Gender: Male
Age: 29
Sign: Gemini
City: Saint-Lô, Paris.
Country: FR
Signup Date: 12/8/2006
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Monday, December 07, 2009
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C'est peut-être un livre à offrir à celle ou à celui qu'on aime fort.
Je ne sais pas.
Le chagrin et les larmes du philosophe français Edgar Morin m'ont bouleversé. Je ne connaissais pas encore vraiment ce Monsieur, jusqu'à ce que l'émission de Catherine Ceylac "Thé ou Café" me le présente intimement une nuit d'insomnie. Elégant, brillant, respectable et respectueux, j'ai pleuré en écoutant Edgar évoquer sa moitié partie compter les étoiles avant lui, son Edwige comme il l'appelle. Le lendemain après-midi, j'ai acheté son livre à la librairie d'en bas. Et j'ai tourné les pages.
J'ose parfois à peine me plonger dans le journal d'Edgar, redoutant d'être comme trop en connexion avec ses douleurs. Mais j'aime son écriture brute, ses petits mots si simples mais si percutants lâchés à la volée dans son journal intime. Mes mouchoirs blancs s'entassent, j'use et tue la boîte de Kleenex bleue qui orne ma table de chevet.
J'aime rêver aux dessins d'Edwige qui l'adorait si fort, comme une adolescente s'éprend toujours de son premier amour. J'ai un peu plus encore compris qu'on doit aimer à tort et à travers, toujours, sans mentir. Qu'on ne doit pas prendre peur, ne rien laisser passer des petits moments magiques que l'autre vous offre, d'un regard, d'un sourire, d'une ligne écrite, d'une intention, d'une main tendue. Ce livre est un gros volume d'amour, de friandises, de vie mais aussi de désespoir. J'ai peur d'être Edgar Morin qui pleure sa dulcinée. J'ai peur de la voir partir pour de bon, de finir seul comme un con et de perdre celle que j'aime à jamais.
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Monday, November 16, 2009
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Je ne peux m'empêcher d'apprécier le travail de Diam's. Quelle artiste ! Si je ne comprends pas complètement ses choix de vie (mais les respecte cependant), je suis sensible à ses mots si bien choisis, à ses douleurs et à ses tourments. Si le hip-hop n'est pas ma came, j'adhère complètement au nouvel single de la demoiselle. J'achèterai son album, comme j'ai acheté le précédent. Et certainement les suivants.
C'est à Cherbourg que nous ouvrirons le prochain QG début janvier, presque deux années jour pour jour après le premier. Beaucoup de travaux, beaucoup de sandwichs, et beaucoup de belles soirées et de musique en perspective. Reste à espérer qu'il rencontrera son public et que les gens l'aimeront autant que nous. Les réactions des quelques Cherbourgeois croisés sont unanimes : les gens semblent ravis de nous voir débarquer au 13 rue de la paix. La ville est charmante, le petit port de plaisance tout à côté nous dévoile une jolie collection de bateaux. L'air est frais mais nous y sommes habitués, les mouettes s'invitent au déjeuner, et je me sens déjà ici comme un poisson dans l'eau... Vivre un peu à Cherbourg m'enchante, et la mer m'a toujours fait rêver. Hâte de faire connaissance avec les gens d'ici et de retrouver ceux qui m'honoraient de leurs sourires il y a quatre ans lors d'une séance de dédicaces mémorable au Forum tout à côté...
Maman va bien et s'active à déménager ma chère tante. L'occasion pour moi de renouer avec mon ancienne cité défigurée par tant de démolitions malgré tout nécessaires au bien-être de mes concitoyens ! Ma tante, qui avait récupéré l'appartement où j'ai grandi, m'a permis de retrouver mes tapisseries, ma vieille porte d'entrée, mon vieux hall d'entrée et sa porte en bois, ma chambre et bien sûr en prime, tous mes souvenirs d'enfance. J'ai mal vécu ce moment mais n'en ai rien dit à personne. J'aimerais figer le passé mais je l'ai déjà trop dit et deviens presque un vieux con sénile à force de me répéter !
