Gender: Male
Status: In a Relationship
Age: 52
Sign: Cancer
City: ROUFFACH
State: Alsace
Country: FR
Signup Date: 6/2/2007
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Tuesday, October 13, 2009
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Current mood:  distressed
Jon LORD : Pictured within (1998) 1. The valley - Sunrise (Lord) 5’47 - Pictured within (Lord) 5’23 - From the windmill (Lord) 6’55 2. Blue sky dreams
- Circles of stone (Lord) 2’56 - Menorca blue (Lord) - Evening song (Lord/Sam Brown) 3. Of heroes and heroines- Music for Miriam (Lord) - Arc-en-ciel (Lord) - Wait a while (Lord/Sam Brown) 4. Beneath a higher heaven- Crystal spa (Lord) - The mountain-sunset (Lord) - A different sky (Lord) Entre le dernier album solo de Jon Lord (Before I forget) et celui-ci, il se sera passé 16 ans. Durant cette période, hors les disques réalisés avec Deep purple et Whitesnake, Jon aura tout de même écrit la musique d’un film (The Country Diary of an Edwardian Lady) en 1984, et enregistré deux lives avec Paice Ashton & Lord. Il est apparu dans les dicographies d‘Eddie hardin, George harrisson et Alvin Lee entre autres. Est-ce à dire que vu le temps mis par Jon à le peaufiner, ce nouvel album solo est un chef d'œuvre? Le fan (que je suis) sera de cet avis, et déclamera invariablement que ça valait vraiment le coup d’attendre. Très différent de ses albums précédents, cet opus se distingue surtout par une ambiance calme, feutrée. Il est difficile de reconnaître là l’héritage purplien, tout comme il sera laborieux de rattacher à cet album une similitude (créative, technique ou artistique) avec ses albums solos passés. Les diverses critiques (et les propos de Jon LORD lui-même) parlent d’album personnel, intérieur (le titre, Pictured Within, pourrait se traduire par : Description intérieure). Jon a perdu ses deux parents au cours des années précédent l’écriture et l’enregistrement de cet album, et cela se ressent dans le résultat. Mélancolique, triste, empreint de quiétude, cet album est homogène, en ce qui concerne l’ambiance. Il est une autre différence d’avec ses albums précédents, c’est que celui-ci est principalement instrumental. Seuls "Pictured Within" (et sa partie introductive "Sunrise"), "Evening Song", "Wait a While" et (version chœurs) "Crystal spa" comportent des chants…. Le titre de l’album serait une expression tirée des "Variations Enigma" d’ELGAR (lesquelles sont des variations sur un thème, décrivant des amis et proches d’ELGAR) http://fr.wikipedia.org/wi..ki/Variations_Enigma (notons que cette ouevre a été écrite un siècle avant le présent album…).
Pictured Within comporte quatre parties, de longueurs variables, contenant chacune trois morceaux.
Les trois premiers morceaux regroupés sous le titre The Valley (la vallée) comprennent "Sunrise", "Pictured within" et "From the windmill", qui donnent d’emblée le ton de l’album. Il commence par le titre "Sunrise", au cours duquel, curieusement, on entend sous forme de litanie, les mots du titre du morceau suivant, chanté par des chœurs. L’ouverture est lente, passant doucement du silence à la mélodie. Lentement, calmement, presque imperceptiblement pendant près d’une minute, avant que les violons, enfin, portent l’air, rapidement suivis par la voix de Miller Anderson, et des cœurs, le tout accompagné d’un piano joué "touche après touche", très lentement. Le premier morceau continuera ainsi, sans remous, jusqu’à ce qu’à la 4ème minute où là, le rythme confirme les intentions de l’air, qui n’a plus comme ambition que d’annoncer " Pictured within". Cette chanson place alors l'humeur qui prévaudra pour tout l’album. Le titre est une belle ballade avec piano et violoncelle, auxquels s’ajoute la voix de Miller Anderson. Sensuel, calme, volumineux, cet air, intime et personnel, sonne comme une confidence. Le piano de Jon est présent tôt, puis les cordes et les cors ramènent à Miller Anderson, dont la voix, si particulière, parachève la beauté de ce titre, qui finit par un duo assez triste, piano - violons…. "From the windmill" (depuis le moulin a vent), comporte une omniprésence de violons, de flûte traversière, et le superbe jeu très subtil de percussions de Mario Agandoña. Presque une musique d’ambiance, presque du new-âge… Il y a dans ce titre une belle mélodie, très mélancolique, très douce, mais avec de très originaux changements de rythme. L’image d’une roue qui tourne, calmement, puis de manière un peu plus rapide, dans un cadre bucolique, le bruissement du vent dans les pales… On sentirait presque le vent passer dans nos cheveux.
