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Saturday, September 26, 2009
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Astral-Montréal, le roman-photo Albin nous raconte en images ses aventure au Québec, en août dernier. Dinosaures, kidnappings, art contemporain, peau humaine et femmes à poil...
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Thursday, December 20, 2007
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Catastrophe ?
Paris, début du mois d'août 2003, dimanche matin, sept heures.
Il fait très chaud, la canicule bat son plein. Je monte vers les hauteurs du XXe en chantant. La nuit était parfaite et la perspective de retrouver le futon provisoirement posé au milieu de ma nouvelle chambre me réjouit. Je suis ivre et heureux, c'est une combinaison suffisamment rare pour que je la goûte.
Il est quand même sept heures du matin, et je viens de traverser Paris à pied en chantant. Voyons les choses en face, je suis roti. Les quatre étages m'achèvent. Alors que j'introduis ma clé dans la serrure-trois-points flambant neuve, je ne pense plus qu'à mon futon. Seulement, voilà. La clé ne tourne pas. Elle entre, mais ne tourne pas. Je n'en ai qu'une, c'est bien celle-ci. Elle entre. Mais ne tourne pas. Je force. Rien. Merde. Je tapote la porte, espérant débloquer quelque chose, mais non. Nib. Vu l'heure, j'hésite à taper plus énergiquement. Allons, fais marcher ta tête. Il doit y avoir une solution. C'est une serrure neuve, elle doit se faire. J'essaie de soulever la porte en tournant la clé, de la tirer vers moi. Elle rentre, mais ne tourne pas. Salope.
Devant un café fumant, au pied de chez moi, je regarde la fenêtre ouverte de la cuisine. Si seulement je pouvais escalader les quatre étages et rentrer par la fenêtre... J'appelle les pompiers, après tout, je suis enfermé dehors.
- Non monsieur, nous ne déployons pas nos échelles pour aider les gens ivres à rentrer chez eux par la cuisine. Ce dont vous avez besoin, si un café ne résout pas votre problème, c'est d'un serrurier.
- Oui nous nous déplaçons le dimanche matin avec un supplément de cent euros. En tout, pour l'intervention, il faudra compter entre sept et huit cent euros.
- Jamais !
Après tout, c'est mieux comme ça. Ils vont arriver en un éclair, ouvrir la porte avec un laser et un stéthoscope, dans une heure je serai au lit. Je me démerderai avec l'assurance.
Une heure et demie plus tard, je suis avachi dans la cage d'escalier quand un violent bruit de quincaillerie me réveille en sursaut. Un bonhomme vient de laisser tomber un seau métallique rempli d'outils devant mon oreille. Il me souffle la fumée de sa roulée dans la figure et me pose un tas de questions commençant par "alors". Alors, on a fait la fête ? Alors, on dort sur le palier ? Alors, on est enfermé dehors ?
Puis il commence son travail avec la technique de la radiographie : Il glisse un poumon ou un tibia entre la porte et le mur et essaie de faire rentrer la serrure. Avantage : technique silencieuse. Résultat : zéro. Assis par terre dans l'escalier, je lutte contre le sommeil. Toutes les minutes la lumière s'éteint, alors je dois tendre le bras pour appuyer sur un interrupteur placé un tout petit peu plus haut que mon bras n'est long.
Technique numéro deux, le trou dans le bas de la porte pour soulever la tige par le bas. Ce trou, il le creuse littéralement avec un ciseau à bois, en tapant comme un bourrin. Inconvénient : très bruyant. Résultat : zéro. Car comme le remarque mon nouvel ami, elle est neuve et de bonne qualité, cette serrure. Mes cinq nouveaux voisins sortent simultanément en pyjama l'--il hagard. J'ai peur. En tremblant, je leur explique que non je ne suis pas en train de cambrioler l'appartement de monsieur Machin (décédé), je suis le nouveau locataire, et cet homme est serrurier. Ça passe. On m'offre même du café. J'ai de la chance.
Technique numéro trois - ça commence à mal tourner - la perceuse. Le serrurier est enthousiaste. On va percer le barillet et le broyer. Mais c'est plus cher, plutôt mille euros.
