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Jehan™

Jehan De Charcey


Last Updated: 11/18/2009

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Gender: Male
Age: 101
Sign: Cancer

City: Paris / Geneva / LA
State: France / CH / US-Ca
Country: MC

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Monday, November 26, 2007 

Current mood:  thankful
Hommage à Maurice Béjart * * * Retransmis de la Fondation Jacques Brel

Merci à France Brel pour son témoignage
(Cliquez sur l'image pour suivre l'extrait du ballet "Brel - Barbara")





Amitiés
« Saintexounet » de Brel

Sunday, November 25, 2007 

Current mood:  thankful
La « botte » secrète d'Hergé.

Il y a six mois, à la publication ici de mon hommage à Hergé,
je n'aurais jamais imaginé qu'il suscitât autant d'attention.
Après le suivi fastueux de vos centaines de mails chaleureux
d'aucuns m'interrogent encore pour savoir ce qui avait pu
motiver le Maître à converser si longuement avec ce gamin dégourdi
croisé au hasard d'une visite dans un magasin à Paris.
Assurément - vous l'aviez bien compris -
je renvoyais à Hergé sa propre image d'enfant.

Car lors de notre première rencontre, « Tintin » n'avait pas encore
suffisamment parlé à mon esprit pour identifier le centre d'intérêt.
Et ce ne sont pas davantage les croquis de maquettes exposées
ou la pratique du scoutisme qui constituèrent notre point d'orgue.
Après un préambule des plus banals, le questionnement d'Hergé
porta plus sur mes lectures que sur mes jouets ou travaux manuels.
À l'évidence, il s'intéressa au fond culturel qui occupait mes loisirs
à l'époque où la télévision n'encombrait pas un quotidien juvénile.
Nous parlâmes d'abord de la fameuse Collection du « Signe de piste»
avec en particulier le poignant roman du « Prince Eric » de Serge Dalens
ou la « Châsse de saint-Agapit » de Michel Bouts, etc, aux Editions Alsatia ;
autant d'ouvrages à la couverture illustrée par Pierre Joubert forts réputés dans le scoutisme d'alors.



Bref, Hergé découvrit très rapidement mon espace éducatif réservé,
alimenté par mon affectueuse grand-mère maternelle un peu bigote.
Ainsi, je me souviens de la petite lueur qui s'alluma dans le regard d'Hergé
quand je lui annonçai parmi mes références le nom magique du « Gédéon »

qui peupla ma prime enfance avec les précieuses Fables de La Fontaine illustrées.

J'ignorais à cet instant que je venais de toucher au code secret du Maître.

Car si Gédéon appartenait déjà à l'histoire d'un début du XXème siècle chaotique,
cette oie-là « Chef des brigands » (s'il vous plait)
gardait pour Hergé - et pour moi – la valeur d'une source de jouvence débridée …
autant que notre appétit gourmand pour la pâte de fromage « La Vache qui rit ».
Attendez … La chute ; pour comprendre ce rapprochement audacieux !
Ainsi, nos bases sensorielles avaient de quoi poser une interrogation réciproque !



Marchant côte à côte, chemin faisant vers la gare du Nord où je le raccompagnai,
Hergé m'expliqua alors que l'auteur de « mon » Gédéon l'avait aussi bien inspiré.
Il me parla de lui comme d'un père artistique guidant ses premières esquisses.
Sur le moment, trop jeune ignorant, je ne compris rien à son évocation.
Mais beaucoup plus tard je fis le rapprochement entre son Tintin et mon Gédéon,
En remarquant que ce livre offert par ma grand-mère avait le même illustrateur
que celui des Fables de La Fontaine qui trônait dans la bibliothèque parentale.

