MySpace


Charlotte



Last Updated: 11/21/2009

Send Message
Instant Message
Email to a Friend
Subscribe

Gender: Female
Status: Single
Age: 21
Sign: Gemini

State: Ile-de-France
Country: FR
Signup Date: 5/22/2007

Blog Archive
[Older      Newer]
 /  / 
Friday, November 20, 2009 
Paris pluvieux, mais samedi heureux. La Loge proposait deux duo plein de sensibilité. D'un côté les parisiens The Two, fraichement arrivés sur scène, de l'autre les bordelais Cordebrève et leur poético-rock.


The Two
Leur nom ne vous dit encore rien, pourtant la salle était remplie pour eux. C'est toujours comme ça lorsqu'un groupe démarre: toute la famille, les amis, la famille des amis etc viennent pour soutenir leurs poulains. Alors dès que le concert commence, et ce à chaque titre, on a l'impression de se trouver face à un duo très connu tant l'engouement est fort: les applaudissements sont décuplés, les private-joke fusent, les chansons sont chuchotées... Difficile alors de juger correctement, on se sent porté par l'ambiance de la salle et en même temps on essaie de garder les pieds sur terre. Il s'agit seulement du 4è concert de The Two, pourtant le potentiel est déjà là; les quelques erreurs sont vite effacées par la décontraction. L'alchimie des voix est magnifique, le grain voilée d'Ara se mêle à la douce et retenue voix masculine. A la manière des grands songwriter, David emmène le public avec ses simples mélodies célestes et quelques boucles. Comme le groupe est à ses débuts, le répertoire scénique est réduit, mais il n'empêche une reprise surprenante du Roi de la Pop. En somme, pas mal de choses sont à améliorer, mais l'essentiel est déjà là.



Corde Brève
Il fallait s'en douter, la salle a déserté; les absents ont toujours tort. La poignée de privilégiés se retrouvent plongée au XIXè siècle, à côtoyer Verlaine, Prudhomme ou Rollinat via Cordebrève. Remercions d'emblée les bordelais pour avoir déniché des textes aussi fougueux et mélancoliques. Guitare, batterie et mélodica sont les seuls outils du voyage, mais parfois le manque de nouvelles sonorités se fait sentir; on aimerait aller plus loin même si les mots nous emmènent ailleurs. Le pouvoir de la poésie vous fait vivre chaque morceau comme une grande évasion et la voix délicate de Charlotte vous envoie au plus profond de vous. Le duo lie le plaisir à l'utile, surtout Thomas qui nous livre des anecdotes concernant les poèmes ou leur auteur. Comme les feuilles d'automne virevoltent, puis tombent, le concert avec langueur touche à sa fin. On est heureux d'entendre une chanson (La flûte) qui ne figure pas sur l'album, cela ne fait qu'ouvrir les tiroirs où doivent traîner des textes qui n'attendent qu'une chose: être dépoussiérés.
Friday, November 20, 2009 

En plein milieu de sa tournée pour Des larmes et des ruisseaux, La Grande Sophie s’offre un passage à l’Olympia. C’est l’occasion pour elle de voir si les parisiens sont si show-business qu’ils y paraissent.



Diving with Andy
Le trio récemment « médiatisé » pour sa nomination au Prix Constantin (remporté par Emily Loizeau) a été choisi par l’artiste ce soir. Ce qui frappe d’emblée c’est la voix de la chanteuse, prête à prendre la place de Dolores O’Riordan. Seulement elle n’use pas assez de ses charmes pour nous plonger dans un état second, hormis au dernier morceau où le temps s’est suspendu. Fort à l’étroit devant le rideau, le trio qui normalement joue à cinq a dû revoir quelques morceaux et faire preuve d’audace en misant tout sur leur synthé. Leur prestation se déroule sans grande surprise, on découvre une belle voix, des mélodies pop jouées à deux guitares et les fossettes de Juliette.