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Monday, November 02, 2009
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Michel C. au téléphone, plus motivé que jamais. Je suis heureux de l'entendre et de le retrouver un peu. Comme maman, Michel a ce même sentiment de revenir de loin. Je penserai à lui demain matin, quand une belle infirmière, du moins je l'espère, lui pompera un peu de son sang pour recevoir 48h plus tard des nouvelles réjouissantes le concernant. Je crois que Michel est devenu mon ami. Incroyable, quand je lis son nom au hasard des pochettes de disques mythiques que maman m'a laissé depuis longtemps en héritage. Je ne m'y ferai jamais.
La pluie s'abat sur la Normandie. Le thermostat reglé à 19° ne suffit plus, j'ai le bout du nez gelé. Les rues sont calmes comme tous les dimanches, les joggeurs passent à la même heure sous mes fenêtres et les cloches m'extirpent comme à chaque fois de mon sommeil. Je m'arrêterai au QG tout à l'heure, pour tuer un peu le temps et ranger mon bureau. Je repense à ce lieu qui m'a vu grandir, dans lequel j'ai joué plusieurs fois... J'en suis l'un des tenanciers et c'est de là que tout a démarré. Drôle de vie, drôle de hasard. C'est dans ce QG, autrefois le Légend, que je venais, minot, intrigué par les notes de blues et enchanté par mon ami François Lemonnier. Aujourd'hui j'époussète ce qui me passe sous la main, je range, je dirige, je souris, je grogne... Incroyable vie, oui.
J'adorerais convaincre mon ami J-L. L. d'écrire ce livre dont nous avons pourtant déjà tant parlé. Ca me turlupine, j'y pense et j'y repense. On se laisse des messages lui et moi sans jamais réussir à se parler. Nos deux vies sont si remplies que nous finirons par être dans l'obligation de nous voir vraiment et d'abuser un peu de bon vin et d'une bonne tablée normande.
L'ami Eric Fériano s'inquiète de voir son spectacle du 6 décembre annulé, faute de réservations. Je lui ai promis de venir y chanter une ou deux chansons pour son plaisir et le mien. De quelques spectateurs aussi, espérons-le. C'est la première fois que je vais mettre les pieds aux 3 Baudets. D'y semer un peu ma musique me rend heureux. Ce sera comme j'aime, simple, tendre et musical ! De quoi égayer un autre dimanche, sous le ciel de Paris.
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Friday, October 23, 2009
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Ca pue la nuit, il pleut des cordes. Es-tu à l'autre bout, comme l'écrivait l'ami Renard ? Je suis insomniaque, je cauchemarde, je me tourne dans tous les sens : je rêve qu'une voiture beige me percute violemment, et à chaque fois les mêmes gouttes qui perlent sur mon front. Les gens ont bu, moi pas. C'est triste et désolant quand ils titubent et se noient dans l'amer. Il y a de la musique, quelques voitures passent. Je m'allumerais bien une clope histoire de, pour que s'exprime un peu ma toux et en faire voir à mes poumons.
Les gens me regardent, me dévisagent. Je ne les supporte plus et un jour, j'en giflerai un. Comme ces cons de voisins qui braillent et n'ont pas de couilles au cul. Je lui ferai avaler ces lunettes, moi, à l'autre con et à son Bernardo de mes deux. Ils me fatiguent le coeur et l'esprit. On me prend en photo à dix mètres avec un téléphone dernier cri, sans me demander mon avis, ça se marre "c'est bien lui", comme si je leur appartenais un peu. Je leur offre majestueusement mon majeur, qu'ils aillent se faire voir. Certains font le déplacement au QG comme d'autres vont visiter un zoo. N'est pas le chimpanzé Cheetah qui veut ! Je sature et là encore, je vomis.
Une ampoule éclate au-dessus de ma tête, j'irradie peut-être la pièce. Je ferai bien de rentrer dans mon chez moi, peut-être trop vaste et trop somptueux. Je me regarde dans la glace, je n'ai pourtant pas honte de moi. Je suis un peu trop barbu. Je m'assume moi et mes choix, je n'ai pas à rougir d'un parcours long et laborieux. Les cons ne retiennent que quatre mois : eux qui se prennent pour la crème, l'élite, ces blaireaux d'intellos. J'ai le souvenir de mes dîners avec Delanoë, Sustrac, Sevran, Peyrac : eux savent d'où je viens mais eux n'écrivent pas dans les journaux et ne décident de rien. Mais je les aime. Encore.
