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Pierre Riviere



Last Updated: 11/23/2009

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City: Paris / Dinard
Country: FR
Signup Date: 12/24/2006

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Tuesday, November 04, 2008 
27 dec. 2008, 20:30 Luna Négra, Bayonne
........ ....

29 nov. 2008, 20:30 - Aux goûts du jour ....

.. ..

19 quai de l’oise
Paris, 75019

20 nov. 2008, 20:30 Manufacture chanson Paris 11


19 nov. 2008, 21:00 Les Chansonniers Paris 11

............ ....

25 oct. 2008, 20:00 - Kibélé avec Philippe Crab ....

]

12 rue de l’échiquier
Paris, 75010


............ ....

15 oct. 2008, 20:00 - Patricks, le ballon vert, avec Guyom Touseul et Akim ....

]

33 rue de Montreuil
Paris métro Faidherbe, Ile-de-France


............ ....

08 oct. 2008, 19:30 - festival cinécolo, ....

.. ..

au Centre Culturel La Clef, 21 rue de ..la clef Paris.. 5eme


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05 oct. 2008, 15:30 - Festival quartier libre de Montreuil ....

]

.. ..


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04 oct. 2008, 17:00 - festival quartier libre de Montreuil ....

]

.. ..


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25 sept. 2008, 20:30 - Buveur de Lune ....

]

50 rue Léon Frot, métro Voltaire ou Charonne
Paris, 75011
..
..


............ ....

08 sept. 2008, 20:30 - Cariatides, invité par Guyom Touseul ....

]

3 rue de Palestro, métro Réaumur ou E.Marcel
Paris, 75003


............ ....

06 sept. 2008, 20:30 - Luna Negra, en 1ere partie d’Austin ....

]

Bayonne, 64
..
..


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22 juil. 2008, 19:00 - bar des pécheurs ....

]

Lancieux, Bretagne
..
..

.. ..

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22 juil. 2008, 12:00 - ..La duchesse Anne.., Dinard, Bretagne ....

]

.. ..


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20 juil. 2008, 19:00 - Bodéga ....

]

Plancoët, Bretagne


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20 juil. 2008, 12:00 - le comptoir, St MALO, Bretagne ....

]

.. ..


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19 juil. 2008, 12:00 - le Balafon, Dinard, Bretagne ....

]


..
..


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18 juil. 2008, 19:00 - le St Awawa, St Jacut, Bretagne ....

]

St Jacut, Bretagne
..
..


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21 juin 2008, 20:00 - La ville d’Epinal ....

]

gare de l’est
Paris, 75010


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21 juin 2008, 15:30 - MDJ Bois Colombes ....

]

.. ..


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19 juin 2008, 20:30 - espace Jemmapes ....

]

116 quai de Jemmapes métro Gare de l’Est ou Oberkampf ou Col Fabien
Paris,


............ ....

20 mai 2008, 19:30 - concert au Kibélé ....

]

12 rue de l’échiquier
Paris, Ile-de-France 75010

.. ..

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15 mai 2008, 20:30 - Scène ouverte Grange aux Belles ....

]

.. ..


............ ....

21 avr. 2008, 20:30 - Cariatides + Guyom Touseul ....

]

3 rue de Palestro
Paris, 75002


............ ....

02 avr. 2008, 20:30 - la Cave se Rebiffe + invités ....

]

6 rue Charles / François Dupuis
Paris, 75003


............ ....

15 mars 2008, 19:00 - Dellys + Guyom Touseul ....

]

rue des deux gares, métro gare de l’Est ...ou du Nord
Paris, Ile-de-France 75010  


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24 févr. 2008, 13:30 - chez Adel ....

]

10 rue de la Grange aux Belles
Paris, 75010


............ ....

15 févr. 2008, 20:00 - Le Buveur de Lune + Guyom Touseul + invités ....

]

50 rue Léon Frot, métro Voltaire ou Charonne
Paris, 75011


............ ....

02 févr. 2008, 20:00 - Le Buveur de Lune en première partie de Corbier ....

]

50 rue Léon Frot, métro Voltaire ou Charonne
Paris, 75011


............ ....