- Non, trop cher, laissez tout en plan, la porte bousillée, moi sur le palier, la clé coincée. Tant pis, j'irai vivre ailleurs.
BRRRRRRRRRRRRRR !
Je ne connaissais pas telle sensation. Le bruit. L'extrême-bruit. L'immeuble entier tremble. Des centaines de gens en pyjama se précipitent vers moi depuis les étages de mon immeuble, mais aussi depuis les immeubles du voisinage. C'est la fin. Je. Au secou.
Il est dix heures. Je suis enfin chez moi. Le broyeur de barillet est parti avec un chèque de mille cinq euros que l'assurance me remboursera intégralement dans une semaine.
Aujourd'hui, quatre ans plus tard, assis en tailleurs sur la terrasse de mon bungalow d'Ubud (Bali), je cherche l'inspiration. Cette histoire absolument vraie me revient et je me dis que ça aurait pu être bien pire.
Catastrophe
En écoute sur www.myspace.com/albindelasimone Extrait de l'album Bungalow ! Sortie prévue chez Cinq7/Wagram en avril 2008
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Sunday, September 30, 2007
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Current mood:Heuerux
Sleon une édtue de l'Uvinertisé de Cmabrigde, l'odrre des ltteers dnas un mto n'a pas d'ipmrotncae, la suele coshe ipmrotnate est que la pmeirère et la drenèire soenit à la bnnoe pclae. Le rsete peut êrte dnas un dsérorde ttoal et vuos puoevz tujoruos lrie snas porlblème. C'est prace que le creaveu hmauin ne lit pas chuaqe ltetre elle-mmêe, mias le mot cmome un tuot.
(je n'ia pas ércit çà moi mmêe, on me l'a envyoé, mias je confmire, ça mrache !!)
(Suaf puor ercire les mtos cmome plie, cols, bras... bziamerrent)
Cool !
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Saturday, June 16, 2007
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Current mood:David & Jonathan
Préambule Croyez-moi, il existe dans le monde trois pianistes de jazz et une présentatrice météo vraiment supérieurs aux autres. Les pianistes sont Chick Corea, Herbie Hancock et Brad Melhdau, la présentatrice est Louise Bourgoin. Étant passionné de jazz autant que de présentation météo, je ne vous cache pas ma vénération pour ces quatre êtres.
Acte 1 : Montréal - Festival international de jazzJuillet 2000Je suis accoudé à la réception d'un hôtel chic quand un ami me fait remarquer que l'américain accoudé à ma gauche est Herbie Hancock. Il est là, comme nous, il attend la clé de sa chambre. Nous frissonnons, et pourtant nous ne sommes qu'au début de notre escalade vers l'incroyable : en tournant la tête, je remarque Chick Corea qui marche vers nous en me regardant intensément. Je donne un coup de coude dans le flanc de mon copain et lui glisse du coin de la bouche "Eh, regarde qui arrive, je rêve !". Corea s'approche et me fixe, je ne comprends pas. À deux mètres de moi, il me tend les bras. Pas à Hancock, à moi. Les trois secondes qui suivent se déroulent au ralenti. Il ouvre la bouche et me crie, l'air franchement heureux, "Braaaaad !". Arrivé à un mètre de moi, il réalise avec déception que je ne suis pas Brad Melhdau, me contourne en grommelant "oh sorry" et va voir Hancock....Beaucoup plus tard, vers trois heures du matin, je tente d'acheter des cigarettes au bar presque désert de l'hôtel. Sans l'avoir voulu, je me suis accoudé à côté de Chick Corea. Dès qu'il me remarque, son visage s'illumine à nouveau et il me dit "hey ! Br... Oh sorry". Il a l'air tellement déçu.Acte 2 : Paris XV - Studios de télévision 7 Mai 2007Il est 17h30. Je suis dans la salle d'attente d'un studio de télé. La répétition a eu lieu à 15 heures. Le tournage aura lieu à 20 heures. Je n'ai pas eu le courage de rentrer chez moi, à quarante minutes de scooter pour n'y rester que deux heures. Alors je passe le temps au téléphone, avachi dans le seul canapé des studios qui reçoit SFR. Je m'ennuie un peu et entre deux coups de fil, je m'assoupis.Une superbe jeune femme avance vers moi au ralenti, dans un halo de lumière dorée et de paillettes d'argent. Je ne rêve pas, c'est Louise Bourgoin, celle qui caracole en tête de mon top 4 P.J.P.M. (Pianistes de Jazz et Présentatrices Météo). Je bondis. Elle semble heureuse de me voir. Je me retourne pour vérifier qu'Herbie Hancock n'est pas derrière moi. Non, personne. La voie est libre. Alors je lui envoie franchement mon sourire 47, un peu viril, mais aussi un peu fragile. Ça marche, elle approche et me lance un grand "Bonjouuur !". Un instant, j'imagine ses paroles suivantes... "vous allez me trouver ridicule, mais voilà, je vous ai vu depuis le couloir et j'ai eu envie de vous dire que... oh, comment dire, je suis tellement gênée...".Mais non. Arrivé devant moi, elle prononce une phrase que je ne comprends pas, du genre "vous êtes le journaliste de Technikart ?" et s'en va, apparemment très déçue.Conclusion
Si Brad Melhdau et un journaliste de Technikart se rencontraient, ils devraient se prendre mutuellement pour moi.
