Laurent Piquot & Les Alter Ego : deux heures de show
« Tout donner en toute liberté », les paroles de son titre « musique actuelle », synthétisent la démarche musicale de Laurent Piquot. Pour son 4e album « Rugir au loin » produit par le label Sens Unique, Laurent Piquot & Les Alter Ego ont réinvesti la scène Tandem.
Avec une chanson pour « notre ami Obama » ou « Rugir au loin » qui évoque le réchauffement climatique, Laurent Piquot s’inscrit toutefois dans le XXI siècle.
Coté musique, c’est toujours auprès du rock de Bob Dylan que le chanteur trouve son inspiration, même si le clavier nous mène parfois vers les années 80 et le son new wave. Le nouveau batteur
Pascal Contentin insuffle un rythme résolument rock à tous les morceaux. Les Alter Ego : Benoît Lascombe au clavier, Christophe Mouchel à la guitare et Michel Carreau à la basse ont visiblement beaucoup travaillé les ruptures de rythmes et les variations.
Animé d’une pêche d’enfer Laurent Piquot a assuré le show pendant près de deux heures, réussi à faire chanter les spectateurs présents et il a fait montre d’un humour à toute épreuve
Le rock n’a pas dit son dernier mot, tant que la voix suave à la Bashung de Laurent Piquot trouvera un micro pour se faire entendre.
Ouest France du 12/12/08
Laurent Piquot a ses Alter Ego !.
Quelle chance pour Bayeux, avec l’association Musikoblokos, les spectacles se suivent et ne se ressemblent pas, cette volonté d’éclectisme est tout à l’honneur des programmateurs de la nouvelle saison.
Et samedi dernier, le public a partagé ce moment d’exception et s’est embarqué pour les grands espaces américains à l’invitation de Laurent Piquot et de ses Alter Ego, musiciens exceptionnels, avec Christophe Mouchel à la guitare, Michel Carreau à la basse, Benoît Lascombe aux claviers et Pascal Contentin à la batterie qui ont tous électrisé la salle dans des solos somptueux.
Laurent Piquot, allure féline, regard ténébreux a, de sa belle voix grave, avec humour et gentillesse, beaucoup donné et partagé avec le public dans un concert intimiste reflet de ses valeurs et de ses préoccupations : la recherche du vrai et du faux et de la vraie portée des mots « car il y a des gens qui parlent beaucoup mais qui ne disent rien » , des questionnements profonds qui le taraudent comme « au coeur de notre solitude, sommes-nous prêts pour la dernière aventure ? » et puis toujours la fuite en avant, l’envie « d’espaces qui ne tiennent pas en place », la lutte au quotidien pour « ne pas se laisser bouffer par les autres », le pouvoir au féminin, « derrière la poigne au masculin se cache le pouvoir au féminin » et une autre magnifique chanson dans laquelle Laurent Piquot chante presque pudiquement « cet endroit si doux à l’abri des coups où on vit pour ceux qu’on aime... Si j’aime cet endroit c’est peut-être à cause de toi... ».
Par sa présence sur scène envoûtante et néanmoins très rock and roll, il a fait voyager la salle sur les grandes routes infinies et poussiéreuses des USA.
Une quête humaniste moderne en somme et un concert remarquable.
....................
Ils ont tout donné au public
Plus d’une vingtaine de chansons s’enchaînant à un rythme d’enfer, 2 heures d’excellente musique rock et d’énergie, des textes à couper le souffle, samedi dernier c’était l’Oditoblokos de Laurent Piquot et des Alter Ego !
La voix puissante et profonde de Laurent a communiqué aux auditeurs l’envie irrépressible de le suivre sur les routes et de découvrir derrière les portes un monde nouveau, où les relations humaines seraient meilleures, où l’homme ne saccagerait plus sa planète, et où l’on ne pourrait plus dire que « les portes de notre paradis s’ouvrent sur l’enfer ».Quant à la musique, dans sa chanson « Musique actuelle », Laurent Piquot confie « je ne suis pas, c’est officiel, dans la rubrique musique actuelle...A l’écart je cherche ma place... concentré sur une seule idée, tout donner en toute liberté ». Pari réussi ! Le chanteur (à la guitare sèche, électrique, et à l’harmonica) et ses alter ego : Christophe Mouchel à la guitare, Benoît Lascombe au clavier, Michel Carreau à la basse et Pascal Contentin à la batterie, habitent véritablement leur musique.
Les effets étudiés de guitare électrique, de rythme et de variations musicales, envoûtent, tout comme le ballet des guitaristes évoluant sur scène. La prestation de Michel, dans un moment gracieux de danse, a été très remarquée de l’assistance féminine (comme la chanson «Pouvoir au féminin ».
Le Bessin du 03/03/08