La Grande Sophie
Il en a fallu des concerts et des concerts pour arriver jusqu’à l’Olympia. Toujours émue lorsqu’elle joue dans cette mythique salle, La Grande Sophie a réveillé les fantômes des lieux en interprètant Dis quand reviendras-tu? de Barbara. Durant deux heures de concert soigneusement répété et orchestré, elle nous chante des nouveaux morceaux mais aussi des chansons plus vieilles issues de ses premiers albums (Ringo Star, Sa petite volonté).

Histoire de marquer le coup elle a fait appel à la chorale Scala -rencontrée à Spa. Ces dix-sept jeunes filles venues de Belgique sont là pour faire frissonner la salle; pari réussi notamment sur La Valse des adieux qui clôt le concert et ravive les coeurs. Autre invitée de la soirée, Edith Fambuena (réalisatrice du dernier album); guitare en mains elle partage avec plaisir une reprise de Madonna (Love profusion) avec Sophie.

D’habitude assez carrée sur scène (elle le cache bien), l’artiste est portée ce soir par l’ambiance, elle en profite alors pour prendre un bain de foule sur Martin. L’osmose atteint son paroxysme avec Rien que nous au monde; l’entente avec son public est parfaite, la participation vient instinctivement chez les parisiens comme une seconde nature. Les rangs installés en fosse n’auront pas servi longtemps puisque dès la troisième chanson tout le monde était debout (sauf le balcon comme à son habitude). Avec La suite, La Grande brune se laisse submerger par la musique qu’elle percute sur sa guitare. Quelques chansons plus tard c’est à la corde à sauter qu’elle libère son énergie; et même chaussée de Doc noires elle rayonne.

Bien qu’accompagnée de trois jolis garçons et d’une violoncelliste, elle prend tout autant plaisir à jouer seule comme par exemple Sa petite volonté, se remémorant ainsi ses débuts dans les bars. La boucle se referme d’autre part, puisqu’ayant commencé avec Pardonner, elle termine sur L’amour ça pardonne pas. Grande par la taille on l’aura compris, c’est surtout le talent et la générosité qui furent sans égal ce soir.

NB: La Grande Sophie est la première artiste que j’entends placer « nyctalope » dans son show. Ca vaut le coup d’être dit.

http://www.le-hiboo.com/18989-la-grande-sophie-a-lolympia-et-de-trois
Saturday, November 07, 2009 
Comment ne pas tomber en amour du nouvel album de Simeo. Fermer les yeux et laissez vous guider sous un ciel trois étoiles; un lieu de poésie où l'on rencontre un cowboy, une conne, un menteur et autres personnages issus de l'imaginaire de notre auteur autant que de sa propre vie. Au fil des paroles, on remarque que l'amour est omniprésent, principalement sur le thème de la séparation; ce n'est guère étonnant puisque [sa] vie ne tient jamais qu'à une fille. Romantique désabusé, Simeo nous raconte avec grande finesse la fin d'histoires d'amour. Mais au lieu d'y plaquer une mélodie triste, il détourne certains codes. La chanson Petite conne (portrait d'une ex trop sûre d'elle) au titre effronté s'avère être une berceuse des plus belles par sa lenteur et fragilité.

L'intimisme hésitant des précédents albums laisse place à des arrangements plus soignés et discrets. On remarque la participation de Seb Martel, musicien qui sait donner vie aux guitares (Lasse). Cet album ne serait pas celui de Simeo, si on ne retrouvait pas LA voix caméléon de l'artiste; cette voix qui en quelques syllabes peut vous faire tomber des nues, cette voix qui s'allie à n'importe quel style musical, cette voix qui en ferait frémir plus d'un.

Dans Je mens, le Lyonnais dit J'ai l'art de placer le bon mot au bon endroit, et personne n'ira contredire celui qui délie la langue française, joue avec les expressions et fait preuve d'humour (Elle connait quelqu'un qui connait le dj qui a rencontré dieu). Derrière ces airs de beau-parleur se trouve un grand timide, qui a su trouver les mots justes pour faire entendre sa cause (Nous les timides on rase les murs jusqu'à se râper).
Entre langueur et folie, musique reggae et pop, Simeo (artiste de scène) signe enfin l'album qui le fait entrer à sa juste valeur dans la cour des grands.
Monday, October 26, 2009 
Une soirée presque comme les autres, on vient y (re)découvrir deux artistes dans un lieu bien chaleureux. La pluie, tout comme les habitués, est là ainsi qu’une poignée de novices venus encourager l’un ou l’autre de leur chouchou – à savoir Ornette ou Gotam Sen.



