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Alain Descarmes Ciels barrés

Alain Descarmes



Last Updated: 9/22/2009

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Friday, November 20, 2009 
Thursday, November 05, 2009 
Sartre

Ce texte de Sartre fait l'objet d'une sorte d'évocation light sur mon dernier "article" du "blog Descarmes"... http://descarmes.blogspot.com

Monday, October 19, 2009 
il y a cette question d'entrer en vérité avec le monde et/ou avec toi, avec toi, qui précède toujours ton désir d'écrire par exemple un livre, qui le constitue (ce désir); et là tu ne veux pas, tu ne peux pas; ça fait un moment que c'est comme ça, tu ne veux pas, tu ne peux pas; tu traces des points-virgules à la place, des n'importe quoi, tu travailles, tu manques d'étendue, d'absence, de courage, de tristesse.
Saturday, October 17, 2009 
Envoi

"On n'est pas seul dans un parc. Mais dans la maison, on
est si seul qu'on en est égaré quelquefois. C'est maintenant
que je sais y être restée dix ans. Seule. Et pour écrire des
livres qui m'ont fait savoir, à moi et aux autres, que j'étais
l'écrivain que je suis".
Marguerite Duras, Ecrire.

On se demande un peu qui sait vivre seul, par exemple.
On se demande cela quand on est seul dans une maison ou
dans un appartement quelque part, au fond des bois. Et
pourquoi faudrait-il savoir cela, aussi.
Mais seul dans un petit appartement comme le vôtre, cela
n'est pas tellement le fond des bois, non plus. Et seul dans
ce petit appartement, je ne vois pas comment il pourrait ne
pas y avoir au moins quelqu'un d'autre que vous, mais sans
nécessité de foule. Seul dans votre petit appartement de
Paris en compagnie de Marguerite Duras qui est morte
depuis longtemps.

On n'est pas seul à savoir que cela ne se sait jamais
complètement, être soi-même, mais seulement un tout petit
peu, du bout des lèvres, entre deux portes. Même
Marguerite Duras, même Duras, je ne crois pas. Et
certainement pas seul, jamais seul. Et l'on se demande aussi
si cela ne ferait pas disparaître les choses une à une, d'être
vous et rien que cela, si cela ne ferait pas disparaître les
choses une à une, rien que d'être vous. Les choses et les
autres êtres qu'il y a dans le monde. Et non pas seulement
les fous, la guerre, la solitude. Mais cela n'arrivera pas.

C'est sans doute avec le temps que cela se fait, le temps
passé à ne pas attendre ou à ne plus attendre quelqu'un. Une
femme et le temps, dans le désordre mode d'emploi. Et je
ne sais pas si vous direz son nom, mais je ne sais pas non
plus si vous pourrez ne pas le dire, le nom de cette jeune
femme. Mais Marguerite Duras, ça oui, vous pouvez.
Le lieu c'est Paris, cela n'est pas Trouville. Un petit
appartement du centre dans lequel on se sent chez soi,
grâce à quelques objets qui vous sont chers et à la belle
lumière qui y verse, le jour. Et puis les lampes que l'on y
allume le soir, lorsque l'on boit de l'alcool. La belle lumière
de Paris. C'est ici que vous avez écrit Paranormal et Un
homme pour toi, il n'y a pas si longtemps.
Alors il y a quand même la solitude de l'absence de
l'autre, mais pas dans Un homme pour toi. Un homme pour
toi c'était un homme pour cette jeune femme et il s’écrivit
bien souvent en sa présence, chez elle ou chez vous, à la
terrasse des cafés que vous aimez, sur de petits carnets
noirs qu'elle vous avait offerts, les fameux Moleskine
d'Hemingway paraît-il, ceux de tout le monde et de
personne, les Moleskine d'elle et de vous seuls. Vous vous
absentiez ainsi en sa présence et d'accord avec elle qui
écrivait aussi, ou qui lisait, ou qui téléphonait à son amant.

