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Última Atualização: 25/11/2009

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novembro 26, 2009 - quinta-feira 




         
      Vaincue


Encore une fois je suis piégée.

Je me suis laissée prendre au charme.

Je me souviens avoir juré

De résister de toutes mes armes.


Mais mon épée était rouillée,

Mon arquebuse s'est détraquée.

La corde à mon arc s'est cassée.

Mon pistolet s'est enrayé.



Toutes mes armes sont faussées

Et contre toi rien n'a marché.

Mes précautions ont échoué.

Sous ton regard j'ai succombé.


Tes grands yeux d'ambre ont décoché

De ces lueurs d'or si intenses

Qu'éblouie je n'ai pu résister.

Je suis tombée en dépendance.


Immobile comme paralysée

Je suis restée à regarder

Ces yeux rieurs, intéressés,

Inquisiteurs et captivés.


Le jeu des regards qui se croisent,

Essaient en vain de s'échapper,

Finit bientôt. On s'apprivoise

Et on se laisse envouter.


Pas besoin de mots anodins,

D'explications ou de questions!

Ni d'attendre le lendemain...

Et pas besoin de permission!


Les regards croisés ont compris

Qu'il ne pouvait être d'autre choix.

De l'un à l'autre ils ont dit : oui.

J'étais pour toi et toi pour moi.

                   
                   ***                      
 
 
 
 
 
 
 
 
 
novembro 20, 2009 - sexta-feira 
                      Signe matinal

Comme un frôlement d'ailes est entré dans ma chambre.
C'était doux, c'était chaud comme une couleur d'ambre.

Je cherchai et n'ai vu qu'un rayon de lumière
Faisant papillonner des milliers de poussières.
Venu se promener un instant sur ma main,
Fugace et hésitant, il cherchait son chemin.

J'ai senti une douceur, comme un vent qui passait ,
S'arrètait, me cherchait et puis me murmurait
D'étranges et beaux messages comme autant de secrets.
C'était doux, c'était fort comme un vent d'amitié.

J'ai senti la présence bienveillante absolue
Et la chaleur aimante d'un ami revenu.
C'était doux et léger comme promesse d'été.
C'était une éclaircie,petit cadeau doré.

L'oiseau qui m'apporta la fleur de l'églantier
J'ai pu croire un instant que tu l'as envoyé.
Ce signe matinal me fut une tendresse.
Ma journée fut plus belle et remplie d'allégresse.

Comme un frôlement d'ailes est entré dans ma chambre.
C'était doux, c'était chaud comme une couleur d'ambre.
novembro 18, 2009 - quarta-feira 


 
Coquin d'Eros


Elle a si peur

Qu'elle se serre,

Sans impudeur,

Elle, étrangère.


Dans sa frayeur

Elle s'est jetée

Sur son sauveur

Sans y penser.



Sur le boul'vard

Il passait là,

Bien par hasard,

Ouvrit les bras.


Elle est si bien

Tout contre lui

Dans cet écrin,

Bien à l'abri.


Arrêt du temps!

Comme aboli!

Le court instant

Est infini.


Et lui, rieur,

Il ne dit rien,

D’un air vainqueur

La retient bien.


Les yeux se croisent

Tout étonnés

Et s'apprivoisent,

Comme aimantés.


Regards célestes!

Et le temps passe,

Sans aucun geste.

Instant de grâce!


Elle, sans envie

De le quitter

Reste dans son nid,

Blottie, serrée.


Lui, ébahi,

Ne comprend pas

Ce qui en lui

Le retient là.


Je crois qu'Eros

Passait par là.

Sa flèche véloce

Partit, frappa.

          
       
15/09/2009

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
novembro 14, 2009 - sábado 

  Tanguez, tango

 

Tanguez, tango,

Tango, tango!

Rythme dansé

Et cadencé!

Vous me laissez

Aller, danser

Et vous glissez

Douc'ment vos pieds.

Vous faîtes accord

De votre corps

Au cavalier

Si empressé.

 

Tanguez, tango,

Tango, tango!

 

Sous son empire

C'est le délire.

Vous êtes ailleurs

Un morceau d'heure.

Tournez les yeux,

Dansez à deux

Dans une ivresse,

Douce maitresse.