Les trois morceaux suivants chapitrés Blue Sky Dreams nous entraînent vers des horizons magiques. "Circles of stone" (cercles de pierres) fait dans l’ésotérisme, et emprunte aux sons folkloriques des airs et accords celtiques. Violons et flûtes, encore, lancinants et envoûtants. "Menorca Blue" (bleu Minorque) qui suit reste dans le même rythme, mais les notes martelées du piano dès le début du morceau impriment un léger changement. Les plages mélancoliques, appuyées encore par la flûte, sont toujours là, en fond, mais le piano ajoute de la vivacité, du phrasé. Dans " Evening Song" le piano continue sur sa lancée, et accompagne là l’exquise voix de Sam Brown….. Le soir évoqué ici semble tomber en douceur, paré de sensualité mais aussi de tristesse. Un solo de violon, au milieu de cette chanson, transmute celle-ci en sentimentalité. Et alors que le titre semble finir, Sam Brown reprend, de sa douce et rauque voix, pour nous faire flotter encore sur les rives de cette fin de jour, doucement, tendrement, vers la note finale….
Nous passons ensuite au groupe de trois morceaux suivants Of Heroes and heroines. Le premier titre "Music for Myriam" ne comporte que des violons, qui jouent une longue et triste complainte. Le morceau "Arc-En-Ciel" (tiens, un titre français) à l’inverse, oublie les cordes. Là, on entend une belle ballade avec piano et hautbois. C’est le piano qui ouvre, par des notes doucement scandées, beaucoup de pauses entre les notes, ces vides rapidement emplis par le French horn…. Le troisième titre, débute à nouveau par le piano, suivi du chant. Sam Brown, et, en fond léger, diffus, les violons habillent ce morceau des teintes légères et aériennes. Jon a écrit ce morceau en mémoire à sa mère disparue. Le titre évoque d’ailleurs ce moment si particulier du départ…. "Wait a while", attends un instant, before You go, avant de partir……. Très émouvant (et pour cause), ce titre sera repris par Jon, fréquemment, lors de ses concerts solos.
Pour finir, le dernier groupe de morceaux s’intitule Beneath a higher heaven. Le premier titre est "Crystal spa" et l’air qui est ainsi nommé inspire bien une source, au flot tranquille et régulier… Le titre commence avec les cordes, suivis des chœurs qui chantent "Kirie Eleison" puis "Christe Eleison"…. L’ambiance là est plutôt funèbre. Titre long, profond, envoûtant. Sans doute celui que je préfère, de tout l’album… Assurément celui qui m’émeut le plus…. "The mountain-sunset" commence avec les cors, puis les violons, suivis du piano et du hautbois, et enfin les flûtes. Air triste, encore, lancinant, mais avec de belles envolées "wagnérienne" (les cors)….. "A different sky" reste dans le registre plaintif, avec en premier un duo cor anglais - piano, que rejoignent bientôt les cordes, pour garder la mélodie, calme jusqu’à la troisième minute, et qui, là, s’amplifie (on pense à un lever de soleil, ou à des nuages qui se déchirent, laissant apparaître le bleu), et on revient au calme mais de manière moins plaintive, avec comme des notes d’espoir, des promesses…. L’avant-dernière phase est plus grave avec l’arrivée des cors, mais un roulement de batterie et percussions, qui précède quelques furtives notes de piano, placent le finale avec comme une touche d’infini, de continuité. Etrange sensation que ces notes de fin, qui semblent annoncer une suite……
Au bilan final, pas de Hammond sur cet album ! Pas de hurlements, que ce soit de chanteurs ou de guitares, pas de batterie percutante non plus : ce n'est pas un album de rock, encore moins de hard-rock…. C'est un album rempli d’émotion. C'est un album personnel et quelque peu triste. Déroutant, sans doute, pour bien des fans (ceux du Purple surtout) du Maestro, mais si évident pour tous ceux qui, derrière la bête de scène, derrière l’homme qui torture son orgue (et que je te le secoue, et que j’en distorde les sons), ont aussi trouvé l’homme sensible, émouvant, qui, associant une belle culture musicale à de belles inventions, à un vrai feeling, à de la malice ou, comme ici, à des confidences. Evidence qui ne se démentira pas, avec la venue du "Durham Concerto" et de "Boom of the tingling strings" dans lequel Jon poussera son art et son amour de la musique classique à leur paroxysme…
Pictured Within tient une part primordiale dans ma discothèque…. Chef d’œuvre !!!!! C’est une aventure musicale à savourer, comme le dit Vincent Budd dans son livre The Gemini Man, publié en 2003 par "Gnosis Press"…..
