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Louise



Last Updated: 8/5/2009

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Saturday, March 01, 2008 
Saturations (reflets des ombres)

Textes et dessins.

Aux Xérographes et...

au Salon du Livre.

Je vous tiens au courant,

Louise
Sunday, February 24, 2008 
Je vais essayer de sortir de l'état « médusé » dans lequel je me trouve plongée.
Je suis effarée par l'injonction lancée aux enseignants de faire parrainer un enfant mort pendant la Shoah par un enfant de CM2.
Je ne comprends pas, M. Le Président, que l'on puisse lancer ce type d'injonctions ainsi, « d'en haut », aux enseignants qui n'ont heureusement pas attendu cela pour se pencher sur ces questions.
Je ne comprends pas que l'on puisse confondre à ce point émotion, mémoire, histoire.
Ce sujet est bien trop sérieux pour être ainsi traité. Et l'enjeu est immense pour l'avenir de notre société.

Je suis choquée. Choquée que l'on puisse vouloir infliger cela à un enfant en prétendant en outre qu'il s'agit d'un « cadeau ». Comment ne pas imaginer que la mémoire, M. Sarkozy, puisse aussi être un cadeau empoisonné si elle n'est pas en lien explicite, explicité, avec l'histoire ? Si elle n'est pas portée par un travail de fond avec les enfants à qui l'on s'adresse ? Que la « mémoire pour la mémoire » ne peut qu'annihiler ce que le(s) devoir(s) de mémoire(s) peut apporter ? Il s'agit bien pourtant, si j'ai bien compris votre intention, de renforcer la cohésion nationale et de prévenir la société contre les abus et extrémismes ?

Je ne souhaite pas que mon enfant risque de subir cela un jour.

Je souhaite ardemment, en revanche, que la Shoah lui soit enseignée. Et je souhaite continuer, en tant qu'enseignante, à faire prendre conscience à mes élèves des tragédies humaines qui parcourent l'histoire, dont bien sûr la Shoah. Mais je souhaite que d'autres « mémoires » lui soient aussi enseignées et je souhaite également continuer à enseigner dans ce sens.
Je dis bien « enseigner », c'est-à-dire avec respect, pédagogie et rigueur.
Pas par injonction.

Je ne comprends pas non plus, M. Sarkozy, que vous mettiez en avant le devoir de mémoire qui nous incombe à tous vis-à-vis de la Shoah et que, dès qu'il s'agit des crimes du colonialisme, et des siècles d'esclavage, vous parliez de « repentance » a fortiori comme un gros mot. Je ne comprends pas que vous ne mentionniez que l'une des mémoires au détriment des autres. N'est-ce pas justement entrer dans une sorte de « guerre des mémoires » qui ne peut être que néfaste pour la communauté nationale ? Ne pensez-vous pas que ce sont les souffrances de chacun qui créent les déterminismes historiques, attisent les ranc--urs et créent les tensions sur le territoire national ? Que notre responsabilité en tant que citoyens doit être partagée et concerner chacun ?

Je pense en effet que les souffrances des uns ne doivent pas être reconnues au détriment de celles des autres. Qu'au contraire, les souffrances et leur (re)connaissance, doivent nous permettre de créer des passerelles entre les individus, les peuples et les sociétés dans toutes leurs composantes. Que reconnaître la souffrance des uns, quels qu'ils soient, ne doit pas amoindrir et n'amoindrit pas celle des autres, mais met et doit mettre en lumière ce qui reste autrement dans l'ombre et nourrit la haine. Que cela ne nuit pas à la reconnaissance de chacune des tragédies dont il peut être question, mais qu'au contraire, cela permet de mieux connaître et comprendre pour mieux avancer ensemble. Les uns avec les autres. Tous les autres. Pas contre.

L.B 08

On peut signer la pétition du Nouvel Observateur ici :

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20080220.OBS1422/shoah__un_appel_du_nouvel_obs_contre_la_proposition_sar.html
Sunday, January 20, 2008 
Wednesday, January 16, 2008 
Je voudrais que la nuit soit accueillante
comme l'amour
Je voudrais que la nuit ne soit plus cette bouche béante qui menace de m'avaler
cette épée de Damoclès que je sens au-dessus de ma tête, prête
à me trancher
le cou

Je voudrais que l'amour ne soit plus non plus
cette angoisse immonde
cette nuit profonde à laquelle
je ne peux me soustraire
que par un sommeil
de plomb

Je voudrais que la nuit et l'amour
cessent de me hanter
comme des ombres malades
de faire de mon corps
un objet en proie
aux fantasmes de dévoration
des corps fantômes qui oublient
de vivre

d'aimer

Je voudrais que cesse
ce qui me tranche
et me soustrait
à moi-même et à mon propre corps

Je voudrais que la paix se fasse
et que la mort se taise
et cesse de hurler à l'intérieur
de mon corps

que l'amour cesse
de me dévaster
pour nous
construire

LB08.
Friday, January 04, 2008 
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Thursday, December 13, 2007 
J'étais en train de lire un article du Nouvel obs (cette semaine) sur la reconnaissance de dette des écrivains français envers Faulkner...que j'adore, moi aussi quand je me suis dit cela.. qu'en un sens, j'avais horreur de la littérature (pas ce celle de Faulkner, ceci dit, ni de celle de quelques, voire plusieurs...autres). Mais horreur de la "littérature" dès qu'elle se gorge des mots qu'elle emploie. Dès qu'elle écrit pour elle-même, en quelque sorte, en se mettant elle-même en exergue comme "littérature", au lieu de s'énoncer, tout simplement.
Je ne déteste pas le lyrisme, pourtant. Ni l'expression forte, intense des émotions, des sentiments, et du réel. Mais j'aime quand la littérature se frotte au réel et que celui-ci la rend un peu âpre, rugueuse.
Je ne déteste pas la complexité non plus, loin de là. Comment y échapper dès lors que l'on est un tant soit peu en prise avec la pensée ?
Ce que je n'aime pas, c'est en quelque sorte lorsque la littérature échappe aux mots pour devenir une sorte de "fioriture", de guirlande qui se substitue à "l'essentiel".

Ne prenez pas cela pour la critique acerbe de certains écrivains, ce n'en est pas une.
Ne prenez pas cela non plus pour un manifeste, ce n'en est pas un.
Juste une bribe d'élaboration de conception d'écriture, ou de style.
Celle que je recherche, sans doute.
En tant que lectrice, tout comme lorsque j'écris.
Sunday, November 25, 2007 
Thursday, November 01, 2007 

Griffure de rouille
A ciel ouvert

Ce qui de l'être cherche l'étreinte

Et s'écorche parfois
Aux lambeaux aiguisés
Du passé et de la mémoire
Assassine

Mais se faufile
Pourtant
Comme malicieusement
A travers leurs méandres
Créant le mouvement qui les porte vers…
Thursday, November 01, 2007 
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Saturday, October 20, 2007 
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