LA CONSOMMATION A BAISSE MAIS LE NOMBRE DE DECES A DOUBLE?????????
ALCOOL...
Chiffres clés de la consommation d'alcool en France ( 1999-2005)
(source : Expertise collective Inserm "Alcool. Effets sur la santé")
23 000 décès sont attribués chaque année à l'alcool, soit 10 % de l'ensemble des décès, dont :
- 1 sur 2 touchent des personnes de moins de 65 ans,
- 8 sur 10 touchent des hommes ; France : 1er taux de mortalité masculine par l'alcool en Europe.
L'alcool est une cause majeure de mortalité prématurée : il est à l'origine de 22 % des décès des hommes entre 45 et 54 ans et de 48,2 % des décès des femmes entre 45 et 64 ans ; il est la 1re cause de décès chez les jeunes.
5 millions de personnes ont des problèmes médicaux, psychologiques ou sociaux liés à une consommation abusive d'alcool, dont 2 millions sont dépendantes de l'alcool, parmi lesquelles 40 % présentent un trouble mental.
Entre 20 et 79 ans, 1 homme sur 3 et 1 femme sur 10 déclarent consommer de l'alcool tous les jours, 7 hommes sur 10 et 4 femmes sur 10, toutes les semaines.
La prise d'alcool est impliquée dans 10 à 20 % des accidents du travail déclarés ; elle est à l'origine de 2 700 accidents de la route par an.
1/5 de l'activité du système de soins concerne des patients présentant un risque d'alcoolisation.
Le repas à 1€ pour celui qui ne boit pas ( très bonne initiative de la part du restaurateur, est-ce toujours d'actualité en 2008????)
Revue de presse de la MILDT
21 septembre 2005
Rubrique « une idée pour agir » LA CROIX évoque le repas à un euro pour celui qui ne boit pas, idée lancée par le propriétaire d'une pizzeria de Metz qui veut « apporter sa pierre à la lutte contre l'alcool au volant ». Le journal explique que sur une tablée d'au moins quatre convives, l'un d'entre eux est invité à ne pas boire afin de prendre le volant après le dîner, avec en contrepartie un repas complet facturé un euro. Précisant que le restaurateur a choisi l'expression « major de table » en référence au majordome qui « sert les autres et est responsable d'eux pendant la soirée », le quotidien développe les conditions qui permettent de bénéficier de cette prestation, (note des autres convives qui doit s'élever au moins à 18,50 euros chacun, et pour le major nécessité de présenter son permis de conduire avec éthylotest à l'entrée et à la sortie du restaurant). D'après le journal, « l'idée remporte un grand succès » et depuis son lancement, il y a deux mois et demi, une centaine de personnes en ont bénéficié, surtout des jeunes, en effet, déplore le patron « les plus âgés ne se sentent pas concernés ». Le quotidien indique que déjà, trois autres restaurateurs de la ville envisagent de lancer des formules similaires.
45000 décès liés à l'alcool tous les ans en France
- 05 décembre 2006 - 13:50 (Par Pierre Melquiot)
45000 décès liés à l'abus de l'alcool ont lieu en France tous les ans. En effet, chaque année, quelque 45.000 décès liés à une consommation régulière d'alcool sont enregistrés en France. Le pays connaît la surmortalité masculine liée à l'alcool la plus élevée de l'Union européenne (UE). Cette surmortalité masculine liée à l'alcool est de 30% supérieure à la moyenne des autres pays de l'UE, selon le ministère français de la Santé.
Par ailleurs, conformément à la loi de santé publique du 9 août 2004, le gouvernement français a organisé dans les 26 régions françaises les états généraux de l'alcool en vue de préparer une refonte de la politique de santé en la matière.
Les recommandations issues de ces forums seront présentées ce mardi 5 décembre, en présence du ministre de la santé, Xavier Bertrand. A partir de ces résultats, le ministre pourrait décider d'une nouvelle politique de santé publique sur le risque alcool.
D'après la DREES, dans une récente étude sur l'état de santé de la population en France en 2006, en 40 ans, la consommation a baissé de17,7 litres à 9,3 litres d'alcool pur par an et par habitant. Mais l'alcool reste, avec le tabac, l'une des substances psychoactives les plus consommées en France. Selon le ministère, 5 millions de français éprouvent des difficultés médicales, psychologiques et/ou sociales liées à l'alcool et 2 à 3 millions ont un problème de dépendance.
Dans la loi de santé publique, la valeur de référence en 1999 et l'objectif à atteindre étaient exprimés en litres d'alcool pur rapportés à l'ensemble de la population. La loi de santé publique préconise de diminuer la consommation annuelle moyenne d'alcool par habitant de 20 % (passer de 14,4 litres d'alcool pur/an/habitant en 1999 à 11,5 litres d'alcool pur/an/habitant d'ici à 2008).
En 2004, la consommation d'alcool sur le territoire français pouvait être estimée à 13,1 litres d'alcool pur par habitant âgé de 15 ans ou plus (environ 12,7 litres si on exclut les achats des Britanniques venus s'approvisionner en alcool dans le Pas-de-Calais). Ce volume annuel est l'équivalent d'un peu moins de 3 verres d'alcool standard3 par jour et par habitant âgé de 15 ans et plus.
La consommation annuelle moyenne d'alcool pur des Français de 15 ans et plus a diminué de 1,3 litre entre 1999 et 2004, soit une baisse de 9 % sur cinq ans. Le rythme décroissant entre 2001 et 2004 se situe sur la tendance conduisant à l'objectif de réduction adopté dans la loi de santé publique.
D'après les dernières données disponibles (2001) de l'Organisation mondiale de la santé, la France a récemment perdu sa place de premier pays consommateur d'alcool (en litre d'alcool pur par habitant de 15 ans et plus). La France était en 2001 devancée par la République tchèque et l'Irlande. Compte tenu de la diminution importante de la consommation française d'alcool entre 2001 et 2004, il est probable que d'autres pays aient dépassé la France.
Précaution de lecture : suite à la concertation, organisée par la DREES et la DGS, avec les différents organismes concernés par ces questions, il a été jugé préférable de rapporter les volumes d'alcool consommés à la population des 15 ans et plus, qui est effectivement concernée par la consommation d'alcool. Le choix de cette population de référence entraîne mécaniquement une hausse du niveau de l'indicateur.