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Alexandre

Alexandre Katenidis


Last Updated: 4/10/2009

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Monday, January 05, 2009 

Se a voi vi piacciono i film storichi e politichi, potrete andare a vedere Il Divo, consacrato al molto controversato Presidente del consiglo democrata-cristiani Giulio Andreotti. Il clima politico è bene transcritto e l'attore gli paresce molto. L'ambiante è alla violenza e al dubbio sui vincoli supuesti di questo personnagio. Nonostante, la musica di tipo electro mi paresce inadattata : l'ambiante fa già paura, e certe forme di puesta in scena aperiscono artificiali. Ma sta globalmente un buon retratto d'angelo nero.

Si vous aimez les films historiques et politiques, vous pourrez aller voir Il Divo, consacré au très controversé Président du conseil italien démocrate-chrétien Giulio Andreotti. Le climat politique est bien retranscrit et l'acteur très ressemblant. L'ambiance est à la violence et au doutes quant aux liens supposés de ce personnage. Néanmoins, vu le climat, la musique de type électro me paraît inadaptée, et certains éléments de mise en scène artificielle, vu le caractère anxiogène de l'intrigue. Mais cela reste un bon portrait d'ange noir.

Thursday, January 01, 2009 
Love, health, peace, happiness, beautiful meetings and surprises !

Amour, santé, paix, bonheur, de belles rencontres et de belles surprises !

! Amor, salud, paz, felicidad, bonitas encuentras y sorpresas !

Amore, salute, pace, felicità, buone incontre e sorprese !

Thousand of kisses, des milliers des baisers, millares de besos, milla di baci.


Alexandre
Tuesday, December 30, 2008 
Agnès Varda a fait un film autobiographique, vraiment à son image, émouvant, drôle, généreux et déjanté. Tout est évoqué, avec la plus grande simplicité, et souvent avec humour.
Ca vaut vraiment le détour : à travers Jacques Demy, ses relations et elle-même, quarante ans du cinéma sont retracé avec fraicheur.
Friday, December 26, 2008 
Le polar serait-il un genre redevenant à la mode dans le cinéma français ? Ces deux films ne lésinent pas dans les scènes d'action, voire la violence et parfois le glauque, même si les intrigues générales, liées à l'antiterrorisme et le banditisme par amour, diffèrent. Le premier colle à l'actualité et le second est de facture plus classique, en s'inspirant des "recettes à l'ancienne" du type Corneau. Secret défense emploie les dernières avancées technologiques.
Ces deux films, un brin longs, mais avec mouls rebondissements et montées d'adrénaline, sont parfois quelque peu durs, mais efficaces dans leur genre, leur dernier point commun étant d'aboutir vers une sorte de happy end amère.

Les acteurs masculins principaux, Gérard Lanvin et Vincent Lindon, affichent une virilité affichée, les principales actrices féminines ne manquant pas de tripes, leurs personnages respectifs étant tous deux embringuées de force dans un univers violent.

Qui a dit qu'on s'ennuyait et qu'on ne savait que dépressivement s'ennuyer, dans le cinéma français ?
Sunday, December 21, 2008 
L’Europe de la Défense :
Une Europe à la croisée des chemins ?
Bilan après six mois de présidence française

Colloque de M. Hervé Morin,
Président du Nouveau centre, Ministre de la défense,
Organisé par Europa Nova, la Revue civique et européenne
et l’Institut d’études politiques de Paris

Institut d’études politiques de Paris,
Mercredi 10 décembre 2008
Amphithéâtre Chapsal

(Seul le prononcé fait foi)

Jean-Philippe Monnet : Après la Seconde guerre mondiale, l’Europe a tenté de renaître de ses cendres, mais a vite échoué sur l’organisation unitaire de sa défense, par des tentatives souverainistes, communistes et gaullistes. Cinquante après et dix ans après le Traité de Saint-Malo, peut-on dire que son horizon est dégagé ? Dans quelle mesure la présidence française de l’Union européenne y a contribué ? et par quel mode d’articulation ? et par quelle complémentarité avec l’OTAN ?

