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Coeur Hivernal Une faille dans un coeur hivernal

zaz



Last Updated: 10/19/2009

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Wednesday, June 18, 2008 

Current mood:  depressed

Assise sur le fauteuil, l'ordi allumé, a voguer entre myspace et deviantart.

Voir qu'on est pas sur ses pages, du moins pas souvent, et se demander si on compte vraiment. Entendre "change de vie, change de visage, change de maison, change de groupe, change d'amis, change de mec" partout, toujours. Aller sur son myspace et voir que toutes les filles du coins demandent à boire une bière, ou le rencontrer vite. Trouver sur son portable des messages remplis de sous entendus de copines. Voir l'écran de l'ordi de plus en plus flou. Avoir la boule au ventre qui grandit. Verser des larmes, et se fumer une cigarette. Se demander s'il sera là demain. La boule en ventre qui grossit. Envie de bosser mais il ne veut plus vraiment faire le photographe pour ça. Pleins d'idées de shoot mais pas de photographes pour les faire. Se dire qu'on souhaite monter à cheval et savoir que le genou refuse. Pleurer encore. Aller se fumer une cigarette, et caresser un abrutit de chaton qu'a peur au moindre mouvement. vouloir sortir, mais personne à aller voir. redresser ses lunettes. Lever la tête et voir ces photos d'amis qui sont bien partis. Regarder sa poire sourire fixement. Se trouver laide. Aller se refumer une cigarette. Pleurer encore, parce qu'on est seul et qu'on peut se lacher. Le week end venu voir ses amis, la tête pleine encore, et trouver le moyen de s'engueuler avec lui. Envie de calins. Finir par criser et lacher une larme, et au lieu de jeter toutes ses angoisses, tout lui dire et lacher le morceau quand il me dit "qu'est ce qu'il y a?" Au lieu de lui dire qu'on aimerai qu'il nous mette un peu plus en avant au niveau des autres filles, qu'elles arretent de tenter, au lieu de lui dire qu'on souhaiterait bosser à nouveau avec lui, avec toutes ces idées qui germent, au lieu de lui dire qu'on veut un calin...

Au lieu de ça, on s'assoit, on tourne la tête, on se chope une cigarette, et on lance simplement.

 

"J'suis fatiguée..."

Monday, May 12, 2008 

Grace à moi, Bruno a touché son premier sein.

Grâce à moi, Andy à su être humble

Grâce à moi, Diane à connu l'amour, jusqu'à la fin de sa vie

Grâce à moi, Cyril a appelé sa mère "Maman"

Grâce à moi, Xamou à une chérie

Grâce à moi, Lucie à un chéri

Grâce à moi, Vince a reçu plus de tendresse que n'importe qui.

 

Et moi ?

 

Moi, j'ai été frappée par beaucoup, on m'a attaché au lit, on me forçait à faire ce que je ne souhaitais pas, moi, je devais baiser en mangeant, moi je ne devais m'occuper que de certains. Moi, je n'ai pas d'identité...

Je n'en avais pas.

 

Peu importe que tu reviennes ou pas, en fait, je pense que ton amour a fondu avec le temps.

Maintenant j'ai assez donné, j'ai assez pleuré, on va me donner, on va m'offrir, on va s'occuper de moi, on se mettra à genoux.

JE SUIS QUELQU'UN.

 

Cela n'empeche pas que je t'aime à la folie.

 

"est ce que le monde est bien gardé, je n'en sais rien

Est ce qu'ils vont finir par tirer, on verra bien

Vous imaginez peut êtrre,

que j'vais faire tous ces kilomètres

toute cette force, tout ce courage

Pour m'éclater contre un grillage ?"

Friday, April 18, 2008 

Current mood:  sad

Le Ending de Naruto passe en boucle sur le PC qui ronronne. Derrière moi un DM de français qu'il me tarde de finir. Sur ma joue une belle larme qui roule.

Demain je pars pour une semaine. Un internat, avec des moines. Le concert D'enhancer je l'ai où je pense, l'anniversaire de ma Lisa aussi, et pour terminer, je vais louper le 24 Avril, un jour que je considérait comme terriblement important. Ca fera un an d'amour avec l'homme de ma vie. Amen.

J'me sens vide. Mes amis me manquent, mon homme me manque, et le 26 semble tellement loin !