Les participants :
Mario Agandoña (prc); Miller Anderson (vcl); Sam Brown (vcl); Colin Hodgkinson (bss); Rick Keller (sxp); Haagen Kuhr (cll); Christina Lux-York (vcl); Serge Maillard (vcl); Stefan Pintev (vln); Ravi (kra); Rodrigo Reichel (vln); Mike Routlegde (vla); Stefan Scheuss (vcl); Vytas Sondeckis (cll); Ina Stock (obo); Frank Struck (frh); Sabine Van Baaren (vcl); Thys Van Leer (flt); Pete York (prc).
 Un album indispensable
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Friday, June 05, 2009
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Current mood:  blissful
Morglbl... Drôle de nom, ça, Morglbl.... Je connais ce groupe, en fait, grâce à FIP. Un jour au bureau, cette station nous passe "Lumpy Gravy", par 2G (Christophe GFdin et Pierre-Jean Gaucher)... Dans cette version du célèbre titre de franck Zappa les deux guitaristes ont inclu un extrait du riff de "Smoke on the water"... Il n'en fallut pas moins pour que je me mette sur les traces de ces deux zigotos... Je déniche (difficilement) l'album G2 puis petit à petit certains albums de Christophe Godin (dont Grôtesk, par Morglbl, et Christoph Godin's Metal Kartoon). Puis je suis un peu la carrière de godin, qui tourne pas mal avec son groupe. Aussi quand j'apprends que Morglbl passe au Caf'Conc à Ensisheim, ni une ni deux, j'y fonce.... Vendredi 5 juin 2009... Carméla, Fanny et moi on arrive bien en avance (accueillis par Yannick, le maître des lieux avec qui on a sympathisé lors de la masterclass Pontieux) et on se trouve une place sympa, à table, pas loin de la scène.... Le concert qui devait commencer à 22 heures va débuter avec un certain retard.... Mais à partir du moment ou le groupe est monté sur scène on est convaincu que ça valait bien le coup d'attendre, et cette impression allait aller en s'amplifiant !!!! Bon, aujourd'hui, Morglbl est composé de Christophe Godin à la guitare (ce soir-là il a joué avec 2 Vigier Supra, une tête Laney GH50L dans un baffle Laney 2x12, une Wha wha et un Chorus Rocktron, et un delay Zoom avec pédale d'expression) Ivan Rougny (excellent) à la basse, et Aurélien Ouzoulias à la batterie..... Inutile de préciser que j'espère que comme dans G2 et dans une démo de Christophe http://www.youtube.com/watch?v=lGX32oLPeqo&feature=related ils nous gratifieront d'un petit extrait de "Smoke on the water" .... Christophe prend la parole, nous sort deux trois vannes et c'est partiii. J'ai pas la setlist, mais je peux vous dire quel est le troisième morceau joué.... Le groupe a donc joué son premier morceau, Christophe nous gratifiant de moult grimaces, posant pour les photographes ... Puis il interpelle la salle, en nous traitant de mous, d'endormis. Toute la soirée allait être entièrement du même niveau, et on aura droit en vrac à : club des premiers de la classe d'Ensisheim (dixit ivan), troisième âge, sourds, etc... Puis il demande si nous avons des questions. A ma surprise Fanny lève le doigt et bien sûr, on lui donne la parole : - Ah, une question... Allez-y mademoiselle ! - Non, ce n'est pas une question, mais mon mari aimerait bien que vous nous jouiez l'intro de "Smoke on the water" - (voix moqueuse) L'intro de "Smoke on the waaateur" pfff, vraiment (se tournant vers les autres qui hochent la tête tristement, en signe d'approbation), mais