Hervé Morin : Il faut partir d’une idée simple : l’Europe de la défense est quelque chose de nouveau, et a représenté un tabou jusqu’au milieu des années 1990. Ni François Mitterrand ni Helmut Kohl, n’abordent pas, malgré la politique de sécurité commune et l’Union de l’Europe occidentale (UEO), dont il ne reste qu’une Assemblée parlementaire.
Selon Michel Rocard, l’Europe de la défense est une école de la paix et de la norme, dans laquelle il y a une construction par le respect de la paix et du droit.
Par ailleurs, l’idée des Européens consiste aussi à refuser les instruments traditionnels de la puissance, ou seulement avec beaucoup de recul.
Les raisons historiques et le nouvel ordonnancement sur l’idée de respect du droit, des institutions, de la primauté du droit expliquent l’émergence tardive de l’Europe de la défense. Il n’y a pas de plus beau projet humain : il permet à l’Union européenne de devenir une puissance politique.
On en est un peu à la bouteille à moitié vide et à moitié pleine : les Français ont vu Saint-Malo comme un lancement, alors que les Britanniques ont surtout voulu faire plaisir aux Français, sans l’idée d’une grande ambition. De Saint-Malo à aujourd’hui, la bouteille s’est remplie, mais elle demeure encore très vide. Les Européens n’en voient pas encore la nécessité, car ils ne voient pas en l’Europe une puissance capable de projeter son modèle, car il y a aussi cela, faire partager un modèle de société. Le modèle américain n’a pas autant de défauts qu’on veut bien y voir : l’élection d’Obama est une belle claque pour nos sociétés. Mais le contrat social de l’Union européenne n’est pas celui des Etats-Unis. Celui de l’Union européenne est la plus belle conciliation, la plus réussie de l’économie de marché et des solidarités et de l’humanisme. Il doit donc reposer sur une politique étrangère et
de défense commune.
La France reste encore la cinquième puissance mondiale. La politique étrangère n’existe que si on a envie de la faire exister, avec l’appui d’un instrument militaire crédible ; sinon, votre politique étrangère en prend un sacré coup.
L’Europe de la défense est un projet pour tous ceux qui pensent que l’Union européenne doit devenir une puissance politique, et pas seulement une puissance de prospérité, que la protection de sa sécurité relève de l’OTAN, qui repose essentiellement sur les Etats-Unis, qui se livrent à des opérations militaires autonomes. C’est un instrument créé en 1949, maintenu après la chute du mur de Berlin, mais on est loin d’une Europe porteuse d’une ambition.

V. Boyer : L’échec de la CED est lié à ce qu’elle a été génétiquement déficiente, et l’Union européenne de la Défense a été gravé dans le marbre du Traité de Maastricht, après lequel rien ne s’est produit, si ce ne n’est le Traité de Saint-Malo, étape assez fructueuse, mais qui sépare les deux Europe, l’ancienne et la plus neuve. Avec la présidence française, des étapes ont été franchies, des choses ont été formées, pas très visibles, parce qu’elles sont techniques et ésotériques, telles que le Global Strategic Awareness. Cette Europe de la défense a une logique militaire, qui demande la création d’un quartier général de niveau stratégique, pour pouvoir aligner des forces.
L’opinion publique européenne tarde à comprendre que le XXIème siècle n’est plus le XXème, avec un retour à une logique traditionnelle de puissance, et non plus celle de la construction américaine.
L’idéologie actuelle des droits de l’Homme, de l’Human Security, du bon sentiment tend à retrouver la notion de puissance, ce qui ne veut pas dire être impérialiste ou agressif.
Ne baissons donc pas notre garde. Si les Français et les Britanniques sont les plus performants, la marine de Singapour dépasse celle des Pays-Bas, celle de la France est derrière celle du Japon et de l’Inde. A long terme, cela amène à une spécialisation. Les Pays-Bas ont des chars, des canaux, des hélicoptères, des sous-marins, mais ne devront développer que certains types d’outils. Si on opère une spécialisation dans la fonction maritime, cela nécessite une formation commune, une école commune de formation des officiers, d’où un projet d’Erasmus militaire. La cerise sur le gâteau est le militaire.

