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FLORIN7 Articles sur les concerts, Blog de Florin

Florin7

Florin Iancovescu


Last Updated: 11/18/2009

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Friday, April 18, 2008 

Category: Music

17/04/2008 Lizz Wright à l'Orangerie du Botanique

Je ne connaissais pas du tout Lizz Wright et l'ai découvert grâce à son annonce au Botanique, tout comme mon voisin de siège qui parlait français. A part lui, je n'entendais parler que flamand et anglais autour de moi, me demandant si le public francophone était silencieux ou absent. Ce concert avait lieu à l'Orangerie avec placement assis libre. Après tout de même 40 minutes de retard, la chanteuse prend place dans une configuration inhabituelle en U avec les percussions à l'avant gauche suivies par la guitare basse, la vedette au centre et en retrait, la guitare électrique, sa choriste et finalement le clavier à l'avant droit de la scène. J'avais un peu peur de me faire exploser les tympans car j'étais assis à 3m des caisses mais ça va, il a joué soft. D'emblée elle nous annonce qu'elle n'est pas une « entertainer » et qu'elle ne sait pas ce qu'on vient chercher, nous disant que la musique est faite par les gens dans la salle, par l'énergie qu'on partage ensemble et offrant juste de la partager avec elle. Elle ne dira rien d'autre durant le bref concert qu'elle donnera (environs 1h). A ma droite j'avais un vrai fan qui se secouait sans arrêt, on aurait même dit qu'il entrait en transes par moments. Dans le public beaucoup de gens ont certainement confondus l'événement avec une fête foraine, les allées et venues de gens qui revenaient chargés de verres de bière en témoignait. C'est non seulement irritant pour le public qui voit un défilé permanent mais un réel manque de respect pour les artistes, on peut quand même s'abstenir de boire son breuvage national pendant une si courte période ! Lizz de son coté ne voyait pas grand-chose de ce remue ménage car elle a gardée les yeux fermés durant tout le concert. J'avais beau chercher à capter un regard, nada, le vide, j'ai donc fini par également fermer les yeux à un moment puisqu'il n'y avait rien à voir et me suis laissé bercer par les secousses de mon voisin. La musique était bonne, elle alternait des morceaux lents avec du Blues et même une petite touche country, en terminant par un Gospel qu'elle a annoncé être le dernier morceau de son récital. Après la dernière note elle a dit merci et a disparue illico, suivie par ses musiciens. La salle avait beau taper des pieds et des mains, la diva avait fait le travail qu'on lui avait demandé, de façon parfaite même, donc irréprochable aux yeux de ses compatriotes. OK y'en a qui le méritaient bien, ceux avec leurs grande soif et c'est bien fait pour leur pomme !... mais les autres alors ? Je n'ai jamais vu une telle froideur, voir même arrogance, certainement pas chez un chanteur européen si situant dans un registre de musique à tendance humaine, à moins qu'il ne s'agissait d'un core business touchant un public cible dont les statistiques démontrent une nette perspective de progression selon la qualification du groupement des musiciens réunis en vue de distiller une émotion bien travaillée. Vous l'aurez compris, j'en garde un goût un peu « fast food »... j'ai terminé la soirée à La Porte Noire avec les deux visiteuses françaises rencontrée 2 jours avant (voir article sur Ane Brun) que j'ai retrouvé dans ce lieu sympa ou un orchestre jouait du jazz dans une d'ambiance décontractée. Une pita à 1h du matin suivie par une visite de Bruxelles by night en voiture en les raccompagnant sagement à leur auberge et rentrant avec le souvenir d'artistes en herbe plus grandes que la Diva de mon article.

 

Wednesday, April 16, 2008 

Category: Music

15/04/2008 Ane Brun & Nina Kinert à l'Orangerie du Botanique

Ce soir j'allais voir Ane Brun, une chanteuse suédoise que j'ai découvert le jour de l'annonce de son concert au Bota. Initialement prévu au Witlof Bar, il a finalement eu lieu à l'Orangerie avec la bonne surprise que les chaises étaient déployées, ce qui nous a permis d'assister à un magnifique concert assis pour la modique somme de 7EUR (Bota carte). Dans la file qui attendait devant l'entrée (1 personne), j'ai trouvé un gars venu des Pays Bas spécialement pour elle, il en était à son 5ème concert. Quelques minutes plus tard sont arrivées 2 jeunes filles françaises. Elles ne savaient même pas qui elles venaient voir mais avaient rencontrées le groupe à l'aéroport et les avaient ensuite croisés lorsqu'ils débarquaient leur matériel devant le Bota. Venant d'une auberge de jeunesse pas loin, elles sont entrées voir. L'une d'elles est une future chanteuse et a choisi son nom d'artiste original en attenant que le concert ne commence, ce sera Ayrélia... ne cherchez pas, elle n'a pas encore son profil sur Myspace ! Je l'aiderai sûrement à le créer bientôt.

En première partie du concert passait Nina Kinert, une adorable grande fille. Je dois avouer qu'une telle artiste me manquait. D'emblée elle place son style, une voix cristalline, une sensibilité à fleur de peau et une musique pop mais aérienne pour ne pas dire spatiale ! Des grands faux cils approfondissant son regard très présent. Une gestuelle permanente de ses petites mains traduisant une petite angoisse quand elle ne joue pas avec les cordes de sa guitare ou au synthé, comme si elle ne savait pas trop quoi en faire. Venue nous présenter son second album, « Pets & Friends » elle était entourée par d'excellents musiciens au charisme aussi présent que le sien, qu'Ane Brun partage avec elle. On ressentait une ambiance familiale et une chaleur humaine omniprésente. Je me suis laissé emporter au chant des sirènes de Love Affair et voyagé sur les flots des notes délicates auprès de ceux qu'on aime et qui nous manquent.

 

Nina Kinert Love Affair
..

 

Elle nous fait redescendre harmonieusement avec I Shot My Man dans une ambiance un peu country et cédant la place à son aînée sur scène.

 

Nina Kinert - I Shot My Man
..

 

Nina Kinert - The Art Is Hard
..

 

Ane Brun nous apparaît tout de noir vêtue avec une jolie petite fleur symbolique en guise de broche (la violoniste en avait même une carrément tatouée sur son torse) qu'elle et son groupe  portent sans doute en relation avec son excellent 4ème album « Changing of the season » tout comme la représentation d'un bel arbre décorant l'arrière scène. J'avais eu l'occasion de voir son concert au Paradisio d'Amsterdam dans la vidéothèque de Fabchannel et je vous invite à le découvrir également. Ce site propose des concerts Live depuis certaines salles avec lesquelles il collabore mais j'ai été sidéré d'apprendre que les artistes payaient pour pouvoir profiter de ce que le site considère être une promotion, pour ma part je verrais la chose différemment en considérant ce contenu comme le seul matériel dont ils disposent pour avoir des visiteurs, mais bon, en attendant il faut profiter de leurs archives pour découvrir quelques talents, trop rares, comme Ane Brun !

 

Ane Brun - To Let Myself Go
..

 

Une splendide voix résolument country, elle vit littéralement sa musique emplie de sensibilité. Une gestuelle parfois issue d'un autre temps vient amplifier ses émotions quand elle chante sans sa guitare une musique d'un genre folk acoustique.

 

Ane Brun - Lullaby for Grown-ups
..

 

On ne se lasse pas d'écouter ses compositions et le groupe non plus de les jouer, en effet, le concert de ce soir a bien duré 2 heures, avec une stading ovation pour un rappel frénétique.

 

Ane Brun - Baloon Ranger
.. Ane Brun - Treehouse Song
.. Ane Brun - Armour
..

 

 

A la sortie j'ai bien entendu acheté le dernier album de chaque chanteuse et attendu en compagnie des deux visiteuses françaises pour avoir une dédicace. A défaut de les voir j'ai un peu parlé avec le batteur, un gars très sympa qui a d'ailleurs fait craquer Ayrélia, il nous a signé les albums et été demander l'autorisation de passer les vidéos à leur manager, qui n'y a vu aucun inconvénient, sans même demander de les visionner au préalable... certains artistes, surtout français, devraient parfois prendre exemple sur les mentalités nordiques je pense...

Je sens d'ailleurs comme un retour des talents scandinaves avec des artistes comme Ane Trolle et son ensemble JaConfetti que je vous invite à découvrir dans un style différent.

