
LUST FOR LIFE serie of Stormy Lola, group show Born to be punk, to the Galery DAEPPEN from 31.01-28.03.2009, in Basel, Swizerland
Statement:
"Tout est séduction, tout n'est que séduction. On a voulu nous faire croire que tout était production." (Jean Baudrillard, De la séduction, 1979.)
Dans la série intitulée « Lust for life », (en hommage à la chanson de Iggy Pop), l’artiste aborde les thèmes de la rébellion et de la séduction, du « Désir de vivre ».
Elle utilise la photographie narrative pour explorer les multiples niveaux de jeux et d’interprétations de la l'image. Elle joue avec l'ambivalence même de la photographie, lieu de théâtralité, pour me situer à la frontière entre le banal, l’instantané et la fiction.
Elle met ainsi en scène des couples et des duos dans des rapports sociaux ou des rapports de séduction et propose la relecture de sujets empruntés à la peinture (le tricheur, les échecs, la séductrice) dans un environnement quotidien. De cette mise en scène du jeu ancien (cartes, pions, rôles) aujourd’hui, du jeu des modèles avec la camera (le miroir) et le photographe, et du jeu du regard camera d'un des sujets de l'image avec le spectateur, naît une étrangeté. On marche sur un fil, on est dans un entre-deux du désir.
Inspirée par la lecture Jeff Wall, Jean Baudrillard (De la séduction, 1979) , Gilles Deleuze (L’anti-oedipe, 1973) et Hans Belting ( ce dernier sur le corps de l'artiste dans l'image, Pour une anthropologie des images, 2005), et en utilisant les codes collectifs et inconscients de notre société patriarcale, elle s’intéresse aux renversements, aux basculements de sens, des normes, des pouvoirs de séduction: celui de la domination des hommes sur les femmes, celui des masses sur l’individu, celui de la dictature des apparences et du fantasme sur l’être.
Nous sommes des flux, nous sommes dans les flux, dans des rapports mouvants, un monde incertain.
Stormy Lola

Be my dog, photography 27x20 cm

Play with me, photography 27x20 cm
"Séduire, c'est fragiliser. Séduire, c'est défaillir. C'est par notre fragilité que nous séduisons, jamais par des pouvoirs ou des signes forts. C'est cette fragilité que nous mettons en jeu dans la séduction, et c'est ce qui lui donne cette puissance.
Nous séduisons par notre mort, par notre vulnérabilité, par le vide qui nous hante. Le secret est de savoir jouer de cette mort au défaut du regard, au défaut du geste, au défaut du savoir, au défaut du sens.
La séduction joue triomphalement de cette frafilité, elle en fait un jeu, avec ses règles à elle."
Jean Baudrillard, De la séduction, 1970.

Le déjeuner 1, photographie 27x20 cm
" Il y a quelque chose d'impersonnel dans tout processus de séduction, comme dans tout crime, quelque chose de rituel, de suprasubjectif et de suprsensuel, dont l'expérience vécu, du séducteur comme de sa victime, n'est que le reflet inconscient. Dramaturgie sans sujet. Exercice rituel d'une forme où les sujets se consument. C'est pourquoi l'ensemble revêt à la fois la forme esthétique d'une oeuvre et la forme rituelle d'un crime."
Jean Baudrillard
Sons, photographie 27X20 cm

CBCG May 2006
Gallery Daeppen


Je vous invite à lire la critique de mon ami Damien au sujet de cette série sur son site : http://www. maquis-doxygene. org/lust-for-life-lettre-a-lola/
Thanks, merci