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Current mood:  indescribable
Voici la chronique de l'album "Posthumes" de One More Season parue sur le webzine French-Metal.com:
Note : 17/20 Une intro très douce, calme et apaisante, étrange, "Posthumes" parait très zen en apparence. Puis l'album débute sur des guitares aux compositions travaillées, ensuite le chant survient, et c'est une bonne surprise, ici fini le chant hardcore métal des filles qui se la jouent "gros bourrins" à la Arch Enemy, là on a une vraie voix féminine, belle mais pas "gnan gnan" comme les voix lyriques à la Nightwish, non là c'est une belle voix, travaillée mais qui reste très fragile... Le mélange est extrêmement suprenant, et moi qui, je ne vais pas vous le cacher, déteste les voix féminines, particulièrement dans le métal et HxC, là je suis plutôt convaincue par la voix sublime de la chanteuse de One More Season : Nadège Teri. Le CD est aussi excellent musicalement, des compositions très suprenantes, où chants et riffs de guitares se complètent et forment un metal aux frontières du rock atmosphérique, brutalement doux. Je n'ai pourtant écouté que les 3 premières pistes, mais j'ai d'ores et déjà adoré la chanson "29th July" et le style du groupe. Je poursuis donc l'écoute... Au fil des morceaux, je reste sur mon avis, l'album "Posthumes" est un très bon album, les compositions étant variées, travaillées et la voix tellement originale, dure à décrire en tout cas. La seule attaque sonore de l'album sera le début de "Eros Salvation". Mais le plus remarquable sur cet album est surement le fait que "Posthumes" s'écoute d'une traite, il n'y a aucune coupure, par vraiment d'intros ni d'outros, à peine le temps pour respirer. Les compositions ressemblent parfois à des solos guitare frôlant le death ("Mirobolis Consternatus Part 2"). L'artwork de l'album (Julien Levy) reste fidèle au ton de "Posthumes", sobre, doux, mais étrange, et qui dissimule quelques talents bien cachés je le confirme. Au final, je me serai presque sentie autant détendue que quand j'écoute du Massive Attack ou du Portishead. Bon allez je m'arrête là, vous l'aurez compris, c'est très bon, achetez cet album.
Lien direct vers la chronique: http://www.french-metal.com/chroniques/onemoreseason.html
Voici la chronique de l'album "Posthumes" de One More Season paru sur le webzine Obsküre.
Malheureusement, le titre de "Posthumes" n'est pas folklorique, et c'est réellement à l'unique oeuvre d'un groupe qui vient de tirer sa révérence que nous avons affaire. Faisant parler de lui dans les scènes les plus confidentielles du hardcore (à savoir post-hardcore et screamo underground) depuis quelques années, One More Season n'avait jamais sorti de véritable album. C'est maintenant chose faite. Mais il n'y en aura pas d'autre, car le groupe Montpelliérain (dont la chanteuse Nadège officiait auparavant chez Romeo Is Bleeding, autre ex-grand nom du Screamo UG français) vient de splitter, tout à fait conscient que "Posthumes" serait la seule oeuvre de sa vie ; perte s'avérant sincèrement regrettable à l'écoute d'une musique exaltée, manquant peut-être çà et là d'une certaine finition, mais jouissant d'un intérêt certain.
A mi-chemin entre les saturations chargées d'émotion de Mihai Edrisch, parcourues d'un souffle planant hérité du rock atmosphérique ou du post-rock (l'intro "Radiant Oblivion, terriblement planante), et le chant efficace et habité plus clairement pop, « Posthumes » est un hybride qui sursaute et s'apaise tour à tour, s'embrase le temps d'une éruption désespérée ("Mirobolis Consternatus 1"), s'entremêle en sensations confuses et profondes à l'occasion d'un "Impatience" jalonné d'accents Björkiens et discrètement électroniques. La beauté se fait évidence, couplée à une intensité qu'on ne retrouve certainement pas chez les groupes qualifiés d'emocore de grande distribution. La démarche de One More Season n'est pas ancrée dans une insignifiante recherche d'efficacité ; l'expérimentation est de mise, sans exclure la force émotionnelle d'un genre qui prend racine dans un hardcore sauvage, emphatique et ravagé d'angoisses (Fugazi?), et les guitares sursaturées s'envolent en un magma venteux qui noie avec élégance un chant exceptionnel de justesse. Juste avant de se montrer timides et cristallines ("Mirobolis Consternatus 2"). Parfois un peu anarchiques, les structures n'en deviennent pas pour autant bancales et confèrent à l'ensemble une vivacité vaste et labyrinthique qui sied très bien à l'univers du combo. Seule carence alors, l'impact amoindri par une trop grande brièveté, et la sensation que la recette aurait pu être davantage encore approfondie, léchée, explorée.