 

 

Sunday, March 09, 2008 

Category: Music

01/03/2008 Elvy & Absynthe Minded - ABBOTA


Quelques problèmes personnels ont faits que j'ai un peu délaissé les articles ces derniers temps. Je sais ce que vous allez dire sur le rôle d'un professionnel, mais voilà, je ne suis qu'un passionné et peux me le permettre !


Cela dit, je ne pouvais pas ne pas parler de cette soirée où je découvrais tous ceux que j'ai vu et entendu.


Tout d'abord ELVY, il passait à la Rotonde et la salle était plutôt bien remplie. J'avais appris en visitant son Myspace et ensuite son site, qu'il avait opté pour une licence Creative Commons et sa musique pouvait se télécharger librement. C'est le premier artiste belge que je rencontre à avoir tout compris ! D'une part parce que le plus grand plaisir qu'on puisse faire à un artiste est de l'écouter, mais aussi car la gratuité de l'écoute est devenue une réalité non négociable. Ça fera bientôt 2 ans que j'essaye de le faire comprendre mais il faut malheureusement que le temps passe pour que les réalités se voient plus clairement ou du moins s'admettent. Donc voilà, Elvy est légal à écouter tout comme il est également agréable à entendre. Un peu Nirvana dans l'attitude, le look et même dans la voix mais heureusement pas autant dans le Rock. Ses ballades acoustiques sont douces, il accompagne sa voix angélique à la guitare. Il n'est par contre pas très bavard. Je vous encourage à visiter son site, il est simple, comme Elvy, mais l'essentiel s'y trouve. Sa philosophie se devine aisément, les paroles d'une partie de ses chansons s'y trouvent également. J'ai échangé quelques mots avec lui dans les couloirs du Bota, une communication très facile et agréable. Il m'a autorisé à publier les vidéos et en voici deux qui vous donneront envie d'aller le voir quand il reviendra ... et devinez quoi !? il passe ce 23 mars à L'ancienne Belgique en première partie de LIGHTSPEED CHAMPION et en remplacement de THE XX !


Ah oui, j'oubliais, pour son album il a enregistré des morceaux avec Auryn aussi, décidément cette fille sera partout bientôt ! Et qui s'en plaindra après tout ;)


 


Elvy - Do You Belong

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Elvy - Wasting Time

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Le second groupe m'a laissé un peu froid et j'en ai profité pour faire la connaissance des amis de Ghinzunete, Alexia de son prénom, aussi sympathiques et agréables qu'elle. On s'est quand même demandés ce qu'elle ferait si Ghinzu arrêterait, elle se surnommerait sans doute Danette car elle adore aussi Kris comme moi :)


Le troisième groupe était également un peu Rock pour moi, ce qui m'amène directement au dernier de la soirée, mais non des moindres ; ABSYNTHE MINDED. Cet ensemble de 5 jeunes gars de Gand a été très étonnant, parfois détonant parfois bruyant mais surtout surprenant ! Visitez leur site, il n'est pas banal non plus, il est horizontal !


Ils oscillent entre le Rock que je déteste et le Blues que j'adore, en visitant allègrement le Jazz comme s'il s'agissait d'une promenade de santé. Le violoncelliste, personnage charismatique et co-compositeur au sein du groupe, exploite cet instrument d'une façon incroyablement moderne et se fait aussi bien plaisir à la trompette. A la contrebasse et guitare basse un autre personnage semblant sortir de Blues Brothers. Le batteur m'a rappelé le personnage des Muppets, celui qui faisait péter ses bâtons en frappant sauvagement sur ses batteries ! Celui de ce soir devait les remettre en place pratiquement après chaque morceau. Au clavier Roland juché sur un vieux Hammond en bois, un musicien sorti des anciens polars... on devinait une atmosphère brumeuse autour de lui. Le chanteur et guitariste possède une allure de gentleman anglais anarchique, un digne descendant des Beatles, dont le style s'inspire parfois. Il est habité le bougre, il sait regarder son public en face et transmettre ses transes. J'ai détesté autant que j'ai adoré, devant autant de sentiments je ne pouvais que sortir satisfait de la salle mais choisirai quand même les morceaux avant de les passer... J'ai échangé quelques paroles le violoncelliste qui m'a expliqué qu'ils étaient déjà à leur 3eme album et que malgré la base Jazz qu'ils possèdent, ils aiment visiter plusieurs styles qu'ils apprécient également.


A l'extérieur j'ai trouvé ma voiture entière cette fois, pas comme le samedi de Boutik Rock où on m'a défoncé ma splendide petite Twingo sans même laisser de carte.


Absynthe Minded - Pretty Horny Flow

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Absynthe Minded - One Way Or Another

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Sunday, February 17, 2008 

Category: Music

17/02/2008 SHINE Live@Home Streaming sur MyGroovyPod

Après avoir assisté à un événement sur le Live streaming qui s'est tenu ce WE au centre iMAL à Bruxelles et durant lequel j'ai constaté la diversité du champ d'application tout en restant souvent un peu perplexe face aux projets présentés et surtout au manque d'initiatives visant à faire du streaming de concerts, j'ai assisté ce soir à la diffusion du concert Live@Home de Shine. J'y avais été invité par le groupe qui se trouvait déjà dans ma liste d'amis sur Myspace. Le site qui leur a offert la transmission est MyGroovyPod, une initiative française, encore en version Beta, que je salue pour leur créativité. Ça fait peu de temps que j'ai découvert l'existence de ce genre de diffusions de concerts. C'était d'abord sur FabChannel qui propose une image magnifique, une fluidité en temps réel mais des changements trop fréquents de camera fatigants. Contrairement à ce dernier, MyGroovyPod ne permet pas de voir en plein écran le flux qu'ils diffusent au format Flash, en zoomant l'image se déforme au format 16/9 en aplatissant un peu les têtes. La qualité est très moyenne et doit faire tout au plus 4 images par seconde. Petits problèmes de son, le niveau a été augmenté durant le concert et présente des craquements par moment. Cela dit ils n'ont pas non plus les moyens de leur grand frère et je suppose le tarif n'est pas le même. J'ai appris que FabChannel faisait payer l'artiste qui désirait être transmis en Live !? C'est quand même un comble !  

Pour revenir au concert auquel j'assiste, je vais narrer au fil de son déroulement. Il a lieu dans leur studio privé où l'équipe technique est allée les filmer avec 4 caméras fixes. Hanane Laraki, la chanteuse, a énormément de charme et je trouve dommage de ne pas pouvoir capter son regard, elle ne regarde pas souvent la camera. Plus le concert avance plus le volume monte et avec lui les craquements, ça devient gênant, j'ai même peur d'abîmer mes hauts parleurs, je diminue donc de plus en plus. A présent c'est comme avant qu'ils ne montent mais avec des crac crac en plus… Il y a un public qui assiste sur place, ça ajoute une petite note authentique. Entre les chansons ils s'amusent tous et remercient les spectateurs dans toutes les langues, j'ai même entendu du japonais. La musique est d'un genre down-tempo alternatif, c'est très calme. L'interprétation acoustique de la seule reprise de la soirée, « Like a virgin », va à ravir à Hanane. Sa voix est douce et suave, ses gestes langoureux et son regard pétillant. Je m'amuse de leurs délires et me sens presque chez eux. En fin de compte cette image saccadée donne un coté amateur et privé que je finis par apprécier. La chanson suivante est un peu Rockouillarde et j'en profite pour aller me chercher à boire… autre avantage d'être chez sois, on peut quitter la salle sans bousculer tout le monde. Ils remercient les gens d'être venus mais ne savent pas combien de personnes assistent sur Internet. Le fait de pouvoir écrire cet article en Live en regardant sur mon second moniteur ajoute un coté très personnel à l'événement qui me plait assez, en salle j'ai toujours le problème de ne pas pouvoir prendre de notes, je suis miro de près et préfère regarder les artistes. Ce qui me frustre le plus est de ne pas pouvoir manifester mon plaisir, j'aurais l'air pathétique à applaudir tout seul dans mon salon :) De même que ne suis pas en mesure de vous proposer des passages vidéo pour illustrer mon article, il faudra aller sur leurs différents profils à leur recherche. Par contre j'ai quand même pris quelques captures d'écran…

 

 

 

Ils terminent sur leur titre phare « In the midlife zone » dans la joie et la bonne humeur.

