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Last Updated: 10/21/2009

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Signup Date: 3/29/2007

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Tuesday, July 29, 2008 
Source : Fake For Real



Ah ah, on vous l'avait bien dit que c'était bien ! On n'avait pas menti ! Il faut dire qu'on l'avait déjà testé, le Josh Martinez, lors de cette soirée de janvier 2007 où il avait surpassé en impact les pourtant charismatiques 2Mex et Awol One. On savait que le Canadien était une bête de scène, un performer, un entertainer. Au point, comme me le soulignait fort justement mon voisin, de sublimer en live ses titres les plus fades, de transformer des chansons ternes en hits, une fois déclamées devant un public. Et le public, par chance, a répondu présent pour ce nouveau concert parisien, organisé en plein air par Glaz'Art, malgré une date estivale et peu favorable, malgré un ciel gris et un temps menaçant. Qu'ils l'aient connu ou pas avant ce soir, les gens ont réagi. Ils ont dansé, ils ont bougé (mais à l'échelle parisienne hein, raisonnablement) devant le quasi one-man-show du fou chantant du rap canadien.



Rien qu'avec sa dégaine, rien qu'avec sa barbe, son chapeau, sa veste et sa chemise mauve à jabot, il était évident pour les néophytes que celui-ci serait un pitre et un original. Qui plus est, les mêmes nouveaux-venus découvraient ce soir que cet hurluberlu savait parler français, et qu'ils prendraient largement le temps d'échanger avec eux, d'aligner quelques anecdotes sur les pizzas gratuites de Reykjavik ou sur cette interview insensée lue dans l'avion, et dans laquelle Jon Bon Jovi, brisant le mythe, confessait avoir un petit sexe.

Josh Martinez aime faire le mariolle, qu'il parle, qu'il rappe ou qu'il s'active à tout autre chose. Il danse, il bouge, il joue au mime Marceau. Il imite l'accent québécois, il fait semblant de jouer de l'harmonica avec son nez, il se sert de son pied de micro comme d'une guitare, il s'accommode sans mal d'un olibrius enivré qui lui emprunte son micro pour rapper du Assassin (on a craint un temps que ça ne dégénère en concours de slam…). Il se lance même des défis, comme ce morceau entier interprété la jambe en l'air, un verre de Coca en équilibre sur la tête.



Epaulé par le DJ irlandais Flip, le Canadien sait aussi varier les plaisirs en matière de musique. Le prochain album est bien sûr à l'honneur, via notamment une interprétation mimée de "Fight or Fuck". Mais les vieux tubes de l'excellent Good Life EP comme l'hédoniste "Another Day Another Dollar", ou le très beau et downtempo "Splitville", meilleur titre de l'album du même nom sorti avec Awol One, font également partie du répertoire. Et en vrai homme de scène, le Canadien ne se contente pas de réciter mécaniquement les paroles. Non. Il les change, il les adapte au contexte.

Aussi, après s'être assuré que ce public là n'était pas borné exclusivement rap, Josh Martinez se lance dans des titres rock, du très FM au très hardcore, dont cette version époumonée du viril "Eye of the Tiger", avec laquelle il avait ouvert son dernier concert parisien au Tryptique. Les mêmes causes ayant les mêmes effets, le public adhère une fois de plus avec enthousiasme, la soirée est totalement réussie, d'autant plus qu'elle n'était dédiée cette fois qu'à lui, qu'à l'inénarrable Josh Martinez, l'entertainer numéro 1 du rap indé.

Friday, February 29, 2008 







GALAPAGOS4 A GLAZ'ART le 13 sept. 07







19 juillet à Glaz'art : KOOL KEITH // REPORT







LIVE DE SOLE & SKYRIDER - le 04/12/07







LIVE DE ABRAXXASS - le 04/12/07




Friday, February 29, 2008 




KOOL KEITH - Glaz'Art, Paris, 19/7/07
popnews



Le Glaz'Art est un étrange endroit. Situé à la Villette, cette sorte d'entrepôt coloré tranche avec l'architecture dominante du quartier. Qui plus est, lui jouxtait ce soir-là une sorte de joyeuse kermesse avec danses, chants, saucisses grillées et chamboule-tout. La chaude soirée estivale qui sévissait se prêtait on ne peut mieux à ce genre de festivités. Cependant, pour les fans de hip hop venus en nombre, c'était ailleurs que les choses sérieuses devaient prendre place. C'était à l'intérieur, sur la gauche, dans cette salle toute en longueur terminée par un salon à la décoration originale et psychédélique. Une décoration totalement en phase avec le style fantasque du rappeur attendu ce soir-là, note mon voisin, à juste titre.



Mais avant que l'ancien Ultramagnetic MC et Dr. Octagon n'apparaisse sur scène, des DJ's entreprennent un nécessaire chauffage de salle. Le premier à s'y coller est Junkaz Lou, et il s'acquitte plutôt bien de sa tâche, avec ses virées électroniques et bouncy. Pour l'heure, la priorité du public est d'étancher sa soif et de faire la queue au bar. Mais déjà, de nombreuses personnes se pressent devant la scène pour écouter plus attentivement le Français. Suit l'un des accompagnateurs les plus fidèles de Kool Keith, Kut Masta Kurt, qui apparaît avec son habituelle fausse barbe et sa casquette à l'envers. Le set a moins de pêche que le précédent, mais il est plus ludique, plus varié. Le bonhomme jongle avec ses disques, les téléscope et écourte ses morceaux, saisissant fréquemment le micro pour commenter sa prestation.



