ARRIÈRE SALLE DE L'ATELIER DE TEXTURE
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POÉSIES, PROSES , EXPOSITION DE MORCEAUX ÉCRITS
BABEL,
AVEC MES REMERCIEMENTS A JULOS BEAUCARNE, MUADHIB, CATHERINE JAVALOYES, ET CEUX ET CELLES QUI ONT ENCOURAGE MON ECRIRE — mon verbe, où va ta chair ? — - NE PAS HESITER A LAISSER UNE TRACE, A REPONDRE, REAGIR. NOTA : LES SUITES SE LISENT EN TROUVANT LE DEBUT...EN BAS DE PAGE, SOUVENT

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Monday, December 21, 2009 09:53
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Bientôt, ciao le 09 passe à 10
Passe impair et manque
Manque l’inutile, c’est toujours ça de gagné.
Dis-moi donc, ce que tu en attends
De cette nouvelle partie, black-jack
Poker menteur : tu ne donnes pas les cartes.
Dis-moi ce que tu veux garder neuf
Ton allure de dandy, milady, souris grise ?
Tu seras dévêtu tout autant
une fois filtré, tamisé
les jours pulvérisés, émiettés
Souffle poudreuse blanche sur la route
Et givrent les bâches, cahotent tes archives
Dans les camions les emportant, corbeaux
Sur la carcasse de nos fabriques refroidies
Brûlant de rouille seulement, mâchés
par les roues du temps : les souvenirs dérapent
une fois ôtés les charançons qui rongent la mémoire
que garderais-tu de tous ces mois posés
dans les bocaux et verrines de ton regard
Étiquetés plastifiés sur la tige de laiton
Vernies par l’usage de mettre sous globe
Un bouquet fané de mariée, un monde pesé
Compté, désossé, numéroté, édenté, passé.
Que retiendras-tu de ces mois passés
à faire des ronds dans l'eau des silences
quel toi a été heureux au jeu de ces mois
quelle île as-tu croisé, quel fil te noue, te voue
Te conjugue au gré des houles, de la brume,
des allusions :ça hurle parfois le soir,
entouré d’écharpes floues tangue au vin
Sans ivresse : un chalut remonte ton estuaire
Avec tes Loch Ness, et brodé de mouettes rieuses,
toi dans ces mois
passés, déjà ?
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Thursday, December 03, 2009 07:57
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Accusé réception de la lune rousse.
Sur les tuiles et les feuillages
Posant ses dessous en nuages,
Dans des reflets façon jonquille
Ce soir, la lune rousse se déshabille,
Laissant jaillir de sa coquille,
L’aréole qui l’avantage.
Tout le temps …
Une nuit prochaine, j’oserai
Faire tomber son châle et son pagne.
Les épaules nues des montagnes
Frissonneront lorsque j’ôterai
Tous ses bijoux en étoiles, sa pommeraie
Et son obscurité d’un seul trait
Glissera …
Là, je prendrais le sein de la nuit
Je boirais, logé dans son giron,
La voie lactée, les ors de la suie
Puis se lèvera le macaron
Tout emballé de papier cristal, la biscotte
Que les dents des auvents grignote,
Le soleil…
Le safran trouvera le cumin
Comme le café trouve son pain
Le matin se mettra à ranger
La lune sera une pudeur échangée
Des phares suivront sur les chemins
Les arbres se donnant la main
Appliqués
Peu à peu, aux fenêtres, des yeux s’ouvriront.
En boule au pied du lit, des manteaux
Des habits de brume traîneront
Sur les champs, les canaux, sous les ponts
Pendue à un portemanteau
De réverbères, un peu de nuit
Attendra
Qu’un soir paisible s’en revête.
Les cheveux pleins de sillages d’avions
Parfumée de frais, d’arbres bruissant,
Dans un peignoir blanc, en promesse de fête
Un noyau de prune entouré de sa pulpe
La lune viendra me sourire
Encore
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Saturday, November 28, 2009 07:51
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Avez-vous écouté
ce silence
Quand on se fout de la main d’un footballer ?
je ne rêve pas de demander sa main à son papa :
écoutez alors ce silence..
Pour l’écrire
Écrire.
Poser des mots qui ne brise nul silence.