Références
Vous pouvez écouter "Songs" de Brad Melhdau, "Children Songs" de Chick Corea, "Maiden Voyage" d'Herbie Hancock, et regarder, tant que ça dure, tous les jours à 19h40 la météo délirante du Grand Journal de Canal Plus, par Louise Bourgoin.
Je n'ai jamais lu Technikart.
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Saturday, June 16, 2007
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Current mood:Mac and Roe
Je me suis endormi dans un lit à Clermont-Ferrand et réveillé dans le même lit à Nancy. Diable, mais que... Je vous entends d'ici, ça vous la coupe. Ne nous emballons pas, laissez-moi vous expliquer comment et pourquoi, en ce moment, mon moyen de locomotion et ma chambre ne font qu'un.
Voilà, en ce moment, je vis dans un tour-bus. Il s'agit d'un bus classique dont l'intérieur a été totalement remanié en un mini-hôtel à l'usage des tournées. Douze couchettes, un salon calme, un salon télé dvd, un wc, une bouilloire, un frigo, et un poste de pilotage, quand même. Un bijou de miniaturisation ! Comme vous pouvez voir sur le petit dessin ci-joint, le couloir n'a pas bougé, il est d'origine. Le reste a été sérieusement bricolé. Les couchettes sont réparties autour dudit couloir et vont deux par deux, l'une sur l'autre. Elles mesurent environ deux mètres de long sur un mètre de large sur soixante centimètres de haut, ce qui est peu, très peu. Elles ferment gràce à un simple rideau rouge. Pour l'intimité, on a vu mieux. Dedans, une couette, un oreiller, une lampe, une prise, et un mini-filet à bagages fixé à la paroi pour glisser un téléphone, des boules quiès, un ipod ou des chips pour la nuit. La fenêtre est partagée entre la couchette du haut et celle du bas. Elle est recouvrable à l'envi d'un second rideau, gris.

Le chauffeur que nous appellerons Karl (alors qu'il s'appelle Dawid mais je ne trouve pas ça très crédible, Dawid avec un W, et ça ne fait pas très allemand) est allemand. C'est un dur. Il rigole rarement, peut-être jamais, même. Mais il conduit très bien. Il est perfectionniste à un point qui fout un peu la trouille. Ce matin, lorsque je lui ai dit « Bravo Karl, you drive very well, it's great », savez-vous ce qu'il m'a répondu ? «no, this night bad, I not good, normally you put a egg on table, it not move ! ». Waou. Faut pas le faire chier, lui. Remarquez, il vaut mieux ça qu'un mec qui fume des joints et qui picole en conduisant... Et puis il faut reconnaître qu'il a la vie dure. Imaginez, Clermont-Nancy en une nuit avec derrière son dos 12 personnes ronflant comme des veaux. Puis Nancy-Lille, Lille-Lyon, Lyon-Tours, Tours-Brest, Brest-Bruxelles, Bruxelles-Caen, Caen-Orléans, Orléans-Nantes, et pour finir Nantes-Paris. À chaque fois, une nuit, pas plus - et pas moins - pour réussir. La journée pour dormir... pas fastoche.