Pour conclure, je laisse à Hergé le soin de vous expliquer cette coïncidence.
Car sur la fin de sa vie, le Maître nous livra son secret en ces termes :

Je devais avoir douze ou treize ans lorsque quelqu'un
- un ami de la famille, je suppose, qui savait probablement
que je ne cessais de griffonner des petits « bonshommes » -
m'a offert une série de six cartes postales en couleurs
illustrant la fable Le Corbeau et le Renard.
Et j'ai été immédiatement conquis.
Car ces dessins étaient très simples.
Très simples, mais robustes, frais, joyeux et d'une lisibilité parfaite.
En quelques traits bien charpentés, tout était dit :
le décor était indiqué,
les acteurs en place ;
la comédie pouvait commencer.
Les coloris, eux aussi, m'enchantaient.
C'étaient des aplats de couleurs, sans aucun dégradé,
des couleurs franches, lumineuses,
nettement délimitées par un trait énergique et « fermé ».
C'est ainsi que, en quelques instants
- et à mon insu, car ce n'est que beaucoup plus tard
que j'ai pu analyser mes impressions -,
c'est ainsi que Benjamin Rabier (car ces dessins étaient de lui, vous l'aurez deviné)
est devenu, à mes yeux, un maître !
Et c'est à coup sûr de cette rencontre que date mon goût pour un dessin clair et simple,
un dessin qui soit compris instantanément.
C'est, avant toute chose, cette lisibilité que je n'ai cessé de rechercher moi-même.
Ces six cartes postales, je les ai conservées précieusement.
Je viens de les contempler une fois de plus, et non sans une certaine émotion :
il y a soixante ans qu'elles me sont apparues pour la première fois
et j'éprouve toujours pour elles, et pour leur créateur, la même admiration.

Hergé - 1979



Hé oui, chers amis, Gédéon, les Fables de La Fontaine et les boîtes du fromage
« La Vache qui rit » aux portions si pratiques à emporter dans toutes nos escalades,
n'eurent pour délices qu'un seul et même « Tintin » précurseur (dès 1897) :
Le talentueux illustrateur Benjamin Rabier !

Diantre, la vache ! Un itinéraire de Culture millénaire, d'Esope à Hergé, qui l'eut cru ?
Amitiés à tous.
Jehan
Thursday, November 01, 2007 

Current mood:  optimistic

Ni Cosette, ni Cendrillon, la Ministre de la Justice Rachida Dati
dit vouloir échapper aux clichés
dans un livre entretien retraçant son parcours hors du commun,
d'une cité de Chalon-sur-Saône (Saône et Loire) France-Bourgogne
à la Chancellerie de La Place Vendôme à Paris.
Ma vie n'est pas une belle histoire.
Je ne suis pas l'héroïne d'un roman édifiant,
à présenter au peuple pour lui arracher des larmes ou l'encourager au travail.
Ma vie n'est pas du folklore
,
proteste notre Garde des Sceaux de 41 ans dans Je vous fais juges.
Je préfère dire mon parcours moi-même, ne serait-ce que pour échapper aux clichés,
assure Rachida Dati,
qui dénonce l'hypocrisie voyeuriste des médias
et refuse d'être réduite à une origine ou d'envisager sa vie de façon ethnique.
Les parents venus du Maghreb - mère aimée et père très dur -, l'imposante fratrie,
les frères qui se frottent à la justice, la vie d'étudiante qui travaille.
Cet itinéraire déjà maintes fois raconté représente pourtant le corps de l'ouvrage.
Bref hiatus dans une trajectoire forgée par l'ambition et la détermination,
une union annulée est la seule erreur concédée.
A 26 ans, alors qu'elle travaille chez Matra,
elle cède aux pressions récurrentes de la famille et pour ne plus être célibataire,
ne plus subir de questions
, accepte une demande en mariage lors de vacances en Algérie.
Ce n'était pas un mariage forcé. N'allez pas puiser dans les fantasmes et les clichés.
Il était en trop, je me suis dit non, ça ne va pas. Il va me restreindre. Il va me freiner.
Elle bataille plusieurs années pour obtenir l'annulation. Et récupérer son intégrité.
Être une femme, c'est chercher les moyens de sa liberté, résume-t-elle plus loin.
Et pour l'entrée à l'École nationale de la magistrature, j'avais de vrais soutiens,
mais mon parcours a été parfaitement normal, et pas si évident
, se défend-elle.
Depuis toujours, j'ai considéré que mes diplômes étaient mes piliers.
Croyez-moi, je ne jouerais pas avec ça : ce serait me perdre
, insiste-t-elle.
Des gens de ma condition, ma condition initiale, ne peuvent pas tricher.
On ne leur pardonnerait pas
.
Si quelqu'un progresse, qui n'était pas prédestiné au sommet,
c'est qu'il a triché où qu'il était dévoré d'ambition
, ironise la ministre,
qui récuse aussi l'image d'une femme cassante avec ses collaborateurs.