 

Amour, tu ne peux pas savoir comme c'est dur, de savoir que je reverai ton visage seulement le 26 Avril.

 

C'est long, une semaine. Aurevoir Lyon, je reviens vite, parce que toi et tous ceux qui y vivent et a qui je tiens vont vraiment trop me manquer.

 

J'vous aime fort, et toi,ange, je t'aime terriblement.

 

Une Zaz toute tristounette...

 

 

Monday, April 14, 2008 

Current mood:  surprised

Parfois, il m'arrive de m'asseoir à la fenêtre, regarder les oiseaux sans rien dire, sans rien faire. Juste penser et faire le bilan de ce que j'étais hier, ce que je suis aujourd'hui, peser le pour et le contre de tels changements. Je pense aux efforts et aux erreurs, à tout ceci qui fait d'un homme est homme, sa recherche de lui-même, son « moi » pour parler philosophiquement. Je sais ces choses, et j'y pense, j'me penche sur la question de ma fenêtre.

Mais ce que je n'avais pas encore découvert, c'est que les années passent plus vite qu'on ne le croit. Il court, il court, le temps, comme le lapin d'Alice, discrètement, furtivement, pour assassiner ceux qui ne le voient pas passer. Se rendre compte ou ne pas y penser ?

Putain de merde, j'vais avoir 17 ans…
Tuesday, April 08, 2008 

Current mood:  distressed

J’sais pas.

C’était pourtant pas compliqué.

Deux potes contre vents, et marées, et tout ce qui pourrait arriver.

Deux amis encore, là l’un pour l’autre, sans jamais demander ni compte ni remerciements. Et c’est encore ce qui s’est passé. Un temps, trop court.

J’ai veillé tard. Plus une lueur, non, seule dans les draps, espérant que demain soignerait tout. Le pensée s’essouffle alors que l’on s’endort.

Mais un sang qui bouillonne de chagrin.

J’pensais, tu sais, que l’amitié c’était un beau cadeau, que jamais tu ne m’oublierais aussi naturellement.

En fait, tu as été simplement comme Cyril, avec tes beaux discours et tes câlins. Des semblants de vérité, et j’y ai cru.

Tous les deux, vous faites la paire, vous m’avez bien eu.

Et j’étais si bien, quand j’y pense, croyant que jamais la baraque ne pourrait s’effondrer. Lui il m’avait fait croire à l’amour à jamais, la bague au doigt, et tout et tout. Toi, à l’amitié parfaite, la fusion totale de deux cœurs qui s’adorent.

Et fichtre, si l’on peut dire, comme j’étais heureuse ! Heureuse de penser que ce monde là existait, tu sais, comme le Père Noël ! Tout semble simple et censé, tellement d’ailleurs que quand le voile se lève, on tombe tellement que l’on passe sous ses propres semelles.

Tu pense, j’avais tout. J’étais une princesse, la bague au doigt, le sourire aux lèvres, toujours, jamais une larme, fêtarde et tout et tout…

Regarde P.O, regarde ce qu’il a fait de moi… Regarde comme il a brisé la poupée de porcelaine.

Tu veux faire la même chose, toi ?

Maintenant, j’ai tout repris, et crois-moi que c’est drôlement difficile.

J’pensais qu’avec Vince, on se fiancerait, pour moi c’était naturel !

J’pensais que j’allais retrouver des amis comme toi, avec qui je pourrais enfin me lâcher, et avec qui j’aurais encore cette sensation d’euphorie, à rire à pleines dents.

J’pensais que je serais heureuse comme pas deux.

J’pensais que jamais je ne te perdrais.

C’est pas le cas.

Si. J’suis heureuse. Mais j’ai tellement peur !

Dès que je commence à rire, à me lâcher, à fêter la jeunesse avec les autres, y a une partie de moi qui me dit « ATTENTION ».

Et ça bloque.

Si je commence à m’ouvrir aux autres, à tenter la sociabilité, HOP, blocage.

J’fais même pas assez confiance à Vince. J’ai peur qu’il me trompe, qu’il me cache des choses, qu’il soit tombé amoureux de quelqu’un d’autre.

