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Nicolas Delprat

nicolas delprat


Last Updated: 11/17/2009

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Wednesday, June 24, 2009 
Rachel Labastie & Nicolas Delprat

LA DISPARITION DES CORPS
COMMISSARIAT : CHRISTIAN ALANDETE
du 08 SEPTEMBRE 2009 au 17 OCTOBRE 2009
VERNISSAGE  08 SEPTEMBRE 2009 18h    

    

La galerie Kamchatka présente la première exposition commune de Rachel Labastie et Nicolas Delprat. 

 
La disparition des corps

Le XXème siècle aura été marqué  par une transformation radicale de « l’art de la guerre », opposant à la stratégie du combat militaire, l’extermination génocidaire des populations civiles. L’élimination programmée du peuple juif par le régime nazi, le massacre du peuple arménien par l’empire ottoman, comme celui des tutsis au Rwanda ou des bosniaques de Serbie ont, chacun à leur manière, repoussé les limites du concept d’humanité et l’imaginaire de la barbarie. Loin de se contenter de tenter de décimer des populations entières, les exactions ont aussi consisté à faire disparaître les corps, dans une vaine tentative d’effacer les traces des horreurs commises. L’exhumation des corps (ou ce qu’il en reste) et leur identification restait alors le seul moyen de rendre « réel » ce que la conscience humaine ne pouvait concevoir. A l’image des corps décharnés, entassés derrière les barbelés des camps de concentration s’est substitué celles des populations parquées derrière les grillages des camps de rétention. Dans le troisième volume de son ouvrage « Homo Sacer », titré « Ce qui reste d’Auschwitz : l’archive et le témoin », le philosophe italien Giorgio Agemben pointe ce qui aujourd’hui semble être un nouvel « état d’exception généralisé » qui justifie au nom d’une obsession sécuritaire, des formes, certes moins radicales mais non moins iniques, d’exterminations physiques mais aussi psychologiques. 

Le travail de Rachel Labastie comme de Nicolas Delprat, témoigne de manière indirecte d’un certain état du monde dans lequel l’individu est physiquement absent et cependant particulièrement perceptible. S’il y a des couples d’artistes qui choisissent d’unir leurs forces pour produire une œuvre commune, d’autres tracent des voies distinctes, empruntant des routes parallèles qui peuvent par moments se croiser. Partenaires dans la vie, les deux artistes développent depuis plusieurs années des œuvres portant sur des sujets en apparence éloignés, formulées pour chacun avec son propre vocabulaire. Pourtant, le travail de l’un trouve des résonances dans celui de l’autre dès lors qu’il est mis en relation. Ce dialogue, pour partie lié à leur proximité, trouve sa pleine réalisation dans une même approche physique de la matière qui, paradoxalement, prend sa source dans une interrogation sur des formes particulièrement immatérielles : le saisissement de la lumière d’un côté, les formes alternatives de spiritualités de l’autre.

Si le corps n’est jamais figuré, ni chez l’un, ni chez l’autre, il en est pourtant un des sujets centraux. L’univers des toiles de Nicolas Delprat dépeint des géographies à la fois hyperréalistes et totalement fantasmées dans lesquelles l’individu ne subsiste que par les signes lumineux qu’il semble émettre. Paysages désertés, appartements abandonnés, installations lumineuses, les motifs reproduits sur la toile témoignent d’une expérience physique de l’espace où toute présence humaine est nécessairement hors champ.

De son côté, Rachel Labastie produit des installations dans lesquelles le corps est potentiellement contraint ou mis à distance, sans jamais être matérialisé. Dans une de ses premières œuvres pourtant, elle approchait de manière plus directe sa représentation pour mieux s’en éloigner, tentant de saisir dans un brouillard de fumée la projection d’un corps, devenu volatile et insaisissable (sculpture, 1999). Dans sa récente série d’« Entraves », elle répertorie les instruments de la contrainte, reproduisant en fine porcelaine blanche les fers des esclaves, transformés en singuliers trophées d’un passé coloniale où coexistaient les hommes libres et ceux privés de droits. Sa réactualisation, sous une forme à la fois séduisante et néanmoins bien fragile, rappelle la permanence d’un esclavage dit « moderne » dans laquelle la femme est restée la principale victime. Ses dernières pièces reproduisent, à l’échelle, des cerveaux en paraffine blanche, accumulées comme dans une sépulture contemporaine de la pensée. Utilisant la matière même qui enveloppe l’organe, elle met à nu cette partie du corps qui enregistre et traite l’information extérieure comme notre propre histoire. Véritable réceptacle des traumas, le cerveau reste le dernier rempart contre l’aliénation dans le même temps qu’il fait l’objet d’un commerce généralisé. Du « temps de cerveaux disponible », vendu aux annonceurs par la télévision commerciale, à la « fuite des cerveaux », comme nouveau modèle des flux migratoires encouragés par les grandes puissances - dans une politique d’immigration « choisie » - le contrôle des corps a basculé vers une manipulation organisée des esprits.