Mettre le monde sur pause.
Ses baffles sur off.
La poésie reste quand les autres mots sont dits.
Nue et fragile.
Les mots trop pensés n’épuisent pas les choses qu’ils disent, mais ceux qui les
lisent.
Poésie, ce contre-pas qui redonne des forces au lecteur.
Trace des voluptueuses danses sur la glace des pages blanches.
Pirouette ma douleur, valse mon bonheur.
Et sur l’émailde mes jours, le sillon labouré, la gravure de bakélite
Là où tantôt
Va verdir mon printemps, orange moisie soleil levant
Sur la brume des peupliers
Griffure sans peine de la danse.
Dansons les jours, le chemin.
Celui-là.
Ces ombres.
Griffer ma page.
Être mis bas dans les faces cachées, les plus éclairées.
J’ai un souffle au cœur, un haut de cœur, un bas de laine : un hiver
en-dedans.
Il se dit de a et z.
Plus bas que le cerveau, plus loin que les mains qui façonnent la peau du monde.
Quelque part dans l’âme du monde, dans la peau de l’immonde.
Là où le silure gluant se délecte de vase, là où les poissons geishas avance
leurs yeux de batyscaphe.
Écrire. Oui, je me tiendrais. Comme à la barre devant le cañon. Danseuse.
Capitaine.
Geste intime, frisson au-dehors
Sur des lignes de vagues lignes
Divaguant et éclaboussant les rochers sombres de leurs paillettes de lumières.
Goélands et annonce que, bredouille ou non, les marins sont au port.
Je n’écris ni comme Proust, ni comme Beaucarne, ni comme moi.
J’écris.
Je défonce à coup de poésie les cartons posés sur les fenêtres de mon jardin.
On ne voit rien ici : Fiat lux.
Chansons de mes gestes.
Éclaboussée de couleurs dans mes vitraux enfin éclairés.
Il y a des traités savants sur l’art et la manière.
Ils n’ont ni flux ni reflux dans la lente déclinaison des couleurs projetées
sur la dalle de mes couloirs.
Voyez ces couleurs…
Écrire, tout, est là.
Comme peindre ou danser, sculpter ou chanter.
Déterrer l’harmonie de sa gangue.
Géode.
Cristaux intérieurs.
C’est le vent, le souffle, l’haleine des foules, cristallisés en dedans.
C’est un brillant sombre qui se pose en profondeur, et donne du chant.
J’arrache ce brillant aux doigts qui l’enserrent.
Le sertir dans la bague d’un pigeon voyageur, destination inconnue.
J’écris pour éviter la noyade dans le silence sur l’arrière-cour où fleurissent
les géraniums.
J’écris des vocalises sur le vacarme ambiant.
Je mets en mots ce qui n’a pas de place sur les épitaphes.
J’ai dessiné des moustaches sur le carré des avis officiels, personnels et
publics.
Et j’ai rajouté des lunettes.
Je suis un de la texture en maraude sur les arbres à lettres embusqués au
détour des jours, je cueille ce qui alphabétise mes chemins.
Des mots, toujours des mots.
Des paniers de mots jaillis de la fécondité du temps.
Je n’écris pas pour avoir raison, ni pour avoir tort.
Je sors des débats, avec des phrases plein les bras.
Et je laisse les fleurets moucheter.
J’ai à écrire ce qu’une mouche dit aux fleurs.
J’écris parce que c’est là.
Les combats et les luttes ont déjà été écrits.
Inutile d’en rajouter…
L’inutile est nécessaire.
C’est un rien qui donne de la voix à plein cœur.
J’écris.
Il n’y a rien de plus sérieux.
Les idées changent.
Les résolutions passent.
Le silence demeure.
Quand enfin est dit ce qui ne se dit pas ailleurs.
J’écris le blanc des mots, pour qu’à l’avenir, ils soient ronds comme un regard.
Et pour déserter les derniers mots.
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Saturday, November 21, 2009 10:26
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Accusé-Réception des mots de Rainer Maria Rilke....