La vérité, c’est que j’ai une putain de trouille. Et ça casse tous mes efforts. Et plus j’ai peur, plus je me trompe de voie, Vince en a marre, il m’a même dit qu’il ne tiendra pas longtemps vu comme je suis. Même mes potes en ont ras-le-cul de mes pleurs.

Même toi, tu pars…

Et si vous saviez, comme ça m’emmerde d’être aussi fragile, maintenant, alors qu’avant, c’est moi qui les menais tous par le bout du nez…

J’suis fatiguée…

Et toi tu te bars.

Poupée de porcelaine brisée, avec deux anges pour recoller les morceaux. L’un s’est coupé, il s’est barré. L’autre, je ne sais pas, se fera-t-il mal ? Il se blesse tout les jours au contact des épines d’un moral faible.

J’suis faible.

 

J’aime Vince terriblement, et toi, je t’adore.

J’ai besoin de vous deux, vous êtes les deux plus beaux cadeaux que l’on m’ai fait. un jour, ça ira mieux, et je releverai la tête, mais à quoi ça sert, si vous n’etes pas là pour le voir ?

Sans vous, y a plus de vie, y a plus rien...

Monday, April 07, 2008 

J’ai les frissons, le haut le corps, et la bouche fermée, encore. Muette et sourde comme une tombe je m’enferme par précaution, dans mon petit monde de méditation, un instant si fragile qu’on pourrait le briser d’un souffle.

Ça f’sait longtemps que je n’avais pas écris.

Il paraît que c’est élémentaire, que c’est aisé, de changer ainsi, de casser son ancienne image pour devenir supérieure, pour devenir plus vigoureuse, ce reflet dans le miroir qu’on désirait toucher sans parvenir à s’approcher.

Il suffit d’une seconde.

En es-tu si sur ? Essaie donc, sois exactement, du jour au lendemain, ce que j’ai souhaité te voir devenir, comme ça, sans prévenir, déchirer sa mue et s’en extirper pour sauter au dehors et dire « je suis meilleur qu’hier. »

Je regarde, j’admire…

Et si tu le faisais, bien je m’en mordrai les doigts à me les couper, car tu serais l’être le plus doux et attentionné du monde…

Mais ce ne serait plus toi.

Quand on aime quelqu’un, il faut l’accepter tel qu’il est. Sinon, on ne l’aime pas, on aime une image bien au-dessus de lui.

Moi j’t’aime comme ça, ne change pas…
Saturday, December 15, 2007 

Current mood:  romantic

L'un commence. Quelques phrases d'abors, sans vraiment sens, ni importance. Juste histoire de sortir enfin les sentiments qui l'obsèdent...:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" />

Et l'autre suit. D'instinct.

L'épopée prend forme, un voyage au fond des émotions les plus intimes. Deux couleurs, car deux auteurs.

 

Le souligné, C'est Meraziel

L'écriture en Gras, c'est moi

 

De rêver d'un ange au-delà des montagnes, j'ai prit un risque trop grand. Mon passé me rattrape si je n'y fais guère attention, les filets se resserrent, et au final il ne reste qu'un piège. Partant de là, que reste-t-il à faire ? Attendre que les mailles se brisent, patiemment, car il est des forces qu'on ne peut combattre, la passivité pour seule solution...

Cabriole. Encore une. Juste le son d'une larme séchée aussitôt, j'abandonne, je présume, de là ne me restent que deux mots.

Une sensation d'hérésie comme la fumée d'une cigarette trop vite consumée, mais pourtant aucune braise ne mérite de s'éteindre. A l'instar des champs de l'apocalypse, je me ris d'un destin si fugace qu'il ne vaut peut-être mieux pas le nommer.

Et j'ai mal, comme je pleure, asphyxiée de son triste dessein, Lui, sourie, grand seigneur, De ma mort n'attend rien de moins. Etouffant et mourante dans sa lyre d'acier, je m'étonne de pouvoir encore lui pardonner…

Pour autant, marchant dans une cité qui de Démence passe à Achéron, je ne reste pas insensible à la beauté d'une telle forme d'absolution. Si on doit traverser l'enfer pour arriver au paradis, espérons que le chemin soit encore long, que le gain en soit magnifié.

Et que j'en oublie l'épreuve, par un de ses doux sourires, quelques secondes de consolation, l'impression de vivre pleinement, avant son coup fatal. L'ange noir porté devant moi lève une main et l'abat.