Néanmoins, One More Season, en traçant sa propre voie, clamant certes un héritage artistique mais le mettant au service de l'expression de son unicité, fait de ce décisif "Posthumes" une expérience à tenter.
Voici la chronique de l'album "Posthumes" de One More Season parue sur le webzine W-Fenec:
"Seul et unique album long format signé One More Season, Posthumes porte malheureusement bien son nom. Ultime témoignage discographique d'un groupe disparu avant de pouvoir réellement le défendre, ce disque ne doit son existence qu'à la persévérance de Cédric (ex-Overcome) du label Target Practice Records, sans qui l'album serait sans aucun doute tombé dans l'oubli. Merci à lui... d'autant que dès les débuts de "Radiant Oblivion", complètement happé par la beauté de ces choeurs féminins qui survolent un titre introductif délicat et organique, on ne peut que souligner la pertinence de sa démarche... "29th July" vient soudainement briser le calme apparent. Assaut de la batterie, riffing épileptique et salvateur, on assiste alors à une véritable démonstration post-noise métallique complètement sublimée par un chant évoquant une Maura Davis (ex-Denali, ex-Ambulette, Glös...) tout droit sortie de son univers pop douceureux pour s'essayer à quelque chose de plus métallique et ravageur. Porté par des instrumentations au diapason, le chant instille avec une élégance folle des mélodies délicates aux envolées stratosphériques. Le magnifique dyptique "Mirobolis Consternatus Part I & II" est, à ce titre, symptomatique de la musique du groupe. Difficile de ne pas succomber... Entre mélodies éthérées façon Mogwai, noise à la Made out of Babies, post-metal/hardcore évoquant autant Envy que Pelican, One More Season trouve sa place dans un style musical pourtant parfois galvaudé. Rythmiques psychotiques à la Botch, guitares saignantes, mélodies envoûtantes, les montpeliérains jouent avec les contrastes, mettant un point d'honneur à livrer un album brut de décoffrage enveloppé de douceur atmosphérique, menant d'une main de fer des compositions qui prennent toute leur intensité quand elles sont exécutées munies d'un gant de velour. Section rythmique qui martèle son propos, chant au diapason, quelques nappes électro projettant l'album dans un univers parallèle, on pense autant à Björk ("Impatience" et ses textures trip-hop) qu'à Cave In ou Knut pour les vagues de décibels et d'émotions saturées qui s'abattent sur nos conduits auditifs. Ceux-là même, pas fâchés du traitement sonique infligé par le groupe ("Eros salvation"). Au rayon prod, c'est à la fois dense et feutré, massif et délicat, Christian Carvin est décidément un excellent producteur mais au vu du CV du bonhomme, est-il encore utile de le souligner ? Toujours est-il que la première partie d'"Emotional work" est un modèle de puisance chaotique quand la seconde développe une dramaturgie musicale maîtrisée de la première la dernière ligne... ce, pour se refermer sur un final intense qui trouve son prolongement naturel sur le très long et majestueux "Elusive". Une véritable ode pop électro à fleur de peau, d'une mélancolie rare, où les vocaux masculins/féminins s'entrêmelent inexorablement jusqu'à l'ultime crescendo et un épilogue en forme de "ghost track" ("Tokyo"), trip-rock et gracile. Comme un dernier mélange musical pour souligner l'étendue de la palette artistique développée par One More Season autant que son talent rare et malheureusement trop tôt disparu... Magistral... Indispensable..."
Lire la chronique sur le site de W-Fenec.org: http://www.w-fenec.org/metal/one-more-season,3865,posthumes.html
Voici la chronique de l'album "Posthumes" de One More Season parue sur le webzine Eklektik:
Ecrire une chronique comme on écrit une oraison funèbre voilà bien une singularité à laquelle je me plie avec surprise ici. Mais peu importe la surprise me direz-vous tant qu'elle est bonne. Certes. Si on omet que Posthumes est et sera le seul et unique album de One More Season alors oui, cet album est une belle surprise, de celles dont la scène française est trop avare à mon goût. Unique album donc car le groupe a splitté peu de temps après son enregistrement en mai 2006. Composé alors de Nadège (guitare/chant, ex-membre de Romeo Is Bleeding), Lucille (guitare), Krystel (basse) et Mathias (batterie), les sempiternelles raisons personnelles auront eu raison du groupe. Il faudra attendre juin 2007 et la création du label Target Practice par Cédric, ex-membre de Overcome Records) pour que cet album soit mixé, masterisé et voie le jour. Vous ne l'attendiez pas. Nous non plus, soyons honnêtes. Et j'avoue d'ailleurs toujours une certaine incompréhension vis à vis de cette sortie, certes des plus courageuses si l'on se plie aux affres de la passion mais commercialement –oui le mot est jeté !- un rien suicidaire. Quoiqu'il en soit cette sortie est des plus intéressantes pour tout fan de la scène post-core tendance emo – oulà un gros mot ! – et on applaudit cette première sortie de Target Practice.