Donc une heure ou deux après la fin du concert, nous remontons dans notre hôtel roulant et finissons la soirée entre nous, techniciens, musiciens et chanteuse, dans le salon du fond, à 90 à l'heure. Enfin rassasiés d'humour, suffisamment abrutis pour réussir à dormir, les uns après les autres, nous nous éclipsons en se souhaitant bonne nuit.
Il s'agit alors de se changer debout dans le couloir (enlever un pantalon à pleine vitesse sur l'autoroute n'est pas à la portée de n'importe qui), de glisser les chaussettes malodorantes au fond des chaussures et ces dernières sous la couchette (du bas) et d'aller à la toilette. Les wc-lavabos sont tellement petits qu'on peut aisément tout y faire en même temps.
Il est, disons, deux heures trente. Nous voilà allongés sur la couchette. Si tout va bien, on s'endort en douceur, bercés par le moteur. On se réveille comme une fleur dans une autre jolie ville, attirés par l'odeur du café. Mais en ce qui me concerne, le scénario peut être un peu différent. Notamment la première nuit d'une tournée.
Exemple vécu. La nuit commence mal. J'écoute de la musique en aléatoire sur mon ipod pour me détendre et je tombe sur Scelsi, compositeur italien du XXe dont la musique serpente entre justesse et fausseté. À cet instant, j'ai plutôt l'impression qu'on me scie une dent. Stress et saignement de nez.
Il fait huit cent degrés dans ma couchette. Je suis allongé presque nu, sur le ventre. Puis sur le dos. Enfin sur le côté droit. Gauche. Ventre. Dos. Droit. Gauche. Ventre. Dos. Jusqu'à m'assoupir quelques secondes, le temps de faire cet affreux cauchemar : nous dévalons à 160 km/h une forte pente et Karl s'est endormi. Je me réveille en sursaut, et me cogne la tête (60 cm) tout va bien, Karl conduit bien, l'œuf n'a pas bougé, du moins j'espère. Non, t'inquiète. Hmm. Je vais voir quand même. Mais non dors. J'y arrive pas. Ventre. Dos. Droit. Gauche. Ventre. Dos. Droit. Gauche. Je m'endors. Trois secondes. Tiens on s'arrête. Karl est tenu de s'arrêter trente minutes toutes les x heures. Bon, je m'endors.
Il fait moins vingt. Je rêve que je suis nu sur la banquise et que ma couette est en neige. On démarre. Je me réveille. Je me rendors. Banquise. Je me réveille, mets un t-shirt et un pantalon. Je m'endors. On tourne à droite, je me cogne la tête à la fenêtre. Virage ? Freins ? On a quitté l'autoroute, alors ? Oui, j'entends une petite voix nasillarde, un mec de l'équipe guide Karl vers la salle où nous jouons ce soir. Merde, la nuit est finie et je n'ai dormi que cinquante fois une seconde. Heureusement, dans le catering (resto de la salle), une jeune femme nous accueille en souriant et nous souhaite la bienvenue. Café, viennoiseries, céréales, un peu de douceur. J'ai quand même les boules, je n'ai pas dormi. J'ai veillé toute la nuit sur un œuf.
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Saturday, June 16, 2007
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Current mood:Eye of the tiger
Bonjour... Je voudrais vous faire partager une découverte. Il s'agit d'une illusion d'optique assez spectaculaire. Cliquez sur le lien ci-dessous. Une petite image verte apparaîtra en haut à gauche. Concentrez-vous alors sur l'image. En moins de trente secondes vous verrez une girafe.
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Saturday, June 16, 2007
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Current mood:Rock and Folk
Pour mon prochain disque.
Je ne sais pas.
Je cherche une idée.
Je me disais que.
Oh, pourquoi pas un disque de trompette ?!
C'est joli, une trompette.
Oh non, c'est débile, je n'en ai jamais joué.
Dommage j'aimais déjà la pochette.

Photo © César Vayssié
Trompette © Avishai Cohen
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