Rainer savait mesurer le pur instant
Une goutte de pluie en guise d’étalon
Mes pages se vident, l’heure est à la raison
Sablier
L’encre n’est plus rêveuse, je vais pensant
L’aube part en javelle, charbon sans rêve :
Un jour être une eau abreuvant la grève
Poëte
Ni au loin ni là-bas : ici, en bloc posé là
Ce jour, cette nuit, je m’érode sur les équations et les inconnus.Qu’importe
la nuit, qu’apporte la pluie, qu’on emporte la suie… Sur les carapaces vernies
des tortues du muséum,je compterai en braille les décalages horaires.Le soir
est un stylo qui fuit.Je cadencerai la chute des vers, déjà engloutis dans le
siphon du lavabo.Demain s’ouvrira sur une page vierge,une bouche clinquante,
comme l’émail lavé de l’encre perdue.
Certains font passer les silences aux aveux
Dès le réveil, les horloges perlent du sang.
Sur une faïence blanche, quelques cheveux
Oubliés
Tout a signé ton passage, mais où es-tu ?
Patience, mesure, nombres et un peu de temps
Rilke savait compter sur les flaques, têtu :
Poëte
Ni au loin ni là-bas : ici, en bloc posé là
Les jours sont des gerbes de roses :serre-les à plein bras, sinon ils
échappent.Pourtant tes roses se vengeront des baisers volés :par leurs
épines, leurs regards rivant, leurs mots tranchant,Piquée, ta peau écrit sur
les cheveux oubliés, sur la faïence blanche,avec des pétales rouge sang en
goutte-à-goutte.Nos traces, elles, toujours se retrouvent.Sortir les
aiguilles des horloges, ôter les épines des ronces.Où es-tu, avant que les bouquets
se fanent ?
Ni au loin ni là-bas : ici, massif posé là…
Un jour, je marcherai libre dans le temps,en amont comme en aval,et parfois
je m’allongerai dans une brassée de secondes.Mes nuits seront blondes, mes
aurores brunes.Dans l’évier rempli d’eau,des gerbes de fleurs prendront le
frais.Les clepsydres seront des mélodies.Les sabliers, à force de louvoyer,
mélangerontl’avant et l’après,les surprises et les patiences, jusqu’au pur
instant.
Ni au loin ni là-bas : ici, en bloc placé là
Un jour, tous les trois fois rien seront sans échardes.J’appuierai contre moi
les années, ou les minutes ;la pluie, douce et amicale, ne comptera plus
vraiment.
L’épine des roses ne protège plus rien
Que cet instant présent s’écoulant sur l’évier
En rouge avec un reflet de temps qui revient
Dans le ciel, miroir bordant de blanc l’encrier
Les pages ouvrent les doubles portes des maisons
La pluie ne coule plus sur le cadran tout rond
D’un soleil effrayé par le chant d’un merle
Miroirs, éclats, aube : fards où le matin perle. là-bas lointain fugitif bleuté...
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Friday, November 20, 2009 12:04
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Pourquoi, Monsieur Myspace, vous acharnez-vous à me prévenir que j'ai :"Nouveau messages".
dois-je comprendre : "Nouveau message", ou bien "Nouveaux messages". Dans l'espoir d'une réponse etc. veuillez agréer etc.
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Friday, November 20, 2009 09:57
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"Le vrai classique du vide parfait"....
.. ..
Le soleil finirait par bronzer le béton,
s'il n'avait, terni, dû recharger ses piles.
Rassurée, l'ombre peut s'allonger, tranquille,
un chien dans une poubelle crie son bonheur.
Les néons timides se parent de couleurs,
les immeubles se serrent immobiles,
colonnes sombres d'un nouvel évangile,
un chérubin cuve son vin sur un carton.
Surveillées par la ronde grise des pigeons,
les voitures se bousculent en longues files,
tissent une mosaïque d'avertisseurs.
Les gaz et les parfums traînent l'odeur
de la journée passée ; une senteur docile
s’est noyée dans un bouillon cru, au pied du pont.
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Thursday, November 19, 2009 09:43
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Herbsttag – R. M. Rilke
Herr: es ist Zeit. Der Sommer war sehr groß.
Leg deinen Schatten auf die Sonnenuhren,
und auf den Fluren laß die Winde los.