Avec pas moins d’une heure de retard, Gotam Sen se décide à monter sur la petite scène du Pop In. Guitare et pédale sont ses seuls compagnons, on ne peut y échapper. Le jeune homme serré dans son slim chante d’une voix retenue ses balades folk. Une chanson passe, puis deux, puis trois et on commence à regarder sa montre. 45 minutes plus tard il est encore là, son accent anglais toujours aussi médiocre. Hormis le premier titre qui sort du lot, le reste du set est identique et mou. J’accable rudement le timide Lillois, mais il faut se rendre à l’évidence, sa musique est comme un marshmallow : douce et écoeurante à partir du 3è. A force d’user et abuser des boucles, on en est dégoûté.



Une semaine après le superbe accueil reçu à la Cigale, Ornette retrouve un lieu intimiste et poursuit sa chevauchée vers le succès. Pour être opérationnelle, elle s’est parée d’une nouvelle paire de chaussures à talons pour le moins remarquable (motif de l’Union Jack). L’heure tardive n’aidant pas, c’est devant un public parsemé qu’elle jouera. Heureusement les gens sont bienveillants et n’hésitent pas à mettre l’ambiance, en accentuant le rythme – déjà bien présent – du set. Tandis que le passage de Gotam Sen nous incitait au suicide, celui d’Ornette nous euphorise ; à tel point qu’un homme fera part de ses « talents de danseur ». La joie se répand, elle motive notre pianiste retarder la fin avec trois morceaux peu joués en live. Qu’on se le dise, peu importe le lieu, l’ambiance et le groove sont toujours là.


http://www.le-hiboo.com/18293-ornette-gotam-sen-au-popin
Monday, October 26, 2009 
Une annonce postée, quelques mails échangés et nous voici en train de vivre non pas un concert de plus, mais une soirée mémorable avec Eté 67 (groupe des plus sympathiques qu’il soit) !

Au départ le groupe devait squatter un studio parisien afin d’enregistrer leur nouvel album, mais ce sera finalement c’est à Bruxelles que le disque se fera. Pour autant le groupe n’annule pas ses dates prévues en France. C’est l’occasion de faire parler d’eux, car s’ils sont disque d’or en Belgique, ils restent fort méconnus chez nous.

Le stress lié à la volonté que tout se passe pour le mieux, se trouve évaporé dès que le groupe arrive à l’appartement. Eté 67 transporte une bonne humeur continuelle, qui va se propager tout le long de la soirée, au point de ne plus savoir distinguer les artistes du public.

Le concert de ce soir présente et teste des nouveaux morceaux qui devraient paraître sur un disque d’ici le printemps en Belgique. On remarque que cette musique s’imprègne d’une atmosphère « vieille Amérique »; avec la présence du banjo qui rappelle les musiques cajuns de Nouvelle-Orléans, ou encore l’utilisation d’un harmonium en substitut d’un accordéon. Même les paroles sentent les plaines désertiques américaines, comme par exemple le titre Cowboy tout nu. D’ailleurs, si Nicolas (chanteur-guitariste) est resté vêtu durant la chanson, il porte en lui tout le dandysme d’un cowboy – que ce soit dans la voix ou le corps.

Bien que le set soit semi-acoustique, ça envoie du lourd. Bryan derrière sa batterie de fortune se déchaîne sans penser aux voisins, Nico à la basse fait groover autant que possible son instrument, quant à Raphaël et Renaud (les deux guitaristes), ils sont tellement absorbés par la musique qu’ils finissent par une chute rocambolesque. ‘Reste Xavier qui agrémente le concert de touches plus aériennes avec sa clarinette, son sax ou encore l’harmonica. A chaque note on sent la connivence du groupe, qui est décuplé à cause (ou grâce) de l’espace réduit.