Je vous fais juges, entretien avec Claude Askolovitch. 233 pages.
Editions Grasset. 14,50 euros.
Sortie en librairie, mardi 6 novembre 2007


Sans me rallier d'aucune manière par ces lignes
à une opinion politique, religieuse ou philosophique,
voici une belle Princesse française dont je suis très fier.
Elle est la preuve vivante selon la citation d'HERGE
du rêve devenu réalité à force de courage d'y croire.
Elle me renvoie à mon premier poste d'enseignement
quand mes étudiants africains n'avaient d'aspiration
qu'à leur réussite sociale en France dont Rachida Dati
incarne magnifiquement pour eux la portée symbolique.
J'ai eu l'insigne honneur de croiser Rachida à la Clinique
où elle travaillait si jeune pour payer ses études.
Je me souviens de son regard d'obsidienne qui ne
biaisait pas en familiarité pour affirmer sa volonté
farouche d'être mon égal dans la soif du savoir.
J'étais subjugué par la maîtrise ascensionnelle de son
petit pas quotidien qui ne cédait rien à la facilité.
Je n'aurais d'autre conclusion à son égard que ceci :
Mes hommages, Madame, gardez-nous longtemps
des méchancetés discriminatoires de ce bas monde.


A Chalon-sur-Saône, jeudi 1er novembre 2007.
JEAN
Tuesday, October 23, 2007 

Current mood:  artistic

First, thanks a lot for your friendship.
I should need a breathing space on MySpace,
Everybody knowes as you can read …
I do love you in spite of my delay.
So I can't apologize enough :
I'm alone in front of my screen
and I've only two hands on my keyboard. ;-)



See you soon.
Yours sincerely
Saintexounet ;-)


Traduction française :
D'abord, merci beaucoup pour votre amitié.
J'aurais besoin d'un moment de répit sur MySpace,
Chacun sait comme vous pouvez lire …
Je vous adore malgré mon retard.
Donc je ne sais pas comment m'excuser :
Je suis seul devant mon écran
et j'ai seulement deux mains sur mon clavier.
A bientôt.
Sincèrement vôtre,
Saintexounet ;-)

Traduction de la conversation radio entre Terre et Ciel sur le dessin :

Tour de l'aéroport « Elo » (humeur brillante) :
« ADD-ME … Bienvenue à Elo-en-Campagne (avec une fleur dans la voix) Vous est en premier pour l'atterrissage. A vous ... »

Aéroplane « ADD-ME » (humeur maussade) :
« Vigie Elo … J'ai bien compris être le premier. POUCE ! Je crains que nous ayons une légère surcharge sur ma page. A suivre ... »

NB. Mise en scène de Ciel à Ciel :
En pareille situation, la blanche colombe tenant un rameau d'olivier s'écrie « Oh mon Dieu ! »
Tandis que la communauté plus réaliste des aviateurs prononce en altitude son requiem « Salut ! Jehan »
« Eloland » ou « Elo-en-Campagne » :
A défaut de correspondance ad hoc avec une plateforme d'expérience,
j'ai puisé dans mon répertoire StarADD romanesque une place évanescente
caractérisée par son abord bordélique d'un management insignifiant.
Quelque ressemblance avec tout existant ne saurait être qu'hasardeuse
ayant pris le parti d'en rire tant les échos dépités reflèteront la suffisance.
« ADD-ME » :
Cet ajout d'immatriculation obligatoire d'un aéronef spartiate est fictive en aéronautique
et néanmoins ADMISE plus réaliste dans ce « webeux » contexte d'addiction spatiale.