Si vous vous penchez donc sur le tombeau de One More Season, vous y découvrirez une musique où intensité et émotion sont les maîtres mots, où les compositions oscillent entre envolées métalliques et atmosphères mélancoliques devant bien plus au rock atmosphérique qu'aux perpétuels accords laminaires et doucereux ayant cours depuis quelques années maintenant au sein de la scène post hardcore. Un feeling féminin se dégage de ces morceaux, à la fois suave et puissant, taillé au c--ur de cette force toute féline et porté par la voix enjôleuse de Nadège, nous rappelant inévitablement les aspirations de Björk ou les retenus maladives de Julie Christmas (Made out Of Babies/Battle Of Mice). Les minutes s'égrènent, on plonge dans cet univers mélancolique et nostalgique – à l'image des photos noir et blanc du livret - avec une certaine délectation, un rien coupable. Mais tellement ensorceleuse que l'on cède à ces charmes et à cette musique toute de sensibilité. Sans rémission. On aimerait en savoir plus, en écouter plus… On aimerait lire au delà des mots et des accords ce qui motive une telle écriture, une telle voix, une telle musique. Dommage. La pierre est scellée. Et seuls ces huit titres et leur neuvième piste bonus composent le funeste testament de One More Season. Leurs trois premières demos vous consoleront peut-être?...
Lien direct vers la chronique: http://www.eklektik-rock.com/chro.php?chro=1828
Voici la chronique de l'album "Posthumes" de One More Season parue sur le magazine Transit:
Savez-vous combien il est frustrant de ne pas trouver les mots adéquats afin de définir un album juste magistral? Savez-vous combien il est rageant de s'apercevoir que ledit album sera le dernier de ce groupe français, puisque celui-ci a splitté peu après l'enregistrement? Mon désarroi se mêle à celui de One More Season, qui s'évapore vers un postrock-screamo-hardcore audacieusement dramatisé grâce au chant exclusivement féminin parfois à la limite d'une dissonance calculée. Et si le groupe n'a pas survécu à cette saison supplémentaire, ce 'Posthumes' sera, lui, éternel, avec une 'Impatience' presque trip hop ou un 'Emotional Work' plus lourd, dont la puissance est freinée par un passage calmement doucereux et déstabilisant. Avant-gardiste? Certainement. Inclassable? Encore plus. Mais ces termes restent trop faibles et inexacts pour vous faire ressentir l'intensité de cet opus. Une question subsiste: pourquoi diable avoir tué le poussin dans l'oeuf?
Pour consulter la chronique directement sur le site de Transit: http://www.transitmag.ch/transit.php4?page=kros&var=idkro&idkro=2660
Voici la chronique de l'album "Posthumes" de One More Season parue sur le webzine Noisy Town:
Il n'y a jamais vraiment eu beaucoup de filles dans le monde du screamo / hardcore et quand il y en a, elles ne restent pas aussi longtemps actives que les hommes, allez savoir pourquoi. Originaire de Montpellier, One More Season a été l'un des rares groupes presque 100 % féminin à s'être faufiler dans les meilleurs rangs de la scène emo screamo française, aux côtés de Mihai Edrisch, Daïtro, The Third Memory, Gameness, Curtiss, Marvin, partageant également l'affiche avec These Arms Are Snakes, Knut, Impure Wilhelmia etc. Après pas mal de démos, une flopée de concerts et quelques changements de line up, la formation se stabilise enfin en 2005 avec Nadège (guitare et chant), Lucille (guitare), Krystel (basse) et Mathias (batterie) qui décidèrent enfin d'attaquer l'album un an après. Mais le groupe se sépare peu de temps après l'enregistrement. L'album ne verra donc jamais le jour, enfin presque. Target Practive (label associatif fondé par Cedric en été 2007, ex-Overcome Records) décide de sortir l'album un an plus tard, intitulé Posthumes et composé de pas moins de huit morceaux et un titre bonus. On découvre ainsi la dernière facette du groupe, le grand tournant même.