24 janv. 2008, 20:30 - le rendez-vous des amis+Guyom Touseul ....

]

23 rue Gabrielle, métro Abbesses + Guyom Touseul
Paris, 75018


............ ....

12 janv. 2008, 19:00 - apéro concert au Dellyss suivi de Guyom Touseul ....

]

rue des deux gares, métro gare de l’Est ...ou du Nord
paris, 75010


DATES 2007

.. 22 déc. 2007, 20:30 - Buveur de Lune, concert de Geoffroy Marty, jeserai son invité sur 1 ou 2 chanson

20 déc. 2007, 22:00 - Cave se Rebiffe (scène ouverte, invité parPhilippe Guiraud)

15 déc. 2007, 20:30 - la Cave se Rebiffe + à 22h30 wunderland featuring Alice

07 déc. 2007, 20:30 - Le Buveur de Lune en première partie de Corbier

04 déc. 2007, 20:00 - Tremplin Fallenfest, au Capitol Studios

30 nov. 2007, 20:30 - le piston pélican

26 nov. 2007, 21:00 - les Cariatides + Guyom Touseul + Bacchus

24 nov. 2007, 20:00 - Kibélé

24 oct. 2007, 20:30 - le Chat Noir

29 sept. 2007, 20:30 - Buveur de Lune

21 juin 2007, 20:00 - buveur de lune

15 juin 2007, 21:00 - les Cariatides

09 juin 2007, 08:00 - Kibélé

09 mai 2007, 08:30 - Connétable

31 mars 2007, 08:45 - le chat noir
Tuesday, November 04, 2008 
..

la valse des quatre saisons

..

printemps été automne hiver
c'est la valse des quat' saisons         
sous les étoiles des réverbères
on s'imagine à l'unisson

on s'imagine à faire la paire
et quand on s'farci les oignons
je regarde ta mise en bière
week-end à londres pour l'occasion

....et à la guerre comme à la guerre
je s'rai la chair tu s'ras l'canon
la fleur au fusil pour s'en faire
une rémission plus qu'une raison

....quand tout s'ra calme j'en aurais l'air 
quand tout s'ra calme à l'horizon
je  ferais l'école buissonnière
en en saignant sous ton balcon

....et c'est pas d'la faute à voltaire
c'est même pas la faute à toulon
et si mon cas te désespère
regarde ma date de péremption

....c'est pas l'été qui m'exaspère
mais c'est l'printemps qui tourne pas rond
et j'te parle même pas de l'hiver
ni d'l'automne qui joue les doublons

....tu m'diras qu'c'est pas des manières
de commander une quat' saisons
tu m'diras qu'c'est pas des manières
de critiquer l'taux d'abstention

....c'est pas d'la faute à l'abbé pierre
si j'ai pas d'toi et pas d'maison
quand tout autour c'est l'enfer
printemps été automne prison

....à ma place je serais pas fier
d'avoir raté la commission
mais tu t'en vas et récupères

les clés d'la caisse et la caution

ce soir j'peux dire que j'ai les nerfs
depuis qu'tu m'as mis en pension
pour un garçon bien ordinaire
le fruit de mon amour abscond

le fruit de nos amours absconnes        

....printemps été automne hiver
on a fait toutes les positions
maintenant qu'tu m'regardes de travers
j'demande toujours la permission

....j'aurais pas su sans la colère
que tout ça n'était qu'illusion
et cette expression populaire
qui va clôturer ma chanson

permet-moi au moins d'te la faire

autrement qu'sur l'air des lampions
moi qui croyais qu'tu s'rais la der des der
mais la vie nait que transition        

et l''hirondelle a fait son temps

(tous droits réservés par Pierre Rivière, confidenciel 2008)
Tuesday, November 04, 2008 
..........
.......... ..

PUISQU'IL FAUT PARTIR

..

puisqu'il faut partir....
autant te dire pour ta gouverne....
que l'amour n'est jamais si beau....
que parce qu'il nous berne....

et qu'il faut en baver  ....
des fois une vie ne suffit pas....
pour trouver celle à qui ....
plus tard on dira t'en vas pas....