Et il faut faire lire à tous les stades, quand on en a envie
et à qui l'on veut, des morceaux, des passages du tout que
l'on espère, lorsque l'on commence à espérer, et cela peut
vous venir dès le début, ou bien seulement à mi-parcours.
Ou alors jamais, je ne sais pas si quelqu'un comme Samuel
Beckett espéra jamais, par exemple, mais il faut faire lire
un peu à cause de l'amitié.
Mais c'est surtout par vous qu'il faut faire lire, par vous
qui ne vous écoutez plus, si on peut. Mais pas trop. Pas trop
parce que cela peut dégénérer très vite en fait de reniement,
le feu, les flammes, tout ce qu'on veut, Trouville. Tout ce
qu'on veut quand on se hait parfois, quand on se hait les
mots. Et quelle petite chose, quelle toute petite chose. Mais
la liberté, je le dis ainsi.
Et vous lui faites lire à elle, vous lui faites beaucoup lire
à elle, ou bien vous lui lisez à haute voix pour entendre
comment ça sonne, comme c'est égoïste de votre part, et
surtout si quelque chose est dit quand même, malgré cette
règle d'or de n'avoir rien à dire qui précède.
C'est une loi, c'est tout, ou alors cela sera autre chose, je
ne sais pas, quelque chose comme du voyage à pied dans le
désert de Gobi. Et c'est très bien aussi, le voyage à pied
dans le désert de Gobi. Mais cela n'a rien à voir avec ça, il
faut dire les choses ainsi même si elles meurent ou qu'elles
sont déjà mortes, même si on agit cette mort rien qu'en
étant soi.

Le petit appartement où cela se passe depuis pas si
longtemps est agréable au coeur de la ville, et légèrement
en retrait. Et cela n'est pas à cause des gens, cela n'est pas
grâce aux amis qui y passent ni grâce aux chats qui y vivent
avec vous. C'est grâce aux objets qui y sont et aux couleurs,
aux tissus, à la musique que vous écoutez et qui habille
parfois l'espace, votre espace du moment. Et c'est aussi
grâce à cette jeune femme qui n'habite pas chez vous. Son
nom, son nom et son visage.
Et cela n'est pas grâce à ce petit appartement de Paris,
que vous écrivez. Vous feriez cela ailleurs, n'importe où.
La folie et l'amour de Paranormal et d'Un homme pour toi,
par exemple, la folie et l'amour qui s'excluaient et ne
s'excluaient pas tant que cela. Cela n'est pas du tout comme
à Neauphle. Neauphle détermina longtemps la chose,
comme Trouville. Et puis j'étais une femme aussi, peutêtre.
Et vous un homme, peut-être.
Et la folie et l'amour ne s'excluent pas. Ce sont la folie et
tout désir qui s'excluent, ça oui, et Lacan l'a dit à propos de
Lol V. Stein. Mais Lacan n'a pas réellement dit que tout
désir et toute folie s'excluaient, il a dit qu'il ne fallait pas
que je sache, sinon je deviendrais folle. Et il n'a même pas
dit cela, il n'a jamais dit cela, que qui que ce soit pouvait
devenir folle ou fou, il a dit qu'il ne fallait pas que
Marguerite Duras sache, parce que sinon elle se perdrait et
que cela serait la catastrophe.

Vous n'avez jamais lu Le Vice-consul, ou plutôt vous ne
l'avez pas encore lu, alors cela donne peut-être de l'espoir,
ces toutes petites choses. Le type qui tire à balles réelles la
nuit sur n'importe qui, depuis ses appartements de Lahore
ou de Calcutta, vous ne savez plus, vous ne savez plus
puisque vous ne l'avez pas lu. Mais Calcutta c'était pourtant
là, Calcutta c'était là puisque c'est le nom que vous avez
donné au lieu de la folie furieuse dans Un homme pour toi.
Car vous donnez parfois des noms au lieu de la folie
furieuse, mais pas encore à la femme que vous aimez.
On écrit pour se sauver d'un amour, même quand on en
parle, ou peut-être surtout quand on parle de cet amour-là.
Parce que cela met en danger, peut-être, sinon c'est autre
chose. Et donc on veut se sauver, il y a cette nécessité.
Et on écrit peut-être aussi l'histoire d'un amour pour
l'éliminer, pour éliminer l'objet de l'amour à l'intérieur de
vous. Mais le premier mouvement serait quand même de lui
donner la vie, à cette femme à l'intérieur de vous qui
redouble l'autre, la vraie dont l'être est toujours ailleurs, la
vraie qui n'est jamais toute à vous.
Et Jacques Lacan n'a pas dit cela du tout, comme c'est
agréable, comme c'est agréable de dériver je trouve. Elle ne
doit pas savoir, elle ne doit pas savoir qu'elle écrit ce
qu'elle écrit, aurait-il plutôt dit, c'est assez différent d'il ne
faut pas qu'elle sache, sans doute. Elle ne doit pas savoir
l'heure qu'il est, mais c'est quand même une question
d'autorisation, voilà.