Fait à Paris Val-de-Grâce, lundi 22 octobre 2007, jour de sainte Elodie
Pour servir et valoir ce que de droit ! ;-)


Monday, October 22, 2007 

Current mood:  amused
Il n'y a guère plus d'une année, l'arrivée de MySpace France était prometteuse.
On nous annonçait un relationnel arc-en-ciel, version latine, sans frontière.
Dès 2005, j'avais déjà pris la mesure de l'outil dans sa version américaine.
Insouciant alors, un automate - me disais-je - me tirera d'affaire pour trier tout ça.
« TRIER » le verbe horrible de la discrimination est lâché contre l'Humain !
Peut-on décemment trier des amis quand on a un coeur gros comme ça ?
Afin de ne pas déshumaniser mes échanges culturels, j'ai fait appel aux équipiers.
Au quotidien, ils ont tous bien travailler à garder ma porte, à ouvrir mes volets …
À relever mon courrier, à répondre, à faire comme si …
A s'appliquer, à s'impliquer comme je le ferais. A faire semblant,
bref ils ont mis tout leur coeur affectif à simuler ma présence effective ;
alors que je me trouvais aux antipodes de cet espace prétendu mien.

Mon credo est que l'espace du Petit Prince appartient à tout le monde.
Et bien qu'éponge de son sillage, j'ai l'âge de restituer ce qu'il m'a donné.


Ainsi, bien des nouveaux amis ont franchi ce portail virtuel (piètre constat)
chacun ayant présenté tant d'avidité à me savoir gré qu'on ne saurait refuser.
En lisant le bulletin d'un vieil ami pilote fustigeant l'engorgement pathologique
de son « aéro page » par un aréopage anonyme quasi « viral » sans suivi,
j'ai demandé audit « Team » de suspendre l'acception de nouveaux amis.
À sa grande surprise, il a vu mon aréopage décroître quand TOM s'est mis
lui aussi à supprimer les comptes inactifs, voire les usurpateurs de sincérité ;
quand ils n'étaient pas que d'habiles voyeurs aux pires turpitudes masquées.

Néanmoins, aujourd'hui trois milliers d'amis de tous horizons demeurent fidèles ;
et à tour de rôle quotidien chacun glisse un petit « coucou » fort sympathique.
Un petit soupir du vivant courtois qui en dit long sur l'attente d'un signe …
Je ne saurais me plaindre d'un effet « meute » devant tant de patience.
Comme tout être humain, mon ego a besoin de reconnaissance grégaire.
Devant tant de sollicitude, je me sens « petit » pour ne pas dire minus.
Mais je me sens aussi coupable d'abandon de belles pointures artistiques
qui patiemment attendent que je revienne leur témoigner mon amitié.
Chacun à sa façon est artiste et porteur d'un crédit culturel universel,
même les plus jeunes si affectueux en quête d'un parrainage « catapulsif ».
Belle jeunesse qui me rassure sur les lendemains où je ne serai plus.

Devant mon incapacité de répondre individuellement à chaque message,
j'ai pris le parti d'en rire par un dessin libérateur me servant d'exutoire.
Je viens juste de rentrer d'un lointain périple en terres meurtries,
aussi j'aurai besoin de quelques indulgences pour mettre une légende
à mon désarroi de vous savoir si précieux à mon coeur.
Puissiez-vous trouver individuellement dans ces lignes l'assurance que
JE VOUS AIME.
Saintexounet

PS. Je reviens très vite après une autre nuit de repos.
Pardonnez le désordre sur ma table de travail, aux aurores
j'ai toujours quelques retards à combler sur la veille.




Demain, c'est promis, mon dessin-cadeau sera « blogué » !




OK. Singularité du quotidien,
on me propose 250 bulletins à lire,
et pour finir
par où commence-t-on ?



OK ... More exactly
in the plural in english



Je vous avais prévenus,
Y'a des jours où tout ira bien …
Le lendemain.

C'est là qu'il faut rire,
J'ai enfin trouvé une excuse valable
pour ce retard. ;-)
MERCI TOM.

A suivre … Coming soon …
Wednesday, September 26, 2007 

Current mood:  artistic

Brisez leurs chaînes, larguez vos amarres !>

De mes séjours fugaces au-dessus des nuages
J'ai retenu que la morosité des jours sombres
Masquait mon ciel bleu ou sublimement étoilé.