J'enterrerai mon album dans un peu moins d'un mois et ne recevrai de fleurs de personne. Pierre Faa partagera mon chagrin, les autres s'en foutent comme de l'an quarante, et sont déjà loin. Aucun compte à rendre, aucun euro à verser : je suis libre, clean, ne touche plus à rien et si mes ailes sont fragiles je ne vendrai mon âme à personne. De toutes façons, elle n'est pas à vendre et personne n'ira l'acheter. Réalisme de la vie, quand tu nous tiens...
Il fait froid, je suis trempé. Les gens me dévisagent, pendant qu'un gamin vomit ses tripes. Es-tu à l'autre bout ? Il fait sombre tout autour, la voiture approche... Des intellos la conduise, mes ailes ne me portent plus. Parfois, je préfèrerais mourir.
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Thursday, October 22, 2009
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J'apprends que mon album va être retiré de la vente. Deux années après sa sortie dans les bacs, "Le bonheur ça fait mal" va disparaître physiquement mais restera disponible en téléchargement légal. Cela m'attiste de voir s'envoler ce beau livre-disque mais je n'ai aucun véritable argument à avancer au distributeur, malheureusement. Les références sont supprimées les unes après les autres et stocker des centaines d'albums coûte cher, alors... Il n'en reste que 366, me dit-on. Après, plus un seul exemplaire. Je vais donc me les faire livrer et les vendrai sur mes prochaines dates. Cela m'a mis une vraie petite claque. Petite claque qui me boostera, je le sais, au final. Et je me dis qu'il sera temps de le represser si besoin, un jour... Ou l'autre.
Cet arrêt dans le Coutançais m'a fait grand bien dimanche. Une heure et demi de ballade dans la campagne Manchoise, à l'écart de tout, et du monde qui hurle et qui speede. Qu'elles sont lointaines mes années de débauche. J'ai aimé les ânes dans le pré, le pommier généreux de Jacky, les champignons dans l'herbe verte, la chenille qui traverse la route, la douceur du temps... Et quelques jours, avant j'étais dans la tumultueuse vie parisienne, Salon du Chocolat en porte-drapeau et combat médiatico-associatif. Que ma vie est jolie aujourd'hui.
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Friday, October 16, 2009
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Ca y est : les loges sont vides, les couloirs sont déserts, les néons s'éteignent les uns après les autres... Le défilé d'inauguration est bel et bien terminé. Je n'ai pas vu passer ces quinze derniers jours, trimballé entre mon bureau du rue de la Tour et les séances d'essayages aux quatre coins de Paris. Les rencontres ont été belles, les personnalités douces. C'était aussi bon qu'un carré de chocolat qui fond dans la bouche. Que vais-je retenir de ces moments vécus pour la bonne cause ? Ils sont nombreux et je me suis régalé et enrichi de croiser la route de certaines ou d'en découvrir d'autres. Je me faisais tout un monde de Lara Fabian : elle est en fait d'une pureté incroyable et s'est investie à fond pour mener de front le combat que nous portons. Cette maman a un coeur si grand... Laurie Cholewa est une petite fille triste. Si les étoiles veillent sur elle, personne n'aura su la convaincre qu'elle a tout d'une grande beauté et du mannequin. Touchante en plus d'être ravissante. Dans la famille Fugain, j'avais eu la chance de croiser le regard de Laurette il y a longtemps. Puis Michel, en chantant avec lui quelques uns de ses refrains célèbres. Il y a aussi eu "LA" vraie rencontre avec Stéphanie, que j'aime comme un enfant. Stéphanie l'ange-gardien de ma maman... Plus récemment, Marie, pince sans-rire, un poil cynique et garçon manqué peut-être : quelle fille géniale, drôle et simple. Elle a été divine dans sa robe rouge et cacao. Virginie de Clausade rock'n'roll mais pas trop, charmante à souhait, gueule d'ange et tatouage sur le corps. Belge, un peu, folle, un peu aussi, honnête, beaucoup. Elle ne trîche pas. Je suis certain que nous nous