....et puisqu'il faut partir....
on s'dit adieu dans un sourire....
ça sera mieux pour tout les deux....
ça fera moins souffrir....

mais j'ai l'regret d'avouer ....
malgré tout c'que t'avais prédit....
qu'une douleur partagée ....
n'en est pas pour ça divisée....

....et puisqu'il faut partir....
autant partir sans rien nous dire....
nous garderons les maux ....
juste au cas où ça peut servir....

c'est bête c'était pas mal....
pardon si je parle encore trop....
tu sais bien mon amour ....
qu'j'ai toujours pris l'dernier métro....

....et puisqu'il faut partir....
autant te dire même si t'es loin ....
que je ne s'rai jamais si bien....
qu'avec toi dans un lit....

et qu'entre tes gros seins ....
la vie était comme un parfum....
insaisissable doux-amer ....
aux accents d'éphémère....

....et puisqu'il faut partir....
autant te dire même si c'est pire....
que j'n'ai jamais aimé que toi....
mais que c'est mieux comme ça....

et que même si c'est dur....
même si c'est encore une blessure....
c'est pour sauver notre bonheur
que l'on se crêve ce soir le coeur


et puisqu'il faut partir....

autant rester sur les souvenirs ....

nous garderons l'meilleur de nous....

nous oublierons le pire....

et nous nous reverrons ....
peut-être un jour mariés parents....
à notre tour incompétents ....
et sans pouvoir partir....

....sans avoir le courage....
de s'en aller avant l'naufrage
..
..notre ménage délité....
vivra de souci récurant....
pieds et poings liés trop attachés....
à cet amour plus très brillant....

nous s'rons prisonniers volontaires....
nous raccrochant aux rires d'enfants ....
d'un second job à part entière....
on en aura pris pour vingt ans....

....vingt ans le bel âge ....
va t'en..
..je te souhaite bon voyage


(tous droits réservés par Pierre Rivière, sous la lune 2006) ..




........ .. ..
..

LES HYENES

..


péripatétitiennes....

ce mot par hasard découvert....

dans un gros dictionnaire au nom prédestiné....

était pour moi adolescent ....

plus qu'un mystère un tourment....

qui toutes les nuits dans mon lit ....

semblait tromper l'ennui de ma petite vie....

.. ..

puis vinrent les opticiennes....

femmes à lunettes....

toutes à la fois preysbites et nyctalopes....

quand les amours se téléscopent....

une jumelle jeune fille aux paires....

un soir me tapa dans l'oeil ....

sur la banquette arrière....

mais comble de l'écueil....

cette fille à lunette double foyer ....

se révéla proprement obsédée ....

par celle des toilettes....

toujours à rabaisser....

.. ..

            c'est le rire des filles....

            qui me réveille la nuit....

            elles parlent de moi et de mes chaussures....

            ah le rire des filles....

            je ne connais rien....

            de pire comme blessure....

.. ..

avec les pharmaciennes....

capotes gratuites....

test hiv en prime pour la déprime post-mortem....

ce fantasme incongru de la blues blanche....

nue sur mon cafard rien de bien curratif....

si ce n'est l'effet quasi facultatif....

de me faire avaler une pilule dorée....

et de voir pour un thon la vie en bleue....

.. ..

une diététicienne ....

un thym de pêche des seins en poires....

me filait la banane à chaque rencart....

mais chaque écart de conduite....

me remettait en piste sur mon vélo d'appartement....

pour un régime sans selle....

et bien qu'elle fut trés belle....

et mince comme un serpent ....

et quoique je fus croqu' d'elle

définitivement....

je préfères aux grandes tiges....

les petites pommes qui ne traîtent pas les hommes....

comme des carottes que l'on cultive....

.. ..

            c'est le rire des filles....

            qui me réveille la nuit....

            elles parlent de moi et de ma coiffure....

            ah le rire des filles....

            je ne connais rien....

            de pire comme injure....

.. ..

les informatitiennes....

demandez le programme....

un sexe à pile sans état d'âme....

une peur panique des virus....

un pyjama navrant à l'effigie de snoopy....

sous une couverture indigne de linus....

une logique par trop binaire....

quelques répliques un peu grégaires....

viendront compléter ce tableau pathétique....

entre zéro et un pour la note esthétique....