n'importe quoi. L'introooo de "Smoke on the water", et pis quoi encore ? On va pas vous faire ça mais on vous réserve une surprise dans le morceau suivant. avant d'ajouter - En fait on veut pas que vous posiez de question, on disait ça juste comme ça. Ici y a que nous qui parlons, vous, vous êtes là pour écoute, et applaudir (etc.. etc...). Ils nous jouent un extrait de leur dernier album (Jazz for the deafs) pui vient cette fameuse surprise et là vous avez un J-R sorti de ses gonds. Ivan Rougny me désignera d'un mouvement de tête et dira - il est content, lui (c'est peu dire !!!) Fou, il est le J-R... Bon, Morglbl nous joue donc ce morceau de Deep Purple, de très belle manière je dois dire, et avec un très beau medley, calme, complètement décalé (ce qui le rend d'autant plus original)... Bien sûr j'applaudis à tout rompre. Ils nous jueront ensuite, christophe grimaçant de plus belle, mais quelle dextériété (et Ivan à la basse est tout aussi impressionnant) de beaux morceaux de leur répertoire, "Tapas Nocturne", "Morglbl Circus", "Tonnerre de Brest", "L'ami Deglingo", "Le fantôme de Savoie", etc... Ils jouent aussi des titres qui ne sont pas d'eux.... "Smoke on the water", bien sûr, déjà cité, mais aussi "Highway to Hell" que Christophe annoncera comme étant un titre écrit par son ami Ivan, et honteusement copié par un groupe australien  , et "Purple Haze".... Evidemment, lorsqu'ils jouent "Tapas nocturne" (qui est depuis devenu une de mes sonneries de tph portable) y a que deux fous qui crient "Caramba" aux moments adéquats : bibi et (un peu) Carmela !!!! Bref, du délire, un jeu impressionnant de justesse, une alchimie musicale et amicale dans ce groupe, de la drôlerie, du délire aussi. Une pause d'un quart d'heures nous fut accordée (pour que les fumeurs puissent aller fumer et que les buveux puissent commander une bière).. Le show prit fin vers 1H30 du mat (il y eut deux rappels !!!)...... Le temps d'acheter les deux CD que je n'avais pas encore, de faire dédicacer le tout, avec un Christophe ravi de signer G2 (à priori introuvable) et Metal Kartoon, puis nous passons aux séances photos, on se tape une petite discute avec chacun des musiciens (et bien sûr avec Yannick) et on se sauve... Séance dédicaces et pose avec les stars :  Christophe et J-R  Fanny et Aurélien  Carmela et Ivan Oui, on se sauve, hélas, mais... C'est que je bosse, à sept heures !! Le temps de regagner Strasbourg, il sera 3 heures du mat'. Je ne dormirai que trois heures, mais mon sommeil sera peuplé de musique, de musiciens déjantés, et même si je me lève un peu vaseux j'ai de l'énergie pour affronter ma longue journée de travail (douze heues d'affilée)..... On se promet bien sûr de revoir sur scène Morglbl dès que possible !!!! Avouons avant de clore cette review qu'un mec qui nous joue et chante "A look of love" (tiré du "Casino Royale", vous savez, le James Bond avec David Niven, Peter Sellers, Orson Wells, Woody Allen entre autres stars, et dans laquelle cette chanson est interprétée, dans les versions allemande, espagnole, française et italienne par ... Mireille Matthieu  ) http://www.youtube.com/watch?v=JAwWJHfx5D8&feature=related (écoutez et regardez, c'est à la minute 4.00) est capable de tout... Et concluons par : oui, il est capable de tout !!!!!