Entretemps, la salle s'est remplie, et il apparaît que Kool Keith sait attirer un public large. Ce soir, se côtoient au Glaz'art des Blancs, des Noirs, des francophones, des anglophones, des b-boys, des VIP du rap et, chose relativement rare dans ce genre de concert, beaucoup de filles. Ironique (ou logique, après tout), quand on connaît le goût de la vedette du jour pour les propos salaces. Et cette assemblée bigarrée réservera un accueil de choix au MC. Ce soir, dans la chaleur estivale, le public parisien fera mentir sa réputation d'apathie et d'indifférence. Ça criera, ça sifflera, ça applaudira, ça lèvera les bras, ça bougera, ça dansera même, certains frénétiquement. Ça sera autre chose que le troupeau docile et dodelinant auquel ressemblent bien souvent les publics rap.



Tout commence quand Kut Masta Kurt ôte sa barbe, remet sa casquette dans le bon sens et reprend le rôle du DJ anonyme, s'effaçant devant un rappeur qui, dans un premier temps, n'est pas Kool Keith, mais Silver Synth des Analog Brothers. La star du soir apparaît peu de temps après, de façon théâtrale, chapeau sur la tête (le même que sur plusieurs de ses derniers albums), cape noire de vampire autour du cou et chaîne en or ou assimilé. Et c'est parti pour près d'une heure et demie de show au cours duquel Kool Keith interprétera un échantillon représentatif de toute sa carrière. Le public aura droit à tout. A de l'Ultramagnetic MC's, à du Dr. Octagon et à des extraits de l'ensemble de sa prolifique carrière solo, de ''Sex Style'' à ''Matthew'' en passant par ''Black Elvis''.



Le concert souffre d'un gros défaut toutefois : à quarante ans, notre figure culte du rap se ménage. Son show est relativement statique, il est peu démonstratif. Il laisse le soin à son copain de bondir dans tous les sens et de chauffer la salle avec tous les vieux trucs hip hop (les bras en l'air, tout ça). Sur scène, ce n'est pas le délire, mais comme dit un peu plus tôt, le public, lui, répond présent, il assure l'ambiance. Electrisé par la chaleur, libéré par l'alcool et par le parfum des vacances, son enthousiasme pousse les artistes à lui répondre et à accélérer le rythme.



Et de fait, le show va monter en puissance. Une version de "Blue Flowers" plus pêchue et moins ténébreuse que l'originale remporte un franc succès, de même que d'autres titres issus du premier Dr. Octagon, premiers à l'applaudimètre (et au sifflomètre). Et puis Kool Keith se fend de quelques exercices ludiques. A un moment, il fait une pause pour distribuer quelques goodies, invite des "ladies" à le rejoindre sur scène et leur offre sous-vêtements et magazines coquins. Vers la fin, il livrera un medley de quelques-uns de ses titres les plus tubesques, puis il se lancera dans un freestyle débridé.



En fin de course, le contrat est rempli. Le rappeur culte a livré tout ce qui était attendu de lui. Même s'il manquait parfois de pêche et de présence, le public ne lui en a jamais tenu rigueur et semble avoir passé un excellent moment.



Sylvain Bertot








Par Stéphanie Binet - LIBERATION
QUOTIDIEN : jeudi 19 juillet 2007



Kool Keith à 20 h 30 au Glaz'art, 7 avenue de la porte de la Villette, 75019 Paris.




Kool Keith



à 20 h 30 au Glaz'art, 7 avenue de la porte de la Villette, 75019 Paris.



C'est le come-back du «Black Elvis», comme il s'était lui-même autoconsacré sur l'un de ses albums en 2000, Black Elvis-Lost in Space. Pionnier du rap, le New-Yorkais Kool Keith officiait au début des années 80 au sein du groupe Ultramagnetic's MCs. Exilé en Californie dans les années 90, déprimé par le formatage de sa culture, il fait un retour fracassant et novateur aux côtés de Dan The Autmator, sous le nom de code de Dr Octagon. Car Kool Keith s'invente des personnages pour chacun de ses disques : Ultra pour un album enregistré avec Tim Dog en 1997, Big Willie Smith pour ses délires pornos, Dr Doom, frère jumeau de Dr Octagon, qui le tue en intro de First Come, First Served. C'est un doux dingue, qui aurait d'ailleurs fait un séjour en HP pour dépression. Au début des années 2000, il tentait donc une nouvelle incursion dans l'industrie du disque sous le nom de Black Elvis, avant de rénoncer une fois encore .



Depuis 2002, des producteurs français, dont le DJ Junkaz Lou, remettent au goût du jour Dr Doom et ses amis. Ils seront certainement présents ce soir au Glaz'art. Ses concerts en France sont trop rares pour ne pas les mentionner, et si vous ratez celui-là, il ne vous restera qu'à vous rabattre sur le DVD Ultra Octa Doom à paraître début septembre.
Friday, August 10, 2007