Une voix off annonce toutes les villes qui ont assistées en remerciant tout le monde, pour ne pas dire toute la planète. L'interface permet de chater en direct et une fois le concert fini les participants peuvent échanger leur impressions ou simplement remercier le groupe. Je compte surveiller de près les prochains événements de ce nouveau site et y assister aussi souvent que possible.

 

Sunday, February 17, 2008 

Category: Music

30-01-2008 Yael Naim & Kidwithnoeyes
à la Rotonde du Botanique

Un moment rare de talent, d'humour, de simplicité et bien sur de musique… sold out bien entendu. Ce soir là je me rendais au concert de Yael Naim un peu perplexe. J'avais écouté les chansons de celui qui passait en première partie sur sa page Myspace et n'étais pas convaincu, je me disais que j'allais m'ennuyer. Son nom, pas banal, « Kid with no eyes » vient d'un de ses titres. J'ai quand même eu un choc en voyant qu'il avait quand même des yeux ! :) Sa musique est lente, sa voix est douce mais sur scène avec tout juste une guitare acoustique, il rayonnait de musicalité. C'est le premier artiste qui arrive à me surprendre autant par sa présence sur scène, c'est en effet là sa place. Il a fini sa première chanson avec quelques notes du tube de Yael, sans doute pour suggérer un peu leur rapport amical. Entre les chansons un humour omniprésent, il feinte (ou pas ?) d'avoir oublié le texte d'une chanson afin de mieux l'interpréter je dirais même la jouer… Il m'a dit qu'il allait revenir à Bruxelles, je vais donc le guetter.

Kid with no eyes - Pas assez de toi

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Yael Naim a fait son apparition toute souriante et c'est ainsi que nous a été présenté, tout au long de la soirée, un registre assez différent de celui de son album. Accompagnée par trois musiciens, Laurent David à la guitare, Xavier Tribolet au clavier et accordéon alors qu'à la batterie et percussions on trouve son bras droit David Donatien avec qui elle a coécrit les chansons de son album éponyme. Elle a bien entendu chantée ses tubes et aussi des chansons dans sa langue maternelle et très riche en « hi ha shi ayn », je parle bien sur de l'hébreu. Dommage juste que j'ai oublié cette langue, j'aurais certainement pris encore plus de plaisir. Avec Toxic, reprise d'une plus grande artiste… juste en terme de taille bien sur, morceau sur lequel elle s'est accompagnée au piano, j'ai découvert cette gestuelle issue d'un registre classique qu'elle partage avec une autre grande dame, par son talent cette fois, Emily Loizeau. Son attitude naturelle et son humour omniprésent, m'ont aussi fait penser à Claudine Muno alors que sur le morceau Why Do We Fall In Love j'ai ressenti une chaleur à la géante Ayo.

Du haut de ses trois pommes, elle fait souvent penser à une petite fille dans la cour de récréation. Ses camarades de jeu prennent également beaucoup de plaisir à jouer avec elle et ça se ressent. Ils sont en harmonie, en phase avec tous ses gestes, qu'on devine très spontanés.

Quand elle prend son ukulélé, la salle se met d'emblée à l'accompagner. Ça semble amuser David et faire plaisir à Yael. Le public belge surprend toujours par sa chaleur et sa spontanéité. Elle joue avec sa voix comme elle veut. Je n'avais jamais remarqué comme elle était teintée de Blues à l'écoute du CD. Yael est bien habitée et porteuse d'un virus, celui du bonheur. Elle nous prévient qu'elle ne sait danser que la danse des canards, mais on voit que c'est aussi pour jouer, elle danse très bien en sautillant ! Dans la salle on lui crie « Ani ohev otha » à quoi elle répond « toda » tout en demandant si elle est à Tel Aviv. Où qu'elle soit le public l'aime vraiment.

Le concert s'est terminé sur 2 rappels, un méga délire et un remake étonnant de New Soul que je vous laisse découvrir en life si ça la reprend…

Bilan global, c'était comme un bon film, il faut le revoir pour y goûter pleinement. Et devinez quoi !?... elle nous revient le 14 mai à l'occasion des nuits Bota,  au Cirque Royal cette fois. Bien sur il n'y aura plus la proximité de la Rotonde et je conseille à mes lecteurs de se placer bien devant, pas trop loin de mon chapeau…il faut la voir de près cette petite fée.

 

Après plusieurs mails, n'ayant pas reçu de réponse de Yael, je ne suis malheureusement pas en mesure de vous proposer les vidéos, ni même du duo qu'elle a fait avec kidwithnoeyes.....:NAMESPACE PREFIX = O />

Friday, February 15, 2008 

15/02/2008 Pauline Croze à l'Orangerie du Botanique

Je ne sais pas si ce soir la salle était remplie d'inconditionnels de Pauline Croze où si le public Belge a perdu son intégrité car d'une part c'était Sold Out et d'autre part ils l'ont quand même rappelée. Vous l'aurez compris, ce concert m'a amèrement déçu, autant que mon fils qui attendait désespérément qu'il se termine alors qu'au départ il se faisait une joie d'y assister. Comme si cela ne suffisait pas, il a commencé avec 30 minutes de retard. Le groupe est entré d'abord, un batteur mal rasé, un grand bassiste, mal rasé, et un guitariste aussi mal rasé… finalement je me suis dis que c'était pour avoir l'air plus virils. Pauline est arrivée ensuite, une grande fille aux cheveux courts, un joli décolleté  qui laissait deviner une poitrine plutôt généreuse et de belles chaussures très bleues. Elle n'est pas à l'aise sur scène et ça se ressent. Son groupe fait son boulot, mais ça s'arrêtait là. Je n'ai ressenti aucun plaisir, aucune harmonie, ni dans l'ensemble ni dans la musique. Elle nous a certainement présentée son nouvel univers car je ne connaissais pas la plupart des morceaux, ou du moins ne les ai pas reconnus. Sa petite voix essaye souvent d'atteindre des notes haut perchées mais elle se casse la binette et les ratant, mon fils m'a même avoué avoir ressenti un frisson, mais du genre de la craie au tableau… ! La musique est d'un genre indéfinissable, entre les fausses hautes notes de Pauline semblant vouloir chanter du Jazz et la batterie qui partait en couille Rock, ça donnait un résultat parfois assez chaotique surtout sur le dernier morceau avant le rappel. Heureusement qu'au retour elle a daignée nous chanter « T'es beau » presque malgré elle, ce qui aura valu la peine d'attendre que tout le monde sorte pour quitter la salle.

Dans les couloirs du Bota j'ai vu Samir Barris (voir mon article sur XX) qui m'a confirmé sa déception et une fille a même ajoutée avoir été déçue par ce genre Jazz Rock. On regrettera donc ce nouvel univers de Pauline, cette fille fragile et mélancolique qui fuit son authenticité avec cet album.

 

Monday, February 11, 2008 

Category: Music

09-02-2008 Les Blérots de RAVEL & Balimurphy
à l'Orangerie du Botanique

J'avais déjà assisté au concert des Blérots de RAVEL lors du festival Couleur Café 2007 et avais d'ailleurs écris un petit article en disant que j'aurais bien aimé les voir au Bota, alors voilà qui est fait à présent. C'est vrai que mon fils en avait gardé un mauvais souvenir en se faisant littéralement écraser contre les barrières et n'a pas osé retenter l'aventure. J'ai donc invité Lili Sygta qui lui fera plein de bisous pour le remercier de lui avoir cédé sa place. Le site du Botanique annonçait Sold Out alors que la salle était à peine moitié remplie, dommage car beaucoup d'amateurs on dû rater l'événement de peur de se trouver devant un guichet fermé.

 

Balimurphy - J'hésite

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En première partie passait Balimurphy, un groupe que je ne connaissais pas encore. Formé par 5 artistes masculins et plutôt virils (je précise car on me connaît pour tomber amoureux de toutes les belles voix féminines et surtout que je craque rarement sur celle de barbus), 2 guitares, une contrebasse, un cajon donnant un ton très artisanal à la percussion et surtout un violon ajoutant une profondeur incroyable à l'ensemble. J'ai adoré l'ambiance feutrée qui s'est tout de suite installée, on sentait que les musiciens étaient à l'aise et prenaient du plaisir à se trouver sur scène. Leur musique est d'un genre difficile à définir, un rock folk tantôt mélancolique tantôt troubadour, des paroles profondes, une poésie permanente et surtout une philosophie de la vie qui me convient parfaitement. J'ai adoré « Le totem du progrès », c'est criant de vérité et les quelques paroles crues qu'on peut y entendre ne font que mieux l'affirmer.