 | Currently listening: Grotesk By Morglbl Release date: 2007-10-23 |
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Sunday, May 24, 2009
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Current mood:  horny
Lundi 25 mai 2009. Nous avons rejoint Fred (le batteur des ex Ol'Dogs) à la pizzéria de la dilligence, à Ensisheim, à quelques pas du Caf'conc, et nous devisons, devant pizzas et flammenkuche, de Loïc Pontieux.... La serveuse, vêtue de manière plus indécente que la nudité, au langage imagé et fleuri (Mâme Mad Dog dirait vulgaire), nous distrait bien quelques secondes, mais bon, on est venu pour la masterclass de l'un des meilleurs batteurs français. Nous ne nous laissons pas distraire... On arrive au Caf'Conc vers 20H10, le temps de causer un peu avec Yannick, le maître des lieux (de la possible venue de Purpendicular), on s'installe dans ..... Oh p....n, une salle microscopique dotée d'une scène encore plus menue, sur laquelle trône une splendide batterie Yamaha
 Avec sa chance habituelle, Fanny déniche deux places juste devant la scène. Fred, qui a traîné, à appeler son épouse, devra se replier un peu plus loin.... Loïc arrive, se présente, puis passe derrière les fûts, pour nous asséner plusieurs morceaux (dont entre autres 4 tirés de son futur album solo, et un de l'album "La Foule", enregistré avec Christophe Cravero)
 entrecoupés de discours. Loïc a émaillé son discours de beaucoup d'humour. Il a parlé de ses débuts, avec son père, à l'âge de 13 ans, des artistes avec lesquels il a joué (Jonasz, Lockwood, Nougaro, Bruel, Clerc, etc...), du matos qu'il utilise, de la façon dont il travaille (s'échauffe jamais, et ne joue jamais chez lui, où selon ses dires les seules baguettes qu'on trouve sont celles qui servent à manger chinois), dont il compose.... A une question d'un spectateur, il avoue avoir été très influencé par la famille Ciccarelli et d'autres batteurs de la région niçoise (dont il est originaire). A un moment, parlant de la crise actuelle qui oblige les artistes à s'entourer d'un nombre réduit de musiciens et techniciens, il explique qu'en tournéeavec Julie Zenatti il a ainsi du, pour compenser l'absence de plusieurs personnes (dont un rappeur) inclure des samples qu'il déclenchait avec une programation sur des notes de batterie électronique... A ce moment du discours il demande à l'assistance : "Tout le monde sait ce qu'est un sample ?". Tout le monde dit oui, ou fait un signe de tête entendu... Quand soudain, Loïc pointe Fanny (qui a le malheur d'être juste devant lui, et qui avait à ce moment là le regard de celle qui aimerait ne pas être là) et lui demande de nous expliquer ce qu'est un sample. Baffouillante, Fanny pique un fard, sous les commentaires amusés de Pontieux "Ben oui, vous me regardiez avec de gros yeux, là, j'ai bien deviné que vous ne saviez pas ce qu'est un sample" et d'expliquer la chose..... Bref, on a passé là deux heures de pur bonheur (Fred en a profité pour demander à Loïc de faire une démonstration de son conseil aux débutants : jouer une trentième à la noire).... A la sortie, nous devisons avec Lui, Fred tout intéressé par les conseils du "Maître"...
 Mâme Mad Dog (Fanny), Loïc et Fred Fanny fut si impressionnée et ravie qu'on décide rapidement, elle et moi, de retourner le voir le lendemain, à MUNDOLSHEIM (8 kilomètres de STRASBOURG).... On le lui dit, il nous en remercie... Et nous prenons la route Le lendemain soir, parceque j'ai un peu traîné (Fanny aimerait toujours être sur place des heures à l'avance) nous n'aurons à attendre devant les portes du centre culturel (ça change du Caf'Conc) que quatre à cinq très courtes minutes. Une dizaine de personnes devant nous. Fanny avait appelé le responsable pour réserver... Dommage, la caisse sans réservations défile plus vite, on aurait été mieux placés. Mais bon, pas trop de prob, nous avons une bonne place tout de même, au premier rang, à droite. Là, la scène est grande, énorme, et la batterie de loïc trône, royale, sous un éclairage à dominantes rouges. Fanny apperçoit Maze, responsable de "La Baguetterie" à Strasbourg, déjà vu la veille à ENSISHEIM, à qui elle demande si des fois y aurait pas moyen d'avoir à la fin du concert une baguette du "maître"... Ayant recueilli une réponse positive, elle revient s'asseoir, ravie. Un peu moins de 300 personnes sont entrées, parmi lesquelles beaucoup d'enfants (des écoles de musique)... A ma droite s'asseoit l'un d'eux, fan inconditionnel de Pontieux (dont il a suivi un stage, à Saales) et de Phil Collins. Avec le papa on parle Deep Purple (mon tee-shirt me trahit), Pink Floyd, et autres groupes des seventies... Loïc arrive enfin, et nous livre un show de même durée que la veille (malgré les pleurs d'un bébé et deux ou trois gamins qui faisaient les zouaves dans la salle pendant qu'il causait), avec quelques différences. Fanny et moi somme plus expressifs que la veille, puisqu'entre ces deux masterclass nous avons causé avec l'artiste. Beaucoup d'humour encore et bien sûr Fanny redevient la cible de la question : "Qu'est-ce qu'un sample ?" mais comme j'annonce à l'artiste que Fanny a emmené une antisèche (ce qui est vrai, elle a écrit les définitions sur petit bout de papier), il répondra lui-même. Il cloturera son propos par un jeu de mots (il y en a eu plein lors de cette soirée) : "Sampler et sans reproches". Au cours des questions-réponses on apprend qu'il aime peu la vilaine fermière (pour des raisons de contrats) et Michel Sardou (dont il ne prononcera jamais le nom, nous le faisant deviner, et dont il dira qu'il chante mal, qu'il a un gros bidon, etc...).... Je ne serai pas en reste de jeux de mots mais Loïc a du métier (un vrai showman) et réplique du tac au tac. Exemple : à un moment, vers la fin du concert, Loïc demande s'il y a des batteurs dans la salle. Beaucoup de doigts se lèvent, bien sûr !!! Dont celui de mon jeune voisin.... Je pousse alors la voix pour dire "Moi, comme batteur, j'utilise un Kenwood" (ce qui est faux d'ailleurs, j'ai un Kitchenaid) et aussitôt Pontieux réplique "c'est ma femme qui a un Kenwood à la maison, et elle me fait de bons gateaux avec" en se tenant le ventre. Une spectatrice (qui avait essayé vainement de prendre la défense de Sardou auparavant) lui assène un "ça vous a fait grossir" auquel je réplique aussitôt par "Comme Sardou !!!". Rires de Loïc qui nous concède le point, là.... Il fera les meêms démos que la veille, jouant deux fois "Jet Lag" (composé par Dave Weckl) qu'il considère comme un "exercice de style".... Il nous a joué entre autre "Ti punch" : http://www.youtube.com/watch?gl=FR&hl=fr&v=7Z8-QyM9Ul8et à la demande expresse de Fanny (il dira d'ailleurs avant de le jouer "A la demande d'une seule personne") il nous interprète le magnifique "La Foule" (voici ce titre, avec Cravero http://www.youtube.com/watch?v=KvsP5HSNqtI&feature=related ) Côté discours je dois ajouter qu'il a fait l'apologie de deux articles. L'un, qui existe déjà : les "ear monitors" (qu'il met, avant chaque morceaux, et ote pour nous parler) http://www.sonomag.com/archives/article,Go,dossiers,5-in-ears-monitors-top,Id,2445.html et l'autre, en cours de production, est un appareil inventé et créé par Maze (de la baguetterie de Strasbourg) qui permet de serrer toutes les vis d'accordage en même temps, ce qui fait descendre les peaux uniformément et fera gagner du temps lors des réglages. En attente de fabricant et de distributeur cet article a déjà eu l'aval de (et est très attendu par) 15 boutiques de vente de batteries..... Bonne soirée, qui finit avec une baguette et de la bière : Fanny se fait remettre une des baguettes (dont on voit qu'elle a bien souffert, la pauvre) qu'il lui dédicacera, puis séance photos  Fanny, Loïc et moi Loïc, Fanny, et le jeune fan... Après le show, on cherche le responsable de l'école de musique (on lui demande les conditions de location de la salle) et nous offre gentiment à boire (je bois donc à la santé de cette école une bonne bière blanche !!)... Qu'ajouter ? Ce fut une très bonne soirée... On a bien envie d'aller à Saales (67) cet été, lors des concerts publics !!!! Loïc y sera !!!