 

Tanguez, tango,

Tango, tango!

 

Il vous entraine,

Il vous enchaine

De douces chaines.

Douce est la peine.

Vous êtes prise,

Vous êtes grise.

L'âme s'envole

Et batifole.

 

Tanguez, tango,

Tango, tango!

 

Mais le temps passe.

Sans être lasse

Vous voudriez

Continuer.

Encore un peu

Du  joli jeu,

De la cadence

Qui vous balance

Et qui vous berce

Et vous caresse.

 

Tanguez, tango,

Tango, tango!

 

Et tous les deux,

Montés aux cieux

Evoluez

Bien isolés.

C'est la reprise,

La belle surprise

Qui sans rien dire

Vient vous sourire.

Petit répit

De paradis.

 

Tanguez, tango,

Tango, tango!

                   21/09/2009 

 

 

novembro 14, 2009 - sábado 

   Quand la lune pleure

 

Chaque fois que la lune pleure

Une larme touche mon coeur.

Je l'aide par mes pensées

A ne pas trop s'affliger.

J'aimerais aussi savoir

Qui lui a fait mal ce soir.

 

Toute prête aux confidences,

J'aimerais que sans défiance

Elle me fasse partager

Ce qui a pu la blesser.

Elle pourrait se soulager

D’une peine dure à porter.

 

Quand la lune tombe une larme

Tout mon être est en alarme.

D'elle, mon double et ma soeur,

D'elle, ma grande amie de coeur,

Je partage la souffrance

Quand je la sais sans défense.

 

Quand la lune pleure là-haut

Je me sens mal dans ma peau.

Son mal-être me désarme.

Je veux partager son drame.

Sa douleur est aussi mienne.

J'aimerais qu'elle s'en souvienne.

 

Que tu pleures à pierre fendre

Mon coeur ne peut le comprendre.

Ô ma lune si tu pleures

Je m'inonde de tes pleurs.

Je n'aime pas ton malheur

Et je voudrais lui faire peur.

 

Toi, mon amie et ma lune,

L'inspiratrice de ma plume,

Si tu es triste je suis

Comme toi, triste aussi.

J'aimerais te voir sourire

Et enfin revoir ton rire.

 

novembro 12, 2009 - quinta-feira 
novembro 11, 2009 - quarta-feira 

            Nuages

 

Je rêve devant les nuages

De les saisir au passage,

De les prendre dans ma main,

De pouvoir savoir enfin

S'ils sont doux et veloutés,

Accueillants et ouatés.

 

J'ai envie de les toucher

Ces nuages si légers,

Nuages d'un gris si doux

Ou sombre comme le coucou,

Gris plus tendre de tourterelle

Ou précieux comme le gris perle,

 

Envie de les embrasser,

Les flairer, les caresser,

Savoir s'ils vont disparaitre

Sans que je puisse les connaitre,

Comme si c'était interdit

De peur qu'ils se liquéfient.

 

Même les noires cavales

Qui filent et qui s'emballent,

J'aimerais les chevaucher

Et pouvoir les diriger

Vers des mondes sans nuages

Pour leur apporter breuvage.

 

Je percerais le secret

De leurs merveilleux ballets.

Je pourrais aussi entendre

De plus près et puis comprendre

Ces éclairs et ce tonnerre

Qui apeurent les gens sur terre.

 

Tu peux rêver aux nuages,

Inventer leurs paysages.

Le nez en l'air tu reçois

Une goutte et vite, ma foi,

Tu vas te mettre à l'abri.

Tu n'es plus aussi hardie.

 

14/09/2009

novembro 8, 2009 - domingo 
Dansons encore un peu!!!





   Si on dansait?

 

Et si on dansait?

Si on s'oubliait

Dans un pas de deux,

Une valse à deux,

En s'étourdissant

Au rythme des temps,

S'enivrant des pas

Entourée de bras?

 

Et si on dansait?

Et si on chantait

Tout cet amour fou,

Là, joue contre joue,

Oubliant le monde

Dans la jolie ronde

Des corps amoureux

Et des idées bleues?

 

Et si on dansait

Sur une portée

Comme des notes gaies

Dans une envolée

En virevoltant

En folles virées,

Musicalement,

En arpèges légers?