Ce lieu réorganisé pour l’occasion, n’a pourtant pas effacé son identité masculine -ce qui amuse le groupe. En effet, en arrière-plan se trouve un gigantesque poster de dessous féminin, un autre au plafond, des photos prises par les locataires ont été tirés pour l’occasion, et le frigo est en libre-service. On ne pouvait rêver un lieu plus amical. En plus des inédites, Eté67 reprendra une chanson de Dutronc et du Velvet Underground; rien de tel pour terminer au mieux cette remarquable soirée.

Amis parisiens, vous aurez la chance de voir le groupe en novembre: le 21 au Gambetta | le 27 à la Boule Noire

» www.myspace.com/ete67


http://www.le-hiboo.com/18303-ete-67-en-concert-de-poche
Tuesday, October 20, 2009 

Les lumières viennent à peine de rallumer et le Final vous trotte dans la tête, avec son Est-ce que vous reviendrez ? Pour sûr, même s’il va falloir patienter longuement jusqu’au prochain album. Ce soir au 118, Mademoiselle K offrait un ultime concert à ses fans; afin de les remercier de leur soutien, qui permit la sortie du live enregistré à l’Alhambra en mars dernier.

19h ouverture des portes, et l’heure c’est l’heure ; un timing plus que parfait puisque la pluie commence à tomber (il va falloir s’y habituer, les concerts d’hiver sont souvent un supplice au niveau de l’attente). Malgré la gratuité de l’événement les gens ne se bousculent pas au portillon … une heure plus tard, un écran blanc montre quelques spots publicitaires choisis par Katerine, pour la promotion du dvd live. Une fois de plus le public a été mis à contribution (rappelez-vous le clip Maman XY, monté par Pilou), et il semble que cette approche participativo-communautaire porte de plus en plus ses fruits.
Le live de ce soir est retransmis en direct sur le net, ce qui explique peut-être que la salle ne soit pas blindée. Qu’importe car le public ce soir veut être présent à cet ultime concert qui clôt une longue tournée. Pourtant ces chanceux ont du mal à se mettre dans l’ambiance. Il faut attendre le milieu du set pour que la température monte. Même Katerine s’étonne de la mollesse passagère, ce qui ne l’empêche pas de tout envoyer avec ses acolytes de choc. Peter porte la moustache désormais, mais cet air méchant n’enlève rien à ses riff aériens et puissants. Il suffit de quelques accords pour mettre le feu dans la salle. Ca me vexe en est la preuve, cependant à peine commencé, la nostalgie envahit notre rockeuse et la voici en train de nous chanter l’intro (Personne t’aime…) – trop peu joué en live.
La setlist a subi quelques changements, Jalouse est jouée quasi d’emblée; alors quand vient le rappel (moment où elle est d’habitude jouée) c’est la surprise générale ; même Katerine hésite sur le morceau à offrir. Histoire de reposer son français, c’est The dock of the bay d’Otis Redding qui est choisi. Le tube intemporel dure et dure mais il faut s’y résoudre, c’était le dernier concert avant un sacré bout d’temps.


Sunday, October 18, 2009 
Dénicher des pépites du XIXè siècle, et les mettre en musique c'est ce que Corde Brève s'est attelé de faire. Ce premier album -on ne peut plus surprenant- s'attache à nous faire découvrir des textes oubliés (sauf si t'es agrégé de lettres à la Sorbonne). A part peut-être Verlaine, qui a entendu parler de Jean Richepin, Catulle Mendès ou encore Emile Verhaeren ?
Peu de monde, alors c'est le moment pour toi de palier à ta culture littéraire en écoutant le disque de ce duo bordelais. Avec sa voix soieuse, Charlotte Jubert chante les poèmes tandis que Thomas Sinier s'occupe des cordes; parfois de légères percussions viennent accentuer le rythme des vers. A l'écoute de l'album on a l'impression que les musiques et la diction se sont imposées elles-même aux textes. Les mélodies coulent de source et il est difficile de relire les poèmes sans y repenser.
La musique est là pour donner vie aux mots et les cymbales de Il pleut dans mon coeur résonnent comme le chant de la pluie.  De même que l'unique texte en allemand fait appel à une musique plus percutante, venant ainsi troubler le spleen ambiant. Dès le début la mélancolie est pesante, le ciel est gris, la pluie omniprésente. Ce douloureux mélange est là pour nous émouvoir, et on ne saurait faire mieux. Les textes certes d'un autre temps, transportent des sentiments actuels; et la beauté des mots intensifie la peine.
La musique lancinante de l'Oublis est là pour ouvrir les plaies; à contrario le Sonnet Morne qui clôt le disque feint d'entrevoir des jours meilleurs, avec un rythme très enjoué, des touches de piano et les deux voix mêlées. Le titre le plus significatif -à mon humble avis- est La valse de Prudhomme (premier prix nobel français de littérature!); ce morceau entrelace les oppositions: début direct de la voix face à une fin murmurée, une musique lente puis entraînante, la nostalgie du texte et la modernité des bordelais.
c'est avec beaucoup de douceur que Corde Brève nous fait voir que les choses ne sont jamais aussi belles que lorsqu'on est triste.



