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caroline duris



Last Updated: 12/24/2009

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Monday, August 03, 2009 
une montagne sur laquelle les gens se rassemblent
pas très haute, parmi d'autres montagnes vertigineuses dont les sommets nous aspirent
j'ai fait un rêve
c'était l'accessibilité de cette montagne, dont le sommet en forme de dôme offrait la perspective d'accueillir une foule
caractère lunaire de ce sommet dépouillé d'arbres et de fleurs
il fait nuit
un vent sans relief pénètre la foule, comme une onde
le calme règne
les gens se taisent, silencieux comme s'il s'agissait d'une cérémonie
quelques murmures, quelques gestes lents, quelques pas
ça se passe quand dans l'histoire du temps ?
pas d'amour pas de haine les gens sont sont là juste pour y être
le bruit réside dans leurs vies intérieures
ineffable, musique de silence, musique des gens vivants qui se demandent ce qui va se passer maintenant dans la vie
le ciel est noir, serein dans son obscure somptuosité
un noir chaleureux, une nuit qui nous caresse comme une peau aimante
je fais tout le temps ce rêve comme s'il était mon seul temps calme
enveloppée de cette atmosphère je me sens en sécurité -en dehors du bruit- ce rêve
peur enfantine toujours canalisée dans le bruit
et là, dans cette absence de bruit, sensation d'une seconde naissance, une chance pour moi, pour nous, de naître calme
en paix tranquille sérénité paix intérieure plénitude calme présent volupté du présent qui est là et ne s'en va pas
instant utopique tant rêvé
et là, dans ce présent obscur et tendre, des couleurs avancent dans le ciel
des vagues de prismes comme une mer que l'on percevrait dans le ciel, virtualité qui se refléterait autour de nous
des images de notre planète, ses vibrations et ses frémissements, apparaissent comme une aura derrière les sommets qui nous entourent, comme si nous étions ailleurs finalement, sur une autre planète, et que la terre nous appelle :
souviens-toi de moi, je t'ai donné de l'eau, de l'oxygène, du feu, des amis
je t'ai fait souffrir aussi
mais m'oublie pas, c'est avec moi que tu vivais