.. ..

d'ailleurs tous nos week-end à rome ....

furent des erreurs fatales....

qui se changèrent bien vite en galère totale....

de plantage en pétage de plombs....

d'amours virtuelles en méprises multiples....

ces périples m'ont appris qu'un coup de foutre....

n'est rien de plus qu'un flash ....

et que pour éviter les bâches....

un clavier azerty en vaut deux


....

            c'est le rire des filles....

            qui me réveille la nuit....

            elles se jouent de moi et de mes fêlures....

            ah le rire des filles....

            je ne connais rien....

            de pire comme torture....

.. ..

avec les musiciennes....

je me laissais porter par la musique....

avec les comédiennes....

ce fut un peu plus dramatique....

tout comme avec les techniciennes....

quelques ennuis mécaniques....

.. ..

une chiromantienne....

me faisait l'amour à la carte....

une mathématicienne....

me parlait de descartes....

les psychomotriciennes ....

étaient folles de mon corps....

mais les esthéticiennes....

voulaient que je fasse du sport....

les astro-physiciennes ne me parlaient....

que de mars et de vénus ....

à moi qui n'en voulait qu'à ....

qu'à l'uranus....

.. ..

j'ai joué j'ai joui et j'ai perdu....

pour une coiffeuse tous mes cheveux samson allés....

sans faire de pli....

pour toi qui ne me parlait guère ....

ce qui est rare dans ce corps de métier....

tu m'avais pourtant dit je t'aime....

tout simplement du bout des doigts....

en shampouinant mes idées noires permanentes....

mais je ne t'entendais pas....

sans doute trop émêché ....

à chanter des chansons et bien plus fort que tous les autres....

.. ..

mais tu ne m'entends pas....

tu ne m'entends pas....

un signe de toi pourtant....

m'aurait bien fait comprendre....

que tu étais....

malentendante....

.. ..

bien entendu

(tous droits réservés par Pierre Rivière, sous la lune 2006)

..



........ .. ..
..

LES STATUES

..

(extrait)

dans les théâtres d'or aux velours écarlates....

les parfums délicats des femmes qui se flattent....

s'étiolent au vent frivole des conventions feutrées....

des compliments songeurs au doux sourire forcé....

.. ..

et les cravates bien droites des hommes d'affaires du fric....

qui se lancent des fleurs en bouquet numérique....

salivent au bavoir des valeurs compromises....

en se demandant qui a pu rafler la mise....

.. ..

ils retirent leur veste et disent qu'il fait chaud....

ils échangent des rires comme autant de bons mots....

ils ont tout lu et parlent de révolution....

et alors ils s'affessent dans les fauteuils profonds....

.. ..

            on les oublie comme on peut....

            les statues....

            et leur chant silencieux....

            on oublie leur sourire....

            et leurs larmes d'artistes....

            leur regard immobile....

            et leurs gestes factices....

.. ..

écoutez le coeur des banlieues pavillonaires....

battre au rythme sans fin des sonneries du r e r....

et voyez le flot bleu des hommes se déverser....

dans une plainte sourde qui ne cesse d'amplifier....

.. ..

vons entendrez bientôt comme un coup de tonnerre....

ce cri trop humilié des cités ouvrières ....

monter comme une vague immense et terrifiante....

emportant avec elle les statues décadentes....

.. ..

ils parleront d'avenir et de révolution....

ils voudront investir dans la répartition....

ils auront des cravates et ils prendront le thé....

pour une histoire sans fin à jamais répétée....

.. ..

            on les oublie comme on peut....

            les statuts....

            et les champs laborieux....

            on oublie les silences....

            et les larmes sans joie....

            le malheur sous contrat....

            et les cris de faience


le rideau sur la scène comme une guillotine

viendra sonner le glas de ma belle héroïne

rouge et bleu palpitant rentreront dans la danse

pour quelques pas de deux et quelques pas de transe

pour quelques pas de deux viendront violet la france

(tous droits résevés par Pierre Rivière, confidenciel 2008)
..




........ .. ..

..