Befiehl den letzten Früchten voll zu sein;
gieb ihnen noch zwei südlichere Tage,
dränge sie zur Vollendung hin und jage
die letzte Süße in den schweren
Wein.
Wer jetzt kein Haus hat, baut sich keines mehr.
Wer jetzt allein ist, wird es lange bleiben,
wird wachen, lesen, lange Briefe schreiben
und wird in den Alleen hin und her
unruhig wandern, wenn die Blätter treiben.
Jour d’Automne
Seigneur : il est temps. L’été fut très grand.
Étends tes ombres sur les heures de soleil,
et sur les guérets, délivre les vents.
Ordonne aux derniers fruits d’être pleins
Donne-leur encore deux jours façon sud
Tire-les jusqu’à la plénitude et traque Les dernières douceurs dans les vins lourds
Qui lors n’a de demeure, ne s’en bâtira plus
Qui lors est seul, le restera longtemps
Veillera, lira, écrira de longues lettres
Et tourmenté ici et là dans les allées
Traboulera lorsque les feuilles volettent.
trad.. le babel 19*11*2009
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Monday, November 16, 2009 19:37
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Accusé de Réception de l'homme
Homme n’est pas une insulte Homme n’est pas un éloge Ni homme nègre Ni homme blanc Ni comme-ci Ni homme arabe Ni homme femme Chaque homme ne colore ni n’efface l’homme Tout homme naît Modus vivendi d’homme
Homme n’est pas grand Homme n’est pas petit Ni petit blanc Ni grand noir Ni homme-ça Ni petit bidule Ni grand machin Chaque homme n’est ni tempête ni crachin Tout homme n’est Que façon d’un autant d’homme
Homme n’est pas sale Homme n’est pas propre Ni en kaki Ni en pyjama Ni comme-ci ou ça Ni à Hiroshima Ni au Nevada Chaque homme ne salit ni ne lustre l’homme Tout homme naît Achemine un chemin d’homme
Homme n’est qu’une facette d’homme Avec des reflets et des éclats Des éclats de bombes, Des éclats de rires Des ombres chinoises Des ombres d’ivoires Des hombres d’hommes Chaque homme n’achève ni n’entame l’homme Tout homme n’est Homme qu’en somme des hommes
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Sunday, November 15, 2009 19:41
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et pour que continuent à vivre ces moments d’échanges en médiathèques, n’hésitez pas à venir nombreux...
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Saturday, November 14, 2009 05:23
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Questions de
Vaucluse.
« Dis-moi où ? »
Peut-être dans ce sobre oiseau de craie
Etendu plaqué sur la pente, ou ailleurs…
Près des villas des pachas de 68,
Quelque part par ici, dans le Luberon,
Est née celle nommée Provence
(Juste pour ne pas être province).
Celle qui étale son hâle, puis indolente
Lentement pressée par son plaisir,
Dans ses parfums à bon marché
Huilée, s’effrange au bord de mer.
« Dis-moi quand ? »
Tous les temps s’y chiffonnent
Présent ensuite passé s’emmêlent,
Éclairant ce jour où les promesses aussi…
Quadrille pour les gorges, sous les carrières,
Les heures au cadran solaire vont
Brèves autant qu’un coup de vent roux
Longues comme un cri de pierre blanc
Longues autant que dure le vent d’ocre
Brèves comme un éboulis dans l’eau verte
L’homme peut s’y bâtir, mais fondu en eux.
« Dis-moi comment ? »
Il ne reste de sa naissance,
Ayant perdu les eaux depuis longtemps…
Que ces miettes géantes de roches
Grandes comme des légendes
Mâchoire clappant sur le bois
Il ne reste que ce placenta
Avec des caillots de verdures
Dans les détours des murets,
Et quelques villages écrus perlant
En goutte de lait sur ses seins verts.
« Dis-moi, pourquoi ? »
Pour les villas et leur fraicheur
Pour que nul chemin n’aille droit
Pour que l’ombre et ses embuscades
Oubliées retrouvent droit de cité.
Les ruines regardent les aigues sèches,
Privées de mer et de lac, sans reflet.
Si ce n’est dans la prairie, au vert
Dans les vagues blanchies des moutons
Au rond dos en écumes changeantes :
Châteaux de laine sous les châteaux jadis forts.