 

Balimurphy - Le totem du progres

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Balimurphy - Monsieur

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Après « Le testament » ils chantent bien entendu « Poussière » … je vous laisse découvrir vous-même touts ces trésors de poésie. « Le bilan » vient en poser un dans le courant de cette vie qu'on a l'impression de voir défiler durant ce concert fait d'hésitations, de doutes, de questions mais surtout de joie et d'optimisme. Dans la salle ça bouge pas mal et ils parviennent à préparer le terrain aux joyeux lurons qui suivront. Dans l'ensemble j'en garde le souvenir d'un moment délicat et profond. Ils font partie des artistes rares à avoir accepté que je publie toutes les vidéos et je ne me suis pas retenu d'en poster 7 (c'est mon chiffre préféré après tout) dont 4 dans cet article … cela dit, rien ne vaut l'ambiance qu'on peut ressentir de les découvrir sur scène où je retournerai certainement les voir et vous y invite sans modération.

 

Balimurphy - City Guide

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Je vais quand même parler un peu des Blérots, après tout c'était eux le clou du spectacle… Il s'agit plus d'une troupe théâtrale proposant un spectacle en mouvement constant, des sketches et des chansons pour délirer. C'est difficile pour moi d'en parler puisque la musique n'est pas leur fort, je dirais même qu'à la longue elle devient monotone malgré tous les instruments réunis. Il s'agit ici d'un spectacle de rue auquel il faut assister avec les yeux d'un enfant. Ils font des grimaces, surtout la petite maigrichonne qui joue de l'accordéon et que je voyais un peu comme l'homologue féminin de Louis de Funès. La seconde gente féminine joue de la trompette, elle est plutôt timide et mignonne. Les quatre mecs sont sympas et tout le monde est de bonne humeur, c'est d'ailleurs le fil conducteur et le but de leur spectacle.

Je n'ai pas eu l'occasion de les rencontrer dans les couloirs du Bota pour demander si je pouvais publier des vidéos mais d'un autre coté vous en trouverez tout plein sur Youtube.

Saturday, January 26, 2008 

Category: Music

25-01-2008 Babel Live au Cirque Royal à Bruxelles

C'est en participant à un jeu organisé pour les affiliés à la carte du Botanique, me permettant de choisir un concert durant le mois de janvier, et par manque de tout autre événement qui ne soit pas Rock, que j'ai emporté l'entrée à « Babel Live ». A la lecture de la présentation, ça donnait plutôt envie d'y assister. Arrivé sur place je me suis dirigé tout naturellement vers la file de 3 personnes devant le guichet de ventes pour m'entendre dire que pour les invitations, c'était en face… il faut croire que tout le gratin Bruxellois avait été invité à cet événement, j'avais pris cette file pour un attroupement mondain. Ce n'était pas du tout le genre de public cool que j'ai l'habitude de croiser dans les couloirs du Botanique en allant voir des concerts que je choisis. On sentait un certain air de « place to be », les parfums puissants se mélangeaient  pour former une atmosphère presque palpable. Les places étaient assises et libres, je me suis trouvé un petit nid bien placé devant la scène où étaient déjà disposés des instruments de musique classique, un piano et une table de mixage. Le concert était retransmis sur Musiq'3 dans le cadre de l'émission de la RTBF (Autour de Babel) et dont ce concert célébra le premier anniversaire. An Pierlé est bien la seule artiste à m'avoir ému durant cette soirée, il y avait aussi un duo qui a un peu égayé l'ambiance au xylophone et ukulélé, à part ça ... je cherche encore… Je me suis senti un instant dans la peau de ce Roi qui adorait la musique mais qui s'ennuyait quand elle était monotone (oui, j'ai vu le film Amadeus) et tenté néanmoins de percevoir la mélodie parmi cet ensemble de notes, semblant parvenir un peu en désordre de toute part mais sonnant rarement, et sans doute volontairement dans ce cas, faux. Comme pour mieux marquer l'originalité de cet ensemble, des bruits synthétiques provenant d'un synthé créait les liaisons, voir les séparations, entre les morceaux, non sans en perturber la musicalité. Ce bruitage possède certainement un qualificatif mais je n'en voyais pas l'utilité.

Le temps passait lentement et je regardais avec envie les spectateurs chanceux qui se trouvaient prés des escaliers et qui filaient en douce. J'ai même vu deux rangées se vider à moitié en partant de l'extrémité. Pour ma part je me trouvais au milieu et n'ayant rien de mieux à faire chez moi, sans doute aussi un peu par respect, je suis resté jusqu'au bout des 2 heures. J'ai quand même été gratifié par les 2 trop courtes apparitions d'An Pierlé dont la voix m'a ému et réveillé au rythme de son dernier morceau. A la fin du concert les applaudissements étaient presque mécaniques et synchrones, un son que je n'avais pas non plus l'habitude d'entendre. Je me suis quand même posé la question à savoir « est-ce que tout ce monde a compris quelque chose à ce qui lui avait été présenté ou bien font-ils tous semblant afin de ne pas avoir l'air ridicule… » pour ma part j'ai dirigé mes applaudissement vers ceux qui m'ont touché et salué la performance technique de tous les autres. En effet, à certains moments je sentais comme une démonstration de ce qu'on peut faire avec un instrument alors que 4 simples notes enchaînées dans un bon tempo peuvent créer la mélodie d'une grande symphonie, même aux oreilles d'un sourd…

A la sortie j'ai un peu tendu l'oreille dans les couloirs et n'ai entendu aucune réaction enthousiaste, sans doute aussi que le gratin est discret et n'extériorise pas trop ses émotions ou simplement qu'il n'y avait rien à entendre.

 

Pas de vidéo cette fois...

 

Friday, December 14, 2007 

Category: Music

14-12-07 Bunny Rabbit & Legoparty 
à la Rotonde du Botanique

En première partie, Legoparty, un groupe de 3 filles, l'air un peu ados et produisant quelque chose que je ne pourrais pas qualifier de musical. Je suis resté jusqu'à la fin de leur représentation avec mes bouchons bien enfoncés et par respect pour l'organisateur qui m'avait gracieusement offert cette entrée. Durant une heure on a eu droit à des basses fracassantes, des sons de guitare saturée et des voix agaçantes. Il y avait pourtant une poignée des fans qui se tordaient dans tous les sens au « rythme » produit alors qu'une autre poignée de la majorité restée assise, bougeaient lentement leur tête d'avant en arrière, tel les petits chiens à l'arrière des voitures.

Après une courte pause et la malheureuse perte d'une bonne moitié de la salle qui n'est jamais revenue, agonisant certainement dans un coin du bar, est apparue Black Cracker. Mixeuse de Bunny Rabbit derrière son pupitre de mixage. Elle lançait des ballons roses sur la scène en encourageant le public à s'approcher pour accueillir Bunny. Un adorable petit bout de choux fit son apparition, blonde, souriante, une robe noire à dentelles et des bas collants. La musique que je qualifiais de Rap était selon un expert du Hip Hop. Ce n'est pas ma tasse de thé mais je dois admettre que cette fille a remonté le niveau de la soirée tout en employant des termes en bas de pâquerettes.. Les paroles étaient riches en « dick, fuck, suck, cock, tits, pussy, mother fucker …» dans une atmosphère que je pourrais qualifier de Disneyland pornographique. Un contraste entre la petite fille du Magicien d'Oz dans dans monde féerique et la réalité du Démon de chacun de nous qui ne se dévoile que tard la nuit. Elle n'arrête pas de bouger un instant, au début de chaque chanson elle se comporte en petite fille sage et timide et dès que le « beat » du Hip arrive, elle assure un spectacle permanent en ne glissant jamais dans la vulgarité visuelle que cette musique a l'habitude de nous servir en général. Sa copine Black l'embrasse souvent, lui touche les fesses en lui tournant autour. Elle l'accompagne vocalement et va même jusqu'à traiter quelques uns de « bitch » en les pointant du doigt, sans pour autant choquer. Sur la dernière chanson elles ont invités le public qui le désirait, à mon ter et danser sur scène. J'ai encore l'image en tête d'un fan qui se tortillait dans tous les sens parmi pas mal d'autres volontaires.