reverrons. Carole Brana, timide et fragile, belle à toute épreuve. Armande Altaï naturellement elle, plus rien à prouver et grande dame, Faustine Bollaert -une vieille connaissance- drôle et amusée de jouer au mannequin a été rayonnante et très chouette, Daniéla Lumbroso femme de caractère délurée, investie et toujours présente quand j'ai besoin d'elle, Coralie Clément tout ce que j'aime en douceur et en élégance (ça en valait la peine, ça en valait la peine), Corinne Touzet si simple et si belle, Claire Borotra maman et convaincue de mon combat, si très tendre avec les petits rats de l'école Stanlowa, Elisabeth Buffet drôlissime et bonne copine à coup sûr s'est amusée d'être mêlée à ce barnum de défilé, Julie Ferrier unique et géante drôle des coulisses à la scène... Valérie Damidot géniale comme à chaque fois, si injustement malmenée par la Bande à Ruquier, pourtant si généreuse et si entière... Frédérique Bel finalement pas snob et souriante, gentille et attentive. Armelle, intellectuelle et faussement cruche à la télévision, si polie et si... nue ! Des coups de coeur, des moments de grâce... Il me faut envoyer des petits messages à toutes pour leur dire à quel point je suis touché par leur venue et leur implication. Comment porter un combat de cette envergure si d'autres ne vous serrent pas la main ? Je ressors de ce moment épuisé mais heureux, tellement je m'investis et n'aime pas l'imperfection. Je crois avoir réussi mon pari : Stéphanie Sandoz, chanteuse mais grande maîtresse de l'évènement s'est réjouie de l'accueil réservé à ce défilé pour la bonne cause. Que dire de gala . fr qui ne parle que du défilé sans dire un mot de La Voix de l'Enfant ? Que penser des fameux et pitoyables Fx et Daniéla venus s'empresser sur le Salon pour jouer les peoples des bas-fonds ? Comment ne pas pardonner à cette chaîne chinoise que ces artistes se sont mobilisés pour la protection de l'enfance dans le Monde, et non pour la promotion d'un Salon ? Ont-ils même connaissance des droits des enfants ? Ces questions se bousculent et je peste en solo devant les dépêches que ma boîte Outlook Express compile. Il restera les souvenirs... Je rentre dans mon 38m² parisien, il est tard. Pourtant le sommeil ne vient pas. L'après-évènement est déprimant. C'est ainsi que je vis après chaque moment fort, comme presque dépressif, si seul tout à coup. Si les gens me voyaient dans ce chez-moi si normal, si petit, enfoui dans mon lit...
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Sunday, October 11, 2009
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J'ai toujours aimé le chocolat, depuis ma plus tendre enfance. J'ai un souvenir précis de cette grosse boite jaune de poudre chocolatée, et du fameux Grosquik avec lequel je discutais tous les matins en me levant. Je me servais de mes BN au chocolat au lait comme de bateaux dans mon bol... Et j'avoue me gaver de Nutella depuis mes 7 ou 8 ans. Nutella que mon corps supportait bien jusqu'à mes 25 ou 26 ans. La trentaine est une sombre pute, et mon ventre un salopard.
Bref, j'ai donc toujours aimé le chocolat et avoue l'aimer un peu plus encore depuis quelques semaines. Dans quelques heures maintenant, "mon" premier Salon du Chocolat. Enfin mon premier en tant qu'ambassadeur-recruteur de modèles puisque j'ai déjà eu la chance d'assister à ce défilé tout spécial auparavant !
24 artistes vont donc défiler mardi soir à 20 heures et des poussières pour l'association LA VOIX DE L'ENFANT. Je suis ému et supris de la confiance de certaines, de leur engagement. Je découvre une Virginie de Clausade sublimement rock'n'roll et sa gueule d'ange, Marie Fugain la douce enchantée d'être Carmen, Lara Fabian si simple et si abordable-adorable, Armande Altaï si divine et démente emprisonnée dans son corset de cacao, et les autres, toutes ces femmes qui porteront symboliquement la cause de l'enfance bafouée... Je leur tire mon chapeau et suis fier d'avoir réussi à les rassembler.