Hervé Morin : On en est toujours à une idée de puissance normative, économique et marchande ayant renoncé aux instruments traditionnels de la puissance. Mais le monde asiatique se réarme. Beaucoup de pays asiatiques travaillent à ce qui est un élément très structurant, des sous-marins. Cela montre à quel point les éléments instrumentaux de la puissance sont totalement pris en compte par les pays en développement. Il en va de même pour le Brésil, qui eut une défense crédible, en tant que puissance montante, alors qu’il s’inscrit dans un espace de paix. Il fait un énorme effort, de même que l’Inde, la Malaisie, la Chine (+20-25%).
Nous assurons déjà la défense de l’Islande et des pays baltes, ce qui est déjà une opérationnalisation qui ne choque pas un certain nombre de pays. La spécialisation ne me choque pas, mais on ne l’admet qu’à rebours. Quand nous-mêmes nous spécialisons, je n’ai pas forcément envie d’être aux mains de mes 26 collègues, car les enjeux sont différents, nous avons une vision du monde commune, mais sensiblement différente.
Il y a une idée de groupe aéronaval commun, pour que des appareils puissent être de différents pays, mais, pour quatre pays d’aéronefs, la France, le Royaume-Uni, l’Espagne et l’Italie, il faut une coordination, des moyens à mettre à disposition. Je ne me sens pas prêt à m’engager là-dedans.
Pour l’Erasmus militaire, les élèves de Saint-Cyr partiront six mois en formation. C’est une très belle idée, acceptée par tout le monde, car elle n’est pas intégrée dans le projet d’armée européenne. Cette idée fait peur. Mais, sur un sujet majeur qu’est l’industrie, il y a déjà une avancée considérable.

François Lafon : Après l’élection d’Obama, que pensez-vous de la nouvelle administration ? Va se tenir le premier de l’OTAN organisé par deux Etats, la France et l’Allemagne. Qu’est-ce que l’OTAN au XXIème siècle ? Quelles sont les nouvelles menaces ? Quelle sera l’articulation entre l’OTAN et la PESC (politique européenne de sécurité commune) ? Le dernier élément est le Conseil des ministres des affaires étrangères.

Hervé Morin : Au moins, pour la France, c’est une chance. Depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy, on a reproché à la France d’être l’amie des Etats-Unis ; là, le PS ne nous le reprochera pas. Je m’entends très bien avec le Secrétaire d’Etat à la Défense, et il être presque dommage qu’on doive en changer.
Barack Obama a une responsabilité majeure, recréer les liens des Etats-Unis avec le reste du monde, donc une relation de confiance avec le monde, mais une partie du monde sera désenchantée, car il doit défendre les intérêts de la puissance américaine, ce qu’il devra montrer aux Américains. Obama a déjà parlé d’hyper-puissance relative.
Ensuite, quel sens donner à l’OTAN ? quelle frontière ? le Pacifique ? Est-elle une communauté de valeurs ? La superstructure de l’OTAN ne réfléchit pas sur ce qu’elle peut ou doit devenir. Si l’article du Traité stipule un système de sécurité collective, il contient des limites : on ne va pas faire la guerre pour un pays à 20-25.000 km.
L’Union européenne de défense a pour but plus de moyens pour des clauses de missions diverses et variées plus de moyens militaires globaux et d’abord la sécurité et la sécurité pour le développement.
Il inventer une gouvernance propre à l’Afghanistan, pays féodal, multi-ethnique, de chefs de guerre. Il faut accepter l’idée qu’Amin Karzaï discute avec d’autres. Il faut se préoccuper de la région ; en dépend la stabilité du Pakistan. Par une stratégie rénovée, il faut mettre sur papier quelles sont nos menaces et évolutions géostratégiques.
Faut-il mettre encore des soldats en Afghanistan ? Il faut y aller « step by step ».