Elles étaient dans les couloirs du Bota pour la vente de leur marchandise, en nous prévenant que si d'aventure, une odeur de vin nous semblerait provenir des t-shirts, il ne s'agirait que du pur fruit de notre imagination…

Une bonne soirée donc en fin de compte qui s'est terminée dans les couloirs avec 3 potes, à rire et déconner.

 

 

Bunny Rabbit au Botanique

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Tuesday, November 27, 2007 

Category: Music

27/11/2007 Auryn & Keren Ann à l'Orangie du Botanique

J'ai longtemps hésité avant de publier cet article, et je me suis dis que tout compte fait, il fallait assumer les impressions telles qu'on les ressent, sans essayer de rester politiquement correcte, d'autant plus que je ne fais aucune politique et ne désire lancer aucune polémique.

 

Voici donc ce concert que j'attendais tant. Voyant que le Bota affichait COMPLET je m'y suis rendu avec 45 minutes d'avance, ce qui m'a permis de me placer librement. Je ne savais pas encore que c'était bien la seule liberté que l'organisateur, appelons le « CC », allait m'accorder. En première partie passait Auryn, sans ses Nightingales, qui venait tout juste de se produire, avec son autre groupe XX, au Centre Culturel d'Evere. Evénement que je relate dans mon article d'hier. Connaissant Auryn, Séverine de son vrai prénom, j'ai commencé à filmer afin de pouvoir agrémenter mon article, comme je le fais à chaque fois, avec l'autorisation de l'artiste. Quand soudain, je sens une tape sur l'épaule… c'était le chef de la sécurité m'interdisant de filmer. Ne voulant pas créer de discorde ni perturber le concert, j'ai rangé mon arme absolue de 150 grammes, non sans un certain arrière goût amer. Ce que j'ignorais, et je l'ai appris à la sortie dans les couloirs (c'est fous les potins de couloirs quand même), c'est que c'était Keren Ann elle-même qui avait envoyée exigée de ne pas être filmée sous peine d'arrêter le concert. Même un ami photographe, travaillant pour un magazine, n'a pas eu le droit de photographier la vedette, il a dû se restreindre à Auryn. Je ne comprendrais jamais cette attitude de la part d'un artiste, je peux encore admettre qu'un Label, avide de droits monnayés, le fasse… après tout ils sont là pour faire du blé, pas pour encourager l'épanouissement artistique, sauf bien sur si ça paye… Mais je m'égare un peu et m'éloigne du concert… Pour son second passage au Botanique, Auryn a choisie de s'accompagner au piano, instrument qu'elle exprime merveilleusement, sa copine violoncelliste est venue la rejoindre ensuite. Son registre est très proche de celui de Keren Ann, des mélodies que je qualifierais d'aériennes. Elle commence le concert à capella afin de ne laisser aucune chance à qui que ce soit de penser à autre chose qu'à sa voix. Je le disais souvent en déconnant, mais ce soir je peux confirmer que le qualificatif de « tueuse » est réel. Cette fille est un réel danger pour tout artiste qui compte passer après elle, il m'a fallu quatre chansons de Keren pour que commencer à apprécier, sans pour autant en être ébloui. Le monde d'Auryn est magique, elle vous plongera aisément à son gré dans la joie autant que dans l'angoisse. Son organe vocal est un extraordinaire instrument qu'elle maîtrise totalement, capable de caresser les cordes tout en douceur et produire un lit de notes et soudain passer à de puissantes aigues sans blesser ni déranger. Elle mérite le qualificatif de Diva. Je n'ai pas trop croisé son regard mais celui de sa violoncelliste traduisait le plaisir qu'elle avait en l'accompagnant. Dommage qu'elle était affublée d'une paire d'ailes noires, je l'aurais plutôt vue dans une belle robe sombre brillante, en contraste avec la splendide longue robe blanche que portait Auryn. Elle a été énergiquement applaudie et c'est avec plaisir que j'ai renseigné plusieurs voisins sur son identité lors de l'entracte. Après une courte pause, commença la seconde partie avec la vedette de la soirée. Je suis à peine rentré chez moi, que je n'arrive même pas à me souvenir des premiers morceaux. Ce qui m'a surtout gêne tout le long de son concert, c'était une radio qui passait dans les amplis et dont personne ne semblait se soucier, alors que je devais me cacher l'oreille droite, tout comme certains autres spectateurs, afin que la musique qui s'en échappait ne perturbe pas les morceaux acoustiques de Keren. Je me suis aussi fais la remarque que le géant « CC » devrait investir un peu plus d'énergie à assurer les meilleures conditions de passage pour ses groupes plutôt que se préoccuper de l'image de marque qu'une vidéo amateur pourrait laisser transparaître et risquer de montrer par la même occasion une quelconque faiblesse non traitée par un équipement de studio et des filtres en paquet. Je m'emporte encore, je sais, mais malgré le fait d'avoir été un peu libéré et de pouvoir regarder le concert sans me soucier du cadrage, j'ai eu du mal à entrer dedans… l'effet Auryn y était sans doute aussi pour quelque chose. Keren Ann possède une très belle voix mais elle ne s'entendait pas trop. Outre la radio pirate, les problèmes de compréhension que son guitariste avait avec le technicien du son, c'est simplement un manque d'énergie. Je n'ai franchement pas retrouvé l'atmosphère céleste produite à l'écoute de ses albums, surtout son dernier éponyme, si ce n'est à la fin, après le premier rappel, sur son second qu'elle nous a fait à capella sur une reprise en portugais et sur « Tennessie Walz » d'Otis Redding, morceau qui semble branché puisque Bonnie Raitt & Norah Jones l'ont également interprété (et puis ça vous fera une vidéo à regarder). Je vais devoir laisser passer quelques jours afin de me remettre, une fois de plus, de la sérial killer de la première partie. Je peux déjà dire que j'éviterai les concerts organisés par ce géant, ne retournerai probablement pas voir Keren Ann et suivrai de très près la carrière d'Auryn et du groupe XX. Dans les couloir Séverine m'a fait pour la première fois une bise (je ne vais pas me laver la joue droite pendant 7 jours, que ceux qui me croisent me la fasse sur la gauche) et m'a confirmé pouvoir mener plusieurs carrières de front. Je n'ai pas vu Keren et je ne sais pour quelle raison mais ne m'attendais pas non plus à la voir parmi son public.

 

 

PS : Séverine, si tu lis cet article, s'il te plait arrêtes de casser le coup de tes camarades ! Fais des concerts sans personne après toi ou alors ne choisis que les artistes que tu n'aimes pas !

 

PPS : Keren, si tu lis cet article (1-si on t'y autorise devrais-je dire, 2-je suis adepte du tutoiement et puis en anglais y'a pas de vous), ne dis plus qu'il y a du Whisky dans ton verre, demandes à Stephane qu'il le remplisse et dis que c'est de l'Ice Tea (bien sur si Lipton est d'accord), certains pourraient croire que tu aimes l'alcool et d'autres baver car tu leur donneras envie.

Tuesday, November 27, 2007 

Category: Music

23/11/2007 XX & Le Migou au Centre Culturel d'Evere

J'attendais impatiemment ce concert depuis que j'avais vu pour la première fois le groupe XX au mois de septembre à la maison de la musique et écris un article avec des passages vidéo. XX est une formation de 3 musiciens dont Samir Barris est l'initiateur. Nicholas Yates est à la basse et la charmante Séverine Cayron au chant et violoncelle. Ils écrivent tous les trois, interprètent des chansons écrites par des amis, dont Le Migou, mais je dois avouer que ma préférence générale pour Séverine n'est pas juste due à son charme féminin mais surtout à son talent d'artiste complète.