Le scénario imaginé dès 1948 par Georges Orwell dans son récit d’anticipation « 1984 » semble aujourd’hui plus loin de la Science Fiction que de la réalité. La « police de la pensée » a évidemment pris une forme beaucoup plus subtile dans une société du spectacle généralisé qui libère l’esprit pour mieux le contrôler.

A sa manière, Nicolas Delprat emprunte aussi au registre de la science fiction, des images rémanentes, ancrées dans l’inconscient collectif. Dans la série des « Zones », il décline un même motif de grillage qui vient placer le spectateur dans une position ambiguë, à la fois attiré par les jeux de lumière en arrière-plan des tableaux et maintenu à distance. En choisissant des formats proches de l’échelle 1, il le fait plonger au cœur de cette hyper-réalité sans qu’il puisse savoir de quel côté du camp il se trouve. Si l’on perçoit un imaginaire de référence qui trouve sa source dans les grands récits d’anticipation, on est cependant aussi pris au piège de l’histoire de ces frontières arbitraires qui se déplacent au gré des conflits, plongeant des populations entières dans des exils forcés. Pour autant, c’est au-delà de l’image que les tableaux trouvent leur pertinence, dans un aller-retour entre figuration et abstraction. Comme chez Rothko, le motif ne semble qu’un prétexte de représentation qui permettrait de s’adresser directement à l’inconscient jungien, stimulé par la matière vibrante de sa peinture.

Dans « Naissance de la tragédie » Nietsche définit la tragédie grecque comme la forme artistique qui a su réunir un temps les deux grandes forces jusque-là opposées de l’appolinien et du dyonisiaque (l’un représentant l’ordre, la raison, le rêve et son interprétation, l’autre l’instinct primitif et les forces naturelles). De la même manière, les travaux de Rachel Labastie et Nicolas Delprat conjuguent des forces contraires en décrivant sous des formes séduisantes des réalités obscures. Par cette mise à distance, ils échappent à toute lecture monolithique en maintenant le trouble entre une critique de la société contemporaine et la mémoire de son passé répété. 
Christian Alandete

* Rachel Labastie est représentée par la galerie LA BANK.
Friday, May 15, 2009 
"La Rose Pourpre du Caire"
Commissariat Jean-Charles Vergne FRAC Auvergne
Artistes :Jonathan Meese, Nicolas Delprat, Yan Pei-Ming, David Reed, Fiona Rae, Bruno Perramant, Philippe Cognée, Philippe Decrauzat, Eberhard Havekost, Rachel Labastie, Tursic et Mille Emmanuel Lagarrigue, Eric Baudelaire, Clemens von Wedemeyer, Marc Bauer, Martial Raysse, Michel Aubry, Anne-Sophie Emard, Jean-Louis Aroldo, George Condo, Philippe Hurteau, James Rielly, Fabrice Lauterjung, Manuela Marques, Rainer Fetting, Alin Josseau, Dove Allouche
Saturday, February 28, 2009 






Espace Pierre Cardin Paris, Vernissage 1 Mai 2009, remise du Prix le 4 Mai 2009

Nominé au Prix Les David : http://www.lesdavid-art. com/index_french.
html

 

Saadane Afif,
Celeste Boursier-Mougenot,
Nicolas Delprat,
Vincent Lamouroux,
Vincent Mauger,
Bruno Peinado,
Françoise Petrovitch,
Xiao-Fan RU
Mary Sue
Blair Thurman

1 Mai vernissage
4 mai Remise des prix

La Cérémonie-Spectacle de remise du David d'Or et du David Découverte se
tiendra, pour sa seconde édition, le 4 mai prochain à l'Espace Pierre
Cardin en présence des personnalités artistiques du cinéma, de la danse,
du théâtre, de la musique et de la littérature... membres du jury final.




L'exposition des oeuvres des artistes nominés se tiendra le 1 Mai 2009  à l'Espace Pierre Cardin 1-3 avenue Gabriel à Paris 8ème et
dans trois galeries d'art situées 3-5-9 rue de Duras à Paris 8ème
(Faubourg Saint Honoré) dans le cadre d'un parcours original en
association avec l'événement La Force de l'Art 02.