LES GENS COURTS

..

les gens courent....
dans les villes....
les gens courent....
sans mobile....

....ils déboulent....
comme des billes....
dans une foule....
en jeu d'quilles....

....ils se suivent....
se ressemblent....
s'interchangent....
se rassemblent....

....les gens courent....
c'est normal....
dans les rues ....
capitales....

....les gens courent....
et pourtant....
dans les rues....
t'en a tant....

....qui se traînent....
et se saignent....
pour un rien....
pour un feu ....

....pour un mieux ....
incertain ....
dans les rues....
t'en a plein....

....des pressés....
cons pressés....
dépressifs....
compulsifs....

....qui avancent ....
comme en transe....
sous les cieux ....
silencieux....

....ils ressassent....
des idées....
dans la masse....
des cités....

....décidés ....
à courir ....
toute une vie....
sans ouvrir....

....rien qu'une fois....
leurs grands yeux....
qui s'ennuient....
deux par deux....

....ils se tournent....
se retournent....
divers gens....
convergents....

....ils s'approchent....
et se quittent....
se rapprochent ....
et s'évitent....

....les gens courent....
sans avoir....
le temps de....
s'émouvoir....

....ni même de ....
s'arrêter....
et de voir....
autour d'eux....

....tous ces gens ....
malheureux....
qui défilent ....
et qui filent....

....tous ces gens ....
qui depuis ....
trop longtemps....
se défilent....

....écoute bien....
mon ami....
ce refrain....
en bout d'liste....

....dans la course ....
aux avis....
le mien est....
finaliste....

....toute une vie....
à courir ....
t'empêche....
de réfléchir....

....toute une vie....
à courir....
t'empêchera pas....
d'mourir....

....si pour vivre....
faut mourir....
antant mou_....
rir de rire....

....si pour rire....
c'est pourrir....
tu peux tou_....
jours courir

(tous droits réservés par Pierre Rivière, sous la lune 2006)
....

..



........ .. ..
..

LES ARBRES

..

au sein de la maison
les corps sombres et pesants
de trop vieux paysans
sacrifiés aux moissons

attablés au regret
d'une vie moins concrête
ils parlaient au passé
de souvenirs en miettes

là-bas l'orage hurlait
la symphonie des dieux
illuminant les cieux
de ses mille et un traits

et la nuit mirifique
zébrée de serpents bleus
tordus fouettait les yeux
en griffures électriques

des vieilles effrayées
tremblotantes d'angoisse
radotant leur ave
soupirant en messe basse

face à l'horloge en fuite
dont l'aiguille maudite
chantait la mort des jours
le gros chat de velours

souriant s'endormait
sur l'étrange vision
d'un coussin-papillon
qu'un éclair incisait

les arbres du jardin
affolés par moment
ressemblaient à des mains
crispées par le tourment

dont les ombres immenses
s'avançaient en silence
au rythme lancinant
d'un vieux phare implorant

les femmes aux quatre vents
qui leur taillaient les veines
si belles dans leur traînes
fleurissantes d'enfants

elles gravaient dans l'écorce
des histoires impossibles
qu'elles trouvaient dans la bible
au chapitre des noces

puis crachaient leurs dents jaunes
comme on rit des soleils
comme un dieu sur son trône
contemplant sa merveille

les branches aux carreaux
s'ébattaient en cadence
exhortant le piano
à rentrer dans la danse

mais l'instrument drapé
dans sa fierté mesquine
ricanait en sourdine
d'un air désaccordé

sous la lune immobile
se déchaînait la vie
et les hyènes en furie
envahissaient la ville

c'est le fauve rugissant
c'est la violence en masse
les sourires en grimaces
sous les regards hurlant

c'est la plaie sans la trace
c'est la victoire en blanc
comme les pleurs des enfants
dans la nuit qui s'effacent

et les arbres en fleurs
n'évitant plus le drame
crevés las en plein coeur
se déchirèrent en flammes

au feu des candélabres
dans le silence grinçant
je revois mon père pleurant
ses pauvres grands arbres

(tous droits réservés par Pierre Rivière, sous la lune 2006)

..



...... ....
..


..


o