Une solitude que l'on peut dire réelle, ou vraie, est
atteinte d'aimer. Est parcourue d'aimer. Mais passons. Vous
vous interrogez sur l'être ailleurs de cette jeune femme.
Mais passons. Vous ne seriez pas celui qui écrit. Nous
devons expliquer cela, c'est tellement incompréhensible,
vous comprenez ? Est-ce que vous m'entendez ? Est-ce que
Marguerite Duras est quelqu'un que vous entendez
réellement ? Vous ne répondez pas ? Est-ce que vous me
voyez, alors, est-ce que vous voyez ma forme physique, là,
devant vous, dans votre petit appartement de Paris ? Vous
ne répondez toujours pas ? Vous vous dites que vous ne me
voyez pas à proprement parler, mais que vous parlez à
quelqu'un et que quelqu'un vous parle, qui est moi.
Pourquoi moi ? Pourquoi moi et non pas quelqu'un d'autre,
ou bien simplement votre imagination ? Vous ne répondez
pas ?

On écrit peut-être parfois pour ne plus entendre, et que
ça ne parle plus. Et l'alcool c'est la même chose. Ne plus
entendre ce qui s'écrit, mais surtout ce qui ne s'écrit pas.
Ne plus entendre le vide des interstices, je le dis comme
cela. Car l'écrivain entend cela, parfois, ou bien il n'entend
même que cela, cet insupportable-là. Et parfois même, son
sujet, son seul sujet c'est cela. Ce qui s'entend et ne s'écrit
pas. Et il écrit à ce sujet, autour, il écrit cela.
Quelque chose va changer, ici, et vous n'allez plus
pouvoir lui faire lire peu à peu, à cette jeune femme.
Quelque chose comme un peu de votre vérité qui serait dite
ou écrite, un peu de votre vérité mais à la fois beaucoup
trop de cette vérité, cette fois. Et beaucoup trop brûlante
serait cette vérité, beaucoup trop brûlante pour vous et
aussi pour elle.
Il y a un savoir que vous ne possédez pas, au sujet de
cette vérité, un savoir dont vous manquez même peut-être
cruellement.

Alors pourquoi n'êtes-vous pas dans le regard comme
tout le monde, comme Alain Robbe-Grillet ? Pourquoi ne
nous dites-vous pas, ce petit appartement, sa moquette est
bleue outremer, les coussins du canapé sont jaunes canari,
le lit de la chambre fait une place et demie, et les
reproductions d'Egon Schiele que vous avez là sont des
jeunes filles à demi-nues comme il se doit. Pourquoi
n'entrons-nous pas ici, dans la chaleur de ce petit
appartement où des sculptures en cinéfeuille – un fin papier
métallique opaque qui sert dans le cinéma – et quelques
peintures récentes de la jeune femme que vous aimez
parsèment l'espace ?
Nous y entrons, nous y sommes. Comment sont ces
tableaux ? Ce sont des monochromes peints à l'huile et
travaillés parfois au couteau, certains sur de très grands
formats, d'autres sur de tous petits. Et il y a un
dilettantisme à la manoeuvre, cela se sent, un dilettantisme
maîtrisé : il n'y a pas de grand discours sur l'art, chez ce
peintre, chez cette jeune femme, mais seulement de la
matière qui est là et qui se donne, qui se retire ou est
enlevée. Donnez-nous de la matière.

