Lorsque l'âme se rend compte d'une phase qu'elle subit par force du temps et de fatalité, elle se perd, divague, se dirigeant souvent, sauf chance (ou autre) de la vie, vers le contraire de sa correspondance. Elle révise le sens de ses priorités, ou du moins essaie, sans avoir en finalité la force de les perdurer.
Qui décide de la volonté à se donner ? Quel genre de choix peut on faire pour accroître une volonté qui nous ait impossible d'assumer ? Et surtout, pourquoi ne maîtrisons nous pas le partage du peu de volonté que nous avons ?
La mienne se retrouve incontestablement injustement partagée face à ma vie. Inégalable d'un point de vue professionnel, sans repère sur le plan sentimental. Ne me manque pas l'envie d'y arriver, sachant ce qui m'entoure, ce qui peut m'attendre face à mon « statut », et pourtant incapable d'abstraire mon manque de confiance. Incapable d'assumer la personne que je pourrais être face au monde, l'entourage du quotidien. Un mélange de compréhension et de naïveté face à la fatalité de la vie et le seul moyen d'y échapper selon moi, est la volonté des sentiments. En terme, celle ci est la seule façon de se sauver, elle rejoint la vie, le bonheur, la mort.
Se mesure à soi l'être, qui s'impose sans avoir conscience de ce qu'il est. Le temps n'est pas un allié mais bien, selon moi un conte à rebours face aux regrets ressortant l'absence de volonté. Encore faut-il que cet être ait conscience de ce temps. La réside la demande : conscience ou inconscience de la vie ? De la fatalité ?
Différentes manières de l'aborder.
Pour ma part, elle se résume par une peur inimaginable parce que trop extravertie, envahie par mes sentiments, peut être éphémères…Rien que ce mot me fait vibrer de chagrin…encore naïve…
La solution, bien qu'inexistante sur le point physique, peut-être même réelle, se trouve en soi.
Elle se trouve dans un être d'un même acabit mental que le mien, peut être aussi de cette même peur pour en déduire cette même « solution » sûrement supplantée à la réalité mais correspondante à notre volonté.
Ainsi, la volonté se traduit par le partage de sentiments extrapolées, utopiste si l'on se place d'un point de vue cartésien, de toute façon possiblement réalisable avec ce, ceux, celui, celle, qui nous comble.
L'homme ne sait pas ce qu'il lui correspond. Là est toute l'erreur de mon raisonnement…là est la base de mon âme…de ma question…