Pour l'occasion et comme ça se passait au Centre Culturel d'Evere, j'ai pris avec moi mon fils, un collègue de travail et la non moins charmante Lili Sygta. Michel, le photographe Mikachu, nous a rejoint, les mains tremblantes car il était venu sans son appareil photo. Arrivés sur place 15minutes à l'avance, j'ai d'abord été surpris par le vide... XX répétait dans la petite salle dans le fond. J'ai passé la tête pour les saluer mais j'ai dû déranger car Samir est venu juste après pour fermer la porte à clef, laissant dehors certains membres qui devaient visiblement se trouver à l'intérieur. Les gens arrivaient à 20h, heure à laquelle le concert devait commencer et je soupçonne la présence de toutes leurs familles, grand-mères comprises...Après le concert, alors qu'on mangeait une frite, y'a même un gars qui m'a demandé si je sortais d'une soirée Western... Le Migou a fait son apparition un peu avant que ça ne commence, ce qui m'a donné l'occasion d'échanger quelques mots avec lui. Il est très grand, il est très communicatif et il est très sympa. En deux minutes j'ai eu l'occasion d'échanger plus de mots qu'avec XX au complet durant les deux concerts et un soir au Bota avec Samir ! Avec 40 minutes de retard et quelques soucis de communication pour faire comprendre à l'abruti éclairagiste qu'il fallait éteindre les lumières de la salle et allumer celles de la scène, bouton qu'il n'a jamais trouvé d'ailleurs, nous proposant du coup un concert en ombres chinoises. Heureusement pour Mikachu qui se sentait dès lors beaucoup mieux, n'ayant rien à prendre en photo. C'était original, pas prévu et assez soporifique comme ambiance. Avec XX nous avons raté tout le charme de Séverine, avec Le Migou on s'est presque endormis vu son style et l'heure à laquelle il a fini dans la seconde partie. Pour ce qui est du concert même de XX, j'ai pu réécouter le même programme que la première fois, avec pas mal d'améliorations tout de même. Séverine n'a pas oubliée une seule parole, elle a agrémentée la fin de certaines chansons par des fabuleuses envolées, coloration musicale teintée d' « Auryn & The Nightingales », son autre groupe dont je parlerai à la fin. À la pause j'ai de nouveau tenté d'échanger deux mots avec eux, comme d'accoutumée Samir s'est effacé, Nicholas m'a fait une bise et Séverine ne savait pas quoi faire. Maintenant que j'y pense, c'est la seule artiste à ne m'avoir jamais répondu sur Myspace. C'est le grand bémol de ce groupe, on ressent un certain inconfort, je ne sais pas s'il est d'ordre hiérarchique, envieux, blasé ou juste timide. Séverine a plus parlé durant ce concert, elle semblait plus détendue. A la pause elle m'a dit ne pas avoir d'album en prévision avec XX et que celui d'Auryn était prévu pour fin 2008. On a bien ri avec sa cannette de Kriek qui n'arrêtait pas de mousser... on se demande pourquoi... j'ai capté lors d'une conversation l'existence d'un éventuel projet cinéma, et sachant qu'elle passera en première partie de Keren Ann au Botanique en tant que « Auryn » avec son groupe « The Nightingales », j'ai commencé à avoir des doutes quant à l'avenir de XX, qui est toujours désigné par Samir comme « Projet ». Comment fera-elle pour mener de front  toutes ces carrières qui se profilent simultanément ? D'un coté je comprendrais qu'elle s'investisse plus avec son propre groupe, puisque là c'est elle qui mènera la barque. D'un autre je me dis qu'il serait fort dommage, pour la musique, qu'elle arrête ce registre français qui lui va à merveille. Si je pouvais lui donner un avis ce serait qu'elle n'arrête surtout pas de composer en français, elle a un talent immense !

La seconde partie était pour Le Migou, Miguel de son prénom. Malgré le ballet que le public lui a fait faire,  il n'a pas réussi à trouver une source de lumière pour l'éclairer. En fait le seul veinard de la soirée était son batteur, unique musicien dont on a pu voir le visage ce soir là. Miguel chante dans un registre calme, des chansons à texte, à la façon de Brassens, dont il a d'ailleurs fait une reprise. La différence avec ce dernier étant la diction. J'ai eu du mal à comprendre les textes, pourtant excellents, et comme la musique était très douce, la lumière tamisée aidant... j'ai du lutter pour rester éveillé, de peur d'écraser ma charmante voisine, qui, comme elle l'a si bien dit un soir au Botanique alors que j'essayais de lui créer une petite place à mes cotés « C'est chouette avec Florin, à nous deux nous occupons deux places »... dois-je aussi spécifier qu'à elle seule elle n'en occupe qu'une demi ?

Je ne sais pas si je vais ajouter des vidéos pour illustrer ce concert, à moins que l'effet filigrane ne donne un charme aux personnages. Heureusement que ces chanteurs ont une belle voix et que le son était parfait, logique, ils avaient réussi à mettre la main sur un ingénieur du son du Botanique dont je ne connais que le visage.

Ce soir je vais aller revoir Séverine, qui chante sous son pseudo Auryn. Elle m'a appris que c'était Keren Ann elle-même qui l'avait choisie, parmi d'autres candidats, pour sa première partie et que ça s'était décidé assez tard. En voilà une artiste qui aime les challenges ! J'attends ce concert comme un enfant depuis des mois, j'adore Keren Ann, suis fous de joie à l'idée de revoir Séverine et de la découvrir en grandeur nature sur une vraie scène, bien éclairée et avec son groupe, mais je ne peux m'empêcher de penser à l'effet secondaire qu'elle a eu lors de ses deux premiers passages... les groupes qui passent après elle perdent leur saveur, tellement le goût qu'elle laisse derrière est puissant. J'espère que Keren Ann arrivera à passer un cran au dessus et salue son courage pour ce choix :) Dans quelques jours vous saurez tout de ce concert qui se déroulera à l'Orangerie ce soir, 27/11/2007 et qui affiche déjà COMPLET ...

Friday, November 09, 2007 

Category: Music

08/11/2007 Kris Dane & Dez Mona
à la Rotonde du Botanique

J'ai rencontré Kris Dane lors de son passage aux Nuits Botanique en février 2007. Je me souviens que je tournais de salle en salle en quête d'un son potable quand j'ai atterris dans La Rotonde où se produisait Kris. A la sortie je l'avais félicité en lui disant que grâce à lui j'avais passé une bonne soirée et lui proposant mon aide en cas de besoins Web. Il m'avait semblé un peu surpris mais m'a néanmoins contacté par après pour discuter de son site. Nous avons parlé dans un café très agréable du centre ville, j'ai fais connaissance avec les membres de son staff, aussi sympas et cools que lui. J'en garde un excellent souvenir mais ne me souviens plus si on avait payé la note en sortant. Je l'ai revu lors du concert amical qu'il a donné au Café Central et sur lequel mon ami Rudi a écrit un article  à l'époque, me sentant trop fan …et je n'ai pas dis fainéant ! … pour écrire moi-même. Lili Sygta l'avait également interviewée ce soir là et j'avais rencontré pour la première fois Mélanie De Biasio, la soeur jumelle de Catherine, la bassiste de Kris, qui est également chanteuse dans son groupe Mièle. J'ai été le voir lors de son passage le 27-08-08 au Warandepark, dans un cadre magnifique en plein air, ce fût une soirée magique lors de laquelle mon fils a même eu très peur avec la musique de Dez Mona, groupe qui accompagne pratiquement toutes les apparitions de Kris. Je soupçonne même son label de manquer d'imagination...