Pourquoi êtes-vous si immobile, si immobile
mentalement, physiquement ? Vous croyez que l'on écrit
avec des mots, c'est cela n'est-ce pas ? Et qu'il n'y a pas à
aller chercher ailleurs, qu'il n'y a pas à vivre. Quelle chose
étrange, quelle chose étrange dans ce petit appartement de
Paris. Je n'étais pas comme cela, moi. Ce refus qui vous
anime, il n’y a rien d’autre à dire, il n'y a rien d'autre à dire
peut-être.
Mais il y a quelqu'un d'autre en vous qui veut faire, et
comme forcer la chose. Et l'on entend parfois les deux, dans
ce que vous écrivez. C'est ainsi, c'est ainsi peut-être : le
souffle n’est pas nécessaire. Car si vous n'étiez pas dans le
regard, c'était d'être vous-même regardé. Et pour entendre,
c'était la même chose. Maintenant les gens veulent des
personnages, ils en veulent vous comprenez, c'est tout. Ils
veulent des corps alors que l'on ne se sait pas, que l'on n'est
pas soi-même au programme ou que l'on est obscur, abstrus,
abscons. Et foutu, parfois. Car nous sommes parfois foutus
comme seuls le sont les pauvres, les exclus, les solitaires.
Mais alors, les personnages, les corps ? Car ils veulent
des corps. Peut-être, mais cela serait tellement ne pas, ne
jamais vouloir sauver. Et s'y prêter, même, à ne jamais
vouloir sauver, s'y prêter gentiment.
Les pauvres, les exclus, les seuls. Ou bien alors des
corps, quelqu'un, des personnages. Alors choisissez. Mais
ne jamais pouvoir sauver, cela serait, leur donner ce qu'ils
veulent. Et comme c'est agréable de dériver je trouve. Car
l'on se dit parfois cela de certains dingues, ou d'un homme
politique : parce que l'on confond. On confond avec
certaines jeunes femmes qui peuplent le monde contre les
guerres, certaines jeunes femmes comme celle dont nous
avons parlé ensemble.

Maintenant vous faites l'amour avec elle, et sur un lit
précis. Cela n'est pas le lit de votre petit appartement de
Paris car c'est un lit ailleurs, un grand lit simple et les
draps sont doux au toucher, de couleur claire mais ils ne
sont pas tout blancs. Ils sont seulement de couleur claire et
il y a de la place autour, à gauche, à droite, devant. Un
grand lit et la lumière est douce aussi, autour.



"L'amour" - photographie A. Descarmes, Paris 2001.

Saturday, September 19, 2009 
Il s’agit certes d’une sorte de secret, d’une intériorité à conserver. Mais ne va pas t’imaginer ici la moindre obligation (condition habituelle du secret habituel), Paul-William, car le secret dont je t’entretiens là ne peut en aucun cas se transmettre intégralement : il est essentiellement indévoilable intégralement. Car le secret de ce secret, Paul-William, c’est d’abord qu’il soit. Mais ensuite que ce secret ne soit pas intégralement connaissable par qui que ce soit, Paul-William.

C’est la position de croire, Paul-William, qui fonde le secret dont je t’entretiens ici, cette position-là et pas une autre figure-toi. C’est la position d’ajouter foi à l’extérieur environnant, à la lumière qu’il y a ou qu’il n’y a pas, aux êtres qui sont là ou qui ne sont pas là, à ce qu’ils disent à ce qu’ils ne disent pas, Paul-William, à ce qu’ils font à ce qu’ils ne font pas, aux animaux Paul-William, la position de croire à l’attente comme aux soudains apaisements Paul-William, à la matérialité de tout cela, à l’incommunicable comme à l’incommensurable Paul-William, à la vérité qu’il y a à l’extérieur et qui est sans rapport, mon cher, sans aucun rapport avec mon secret. Et qui ainsi le fonde, qui fonde mon secret.

Alors depuis cet état de secret que je le veuille ou non Paul-William, il m’est sache-le précisément possible de venir vers le monde, et même d’interroger ou encore de chercher à obtenir. Puisqu’il y a là dehors, partout, ce que je ne connais pas et qui ne me connaît pas. Puisqu’il y a là dehors, partout, ce en quoi je crois.
Thursday, September 10, 2009 

Techniquement, la méthode de dé-densification du trop dense est la suivante : il ne faut pas s'arrêter. D'ailleurs la pensée ne s'attardera pas non plus à cette pensée-là.






http://descarmes.blogspot.com/2009/09/dedensification.html
Sunday, August 02, 2009 
Tes yeux entraient en gare des aberrations et ça me déconcernait.