De mes rêves fous en compagnie du Petit Prince
J'ai retenu que les rides au coeur du terre-à-terre
Emprisonnait ma joie de vivre jusqu'à la tombe.

Il n'y a rien de pire que de guetter sa part de liberté
Dans l'enfermement de sentiments dépréciateurs.

A vingt ans, dans mon Paris d'étudiant soixante-huitard,
J'ai pris la ferme résolution de ne jamais me laisser
Emprisonner dans le sérail des craintes perpétuelles.

Tant qu'il restera l'ombre d'un doute à mon horizon
Alors j'ouvrirai mes ailes pour surpasser cette cloison.

Et pour mes semblables qui n'auraient telle vision,
Je n'aurai de cesse à les éclairer en pareille évasion.





On ne saurait passer sa vie à se morfondre d'ennui dans la cage dorée,
Quand d'autres crèvent de soif et de faim derrière l'horizon des nantis.

On ne saurait fermer les yeux sur le joug subtil des oppresseurs
Tant qu'un peuple harassé cèdera aux caprices de son dictateur.

On ne saurait dire si l'heure du repos deviendra méritée sans regret
A temps où la Nature ne tardera plus à se relever de ponctions épuisées.


Souriez, braves gens, bons amis, nous sommes en sursis.

Jehan
Saturday, September 22, 2007 

Current mood:  artistic

Tribute 2007 to IZ - Hommage à Israel KAMAKAWIWO 'OLE (1959-1997)



Il y a des jours comme ça
où l'on voudrait juste voir
l'autre coté de l'arc-en-ciel

And on one of those days,
one just wants to know
the other side of the rainbow


See more details to the music-video players on my front-page ...
Specially the interpretation of the 6 years old little girl Connie Talbot.

By the way, it's a great pleasure for me to greet all my very kind-hearted friends of the Pacific Ocean.
ALOHA NUI LOA
Jehan
Thursday, August 30, 2007 

Current mood:  sad


Hommage à Caroline Aigle

Première femme brevetée pilote de chasse dans l'Armée de l'Air Française
le commandant Caroline Aigle s'est éteint le 21 août 2007, à l'âge de 32 ans,
quelques jours après avoir mis au monde son second fils.

Ses obsèques ont été célébrées lundi 27 août en la cathédrale Saint-Bénigne de Dijon.
Injuste destin que celui de cette brillante polytechnicienne, sportive de haut niveau,
née le 12 septembre 1974 à Montauban (Tarn-et-Garonne),
Caroline Aigle avait obtenu son brevet de pilote de chasse le 28 mai 1999.
En novembre 1999, elle avait été affectée comme pilote sur Mirage 2000-5
au sein de l'escadron de chasse 2/2 « Côte d'Or » de la BA 102 de Dijon.
De pilote de combat opérationnel à chef de patrouille en 2004,
elle avait gravi tous les échelons des qualifications de pilote de chasse,
jusqu'à prendre le commandement de la SPA 57 « Mouette »,
2e escadrille de l'escadron de chasse 2/2, en octobre 2005.
Puis elle avait été affectée à la division sécurité des vols,
au sein du commandement des forces aériennes, sur la BA 128 de Metz.

Caroline Aigle avait su relever tous les défis difficiles dans un milieu d'hommes ;
elle a malheureusement été emportée par un cancer foudroyant, en un mois.
Après l'hommage émouvant de son mari Christophe, également pilote de chasse,
l'ultime envol de l'Aigle a été salué par son ancien commandant d'escadrille, Lt-colonel Bertrand :
L'étoile filante a quitté ses enfants trop vite ; le ciel de France sera désormais moins bleu.
Caroline repose au cimetière de Chambolle-Musigny (Côte d'Or).