La responsable du Master Affaires européennes de l’I.E.P. de Paris demande à Hervé Morin en quoi l’Erasmus militaire se distingue de l’actuel système Erasmus, et s’il tend vers une formation opérationnelle ou spécifique.

Hervé Morin : L’Erasmus militaire contribue à l’harmonisation des formations, un recensement avant harmonisation et une période dans tel ou tel pays, mais pas dans un seul sens, pour que les étudiants des grands pays aillent aussi dans les petits. Il faut un accord très global.
J’ai essuyé le plus de déconvenues au Parlement européen et auprès de la Commission. Le terme Erasmus est, en effet, déposé par la Commission et appartient aux Universités. Au Parlement européen, on m’a demandé si je concevais qu’il était inimaginable d’assimiler Erasme avec la guerre. De plus, l’ambiance de cette assemblée est inimaginable, où la sensibilité pacifiste est considérable. On m’a demandé si je ne craignais pas que cela aboutisse à des ventes d’armes à des ays en voie de développement.
Quant à la formation, je suis prêt à en faire dans cette maison, pour arrondir mes fins de mois.

Friday, December 12, 2008 

Merci à ceux qui ont pensé à mon anniversaire !

 

Many thanks for the ones who have thought of my birthday !

 

Thursday, December 11, 2008 
Mme Chantal Jouanno est nommée secrétaire d'Etat chargée de l'écologie.
Il s'agit d'une jeune énarque de 39 ans, conseillère de Nicolas Sarkozy, placée auprès de Jean-Louis Borloo. Ses relations avec Nathalie Kosciuzsko-Morizet s'étaient distandus, après leur différend sur les OGM.
 
Affaire à suivre.
Saturday, December 06, 2008 
Je viens d'aller voir deux expositions voisines, au dernier étage du Centre Georges-Pompidou. Jean Villeglé, que je ne connaissais pas, récolte des assemblages d'affiches déchirés et superposées, qui donnent aux toiles une odeur de temps qui passe, de nostalgie familière, un peu facile, tout en étant plaisante.

Le futurisme est un mouvement du début du XXème siècle, né en Italie, de l'influence de Marinetti, aux influences et échanges hétéroclites, respectivement cousin du cubisme dans la destructuration et du fauvisme dans l'emploi des couleurs vives, empruntant parfois même au futurisme, ce qui en fait un concentré de l'ébullition des jeunes mouvements artistiques de l'entre-deux-guerres, ce qui peut expliquer l'éphémère de celui présenté ici. Il me déconcerte un peu, par la fin affichée de l'attachement de l'esthétisme, malgré ses couleurs chatoyantes. La restructuration de l'image figurative et son analyse revisitée en font tout l'intérêt.
Thursday, December 04, 2008 
Le 1% décoratif est une obligation de commande publique d'oeuvre d'art, en cas de construction ou de rénovation d'un bâtiment public. Né d'un arrêté du Ministre de l'Instruction publique de 1951 - Pierre-Olivier Lapie, ayant fait l'objet d'une cascade d'arrêtés pour chque Ministère, il a été, en quelque sorte, "codifié" par un décret du 29 avril 2002 pour l'Etat et à l'article L.1616-1 du Code général des collectivités territoriales pour ces dernières. Le droit espagnol s'est également de cet instrument, par des décrets royaux de 1986 et 2002.
Si les motifs, faussement futils, en sont justifiés par une ambition volontariste et la création d'une cohésion autour de ces oeuvres (I), le résultat de cette politique laisse hagard, par les interrogations relatives à leur intégration à leur environnement, aggravées par un processus décisionnel qui reste à démocratiser.