Le groupe ne fait plus autant de bruit qu'à ses débuts et a préféré privilégier une ambiance musicale à mi chemin entre le post rock d'un Mogwai et la lourdeur instrumentale d'un Pelican, voir Knut. On retrouve quand même quelques clins d'--il (fort bien réussi) à l'emo screamo à fleur de peau, l'influence metal est toujours là et One More Season s'est également permis quelques sons électro qu'on retrouve chez Björk. Ce savoureux mélange laisse place à un rendu musical plus que satisfaisant, des guitares qui savent jouer sur l'émotion et une section rythmique toujours là pour soutenir la puissance qu'on connait chez One More Season. Par contre niveau chant, même si Nadège a une super belle voix, ça veut pas. On se rapproche de tous ces groupes de metal à voix féminine trop chiant pour mes oreilles et c'est bien dommage. Il y a quand même certains moments agréables où le chant colle assez bien à la musique ("Elusive" qui est vraiment classe, certains passages de "29th July", "Tokyo"... en gros dès que la musique se fait plus pop electro / trip hop) mais de manière général ça a du mal à passer, sans doute parce que je n'aime pas les voix féminine aussi mélodique pour ce type de musique. Pourtant la miss a un chant comparable à celui de Björk que j'aime particulièrement. C'est donc une mi-réussite et mi-déception pour ma part, une musique super envoutante mais un chant qui fait vraiment défaut à mes oreilles. L'album peut s'écouter dans son intégralité sur leur myspace.
Lien direct vers la chronique: http://www.noisytown.com/spip.php?article968
Voici la chronique de l'album "Posthumes" de One More Season parue sur le webzine Next Clues:
Ce 8 titres (plus un titre bonus) porte bien son nom car ce groupe, à l'origine de Montpellier, n'a pas survécu au studio. Nadège, Lucille, Krystel et Mathias ressemblaient encore à un groupe de riot grrrls début 2007, mais à l'heure où ils ont enregistré Posthumes le chant de Nadège ressemblait surtout à du Evanescence, du Queen Adreena ou même du Björk, ce qui fait que certains titres comme Mirobolis Consternatus 2 ressemblent pratiquement à de la pop. Impatience est une petite chanson avec quelques machines rythmant une partie de piano. D'autres pistes sonnent encore métal et Eros Salvation et Emotional Work rappellent par moments ce qu'était le groupe sur scène. Vous qui connaissiez One More Season serez sûrement surpris par ce changement de direction, les plus radicaux ne comprendront probablement pas, les autres se délecteront des ces mélodies de guitares et de ces chants qui s'entremêlent, car pendant l'enregistrement un très bel effort a été fait à ce niveau là. L'album est en écoute complète sur le site de ce nouveau label monté par un ex-membre de l'équipe Overcome (comme le dit la feuille livrée avec le disque promo), vous pourrez donc vous faire une idée. Il faut reconnaître que ça risque de nepas être facile, de sortir comme première galette un disque posthume - pour vendre, c'est sûrement mieux si le groupe a de l'actualité... Cédric a au moins eu le mérite d'offrir à One More Season l'aboutissement de 7 ans d'existence. (7/10)
Lien direct vers la chronique: http://www.nextclues.com/records_selected.php?idrecords=3361
Voici la chronique de l'album "Posthumes" de One More Season parue sur le webzine Muzik Industry.
Genre : rock hardcore atmosphérique (t'aimes les étiquettes? apprend celle là!) Si vous aimez : Pelican, Anathema, Lacuna Coil, Mogwai, Bjork Créé en 2001 sur des bases screamo, One More Season est un groupe de Montpellier à haute teneur féminine. Au niveau de la musique la formation puise dans le bon, le très bon même. De la douceur progressive d'un Mogwai jusqu'à la lourdeur d'un Pelican en passant par moment par le chaos torturé d'un Knut, on peut dire que c'est formidablement bien réussi. Oui c'est bien cool tout ça mais malheureusement pour moi ça se gâte à l'arrivée de la voix, car chez One More Season les envolées lyriques chargées d'émotion sont de rigueur, et ça me rappelle immédiatement une certaine vague de métal atmosphérique qui n'est pas du tout ma tasse de bière. Cette voix, même si elle rappelle quelques trop rares fois le meilleur de Bjork ou de Deftones, redescend surtout leur musique à mes oreilles au rang de d'Evanescence post hardcorisée, en mieux quand même. En gros vous aurez compris que ce n'est pas pour moi. C'est con, en instrumental j'aurais trouvé ça génial. En tout cas la production est excellente (enregistré par Christian Carvin) et à défaut de textes le livret est constitué de belles photos c'est déjà ça. Ah et j'oubliais, One More Season a splitté il y a un an, après l'enregistrement de ce premier album d'où l'intitulé de ce dernier.