(http://descarmes.blogspot.com/ COPIE LE LIEN POUR)
Wednesday, July 15, 2009 
le blog Descarmes est www.descarmes.blogspot.com (il faut copier coller le lien car myspace n'accepte pas de renvoyer directement vers l'hébergeur blogspot, pour cause de pour cause m'ont-ils d'ailleurs précisé)...

donc sur le blog Descarmes j'y fais quelques passages, récemment un truc qui s'appelle "L'été, tant d'arbres" et aussi "Aimant", de courts textes.

bises.
Monday, May 11, 2009 

Il a toujours pensé, elle avait toujours pensé qu'écrire un très grand livre, c’était un peu de la chance, c’était de la chance. Cette action très comme ça, cette petite action comme ça, et prolongée, et que l’on prolongeait. Et l’auteur qu’il y avait, l’auteur qu’il ne pouvait manquer d’y avoir et qui était celui qui avait tracé les petits signes, là, les uns derrière les autres en cette performance continue, prolongée, continue ou discontinue mais prolongée, ça oui. Qu’évidemment c’était ça qui faisait, qui avait fait un très grand livre, son auteur. Et donc certainement pas son non-auteur, en tout cas pas la disparition derrière le texte mais bien le contraire, le contraire. D’un je sans parade, d’un je absolument seul et mille, pas le contraire, pas d’un je n’y suis pas mais bien d’un j’y suis, car j’y étais.

Ensuite que c’était de ce que l’on s’accorde à nommer l’esprit, un esprit, que naissait cette petite chose-une, cette petite chose qui ferait un, juste un livre, évidence-une. Donc pas tellement d’une expérience littéraire, pas tellement. Un peu, puisque l’esprit c’était aussi les agencements et le tournicotage, le vocabulaire. Mais d’un état d’avancement spirituel, et qui se fût communiqué d’abord. Les petits signes. Mais aussi certes les petits signes précédant l’état en question, celui-ci n’ayant pas spécialement les caractéristiques ni la nature d’une brochette, d’un pompon, d’une bactérie. Les signes devançant l’état d’avancement d’un quelqu’un se communiquant, et l’écrit l’enseignant lui, l’auteur, l’illuminant d’abord lui, l’auteur. Ou alors un peu moins bien que ça, mais en tout cas en retour.

Mais le rapport de l’état se communiquant avec une bactérie pourtant, où ça ne pense pas. Où c’est, car c’était. Alors y compris la haine, et y compris ce que l’on s’accordait à nommer l’amour puisque sans cela, pas les mêmes petits signes. Rilluminant le quelqu’un de l’auteur en retour, je le dis comme nous ne le pensions pas. Et puis cette petite connotation maniaque aussi. Pas de très grand livre sans cette petite connotation maniaque. Voyez Oscar Sacher White, voyez une chambre d’hôtel, voyez cet Oscar Sacher. Et puis cet épuisement du sens, pour que ça soit de l’être.

Thursday, May 07, 2009 
BRITTWO
A. Descarmes, "Isthme", mai 2009
Saturday, April 25, 2009 