On peut lui rendre hommage sur le blog de l'Armée de l'Air (cliquez sur l'image) :



Wednesday, June 20, 2007 

Current mood:  amused

A trop attendre, regard devient fossile ©
Si, selon Jean de La Fontaine : Rien ne sert de courir ; il faut partir à point ...
Les conditionnels imposés à nos rencontres ne mènent nulle part.
Seuls nos compromis vivants sans compromission permettent de faire avancer nos échanges en harmonie.
En cela aucune promesse ne saurait demeurer unilatérale !

Friday, May 18, 2007 

Current mood:  loved
Hommage rendu à HERGE né le 22 mai 1907 à Etterbeek (Bruxelles-Capitale)




Ce vieux livret catalogue, une hotte d'inspiration des années 1950 :



« À la Source des Inventions » était le nom d'un magasin parisien (10è arr.)
où l'on se procurait toutes sortes de maquettes et de plans de modèles réduits.
Une vraie caverne d'Ali Baba du jouet pour l'enfant de 7 ans que j'étais alors.
Il se trouvait face à l'Hôtel de Liège tenu par notre douce « Guiguitte Marceau »,
une amie d'enfance de ma mère, qui nous hébergeait durant nos séjours à Paris.
À cette source, j'ai surpris « un monsieur à gabardine » qui esquissait de petits
avions exposés et y venait acheter des plans et toute une documentation.
Intrigué par son comportement, je l'ai interrogé pour savoir s'il construisait
des maquettes comme je le faisais avec mes copains « Louveteaux » (scoutisme).
Interloqué par ma précocité à engager la conversation sur le modélisme,
il m'a fort gentiment entretenu de son « travail » durant une bonne heure.
J'ai fini par le raccompagner jusqu'à la Gare du Nord ; sur le trajet à pied
il était très soucieux que je risque ainsi de me perdre dans Paris.
Mais je le rassurai : un « louveteau » savait toujours retrouver son chemin.
Et puis, comme il m'avait dit qu'il connaissait bien « Tintin » …
Je lui ai répondu que je me débrouillerais seul aussi bien que LUI !
Et que d'abord je voulais devenir pilote d'avion pour suivre son exemple.
Plus tard, j'ai pu réaliser ce rêve de gosse dès l'âge de 15 ans.

J'ai donc compris tardivement que « ce monsieur à gabardine »,
repartant pour Bruxelles avec ses croquis et toute une documentation,
était Georges REMI, alias HERGE (RG), le célèbre père de TINTIN et MILOU.

Je l'ai revu sept fois dans ma vie, toujours avec la même insouciance ;
HERGE me fascinait et lui-même m'a paru toujours très intimidé.
Lorsque j'appris en décembre 1978 que j'étais invité pour célébrer à Paris
les « Cinquante Ans de Travaux Fort Gais » de TINTIN, j'ignorais
qu'une grève de la télévision me conduirait à l'interviewer en renfort
du tournage de mes amis de l'audiovisuel à l'Université de Paris VIII.
Car sans ce concours de circonstances, je n'aurais gardé aucune archive
de notre ultime rencontre au Musée Carnavalet parmi tant d'auteurs
de bandes dessinées venus du monde entier saluer le « Maître ».



Et encore « une fois » ce bonheur « Belge » n'arrivant jamais seul …
J'eus l'honneur ce soir-là d'être présenté par HERGE à son éditeur
en la personne des deux frères CASTERMAN :




À présent, mardi 22 mai 2007 - HERGE aurait eu 100 ans -
c'est avec émotion que je rends hommage à sa mémoire.
Sans mes rencontres avec HERGE, ma vie aurait été tout autre.




Son œuvre et ses paroles m'ont apporté ce fil conducteur
qui guida mon imaginaire en levant l'hypothèque du doute.






En 1985, sur la même ligne philosophique du rêve devenant réalité,
mon ami Gérard Guégan a publié « Ils ont marché sur la Lune » ;
une étude comparative sur les étonnantes coïncidences relevées
entre les récits d'HERGE et la conquête spatiale réalisée 40 ans plus tard.
La boucle prophétique était bouclée, ainsi que l'a écrit le Maître :
« À force de croire en ses rêves, l'homme en fait une réalité. »




Plaises à nos successeurs de rêver ainsi du meilleur futur de l'humanité.




Amitiés à tous,
Jehan


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or in english : Herge