 

Et si on dansait

La danse de la vie,

De l'amour parfait,

Sans crainte, sans souci,

Voyant tout ce beau

Tout autour de nous,

Portant le flambeau,

Sans aucun remous?

 

Et si on dansait?

                               09/09/2009

novembro 7, 2009 - sábado 

 Tango, tango

 

     Tango, tango,

Le romantique,

Par ta musique

Tu nous aspires.

Le coeur chavire.

 

La lumière bleue

Eclaire si peu!

On peut se croire

Seuls, dans le noir.

 

Le rythme lent

Et envoûtant

Endors nos peurs,

Eveille nos coeurs.

 

Les yeux s'embuent

De buée bleue,

Sans retenue

Divaguent un peu.

 

On laisse aller

Sans rien penser

Nos corps lascifs,

Séduits, captifs.

 

On est si bien

L'esprit enclin

A la tendresse,

La douce ivresse.

 

Sans se presser

Pour faire durer

Le bel instant,

On danse, lents.

 

Les corps s'accordent,

Désirent encore

Vibrer ensemble

Et le coeur tremble.

 

En pâmoison

La déraison

Peut survenir

En doux délire.

 

On oublie tout.

C'est un peu fou

Comme cette danse

Vous met en transe.

 

Arrive la fin

Et l'on se tient,

Encore un peu,

Dans un adieu.

 

     Tango, tango,

Le romantique,

Sous ta musique

L’on expire.

Le coeur chavire. 

 

                      14/09/2009

novembro 3, 2009 - terça-feira 

     Le violon pleure

 

Le violon pleure dans la nuit.

Il va chercher au creux de l'âme

Un peu de cette forte émotion

Qui nous étreint en communion

Et semble transformer en drame

Le chant d'un amour qui s'enfuit.

 

Les cordes gémissent sous l'archet

Qui cherche à les martyriser.

De longs sanglots mystérieux

S'échappent, s'étirent, malheureux.

On meurt d'envie de consoler

Ce chagrin caché et secret.

 

Ma main qui tremble dans ta main

Transmet les émotions soudaines

Qui m'envahissent et je perçois

Que toi aussi tu les reçois.

C'est comme si c'était notre peine

Qui s'exprimait dans le lointain.

 

 

Tous ces gémissements résonnent,

Nous troublent et nous font entrevoir

Ce qui pourrait nous arriver.

Alors comme pour nous rassurer

Nous nous serrons très fort pour croire

Que rien n'atteindra nos personnes.

 

Brisant les rideaux du silence

La peine qui pleure dans la nuit,

Sous l'archet vibrant de tristesse,

Envahit tout et nous caresse

De sa douleur et nous confie,

En grand secret, sa confidence.

                                       12/09/2009

 

outubro 30, 2009 - sexta-feira 

 

          Il pleut des cordes

 

Les lances d'eau frappent les vitres

Venant blesser mon âme triste.

Elles dessinent, écrivent le titre

De mon roman noir alarmiste.

 

        Il pleut des cordes

        Dans ma vie.

        Mon âme s'accorde.

        Je m'ennuie.

 

Les coups répétés sur mon âme

Me font des bleus et des blessures

Et je suis en plein psychodrame.

A présent je suis sans armure.

 

Quand la violence explose soudain

Dans une apothéose de feu

Mon coeur sursaute et enfin

Se réveille, pris d'une peur bleue.

 

L'orage est loin et tout s'apaise.

Me reste une mélancolie.

Et si les éléments se taisent,

Dans mon âme s'installe l'ennui.

 

        Il pleut des cordes

        Dans ma vie.

        Mon âme s'accorde.

        Je m'ennuie.

                                   10/09/2009 

 

       

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

outubro 26, 2009 - segunda-feira 

  Vertige, voltige

 

Vertige, vertige

Et tout ondule...

Voltige, voltige

Et tout bascule...

 

Comme l'eau bleue

Qui tourne en bulles,

C'est le grand jeu

Des corpuscules.

 

L'écume la borde

De sa mousse.

La vague déborde

Sur plage douce.

 

La libellule

Funambule

Et somnambule

Fait le pendule.

 

Chaleur d'été!