Et me voici donc arrivé au concert qu'il a donné ce 8 novembre au Bota, dans la même magnifique salle où je l'avais vu la première fois. Je suis arrivé à l'heure convenue avec mes amis et suis rentré dans la salle après avoir échangé quelques mots avec le cacheteur. Je me suis assis à ma place favorite puisque j'étais seul, avec le bassiste qui passait son temps en jouant quelques notes assez magiques. Kris est passé par là et je l'ai salué. En me rasseyant une dame s'est approchée de moi, un joli corps dans une jupe de petite fée mais visiblement un petit souci au coco. D'un air très étonné elle m'a tendu un billet en me posant plus ou moins cette question : « ici Kris Dane ? places où ? », ce à quoi je lui ai confirmé qu'il s'agissait de son concert et qu'elle pouvait s'asseoir n'importe où. Restant sans bouger durant quelques minutes, elle me redemanda et j'ai rerépondu en insistant sur le fait que « places OK partout ! libre… do you speak english, hablas español, vorbesti romaneste ?  toute la salle Kris OK» pourvu qu'elle ne se mette pas à coté de moi car j'attendais 3 amis…. Et je vous le donne en mille … ben si ! et le bassiste dans son mouvement de retraite de rajouter du bout de la scène « c'est toujours comme ça, tu es seul et peinard quelque part et y'a toujours un con pour se mettre juste à coté de toi » et disparaître derrière le rideau. Peu avant l'arrivée de mes amis retardataires elle me montra aussi un joli petit sac en me disant « poupées, gâteaux et chanson moi faire pour Kris »… Ayant peur qu'elle ne me charge de le lui porter je lui ai fais comprendre qu'après le concert il serait dehors, dans les couloirs, partout en fait ! A ce moment j'étais loin de me douter de ce qui allait suivre et encore moins ce que Kris allait m'apprendre quelques jours plus tard. Mais je vais quand même un peu parler de l'artiste, après tout je suis un fan. Il portait, comme d'accoutumée, une chemise noire brodée, un peu western, et sa guitare. Je ne vais pas détailler le concert car le prochain sera différent. Kris a une particularité qui a fait ma frustration lors de l'écoute de son CD, celui-ci ne ressemble que peu avec ce qu'on peut entendre en concert. Il m'avoua que sa musique évoluait, que la première fois que je l'avais entendu au Botanique, il avait déjà sorti le CD depuis 3 mois et que forcément, ses chansons avaient évoluées. D'abord surpris par sa logique j'ai compris qu'il avait entièrement raison en m'interrogeant même sur la fainéantise de tous les autres pour ne pas continuer à construire et laisser évoluer leurs chansons. Car au-delà du travail que Kris a du fournir, il a surtout eu le mérite de prendre des risques, puisque lors de chaque concert il remet en question ses propres créations, ne laissant dès lors plus la place à l'habitude de s'installer. Bien sur la musique est toujours la même ainsi que les paroles, mais son interprétation surprend à chaque fois.

Il a été comparé, dans différents articles, à des noms tels que Léonard Cohen, Johnny Cash , Lou Reed, Elvis, Bruce Sprinsteen, Jim Morrisson, Kris Isaak, Bob Dylan (dont il a fait une reprise), liste à laquelle j'y ajouterais aussi Hans Theessink…

Tout ça pour dire qu'il est inclassable, et s'il fait penser à tous ces standards, c'est qu'il doit posséder une part de chacun d'eux. Une voix virile, une puissance qui sait se retenir, capable de faire des basses à vous faire vibrer les poils et des aigues à vous envoler sans pétard. Il passe même au dessus de la voix angélique de sa bassiste, Catherine, qui l'accompagne à merveille en apportant une note mystérieuse aux chansons. Kris s'accompagne toujours à la guitare et se passe aussi l'harmonica autour du cou de temps en temps pour apporter à l'ensemble cette petite note country que j'adore.

Durant le concert il nous a annoncé qu'il allait jouer, le 23 décembre 2007, pour les prisonniers de Bruxelles... son label Bang! aurait eu un flash en le prenant pour Cash ?!

A la fin de sa dernière chanson, alors qu'il partait, la petite fée à fait un bon sur scène, s'est accrochée au cou de Kris en essayant de l'embrasser, lui a remis le petit sac, lui a resauté au cou … la salle rigolait bien et je me disais que j'aurais du me douter que cela allait arriver… Kris nous est revenu après le rappel, nous a interprété une chanson à la fin de laquelle lui et tout son groupe on filé à toute allure pour sortir de scène. En lançant un regard interrogatif à mon copain Rudi, il me dit « à sa place j'en ferais de même, sachant ce qui risque de surgir à nouveau »…

Cette interview qu'il a donné en cession acoustique sur VOX (cliquer sur Play ou télécharger le fichier) vous permettra de savoir tout sur son histoire, sur laquelle je ne m'étalerais donc pas non plus (j'adore son opinion sur Jésus, je n'aurais pas pu mieux dire !:).

En seconde partie passait Dez Mona que je ne commenterais pas cette fois.

Pour terminer mon histoire, la petite fée était venue de Tchéquie spécialement pour voir Kris Dane, dont elle était fan et lui avait envoyé plein de mails. Elle a dormi 2 nuits dans le parc du Botanique, le personnel du Bota s'est cotisé pour lui payer un hôtel et une assistante sociale l'a accompagnée lors de son retour au bercail. Le petit sac contenait des poupées qu'elle avait faites et une chanson que Kris ne trouve pas trop mauvaise. Il avait bien jeté les poupées car des potes lui avaient parlés des vaudou et co (pour connerie, pas compagnie) et les a recherchées se disant, et je l'approuve, qu'elle n'avait pu le faire qu'avec des bonnes intentions. Bien qu'ayant un souci mental elle n'avait aucune agressivité et c'est avec amour qu'elle avait parcouru tout ce chemin. J'ai compris dès lors son étonnement de se trouver dans une salle vide, moins de 30 minutes avant le concert de son idole. Je vous rassure, La salle s'est quand même assez bien remplie. Je vous encourage à guetter son prochain passage et d'aller le voir avant qu'il ne s'envole pour toujours vers des horizons lointains, là où le ciel ne se voit qu'entre les grattes ciel et où il brillera sûrement la nuit sous les spots des grands boulevards.

Thursday, November 08, 2007 

07/11/2007 Pierre Lapointe + Claudine Muno & the Luna Boots
à l'Orangerie du Botanique.

Je ne savais pas trop si je devais assister à ce concert pour lequel j'avais acheté le billet en septembre, ne sachant plus très bien qui j'allais voir. Une visite sur la page du Botanique pour apprendre qui allait passer en première partie et j'étais décidé car, oh agréable surprise, Claudine Muno que j'avais vu à la Rotonde le 9/10 y était annoncée. Autre bonne surprise en découvrant que l'Orangerie avait déployée ses belles chaises et que j'étais assis au premier rang, meilleure place pour filmer les passages illustrant mes articles. Je ne vais pas parler de Claudine qui n'a bien sur pas changé depuis mon dernier article, si ce n'est qu'à présent elle a sorti un CD avec son groupe les Luna Boots, que je l'ai bien sur acheté et qu'elle a longuement dédicacé, pour découvrir en fait un adorable petit dessin près de son paraphe. Elle se souvenait même de mon nom et ne voulant pas paraître rustre en le lui rappelant, j'ai feinté qu'il ne fallait pas mettre l'appendice « 7 » à la fin...

Donc après l'harmonie et la sympathie des Luna Boots et une courte pause, on a entendu une voix off féminine et plutôt froide, nous annonçant que pour le concert suivant nous ne pouvions prendre en photo ou filmer que les 3 premiers morceaux. Arrivent les musiciens et avec eux un souvenir de déjà vu. C'était en première partie du concert d'Adrienne Pauly et de Babet lors des nuits Bota en septembre 2006, mais je ne savais bien sur pas qu'il était très connu et apprécié dans sa terre natale, le Québec. L'arrivée de Pierre Lapointe le confirma, je connaissais l'élément et me souvenais encore parfaitement de ses délires oniriques. Après quelques notes de son groupe et une chansonnette, il se place derrière le piano et nous annonce, tout sec, qu'il interdit toute prise visuelle car il tient à protéger le travail qu'il a fait, et qu'il préfère que le « concept » ne sorte pas de la salle. Pierre n'aime pas qu'on « le pointe » d'une caméra. Ne cherchez donc pas Pierre sur Myspace, Pierre n'est pas à « la pointe » de la technologie et n'en a pas d'officielle. Une pensée m'a traversé l'esprit à cet instant et je me suis demandé comment il allait faire s'il passait au Japon, où chaque bouton pression peut cacher une camera miniature, sans parler des micros hyper directionnels connectés à un enregistreur digital à échantillonnage élevé n'occupant pas plus de place qu'un simple GSM... J'ai donc rangé mon arme absolue pour me laisser guider dans son concept. Je ne peux pas parler d'univers car ma féminité ne m'a pas permis de me sentir envahi d'un amour ni d'une pulsion sexuelle à son égard, stade auquel de nombreuses fanes accédaient manifestement sans trop de mal. Je vais donc vous dire tout ce que Pierre ne veut pas que l'on montre.