1 L'utilité de décorer l'espace public

Le "1%" correspond au second versant, souvent ignoré des politiques culturelles, qui ne sont pas que patrimoniales : elles peuvent avoir pour but de soutenir la création artistique. Si ce système de commande publique constitue une aide à la création, l'entretien de l'oeuvre acquise en fait, par la suite, une question patrimoniale.
Si ce soutien s'avère nécessaire, le second avantage réside dans son intitulé : la décoration d'un ouvrage public a pour but l'amélioration du cadre de vie des usagers.

1.1 Un mode de soutien à la création

Toute personne publique étant propriétaire d'un domaine public, elle est amenée à procéder à des travaux publics sur ce dernier, de construction ou de rénovation. Un plancher de 1% du montant prévisionnel de l'opération doit être consacré à l'achat d'une oeuvre destinée à décorer l'ouvrage concerné. Il existe également un plafond, non proportionnel mais forfaitaire, de deux millions d'euros.
Le motif de cette politique consiste à créer - sans calembour - une émulation dans le monde artistique, au moins local, voire national ou même international, pour les grands travaux d'équipements. Une identité culturelle est ainsi conservée, ainsi que des savoir-faire, certains pouvant éclore via de nouvelles techniques ou technologies.
Depuis l'actuel Code des marchés publics, appliqué depuis le 1er septembre 2006, l'acquisition d'une oeuvre d'art à créer n'est plus exemptée de la mise en concurrence, alors que l'article 3 11° des Codes de mars 2001 et janvier 2004 disposait d'une telle dérogation.
Une lecture combinée des textes applicables conduit à considérer que les maîtres d'oeuvre doit présenter plusieurs propositions, ou que le maître de l'ouvrage passe un marché connexe de décoration de l'ouvrage considéré.
Ces procédés mettraient fin à une proposition unilatérale du maître d'oeuvre au maître d'ouvrage de l'oeuvre sélectionnée.
Les limites en sont les contraintes techniques, environnementales, celles liés à la destination et à la sécurité de l'ouvrage destinataire, surtou s'il s'agit d'un établissement recevant du public, soumis aux prescriptions du Code de la construction et de l'habitation.
Ces données, plus ou moins positives pour les artistes, permettent, par un phénomène d'effervescence, de revitaliser une administration qui passe d'austère à séductrice.

Cette dernière est au service des citoyens : elle doit donc contribuer à l'amélioration du cadre de vie des usagers, et même au-delà des services qu'elle leur rend directement.

1.2 Une amélioration du cadre de vie

L'administration reçoît du public. L'ère de la communication, de l'image et du développement durable génèrent une dimension cosmétique, économique, écologique et sociale à un cadre de vie globalisé. Le toilettage opéré par le décret de 2002 constitue presque un symbole de la fin de l'administration hautaine et austère, donc répulsive, et cela volontairement, comme peut le montrer à son paroxysme le Château dépeint par Franz Kafka. La Charte Marianne de l'accueil des usagers des services publics est relative à l'aspect relationnel. C'est pourquoi le décor et les abords de l'ouvrage public sont insérés dans un véritable environnement de mise en confiance et de reconnaissance mutuelle.

Mais ils ne vont pas sans poser quelques problèmes, notamment décisionnels.