Sunday, October 04, 2009 

Le Festival des Attitudes Indé fait la part belle aux jeunes artistes. Durant une semaine il organise différents concerts au sein des lieux culturels du XVIIIè. Ce soir le rendez-vous était donné aux 3B pour découvrir Nicolas Vidal et surtout revoir Orly Chap’.

Nicolas Vidal

Foulard autour du cou et démarche de dandy, Nicolas Vidal entre sur scène avec ses comparses bassiste et guitariste. Il en faut peu pour satisfaire le public ce soir. Aux premiers abords on apprécie son écriture qui mêle érotisme et modernité, ironie et quotidien. De même que les simples mélodies pop qui sonnent 80’s grâce à son synthé strident vous font de l’oeil. Heureusement on se rend bien vite compte que Nicolas Vidal est un usurpateur. Tantôt Chamfort, tantôt Daho, il n’arrive pas à trouver sa place; lorsqu’il balance son bassin, son mouvement est si peu naturel qu’on craint le déboitement de hanche. On pourrait aussi parler de sa voix, mais vaut mieux ne pas trop accabler le monsieur et lui suggérer de se contenter d’écrire.

Orly Chap’

Après un passage au Québec pour une résidence, Orly Chap est de retour à Paris. Dès les premiers morceaux, on se prend en pleine face son énergie. Bien que seulement accompagnée par David à la guitare, sa prestation n’a rien à envier aux groupes rock complets. Les parisiens étant timides et les fauteuils bien confortables, on hésite à se lever mais quand l’artiste en fait la demande, ni une ni deux tout le monde est debout. Tout de suite on se sent mieux et la musique fouette votre corps entier.
Chaque titre est incarné au plus profond de son propos, c’est tout le corps de l’artiste qui crie des paroles d’amour. A la façon d’une Janis Joplin -en plus sobre- Orly Chap donne vie à ses chansons, à la virgule près. Et même lorsque la musique n’est pas, la vigueur de ses poèmes récités font office de musique. En effet ces intermèdes baroques mettent en avant l’homonymie et les sonorités des mots.
Regard captivant et visage illuminé, Orly Chap’ fascine le public. Beaucoup sont surpris par la force qui émane de cette bouille de lune. Que les 3B soient plein à craquer ou non, l’intensité du concert est sans égal. Quand vient le moment de jouer des morceaux plus calmes, le temps semble se figer. J’ai la flegme joué à l’acoustique vous remue les tripes comme c’est pas permis; dommage que nous étions si peu à ressentir ce phénomène.
Thursday, October 01, 2009 
http://www.le-hiboo.com/17670-simeo-au-sunset

Le Sunset revisite pendant une semaine les grands artistes de Woodstock. C'est au tour de Siméo de se prêter à ce petit exercice. Malheureusement le jeune artiste n'a guère eu le temps de préparer les chansons de Creedance (il aurait préféré Neil Young ce qui lui aurait demandé moins de travail); heureusement pour nous un nouvel album est à paraître en octobre alors place aux nouvelles chansons.