Sinistre lame tout de pourpre ornementée, mais mon glaive de saphir bloquera l'attaque, plus vite qu'un vent d'hiver. Car en effet, cet anathème de nos détresses ne peux plus rien, il est impuissant face à une combinaison de deux prince des ombres fascinés par l'approche de l'univers.

Une errance à deux par chemins différents, par croisées incessantes et quête de la vérité. Que suis-je et qu'ai-je été ? Si stupide pour le croire et le suivre dans la nuit de ses rêves, je marche en silence, ange meurtrit par son glaive.

La vérité est une garce volage aux nombreux amants, qui jamais ne se laissera prendre. A l'instar de celle qui hante mes rêves. Comme celui qui transperce de sa lame. Alors donc se battre semble être absolu, car cette passivité précédemment encensée devient presque dégradante.

Toi et moi, Meraziel, deux être souillés d'un amour trop grand. Moi pour lui et toi pour elle, deux loups blancs pleurant leurs chaperons. Ou tout l'amour qu'ils refusent d'offrir. Deux anges à bénir pourtant, au notre-propre nous chanterons son oraison, heureux finalement d'avoir ce diamant précieux aussi près de nos yeux, nous mourront à trop les aimer Meraziel, en perdition tous les deux.

Un jour pourtant, Mélusine, la chasse devra reprendre et nous devrons laisser là ces deux statues immobiles, car elles n'ont plus rien à nous apporter. Notre violence, inscrite en notre chair, ferait mieux d'être impliquée dans une cause plus glorieuse, plus infamante, du moins peu ordinaire. Meraziel et Mélusine écrasant le monde pour le porter au pinacle, ne serait-ce pas magnifique ?

As-tu raison, Meraziel, est-ce la solution à notre perte ? Mais rafler une ville, un pays, un monde aussi, Explorer l'univers pour le réduire à néant, est moins plaisir qu'un seul de ses sourires scintillant dans la noirceur de mon âme. Je vis de l'aimer, Meraziel, et je me refuse à le quitter. Garde l'honneur des vaillants, je te le laisse de tout c--ur, je suis une brindille, un morceau de paille dont il est l'appui. Il s'appelle Rankhun, Prince méphistophélique,  pourtant seule lumière éclairant ma journée.

Ainsi donc ta décision semble prise. Je ne cherche pas à te contraindre, sinon à te proposer une alternative, simplement t'inviter dans une danse ou rien ne t'engage sinon d'être et d'agir. En retrait, je ne ferais que te contempler et chercher moi-même à l'écart une version plus transcendante de mon accomplissement. Mais si tu l'aimes, que l'univers se meure, car rien d'autre ne pourra changer le cours des choses.

J'ai peur...

C'est humain.

Peur de cet amour insolent que je lui porte, cette dévotion admirable que je lui offre. Ces instants de ma vie qu'il me prend à jamais, s'il partait ? J'en mourrais…

Et tu seras là, Meraziel, l'arlequin, à te moquer en silence, toi qui me connaît, connaît mon insolence.

Crois-tu vraiment ? Que l'arlequin ne fait que se moquer ? Avant même que le gouffre ne s'annonce sous tes pas, d'instinct aurait élevé un pont de solides pierres de tailles. Ce n'est pas comme si un choix s'offrait à moi. Ce n'est pas comme si je pouvais faire autrement.

Meraziel, mon arlequin, Ai-je mérité cette amitié que tu me portes ? Je suis touchée mon ami, et espère que ta Fée Morgane le soit également, qu'elle te saisisse sous ses ailes d'argent et t'enseigne l'art d'être aimé. Il fait nuit, Meraziel, ta myriade d'étoile passe…Un bon présage ?

Le mérite n'est qu'une illusion, le destin qu'une simple idée. Et Faelys un jour sera oubliée, tout comme ont été étouffés les sentiments pour Mélusine. Une simple question de survie.