Dans l'air bleuté

Dansent des fées

Illuminées.

 

Les graines légères

En montgolfières

Montent, accélèrent,

Deviennent poussières.

 

Danseuses glissent,

Filent en coulisses,

Font des caprices

Avec malice.

 

Vertige, vertige

Et tout ondule...

Voltige, voltige

Et tout bascule.

 

   28/08/2009

 

outubro 26, 2009 - segunda-feira 

    Le rond point

 

Allongés sur la nationale,

L'oreille à la route, collée,

Les rares autos estivales

Nous les écoutions arriver.

 

Le goudron collait à nos pieds

Par les chaudes journées d'été.

Jouant les indiens aux aguets

Nous étions en sécurité.

 

Pas de fiers chevaux galopant

Comme dans nos livres d'enfant!

Seule une auto, de temps en temps,

Venait troubler nos jeux d'antan.

 

Les véhicules étaient si rares

Et circulaient si lentement

Que nous avions alors le temps

De nous mettre bien à l'écart.

 

Aujourd'hui tout a bien changé.

Un grand rond point a remplacé

Le carrefour où tout l'été

Nous passions sans aucun danger.

 

Les nouvelles voies ont dévoré

Les champs de blé et les verts prés.

Le paysage est si changé

Que je me sens à l'étranger.

 

L'immense rond point a remplacé

Les petites routes de notre enfance.

C'est comme s'il nous avait volé

Une partie de notre existence.

 

                            26/08/2009

outubro 23, 2009 - sexta-feira 

             Départ

 

Quand elle sort de la gare

Elle a l'air d'être ailleurs.

Elle va, les yeux hagards,

Embrumés par les pleurs.

 

Derrière ce voile d'eau

Elle se retire en elle,

Revoit un peu plus tôt,

Sa vie qui se morcelle.

 

Tôt ce matin encore,

L'aube à peine levée,

Elle sentait son corps

Contre elle se reposer.

 

Sa chaleur était douce.

Pas envie de bouger,

De déranger d'un pouce

Le dormeur bien-aimé.

 

Elle le mangeait des yeux,

Se gorgeait de sa vue,

S'imprégnait peu à peu

De lui qu'elle n'aurait plus.

 

Immobile, savourant

Très fort la chère présence

Elle vivait ce moment

D'un amour si intense.

 

A peine elle osait

Suivre du doigt sa tempe

De peur de l'éveiller.

Elle dessine une estampe.

 

Elle humait doucement

L'odeur du corps bruni,

Surprise, retrouvant

L'endormi de la nuit.

 

Elle écoutait, bercée,

Les battements légers

De ce coeur éveillé,

Toujours à ses cotés.

 

Essayant, aux aguets,

De se lover tout près,

Ses gestes elle retenait

De peur de l'éveiller.

 

Comme elle aurait voulu

De ses bras l'entourer,

Sans aucune retenue

Le serrer, l'embrasser!

 

Maintenant elle est seule,

Seule avec son chagrin,

S'enferme dans son linceul.

Elle ne regarde rien.

 

Dans la rue elle va,

Aveugle, désemparée,

Bien loin de sa bouée

Qui l'a, seule, laissée.

 

outubro 20, 2009 - terça-feira 

             Petite feuille

 

Moi, petite feuille qui tremble au vent,

Quand passe le souffle de ta voix

Je sens des murmures s'élever

Pour chanter toute la volupté

Qui monte doucement en moi,

Moi, petite feuille qui tremble au vent.

 

Quand frissonnante je te chante

Ma musiquette toute attendrie

Sans faire grand bruit, très doucement

Mais attachée solidement,

Telle l'odalisque au coeur épris

Tu ferais de moi ta servante.

 

Moi, petite feuille qui tremble au vent,

Je sens mon coeur froissé, troublé,

Qui ne sait plus pourquoi, comment

Il s'est laissé voler pendant

Une risée de vent d'été,

Moi, petite feuille qui  tremble au vent.

 

La petite feuille qui tremble au vent

Se mettrait à genoux pour toi,

Partirait conquérir le monde

Si c'est ta volonté profonde

Même si son coeur est plein d'effroi,

La petite feuille qui tremble au vent.

 

                           31/08/2009