el más impresionante de todo el cd y uno de los que más diferencias aporta con respecto al pasado. Todo él consiste en unas apabullantes y contundentes programaciones electrónicas que crean una angustiosa sensación de opresión y oscuridad en el oyente, resaltada por las oscuras melodías que dibujan las guitarras, la voz, amenazadora y siniestra, y unos sampleos de voces furibundas.

'TheOtro tema que sorprende es 'The gardens of Alkinoos', solemne y tranquilo, con un cierto aire oriental, que va subiendo en intensidad gracias a unas percusiones marcadamente épicas, apoyadas por unas guitarras magistrales, elementos todos que van creando un denso ambiente de amenazadora y maravillosa oscuridad. Siguiendo con las canciones sorprendentes tenemos 'Get off', la cual, como ocurría con 'I am his voice', es un tema en el predominan los elementos electrónicos y en el que, a pesar de sus rápidos ritmos, se puede apreciar un aire de espesa e intensísima negrura gracias a la voz susurrada y a los apocalípticos coros. 'Death row' es un tema que mezcla las programaciones electrónicas con las melodías más tradicionales de The Brotherhood of Pagans. Si en vez de ritmos programados el tema hubiera sido interpretado por una formación tradicional de guitarra, bajo y batería no hubiera perdido nada de su intensidad ni de su fuerza. También es remarcable el tema oculto al final del cd, un instrumental épico, muy en la línea de lo que hacían al principio de su carrera sus compatriotas Morthem Vlade Art.

Hasta aquí los temas más diferenciadores, aunque insisto, sin perder en absoluto la esencia de The Brotherhood of Pagans. El resto de los cortes se pueden encuadrar más en la línea de "Tales of vampires", como el maravilloso y pluscuamperfecto 'Only once' o 'As the serpents do', cuyas guitarras nos remiten directamente al mejor gothic rock de los noventa. En este sentido, no puedo dejar de mencionar 'Resurrection MKII', versión actualizada de uno de los temas que aparecía en "Tales of vampires", en la que se ha reducido un poco la velocidad pero en la que se ha ganado en profundidad y oscuridad.

Maravilloso, intenso, maduro, fresco, tradicional, son algunos de los muchísimos adjetivos que se me ocurren para calificar esta resurrección musical de The Brotherhood of Pagans, un trabajo que va ganando puntos con cada nueva escucha y en el que la única cosa reprochable es su excesivamente austera y fea portada. Bienvenidos de nuevo a la escena musical y espero que esta vez os quedéis durante mucho, mucho tiempo.