PARIS
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Prostituée magnifique et sensuelle
Au hasard de tes rues je me promène
Ravivant de vieux souvenirs cruels
Inondant mes joues de larmes de haine
Soulagé d’avoir chassé tout ce fiel
© C.G
Gêne
Il se l’imaginait douce , belle et apprêtée
Etouffage, il avait besoin d’un grand bol d’air
Lorsqu’elle lui apparut, sa beauté resucée
Une demi nudité semblant désinvolte
Laissait entrevoir une belle gazonnée
Astéréognosie ses mains étaient aveugles
Deux colombes passèrent, justes bonnes à fienter
Il revint aussitôt, sa beauté magnétique
Faisait de son membre un objet protéiforme
Obélisque dressée vers un ciel vigoureux
Marginalisant son désir, il s’engouffra
Dans le canapé profond de la neurologue
© C.G ( Merci Mr Armand pour les colombes )
DIAPHANE
Inchangé , son visage semblait toujours meurtri
Le compte tours affichait quelques années de vie
Elle avait essayé la séricigraphie
Cela l’avait conduit à connaître un caddy
Déraidissant son corps , elle se mit à danser
Diaphane , sa silhouette délivrait un message
Elle semblait venir des temps hébraïsés
Sans cloison sans barrières ni même panneautage
© C.G
1873
Au détour d’une promenade solitaire
Tu m’apparus, imposante, noyée de lierre
Mille huit cent soixante-treize
Et soudain je te vis revenant de Jersey
La puissance de ta prose qui toujours enflammait
Comme elle , les souvenirs d’une belle anglaise.
Sur ton fronton comme gravés dans ta mémoire
Quatre chiffres alignés, surgissant dans le noir
Semblant défier la mer et tous les océans
Et toi, bravement,et ton visage fouetté
Par les lames de la tempête soudain déchaînée
A l’avant du navire tu semblais rire au vent.
© C.G