Pierre aime parler de lui, aime qu'on le regarde et qu'on l'aime. Même si je sais que ça fait partie de son scénario, que j'ai ri à plusieurs reprises, je ne peux empêcher un goût de tout cuit, de texte appris par coeur, car même si les musiciens rigolent aussi, je me souviens que les histoires étaient les mêmes la dernière fois en me demandant déjà à l'époque si leur rire était naturel... Il s'agit donc d'un spectacle humoristique dans lequel le personnage se prend pour un grand tombeur, plein de charme et d'esprit, un peu le Dubosc Canadien nouveau, plus jeune, moins subtil et chantant mieux. Car de la voix il en a le bougre, sa musique, bien que pas transcendantale, se laisse écouter, surtout par un public féminin. J'ai beaucoup aimé ses baskets, mi argentées mi blanches. Il nous a appris qu'à la fin de ses concerts certaines personnes mourraient et qu'il espérait que là haut elles entendraient de la musique aussi bonne que la sienne, a suggéré que nous « sexions » le plus possible mais pas avec lui, concept que je ne peux bien sur pas désapprouver, tout en balayant du regard une salle à majorité féminine. L'expérience a malheureusement échouée. Il a également tenté de nous faire voir des arbres invisibles que je n'ai pas vu, chanter des chansons que je ne connaissais pas et faire croire qu'il était très connu alors que je ne le connaissais pas. Puisque je n'ai aucune image pour m'en rappeler, je n'ai plus rien à raconter non plus, puisque je ne m'en souviens pas. Si j'irais le revoir ?... je ne pense pas. J'attends par contre avec impatience le retour de Claudine Muno et des Luna Boots, en espérant que le Bota invitera la formation complète la prochaine fois et vous invite à découvrir son CD "Petites histoires méchantes" qui se trouve depuis ce matin dans les bacs sous le label « Green L.F.ant Records ».

Sunday, November 04, 2007 

Category: Music

03/11/2007 Wax Tailor à l'Orangerie du Botanique


Il n'y avait pas foule pour voir ce concert, juste 300 personnes, ce qui ne représente que la moitié de la capacité de l'Orangerie. Je suis allé voir ce concert surtout pour mon fils, Dany, qui était bien entendu équipé de ses bouchons Alpine… Comme il a si bien fait remarquer à la fin, Wax Tailor n'était pas un musicien mais plutôt un DJ. Talentueux, certes, mais ce n'est pas pareil (dixit mon fils). Pour ma part j'ai retrouvé de la magie dans le décor. La projection de dessins évolutifs sur un grand écran couvrait la totalité de l'arrière scène ayant comme effet secondaire d'éclairer les protagonistes. Un effet de quadrillage ajoutait une touche de mystère à l'ensemble. La scène était meublée d'un pupitre blanc semblant être en bois massif, faisant penser à un bureau présidentiel. Il allait servir de commandes générales au maître de cérémonie en personne. Sur la droite, une chaise en cuir, provenant du même haut lieu et sur lequel allait s'asseoir la charmante Marina Quaisse avec son violoncelle. Plus loin sur la droite un micro destiné à une autre artiste aux charmes multiples, qui allait jouer de la flûte traversière, Marine Thibault. Entre le regard hypnotique et serein de Marina assise derrière son instrument érotique et les danses suaves de Marine quand elle ne portait pas à ses lèvres l'instrument de sa jouissance acoustique, je me suis laissé emporter par des rythmes planants et un groove omniprésent que le magicien créait en temps réel. Soudain la grande prêtresse fit son apparition dans la peau de Charlotte Savary, autre nymphe aux yeux bleus, pour nous chanter quelques morceaux d'une voix angélique et moderne, même si sous l'effet de l'éclairage elle avait plutôt l'air de la femme de Dracula (encore dixit mon fils).


Dans l'ensemble j'ai passé un bon moment et pris du plaisir à découvrir un autre genre de musique et un univers parallèle. Je suis également curieux de suivre les projets indépendants des « filles de Wax » qui ont l'air très… talentueuses.


Wax Tailor (il faut absolument voir la seconde partie de cette video)

Wax Tailor

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Sunday, October 28, 2007 

27/10/2007 Emily Loizeau à la Rotonde du Botanique

J'avais découvert Emily Loizeau il y a moins de 2 ans avec la sortie de son album « L'autre bout du monde » qui m'avait beaucoup fait rêver et désirer cette rencontre. Dès qu'une occasion se présentait je parlais d'Emily et pour mieux centrer le personnage, j'ajoutais toujours, « c'est elle qui chante 'et voilà pourquoi les poissons chats ne miaulent pas' ». Elle ne chante bien sur pas que cette chanson et vous amènera volontiers à « l'autre bout du monde » à moins que ce ne soit pour vous présenter une jolie concession…

Pour ce concert j'ai invité Lili afin de lui faire découvrir cette chanteuse qu'elle ne connaissait pas du tout, ainsi que la majorité des belges d'ailleurs. Elle n'a donc pas fait d'interview mais ce n'est que partie remise. Ma première surprise fût à l'approche de la Rotonde ! Je n'avais jamais vu autant de monde faire la file pour cette salle ! Bien entendu c'était Sold Out. Puisque j'avais raté ma place favorite sur la deuxième marche en face de la scène, je me suis donc placé debout, juste devant au second rang.

Quelques accessoires techniques hors temps meublaient les lieux. Un violoncelliste commença à jouer, créant d'emblée une atmosphère feutrée. Peu après entra Emily, une grâce de ballerine, la classe d'une princesse, une sensibilité à fleur de peau et bien d'autres ingrédients dont elle garde le secret, ont très vite crées la magie de ce spectacle qu'elle donnait pour la première fois en Belgique. Elle était également accompagnée d'un batteur qui occupait, par son charisme, un rôle important dans ce spectacle. Emily ne fait pas que chanter, elle interprète, elle exprime sa joie mais aussi sa douleur et quand elle n'arrive pas à s'imbiber de rage, elle demande au public de l'insulter ! Sous son insistance on l'a traitée de « frite » ce qui n'a pas fait l'affaire, suivi de quelques autres qualificatifs pas trop convaincants. Elle a quand même fini par recueillir un vilain mot « bien français » que je n'ose même pas répéter… vous n'aviez qu'à être présents après tout :)

Une fois encore le public a étonné cette artiste qui ne s'attendait pas à trouver autant de fans dans nos contrées, qui non seulement connaissaient les paroles mais qui chantaient juste aussi. Il m'a même semblé voir une petite larme à ses yeux, à moins que ce ne soit le reflet de la mienne qui me brouillait la vue. Elle n'a pas arrêté de balayer du regard la salle, cherchant le contact visuel avec le public et rencontrant parfois le mien, comme pour mieux nous communiquer ses émotions. Et c'est bien ce qu'elle a fait, des émotions on en a eu plein la vue, les oreilles et jusqu'au bout des poils hérissés. Les accessoires futuristes projetaient sur un écran des images provenant de caméras placées à différents endroits, le batteur Cyril Avèque était l'instrument des mises en place, des mouvements lents pour ne pas perturber, des gestes doux pour faire passer les émotions, le regard expressif pour communiquer l'ambiance, il a participé activement à la magie de cette soirée. Nous avons même eu droit à l'improvisation sur scène d'un spectateur sur la chanson « Take a Shower ».

 

Emily Loizeau - Take a shower

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La salle était en délire et ne pouvait pas la laisser partir. Au premier rappel elle a demandé qu'on lui ouvre un accès au milieu de la salle, les deux musiciens sont aussi descendus et nous avons eu le plaisir d'entendre « Jasseron » suivie de « I'm leaving you » de son premier album de 2005, en acoustique totale. J'étais assis devant eux et ressenti quelque chose de particulier, un moment rare et indescriptible. Pour son second retour elle nous a interprété « Make you feel my love » s'accompagnant seule au piano et nous plongeant pour une dernière fois dans cet univers se situant quelque part aux frontières de la musique classique, folk avec parfois des accents country, là où l'humour côtoie la tristesse, où on rit et on pleure, cet endroit qui réveille l'imagination et où on s'émerveille encore comme des enfants avec des choses pourtant bien simples.

 

Emily Loizeau - Make you feel my love

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Je l'ai retrouvée dans les couloirs où elle dédicaçait le coffret, comprenant 2 CD et des clips vidéo, mis en vente à un prix avantageux. Très accessible elle répondait avec humour aux questions des fans. Cyril m'a avoué être en réalité le chef de la troupe... je ne l'ai bien sur pas cru, même si je lui ai laissé croire le contraire ;)

Je ne pense pas que j'aurais encore le plaisir de la revoir dans une si belle salle, la prochaine fois elle nous reviendra sûrement au Cirque Royal en espérant que ce ne soit pas à l'AB ni à Forest, ces salles étant trop impersonnelles.

 

 

Emily Loizeau - Voila pourquoi

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