Ma musique avance. Mes projets aussi. Maman va bien. Ma tante déménage. Je dors très mal. Je n'ai pas (encore) attrapé la Grippe A. Mes nouveaux jeans sont vraiment au top. Je n'ai pas tant de ventre que ça. Je ne fais pas mes 30 ans, que je n'aurai qu'en juin prochain. Je suis un ado attardé. Roman Polanski doit être jugé. Stéphanie Sandoz est complètement folle mais c'est pour ça que je l'aime. J'aimerais qu'on me rappelle. Michel Coeuriot est extraordinaire. J'aime le QG et suis enceinte du deuxième. Gossip c'est trop énorme (sans jeu de mots pourri). Non je ne me marie pas. J'en ai plein le cul qu'on me parle de la Star Ac et qu'on me demande comment on s'inscrit à la Nouvelle Star. J'aime le Babybel. Je vais être très stressé donc très con mardi (avis à mes amis et à la famille). Je vais même être super con jusqu'à mardi 21h environ. Yann Halopeau est un gentil journaliste. La mer me manque. Ma mère aussi. Il faut acheter des saucissons pour le QG. Je déjeune ce dimanche avec Martine Brousse....
J'aime le chocolat-show.
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Thursday, September 24, 2009
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Les insomnies se suivent et se ressemblent. Chaque nuit, c'est pareil. La télé diffuse Relooking Extrême, et je n'ai pas la force de bouger mon cul du canapé pour attraper la zapette. Je suis fatigué, mais ne dors pas.
La journée a été longue. Et éprouvante aussi sur le plan émotionnel. Je prends les choses bien trop à coeur et les cons me donnent de l'urticaire. Le rendez-vous en Mairie de Saint-Lô a été tendu, car j'aime qu'on me laisse la parole sans pour autant la monopoliser. Le Maire s'en souviendra et ses deux acolytes aussi. Je règlerai leurs comptes à ces cons de voisins, vicieux et malsains. Mon QG de café-concert est bien tenu et je n'aime pas qu'on en doute. Qu'ils se le disent, et qu'ils se rhabillent les donneurs de leçons. Je les emmerde et ne vais pas manquer de le leur dire. Avec la presse si besoin est.
Des nouvelles de Martine Brousse qui "allait m'appeler". Quelques nouvelles d'elle, deux mots sur le défilé qui se prépare, et l'enfance revient sur le tapis : l'affaire Marina Sabatier secoue l'association et Martine est revoltée par l'incompétence des services sociaux. "Il faut qu'on se voit et qu'on travaille", me répète-t'elle. Et vite ! Marina, encore une, victime de ses parents tortionnaires, battue, assassinée, congelée et enterée par sa propre famille pourtant signalée... On parle de "négligence". Le mot n'est-il pas un peu faible ? Les cas se multiplient ces jours-ci et toutes ces dépêches qui tombent les unes après les autres me déchirent le coeur. Mais pas question de baisser les bras...
Première pré-production d'une chanson reçue hier. Très différent, mais très intéressant. Mes yeux brillent et je suis impatient d'entendre un deuxième titre pour voir quelle direction définitive choisira mon réalisateur. Deuxième titre qui confirmera ou non notre collaboration. Mais je suis confiant... Pierre Faa aimera, lui, j'en suis à peu près sûr.
Un deuxième QG se profile. Tout sera officiel très bientôt. Je prends cela comme un jeu qui peut mal tourner à n'importe quel instant. A chaque ouverture d'un établissement, c'est un risque de voir s'envoler ce qu'on a construit. Mais n'avons-nous pas l'âge de prendre des risques et de rêver un peu ? Pour l'heure, l'excitation laisse place au stress. Rien pour arranger mes insomnies...
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Thursday, September 17, 2009
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Je vais finir par faire d'affreux cauchemars si je ne me sors pas rapidement de mon casting "chocolat". Si la liste de modèles est prestigieuse, éclectique, et originale, j'avoue que je dormirai bien mieux quand elle sera bouclée. Déjà quinze femmes m'ont dit oui : de quoi je me plains, enfin ?! De Lara Fabian à Marie Fugain, en passant par l'amie Faustine Bollaert et Frédérique Bel, je sais déjà que le spectacle sera grand et permettra de mobiliser pour parler de La Voix de l'Enfant.
