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Joyful Drunkenness



Last Updated: 11/21/2009

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Signup Date: 1/10/2007

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Sunday, November 23, 2008 

Current mood:  okay

Après 42 HEAVEN en 2006/2007, Infact est invité par Les Silences d'Orphée.
Un rendez vous proposant des situations d'écoutes particulières.

Les silences d'Orphée
Invitent
InFact
Pour un spécial
Heaven 43

Mardi 16 Décembre 2008
La Java, Paris.
19h30 – 02h

19h30 : Préambule : ERIC PERIER/Une MADEMOISELLE C
L'apéritif musical informé
Musiques degrès 1 sur un script automatique des infos radiophoniques reçues dans son casque par Mademoiselle C, projeté sur écran géant pour ne rien perdre du monde perdu du dehors.

20h30 : GREGORY BELLER/NORBERT GODON
La machine à verbe (memory section)
Projection d'un film généré en direct par la parole des spectateurs. Tandis qu'il parle, le spectateur voit alors ses propres mots se changer en apparitions, comme si le langage était habité par les thèmes de l'actualité et les images qui les incarnent.

21h00 : LAURENT CHAMBERT (The Other Colors)/BERANGERE MAXIMIN/NICOLAS VERGER (Joyful Drunkenness)
Digital music performance
Trois musiciens et performers pour une situation exceptionnelle, l'espace et le temps partagé.
Un show où le tuilage des interventions combinera trames chaudes et amples, dream pop bienveillante, colère synthétique et plaisir avoué.
Découvrez leur album respectif tout récemment sorti.
Bérangère Maximin, Tant que les heures passent / Tzadik Records
Laurent Chambert, 361 / The Other Colors / LAC Records
Nicolas Verger, Joyful Drunkenness / Sortie décembre 2009, Instant net

23h : THE DROPPER
Live set Radio Jean air
The Dropper vous propose une performance musicale influencée par la nostalgie des films, de la musique synthétique et des discours. Mélange subtil entre la littérature, le cinéma et la musique synthétique, Radio Jean air sert d'exutoire à la phobie de la musique formatée et diffusée sur les grands médias.
Perfomance exclusivement diffusée par des moyens de partages simples (lien zshare).

00h00 : VERONIQUE MISSUD
Drone, projection
Petit film sur une bête en cage.


Mardi 16 Décembre 2008
La Java
105 rue du fb du Temple, 75010, Paris.
19h30 – 02h
entrée : 8 euros / prévente fnac

Liens :

Infact
..http://www.myspace.com/infactparis
..http://instantnetlabel.over-blog.fr/

Greg Beller
..http://recherche.ircam.fr/equipes/analyse-synthese/beller/

Norbert Godon
..http://www.paris-art.com/artistes/-/d_artiste/Norbert-Godon-3768.html

Laurent Chambert (The Other Colors)
..http://www.theothercolors.com
..http://www.laurentchambert.com
..http://www.myspace.com/theothercolors

Berangère Maximin
..http://www.tzadik.com
..http://www.myspace.com/maximinberangere
..http://www.orkhestra.fr

Nicolas verger (Joyful Drunkenness)
..http://www.myspace.com/joyfuldrunkenness

The dropper
Radio Jean air :
..http://www.zshare.net/audio/50390148e4448ee1/
..www.myspace.com/ubikensoda




Les silences d'Orphée
André Avril, Norbert Godon, Véronique Missud, Eric Périer des silences d'Orphée,,,
association artitistique d'instants croisés et d'humanités partagées, à la rencontre des démarches et des créations actuelles, interdisciplinaires et pluridisciplinaires, vous propose ce rendez-vous "pluri-sensoriel".



BERANGERE MAXIMIN
« Tant que les heures passent » (Tzadik)
'Entre le mentor du label Tzadik et la jeune compositrice française, le courant musical est immédiatement passé, ce dont témoigne ce premier album Tant Que Les Heures Passent publié dans la collection Composer Series. De fait, l'ancienne élève de Denis Dufour au Conservatoire de Perpignan, qui a par ailleurs fait ses armes au sein de l'entité Motus, affiche sur ce disque une personnalité musicale affirmée, passant en revue un travail de composition déjà conséquent dans la durée plutôt qu'une copie de l'instant. Depuis son home-studio parisien, Bérangère Maximin peaufine sa musique avec une méticulosité et un sens de l'équilibre qui rudoie l'écoute. Elle va puiser au cSur des larges matières sonores qu'elles traitent un sens dynamique qui confère à ces pièces une motricité évidente, une vie propre serait-on même tenté de dire. Dès lors, les nuances se manifestent avec un sens de l'humour évident ou avec un goût de la trituration rythmique qui renvoie autant à des abstractions ethniques, aux musiques improvisées qu'à un sens de la composition électronique très Aphex Twinien. Bérangère Maximin aime le direct en studio. Et cela s'entend dans cette matière sonore fertile, manipulée avec un sens organique confondant gardant à la surprise de l'écoute tout son effet vrombissant.' Laurent Catala, Octopus.
' Altogether a nourishing selection'. The Wire.