La littérature naît d’une déconnexion, d’une solitude. La transparence s’y oppose. Ainsi l’ère de la transparence n’est-elle pas propice à la littérature. La solitude dont je parle peut pourtant s’inventer au contact. Mais ce dont je parle ici, ne serait-ce pas simplement de l’inconditionné du désir ? Ou plutôt du désir comme seule condition absolue. Pas sûr. On en a vu beaucoup ne pas la désirer du tout, LA littérature. On en a vu auxquels cela s’imposait et puis c’est tout. Dans mon hypothèse en tout cas, il y aurait toujours déjà solitude. Et aucune solitude autre ne serait à rechercher.
Et puis LA littérature, puisque nous en sommes là en toute amitié, tiendrait à la fois d’une noblesse, et même de toute noblesse, mais encore du complètement foutu d’avance. Du complètement foutu depuis toujours et pour toujours. Voilà ce que l’on se dit parfois entre deux parties de pétanque. On se dit partie liée et on se dit l’aspect maudit de la chose, de la chose litt’ elle-même, voyez. Simplement quelques mots écrits, cet assemblage, cet assemblage.
Voyez aussi enfin le produit symbolique sophistiqué qu’est cet assemblage, mais encore son aspect radicalement opposé à toute sophistication, son aspect de matériel brut : une simple phrase, voyez, puis deux, puis trois, puis cinquante. Et d’un combat perdu d’avance de toute antiquité, où le réel l’emporte depuis toujours et continuera de l’emporter. Mais plus seulement le réel, aujourd’hui. L’instant technologique aussi. Achève de rendre la seule littérature foutue.

Sunday, March 22, 2009 
Il retournèrent marcher sur ses pas et applaudit que tellement ça ne leur parûmes pas officieusement possible, de s'être. Ainsi donc fallait-ils que rien ne commencèrent, au moment même où tout eûmes pu devenir ? L'instant glaça.

Les choses rebondit les unes contre l'autre, s'empoignant. Alors advenir quand même, restant coi et demeurant ainsi, pour plusieurs multiples qui échappa. Alors que dans une autre langue comme disons les anglais par exemple, il serait fallu que cela se conjuguèrent, ou bien tout. Sans compter l'effritement du sens, resté seules, humide.

En somme quelque chose devenait, qui eurent été mûrement préparée, absoutes. On pliait, on demanda, et jamais tout fut rien, jamais. Or en franche accolade et de guerre lasse, ce rien postulâmes à des indécences. Car leur temps vinrent, comme si de rien n'en commencèrent, pendant que tout périraient certainement pas.

Et ça n'étaient que l'orée, là, devisant et appuyant l'affront contre la personnage, l'obligation. Devenir enfin tout ce qu'ils et elles ne fallait pas, cette sotie. Redondant à l'intérieur de tels dehors, abrupt et cependant alléchant sa trace, filmante comme peu l'ouvraient. Ataraxique et vitupérante, pluvieux.

Oui : il en fûmes ainsi du passé des passagers au vent et au voix, comme ça disparurent, tout en dividendes, observante.
Sunday, March 15, 2009 
Lui ça le, soyons clairs. Mais si l'on aimait un peu ce qui partait et ensuite déviait, il y aurait peut-être destination et bon port. C'était à cause des relations et des décisions, si sa boussole, à cause des naissances et des périmètres tu vois. Car il ne s'agissait pour lui que d'un flot dehors, et non pas d'un à moitié dedans comme le nôtre.
La plaie et la moisson disons, si l'on voulait bien commencer par ce qui nous rapprochait. Mettons le entre deux continents, deux dérives qui se seraient effleurées sans jamais s'atteindre. Pas un parmi, mais une sorte d'extérieur à et cela l'orage, la panne et cet hormis, nous aurions pu comprendre dès l’orée que c'était pendant, je le dis comme ça, comme ça, comme ça.

Ne parlions-nous pas depuis un parce que sans matéralité, hum, dont nous aurions pourtant déployé les corps ?
Monday, March 09, 2009 
Des bars, des bars, des bars, des restaurants et des bars. Un objet pris à l'extérieur de soi.

La poésie contemporaine : presque toujours un théorème, une construction conceptuelle qui précède. Pourquoi ? Ses auteurs : presque toujours des doctorants, de futurs Docteurs. En quoi ? Mais en littérature, enfin, en littérature. Et la nécessité, l'urgence ? Ce n'est pas ça qu'on sent.

par exemple : un luxe de corail, d'épiphénomènes, de langues agiles tu vois le topo; par exemple.

Vous comprenez cet homme, à la quarante-cinquième minute toujours exactement, levait la séance. Or l'incopnscient n'est pas comme cela. Ainsi opère-t-on domestication. Et je t'emmerde.


Sunday, December 28, 2008 
Publication on line du TEXTE INTEGRAL : http://beauteetbeaute.blogspot.com (COPIER LE LIEN)Beauté et beauté