Lien direct vers la chronique: http://www.musik-industry.com/chroniques_details.php4?Num=511
Voici la chronique de l'album "Posthumes" de One More Season parue sur le webzine Nawak Posse:
"Né en 2001, mort en 2006. Originaire de Montpellier, ce quatuor pourtant tant prometteur accouche d'un mort-né d'où son triste nom " Posthumes ". Mélodies émoïsées, chant féminin lyrique et passionné chargé jusqu'à saturation d'émotions. La musique est singulière et l'atmosphère qui s'en dégage également ; entre son métallisé et son planant, le quatuor fait la part des choses en dégageant une intensité émotionnelle rarement égalée. Enregistrement intéressant signé C. Carvin (ETHS, CURTISS…). Ces 8 titres étaient les premiers et avaient l'air vraiment encourageants pour la suite. Très bon album à la portée de tous."
Lien direct vers la chronique: http://nawakposse.com/kroniks/onemoreseason.html
Voici la chronique de l'album "Posthumes" de One More Season parue sur le webzine Core And Co (http://www.coreandco.fr/).
"Posthumes, album qui porte malheureusement bien son nom, testament d'un groupe lu après sa mort, ce dernier ayant splitté l'année dernière déjà. Un testament comme seule et unique preuve du talent de ce combo, et c'est donc avec un brin d'amertume que l'écoute se fait.
Histoire de recadrer le groupe, il faut se placer en 2001 à Montpellier, One More Season débute sa carrière et se fait vite remarquer de part son talent mais aussi de part son line-up peu courant. En effet, les trois quart du groupe sont féminins, chose rare dans le milieu emo/screamo. Le groupe apparait en pleine émergence de la nouvelle vague screamo européenne, aux côté de Mihai Edrish, Daitro et autre Impure Wilhelmina avec qui elle va tournée et se forger une bonne réputation. Après une démo et deux maxis le groupe se décide enfin en 2006 d'enregistrer leur premier album, et malheureusement le dernier.
On débute donc l'écoute de Posthumes avec "Radiant Oblivion", lente et tranquille ouverture, bercée par des vocalises féminines, quelques arpèges et souffles électrorganiques divers. On est rapidement happée par cette douce introduction qui nous mène au second morceau. "29th July", casse l'atmosphère paisible et y va de sa rage, envoyant riffs saccadés, batterie épileptique, le tout sublimé par la voix de Nadège. Le chant, totalement maitrisé, est l'élément clef de ce combo à n'en pas douter. Tout en nuance, en finesse, il s'adapte aux différentes atmosphères de l'album, pouvant aussi bien être rageur que mélodique et planant à souhait. Parfois proche de Björk, il fait également penser à Maura Davis (ex-Denali), les deux chanteuses partageant ce timbre envouteur et âpre à la fois. Mais n'oublions pas les musiciens, ces derniers distillant de très belles mélodies, toute en délicatesse, lorgnant du côté du post-hardcore à la Envy, alternant passages massifs ("Emotionnal Work") et envolées atmosphériques (le sublime diptyque "Mirobolis" ou "Elusive"). Les mélodies sont réellement envoûtantes et touchantes, portant l'auditeur tout au long des huit morceaux sans jamais le perdre et l'ennuyer. Les quelques fans du groupe seront surpris tout de même de ne plus entendre un seul cri de la part de Nadège, plus aucune partie screamo n'étant présente, le groupe préférant s'attarder sur l'aspect atmosphérique des compositions. A l'image de l'introduction ou d' "Impatience", les nappes électros sont très présentes, rappelant un peu Radiohead mais surtout l'islandaise citée plus haut. L'album se clôt sur le somptueux "Elusive", morceau fleuve de neuf minutes à l'émotion à fleur de peau, montant progressivement en tension pour un final de toute beauté aux envolées de guitares cristallines et aux arpèges vocaux tout simplement à tomber, laissant l'auditeur pantois.
Particulièrement touchant et beau, ce Posthumes est une des surprises de cette année. Porté par des moments de Grace remarquables que l'on doit à la chanteuse et à des envolées guitaristiques de toute beauté, cet album ne semble souffrir d'aucun défaut, si ce n'est quelques influences parfois bien marquées. Le seul regret qui persiste et persistera longtemps concerne l'aspect testamentaire de cet album, signant la mort de One More Season (sic).
P.S : à noter la présence d'une piste cachée à la fin d' "Elusive", plus acoustique, et qui vaut le coup."
Lien direct vers la chronique: http://www.coreandco.fr/aff_chronique.php?article=1154
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