THE OTHER COLORS –LAURENT CHAMBERT
« 361 » (LAC records)
Laurent Chambert crée des volumes virtuels, des volumes en puissance qui n'ont ni masse ni poids. […] Le terme de volume débarrasse la sculpture de son préjugé ancien : l'encombrement. Le premier à le railler a été Marcel Duchamp avec sa Sculpture de voyage (1918). Etymologiquement, volumen signifie: feuilles manuscrites enroulées. Un livre donc, un feuilletage, un objet deplié, déployé. D'autre part, on parle de volume sonore, mais aussi celui d'un fleuve. Ce qu'il y a d'intéressant dans ces images, c'est qu'elles tendent à déborder l'attendu sculptural d'un solide. Un volume n'est pas obligatoirement un solide. Il peut être un flux. La première hypothèse que nous pourrions avancer serait celle-ci : construire des volumes dont la véritable matérialité, épaisseur ou profondeur consisterait en leur inscription dans un tissu urbain ou un réseau d'échanges. […] In Le cercle nautique de Pékin n°2, Frédéric Valabrègue, 1998.

JOYFUL DRUNKENNESS
Joyful Drunkenness (Instant Net)
Joyful Drunkenness est né début 2005 de la rencontre artistique et musicale entre Déborah Edorh, auteur interprète trop tôt disparue, et Nicolas Verger, compositeur et musicien. Le témoignage de la richesse de cette collaboration artistique est aujourd'hui gravé sur l'album « Joyful Drunkenness » (Instant Net).
Accompagné par OXO Factory, collectif de vidéastes performers Franco-Polonais, Nicolas Verger mène à présent ce projet dans un soucis de cohérence et de continuité par rapport aux thèmes abordés dans ces cinq pièces, mais aussi au gré de ses rêves sonores et de rencontres artistiques. ..

....
Thursday, February 28, 2008 
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Saturday, August 11, 2007 

Bonjour à tous!


Samedi dernier Pierre Henry donnait un concert au pied de l’arche de La Défense. Comment vous expliquer l’admiration que j’ai pour cette homme que l’on ne présente plus. Imaginez une carrière longue de près de 60 ans. L’homme a aujourd’hui 80 ans et laissera une empreinte indélebile au monde de la musique. Pierre Henry, c’est l’homme qui a compris, avec quelques autres dont Pierre Schaeffer, que le microphone et le magnétophone allaient radicalement changer notre manière d’entendre et de faire de la musique. Ils ont compris que le compositeur était aussi un sculteur de son.


Bref, ce samedi 4 août 2007, je me pointais donc sur le parvis de la défense. J’y découvrais une installation sonore énorme de 78 haut-parleurs entourant une place réservé au public et au milieu de laquelle trônait la console de Pierre Henry qui attendait patiemment l’heure. Je me suis assis par terre savourant l’attente d’un grand moment. Quelques amis sont venu me rejoindre, puis, vers 21 heure, Pierre Henry est arrivé sur scène accueillis chaleureusement par le public. A 80 ans, on monte lentement sur scène, certe, mais tous le monde ne fait pas à cet âge une musique d’extra-terrestre.

 

Les premiers sons se sont fait entendre, ouvrant "Une Histoire Naturelle" jouée dans sont intégralité (55’07"). Pendant cette durée, le soleil se couchait derrière l’arche de la Défense, sur un ciel sans nuage. On connait le goût de Pierre Henry pour les concerts rituels, mais là, l’atmosphère était tout simplement magique et mystique. Cela avait quelquechose à voir avec les cérémonies incas d’adoration du soleil, l’arche étant tour à tour une porte des étoiles, un totem, ou un hotel de sacrifice. Je ne pouvais pas décrocher mes yeux de ce monument attiré par l’espoir d’un monde meilleur.


Après cinq minutes de pause, le concert s’est poursuivit avec un extrait de l’Apocalypse de Jean "Six coupes de colère", puis Prisme. En pleine nuit cette fois ci l’arche étant illuminé avec son éclairage habituel. Pas de fioritures, juste la musique l’endroit et le moment ou ça se passe pour créer la magie. C’est ce qu’on appelle le minimalisme, non?


Ojectif Terre est un manifeste en trois partie, l’histoire de notre monde, de la genèse à l’apocalypse, de ses origines à sa possible destruction. Prisme est une lueur d’espoir une possible alternative à la guerre nucléaire. La porte des étoiles ne s’est pourtant pas ouverte ce samedi soir. Cependant, la soirée n’était pas finie.


L’heure des rappels est venue. Après une standing ovation, Pierre Henry est retourné à sa console avec la malice d’un grand-père qui veux faire une suprise à ses petits enfants. Alors les premiers sons de la Messe pour le Temps Présent ont résonnés sur le parvis de la Défense. Le public qui jusque là était resté assis s’est mis à danser aux rythmes des jerks électroniques transformant le Parvis de la Défense en une vaste discothèque. L’espoir est là. En chacun de nous se trouve une puissance de création capable de changer les choses. C’est bien le temps présent qui compte et non le passé où la peur de l’avenir.

En guise de cerise sur le gateaux, Pierre Henry a fini en interprétant une pièce nommée Tokyo 2002. Puis la foule encore transcendée s’est dispersée. Je garderai longtemps le souvenir unique de ce concert. Souvenir d’un moment magique ou je me suis senti transporté vers une autre dimension...