2 Une prise de décision à moderniser

Le principe, jusque là, consiste dans le choix par le maître d'oeuvre de l'artiste et de sa création de l'illustration finale de l'ouvrage. La lecture précité du Code des marchés publics et la volonté d'améliorer les relations avec les administrés invitent à songer à un autre système, plus compétitif, pour créer un véritable choix à la personne publique commanditaire.
Les collectivités territoriales jouissent du principe constitutionnel de libre administration, a fortiori l'Etat. Le 1% est soumis à l'avis préalable du Directeur régional des affaires culturelles, chef des services déconcentrés en région des services du Ministère chargé de la culture. Si le montant de l'oeuvre est au moins égal à 10.000 euros, il saisit préalablement la Commission artistique régionale ou nationale. Dans un arrêt Conseil régional d'Alsace de 2004, de manière elliptique, le Conseil d'Etat a affirmé que cette procédure ne portait pas atteinte au principe de libre administration des collectivités locales, auquel le Ministre de la culture, le 13 mars 2003 - alors M. Aillagon - a proclamé son attachement ; aussi est-il devenu Conseiller régional de Lorraine.
A partir de 90.000 euros, l'appel d'offres est obligatoire, et la Commission d'appel d'offres de la personne publique compétente est alors souveraine, bien qu'il demeure, néanmoins, la dépendance technique envers les services de l'Etat.
Les résultats de ce genre d'opération déçoivent souvent, font souvent l'objet d'une incompréhension, d'autant plus qu'une enquête publique n'est pas obligatoire, sauf en cas d'une opération d'aménagement urbain.
Si les élèves des collèges et lycées expriment une nostalgie rétrospective pour ces oeuvres, ces dernières suscitent souvent incompréhension et risée, en raison de leur abstraction ou de leur inadaptation, ce qui est plus général que le cadre scolaire. Les usagers ne sont pas conviés en amont à donner leur avis, d'où une incompréhension d'autant plus forte qu'ils sont généralement les contribuables ayant financé l'opération.

Si les élus sont souvent techniquement contraints, les contribuables, et a fortiori les usagers, sont placés devant le fait accompli, et cela sans concertation entre les différentes personnes publiques commanditaires, quelque pe dépourvues de repères.
Voilà donc quelques pistes pour améliorer ce système.

2.2 Vers une démocratisation du 1% décoratif

Pour qu'un choix puisse être opéré, il faut mettre fin au quasi-monopole décisionnel du constructeur, qui est maître d'oeuvre.
Nommer une collectivité-chef de fil en la matière permettrait de constituer un contrepoids aux services de l'Etat, et de pondérer la dépendance technique des collectivités locales, surtout des plus petites. La participation des Diretions régionales des affaires culturelles - DRAC, services déconcentrés de l'Etat - demeurent un aiguillon indispensable.
La région a une compétence en matière culturelle et représente a priori le chef de fil adéquat pour coordonner ces commandes publiques en question, sans qu'elle ait un pouvoir décisionnel exclusif.
Ce dernier pourrait relever d'un établissement public réunissant des élus locaux, un tiers de conseillers régionaux, un tiers de conseillers généraux du département d'accueil de l'oeuvre et un tiers de conseillers municipaux de la Commune d'accueil ou d'agent du service déconcentré de l'Etat concerné, et des représentant de la DRAC.
Pour associer la population, une enquête publique obligatoire peut être introduite, au moins sur les caractéristiques substantielles de l'oeuvre, donnant lieu à des consignes préalables à la création de l'oeuvre. A cela, s'ajoute la consultation obligatoire de l'assemblée délibérante de la collectivité territoriale et des conseils de quartiers dans les communes où elles existent.

Ce thème a priori superficiel ne manque donc pas de justifications, ni de complexité et d'opacité à remédier, notamment par une procédure un peu plus transparente et démocratique.

Sunday, November 30, 2008 
Voici un hymne baroque à l'art, et également à l'humanité, dressé derrière la façade d'une comédie à l'humour troupier, que ne décevra pas les amateurs de la série Palace du même Jean-Michel Ribes, qui analyse les comportements face à l'oeuvre d'art, eux-mêmes dignes d'intérêt, puisque les visiteurs deviennent eux-mêmes sujets d'expositions. C'est cette galerie de portraits qui constitue cette suite de saynètes cinglantes autant qu'hilarantes, l'aspect choral du film étant desservi par une distribution impressionnante, avec Michel Blanc, Valérie Lemercier, Pierre Arditi, feu Philippe Khorsand - à qui le film est dédié - , Eva Darlan, Daniel Prévost, déjà présents dans Palace, ainsi que Josiane Balasko, Fabrice Lucchini, André Dussollier, avec même une apparition de Christophe Girard, Adjoint au Maire de Paris chargé de la Culture.
La scène se passe principalement dans le Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris.

L'humour n'est que grossier qu'en apparence, et le cynisme en donne une double lecture possible.