Sunday, November 18, 2007 

Current mood:  rejuvenated

J'en suis encore à embrasser du regard ton visage, image fixe sur mon ordinateur, caresser des yeux les traits de ta peau pour qu'ils s'estampent sur mon âme. J'en suis à te parler doucement, ces paroles que je t'offre sans que tu les entendes, seule dans ma chambre, j'imagine ces mots doux voler comme avions de papier, qu'ils viennent se poser doucement sur le rebord de ta fenêtre. J'imagine tout ça, et je fixe la photo, et tu me souries. Et pour la première fois depuis un bout de temps, tu sais, pour la première fois depuis tant d'années, c'est le bonheur qui fait couler les larmes.

Et là, j'voudrais que tu sois là. J'voudrais tant te serrer dans mes bras, t'embrasser à presque t'étouffer, te dire que je t'aime à m'en faire fondre la voix, me blottir dans ton cou, toi et moi glissés sous la couette, laisser mon corps se réchauffer au tien, et respirer ton odeur à en être ivre. Et te dire encore combien j'ai envie de toi, combien j'aime ces instants rien qu'à nous, où plus rien ne compte, seulement toi, ton regard, ton bonheur, cette respiration si douce à l'oreille, m'abandonner enfin comme il me tarde de le faire, t'aimer fiévreusement, jusqu'à épuisement. Et te caresser jusqu'à l'aube, te regarder dormir tout contre moi, t'embrasser sans oser te réveiller, et te contempler comme ça.

Puis j'irai me glisser dans ton ombre, ne plus en sortir, suivre ton pas et vivre à ton rythme, respirer ce parfum si particulier de ta peau, celui qui m'enivre à chaque seconde, tu sais, te regarder vivre, pour vivre aussi. Prendre garde à ce que tu ne manques de rien, te faire mes plus beaux sourires pour que tu perdes jamais le tien. Et vivre pour toi…

Je ferais de mon mieux, je te ferais autant d'enfants qu'il te plaira, je poserais si tu veux bien mes valises chez toi.

Thursday, November 15, 2007 

Current mood:  exanimate

Il neige. Pas de jolis flocons. De la pluie gelée, tout simplement.

Il neige dehors, moi j'suis au chaud. J'ai froid quand même, tu sais, j'ai le c--ur enfermé dans une couche de glace.

Première soirée sans toi.

C'est étrange, j'ai l'impression d'avoir encore ta main sur ma joue. La sensation d'un doigt fantôme qui parcourt mes lèvres. J'ai envie de me blottir dans tes bras, me réchauffer enfin, moi qui ai si froid. Il fait noir, mon ange, je te cherche à tâtons, mais mes mains se cognent aux murs, et s'écorchent, et se souillent. Je crie, du moins je crois.

Je n'ai même plus de voix.

Je prie jusqu'à point d'heure, et personne ne m'écoute, je vide la bouteille, je chancèle. Je pleure, deux ombres posées sur mes yeux.. Je m'endors enfin, délivrance pour quelques heures…

Reviens, mon ange, mon amour, ma raison d'exister…
Tuesday, September 25, 2007 

Vole, vole et meurt le monde.Ca pourrait commencer comme ça.

Une paire d'ailes s'élance enfin dans un sursaut de lumière. Une paire d'ailes, morceau d'humanité, une paire d'ailes encore maculée du sang de la dernière trouvée. C'est frais, encore, le papillon fixe le vermeil couler. Et tant de violence…

Il revient soudain, se posant sur la main encore chaude, et la petite sourit dans son rêve immortel. Elle en respirerait presque. Le papillon caresse de l'aile un doigt inanimé, Seigneur, qu'elle dorme en paix. Il l'accompagne, lui prête son vol pour qu'enfin elle quitte toute misère, Seigneur, encore un ange au ticket du Paradis.

Mais déjà un nouveau corps tombe à terre. Cinq ou six ans, à peine, son dernier regard emplit de haine envers le monde, envers Dieu et les hommes. La paire d'aile retrousse ses manches et se pose sur cette nouvelle paume offerte. Même scénario.

Le temps s'arrête quelques secondes pour une nouvelle ascension. Prendre enfin son envol, ne plus entendre les cris, et les coups, et les bombes. Seigneur, c'est la guerre, et ce sont les innocents qui tombent, et personne ne sait vraiment pourquoi.

Ce qui est sur, pourtant, c'est qu'au milieu de la haine, au c--ur de la mort, on trouve toujours un papillon aux ailes écorchées, petit passeur du ciel.

Das Leben ist graüsam, Vole papillon et meurt le monde…