Accès libre tous les jours de 11heures à 19 heures et le vendredi de 11
heures à 22 heures. Fermeture le mardi.





Friday, December 19, 2008 

Category: Art and Photography
Darren Almond - Jean-Louis Aroldo - Eric Baudelaire - Marc Bauer - Philippe Decrauzat - Nicolas Delprat - Paul Graham - Eberhard Havekost - Philippe Hurteau - Emmanuel Lagarrigue - Mathieu Mercier - Platino - Ida Tursic & Wilfried Mille

Vendredi 23 Janvier 2009 à 19h00
Fonds d'Art Moderne et Contemporain - Espace Boris Vian
rue des Faucheroux - Montluçon du 24 janvier au 22 mars 2009
FRAC Auvergne Jean-Charles Vergne.
Monday, October 06, 2008 

Category: Art and Photography
voici le lien permettant de visionner le documentaire:

http://video.google.fr/videoplay?docid=-1482033665672460388&hl=fr
Friday, October 03, 2008 
Vous pouvez suivre l'émission Arts sur la Ville, consacrée à Nicolas Delprat qui expose actuellement au FRAC Auvergne et aux Galeries Lafayette, diffusée mardi 30 septembre sur Clermont 1ère, en cliquant sur le lien suivant : http://www.clermont1ere.com/programme_liste.php?em=4&id=2031&page=1
Thursday, September 18, 2008 
Le FRAC Auvergne vous informe
Expositions Nicolas DELPRAT - L'indécise lumière tout autour, frissonnante et sans origine - Peintures

Vernissage le jeudi 25 septembre à 19h - Ecuries de Chazerat - 4 rue de l'Oratoire - 63000 Clermont-Ferrand
Vernissage le jeudi 2 octobre à 18h aux Galeries Lafayette - 4ème étage - Place de Jaude - 63000 Clermont-Ferrand

Publication d'un livre
Texte français et anglais de Jean-Charles Vergne - 84 pages - 40 reproductions couleur, 7 reproductions noir et blanc
ISBN 978-2-907672-04-7
Pour commander le livre veuillez envoyer un chèque de 18 euros (15 € + 3€ de frais de port) à l'ordre du FRAC Auvergne à : FRAC Auvergne - Rue de la Sellette - 63000 Clermont-Ferrand

Expositions soutenues par le Crédit Agricole Centre France, EDF, le restaurant Le Chardonnay, mécènes du FRAC Auvergne.






Exposition du 26 septembre au 9 novembre 2008 aux Ecuries de Chazerat - Du mardi au samedi de 14 h à 18 h, le dimanche de 14 h à 17 h - Entrée libre
Exposition du 3 octobre au 8 novembre 2008 aux Galeries Lafayette - Tous les jours sauf dimanches de 9h30 à 19h30 - 4ème étage - Entrée libre
Thursday, June 19, 2008 


"sans titre 2" acrylique sur toile 2007 200x200 cm

Collection FNAC (Fonds National d'Art Contemporain 2008)

Wednesday, May 21, 2008 
Nicolas Delprat
l'indécise lumière tout autour, frissonnante et sans origine.
Peinture.
Vernissage jeudi 2 Octobre 2008 à 19h00
et FRAC Auvergne Vernissage 25 septembre 2008 à 19h00
Monday, April 21, 2008 
Les résidences durent de trois à six mois et sont dédiées aux jeunes artistes qu'ils viennent de Paris, de province ou de l'étranger. Ils bénéficient d'un accompagnement technique (un assistant les soutient dans leur production à travers l'atelier de fabrication), administratif (recherches de fonds et de partenariats) et artistique. Un programme de mise en relation (cinq à six visites professionnelles en atelier par mois) vient alimenter la résidence et affirme la reconnaissance des artistes.
Un comité de professionnels de l'art (critiques d'art, curators, galeristes, directeurs d'institutions...) valide la sélection des artistes accueillis et est invité à les suivre de manière privilégiée durant leur séjour.
Aujourd'hui, Point Ephémère souhaite davantage soutenir les artistes à la fois dans leur création et dans leur devenir professionnel. Depuis la fin de la saison dernière, nous avons inventé un cadre de soutien pour nous
permettre de travailler au-delà de leur résidence. Un dispositif économique original nous permet un autre mode de prise en charge des artistes accueillis. En leur garantissant un atelier et une aide financière conséquente à la production, nous avons décidé de les représenter et de les aider à prendre leur marque sur le marché de l'art.


Rachel Labastie & Nicolas Delprat sont en résidence croisée à partir de septembre 2008.

Pour information: http://www.pointephemere.org/index.html