Je n'ai pas appelé Martine Brousse mais je l'imagine scandalisée par l'annonce de la suppression du poste de défenseur des enfants. La directrice de La Voix de l'Enfant est certainement furieuse et doit le faire savoir. Une fois de plus, sans consultation, en douceur et sans bruit, comment ne pas penser que l'on se fiche éperdument de nos enfants et de leurs droits ? Comment ne pas croire que le Chef de l'Etat et que son gouvernement se fout bien des histoires barbares qui poluent nos journaux ? A l'heure où les histoires criminelles et pédophiles se multiplient et mettent en danger les plus vulnérables, je ne peux m'empêcher d'être écoeuré par aussi peu d'intelligence et de cohérence de la part des pouvoirs publics. Ce pays est malade, et comment le guérir si on supprime ceux qui nous écoutent un peu et sont des relais précieux ? L'affaire de Boulogne Sur Mer qui éclate au grand jour, me fait vomir, m'exaspère et me fait dire que ce n'est vraiment pas le moment d'arrêter le combat que nous menons.
Maman s'est fait couper les cheveux. Elle qui les perdait il y a quelques mois encore, je me dis que le chemin parcouru est sacrément beau. Elle a le sourire, et commence à reprendre des forces. Je lui offre le très bon dernier album de Le Forestier, mais elle s'intéresse plutôt au magazine Polka que je viens d'acheter. La passion de la photo, voilà un point commun qui nous anime et nous fait rêver.
Yann H., journaliste à Ouest France arrive à me convaincre de répondre à ses questions. Et après coup, je le regrette. Je ne donnerai plus d'interview avant un bon moment, sauf si on veut me parler de La Voix de l'Enfant. Je n'ai rien à dire, et n'ai pas envie d'évoquer pour l'heure mon nouvel album ni notre prochain QG, ni aucun autre projet... Il faut que j'arrête de toujours vouloir faire plaisir...
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Saturday, September 05, 2009
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Le brouillard ne se dissipe pas. Je marche au radar, et comme une machine je reproduis mécaniquement les gestes que je dois faire : quelle fatigue ! Quinze heures par jour, depusi deux semaines, c'est le rythme que le QG nous impose. Je n'ai pas le droit de me plaindre, les gens sont venus nombreux ce soir pour le concert de Toungafoly et sa musique festive teintée d'Afrique. C'est d'ailleurs mon unique récompense, ma belle satisfaction. Je ne peux m'empêcher de revenir en arrière et de me souvenir des débuts de ce lieu que les gens chérissent tant aujourd'hui. Le QG, peut-être une des plus grandes réussites de ma vie.
Tiens, le chanteur Stanislas en terrasse et Franck V. son manager à ses côtés. Drôle de les croiser un peu chez moi ! Franck V., on se connait depuis quelques années déjà. Lui dans l'ombre de ma camarade Jenifer qu'il me confiait pour l'enregistrement de "Parle, Hugo, Parle", et moi toujours là où on ne m'attend pas. Franck V. est l'un des derniers bons managers de Paris et Stanislas sait qu'il a de la chance de l'avoir à ses côtés. Sympathique rencontre improvisée sur les bords de Vire... Et je ne peux m'empêcher de trouver ça drôle.
Le Salon du Chocolat m'obsède : je voudrais que le casting soit bouclé la semaine prochaine. J'appelle, je relance, je textote, j'e-mail : mes copains me fournissent en numéros de téléphone et en bons plans. Je vais bientôt avoir le carnet d'adresses le plus fourni du tout-Paris ! Vivement le 13 octobre et le défilé...
J'ai récuperé maman et ma tante à l'arrivée du train en gare de Saint-Lô. Fatiguées par cette escapade Parisienne, les deux soeurs n'ont pas dû se coucher tard. La vie reprend son cours normal, un peu comme si rien ne s'était passé, comme si tout cela n'était qu'une mauvaise blague. Nos rires en moins.
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