« Dis-moi, et encore ? »
Marchande plus, et tu entendras parfois
— Les fifres et les moteurs endormis —
De ravines en vignes, bories et caillasses
Répondre aux broussailles de la nuit.
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Friday, November 13, 2009 19:44
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Ici, maintenant, ceci
Au-dessus des remparts de la
colère
Se brisent les beffrois de la joie
Partout chantent des cris de guerre
Relayés par les antennes des toits
Le matin me zappe. Je n’ai pas
Changé. Je dis autrement autre chose
Entre les mots, je me repose
Cuirassé de raisons, prêt pour le combat
Je viens à la suite
De tous mes faits et gestes
Les noirs avancent mes blancs
Les tours n’empêchent pas
L’échec et mat du vieux roi
Leur jeu invente des lois
Mortes, oubliées déjà
Sous les gravats des lambeaux de colère
Retiennent les papiers peints
Les ordres publicitaires
Cachent les arbres givrés au jardin
Rien de nouveau dans l’épisode
Du jour. Dans les campagnes et les villes
Je vais et je viens immobile
Peu à peu couvert d’antipodes.
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Wednesday, November 11, 2009 11:24
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Ne me parlez plus de fêtes
qui ne soient que des lumignons,
imposant pour compagnons
d’un soir, les joies qui reflètent
l’obscurité
Ne me parlez plus de haltes,
pour échapper à la nausée,
s’il ne faut qu’y déposer,
en bordure de l’asphalte,
l’absurdité
Ne m’invitez plus sur les mers,
pour cacher la sécheresse,
des affaires sans tendresse,
les contrebandes par tankers
d’avidité
Ne me parlez plus de roses,
ne me parlez plus de vin doux;
parlez-moi donc un peu de vous,
de vos vies entre les pauses,
en vérité.
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Tuesday, November 10, 2009 05:40
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l'automne se posebonze espoir flamboyant s'immolant au carrefour de nos causes quasi perdues ses flammèches s'éteignent dans la gerbe irisée jaillissant sous les pneus de l'autobus.
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Monday, November 09, 2009 09:10
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Automne en dedans
Soudainement Quand tu me
prends, tu me changes
Tu gonfles de
tes mots mes bruits
Tu me brûles
avec les chardons
Tu n'en fais
qu'à ta saison
Fric-frac hors
salon
Je perds mes
illusions
Mes tuiles
s'envolent en danseuses
Dès que retentit
le son de ta voix
C'est toi qui as mordu à pleines dents
Les derniers
feuillages, les premiers vents
Une bouche fait
sourire le toit,
Découvre un
dentier de branches creuses
Que la chute des
braises charpente,
Le cœur d'un
arbre en mal de printemps
Mis à nu par
novembre, par ses lois
Une flamme
grandit en emportant
Les feuilles —
Craquements, s’en va le bois
Les silences,
les couleurs heureuses
Tout doux
berceuse
Les nuits sont
fiévreuses
Le feu a galbé
les buissons
Mêlant les mots
et les maisons
Mon sang coule
au cœur des fruits
Tout devient si
étrange
Brièvement
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Friday, November 06, 2009 19:42
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Écoute ici les feuilles crissent
Comme les herbes feulent devant toi
Dans le demi-jour de novembre.
C’est le chant du cours d’eau
De ton courant
Entends ici les gouttes glissent
Comme sur l’eau le train de bois
En reflets copeaux de gingembre.
C’est un souvenir sur ta peau
Le poids des ans
Ne touche à rien, tout se lambrisse
Comme des glaçons autour de la joie
En insectes pris dans l’ambre
C’est bientôt l’heure du repos
Calmement
Tu peux si tu veux changer d’épices
Comme on maquille sa voix
Lorsqu’un dol nous démembre
Tu sens déjà monter dans tes os
Les derniers chants
Alors, le dos calé près du chaud
Alors, les regards fermés plus tôt
Pour cause de nuit, pour cause de froid
Pour cause que c’est comme ça
Que tu as passé l’âge de t’expliquer.
Ici, en silence, écoute monter
Les vagues blanches immobiles
En pierres lisses, un revif de ta jeunesse :
La fin. --------------------------- Ia kalēda nov MMIX
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