Il y a quelques mois déjà, au Glaz'art on découvrait avant l'heure quelques titres de Sous un ciel trois étoiles tels Je mens, Cowboy. Changement de décor ce soir où il se retrouve seul avec sa guitare. Pas moyen de sa cacher derrière les boucles qui lui ont valu une certaine reconnaissance. C'est un retour à ses débuts. De sa voix caméléon il obtient tout ce qu'il désire, posant son flow devant un public médusé.

Une poignée de spectateurs parsèment la cave jazzy du centre de Paris, mais quels spectateurs! Avec des faibles lumières, il ne semble pas exister de barrières entre la scène et le public; et l'artiste s'amuse de la disposition de quelques personnes côté jardin, du rire de certaines, de la non-discrétion d'autres (un homme au bar).

Comme Siméo est un beau parleur, il ponctue son concert d'interludes anecdotiques où on ne peut distinguer le vrai du vécu ou de l'inventé. Ses textes aiguisés savent piquer où il faut (petite conne), et en plus de créer du sens, l'artiste en une mélodie.
Pour en revenir au thème initial de la soirée, nous aurons quand même le droit à 3 chansons de Creedence Clearwater Revival dont le légendaire Proud Mary, dans une version moins technique mais tout aussi énergique grâce notamment à la participation du public.

Peu importe la situation dans laquelle il se trouve, Siméo s'en sort haut la main, le public dans sa poche. Pour l'apprécier encore plus, je ne saurais que vous conseiller d'aller le voir en live pour le voir opérer avec ses samples et musiciens.

Le 10 décembre à la Boule Noire


Friday, September 25, 2009 

Depuis cet été on ne cesse de parler des 40ans de Woodstock. Force est de constater que l’unique édition de ce festival continue de marquer et faire rêver les esprits. You’re Blues John, groupe parisien, tout droit descendu de cette génération post-festival, était au Truskel ce jeudi soir pour faire sonner leur folk-rock à tendance psychédélique.


Disons-le tout de suite, le fruit de leur musique n’est pas encore mûr. En live le groupe manque d’aisance et réflexes. Seul le chanteur-guitariste et le tambourine-man conversent avec le public; les autres membres semblent se cacher derrière leur instrument. Cependant il n’est pas facile de se faire une place sur la petite scène du bar celte lorsqu’on est six. Il faut faire attention à ne pas se marcher sur les pieds, et en même temps rester concentrer.
Une fois la pierre lancée, on peut s’attaquer maintenant aux points positifs de ce concert. Malgré leur jeune âge, le groupe semble avoir ingurgité tout le meilleur des années 60/70 pour en sortir une musique personnelle bien marquée. Il suffit d’observer le line-up pour se rendre compte que YBJ ne joue pas dans la cours des combo parisiens en couche-culotte qui pompent tout des vinyles de leurs parents; la présence de trois guitaristes montrent la volonté de perfection du groupe. Même si parfois cette répartition apparaît comme trop découpée, et la présence d’une guitare superflue. Mais passons sur ce détail, et venons-en au fait.
Le concert! Durant une heure, les compo de YBJ nous embarquent dans un trip profond haut en couleur. Les morceaux s’étirent dans le temps, et ne répondent pas musicalement au format standard A/B/C/B. Le public est surpris de la tournure qu’une chanson peut prendre. Il est difficile de distinguer de réel mouvement dans la setlist puisqu’au sein d’une même chanson, le style musical varie. On peut quand même dire que les trois premiers titres sont là pour impressionner, le groupe donne une bonne partie de son énergie -et de sa sueur- avec Zeeburg et Ad time lover qui a l’étoffe pour soulever les foules avec le solo efficace de Laurent. Les musiciens se ressourcent plus tard avec les planants White light et Airwalk, qui font doucement la nique aux mecs de la NASA (pas besoin d’être astronaute pour être en apesanteur). La fragilité se fait sentir dans des titres plus folk comme Nina, ou dans la voix -encore hésitante- de Louis. L’ultime morceau You rule my mind vous envoie loin dans les plaines arizoniennes avec ses slides de guitare, et vous donne envie d’une chose: revenir. On ne s’en privera pas car c’est un plaisir de voir grandir un groupe.

http://www.myspace.com/yourebluesjohn