 | Currently listening: La Foule By Christophe Cravero Release date: 2008-04-22 |
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Thursday, April 23, 2009
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Current mood:  aroused
PURPENDICULAR à WELS (AUSTRIA)
Nous avons arrangé notre voyage à VIENNE pour que la fin de celui-ci coïncide avec le concert que PURPENDICULAR donne à WELS (2 heures de routes de VIENNE, et de plus sur la route du retour).. Arrivés de bonne heure, nous faisons un petit repérage. Avec mon esprit cartésien de pacotille, je n’avais emmené ni le nom du lieu de concert (ni son adresse) mais comme j’avais vu sur un plan que ça se trouvait à 5 minutes de notre hôtel (Bayerische Höf), et que ça s'appelait "Theatre quelquechose" je ne m’inquiétais pas. On a demandé, dans une boutique de location de DVD, d’où le gars nous renseigne bien mais, il a mal indiqué les distances, et j’ai fait confusion entre deux théâtres (le stadt Theatre et le sound Theatre) ce qui a pour conséquence de nous faire tourner longtemps tout autour de la place centrale. On passe finalement presque par hasard au bon endroit, où le son d’une batterie (soundsheck) et une affiche nous avisent qu’on est bien au bon endroit. On entre… Le groupe est là, le batteur sur scène, les autres assis autour de boissons. Robby et Joe nous voient, nous reconnaissent et se lèvent pour nous saluer. Nous leur annonçons que nous faisons juste un repérage, que nous allons retourner à l’hôtel nous débarbouiller et revenir pour 19H30. Et on se donne rendez-vous pour l’after, en se disant mutuellement « We have somme surprises for You » (eux ne savent pas ce que nous leur réservons, moi, entre autres, j‘ai mon idée sur une de celles qui nous attendent) …. En sortant nous croisons devant le Sound Theatre le patron de la boîte, qui se montre surpris et ravi que nous soyons venu spécialement de France pour voir ce groupe sur scène…. Retour à l’hôtel, grignotage, et nous voici de retour. On s’acquitte de nos entrées, puis on s’installe face à la scène, dans un profond canapé en skaï…. Une charmante hôtesse nous demande ce que nous voulons boire, et après un quiproquo (dû à ma délicieuse épouse) on finira par se retrouver avec trois boissons au lieu des deux commandées (une bière, un jus d’orange et un café avec lait). Avant que les boissons nous soient amenées, le patron de la boîte nous rejoint et on parle un peu. Ce qui fait qu’au moment où je veux payer les boissons, il dit à sa serveuse « Es ist fur Mich »… Nous le remercions chaleureusement et continuons à causer. Nous apprenons ainsi que le show sera filmé, projeté sur un écran à notre gauche en direct, puis hébergé sur le site de sa page web ultérieurement (voici la page où cela sera mis en ligne : http://www.thesoundtheatre.com/pages/14/show_page?layout=soundtheatre ). Il nous remets des cartes du sound Theatre et nous lui promettons d’en faire la pub (entre autre à Andréas, vu à hagen en février 2008, qui habite à LINZ)… Le show était annoncé à 20 heures mais débutera avec une heure de retard. Nous sommes toujours dans notre fauteuil, à cinq mètres environ de la scène, personne devant nous. Personne devant la scène en fait. C’est assez curieux comme situation (Joe, le guitariste, nous confiera que c’est toujours ainsi en Autriche)…. Ben c’est bien la première fois que j’assiste à un concert de hard-rock installé très confortablement dans un fauteuil.. Pour l’instant ni moi ni Fanny n’avons l’envie ni l’intention de bouger. On verra bien…. Joe traîne beaucoup dans la salle, entouré d’amis, de fans et de sa famille !!! J’en profite pour lui causer un peu et lui exhiber le beau tee-shirt réalisé spécialement pour eux…

Le show débute enfin, avec près d’une heure de retard. Les boys montent sur scène (toujours personne devant) et c’est parti pour la première partie. Sans attendre, le groupe nous assène Fireball… Ca envoie du bois d’entrée, je trouve Robby est très en voix (pourtant…)… Et, ô surprise, je constate que, par rapport à ASCHAFFENBURG, Stoffi est maintenant équipé d’une bonne vieille vraie Hammond B3.….. La différence se fait sentir, nom d’une Strato…..Bon, le titre finit avec Into the Fire. Robby fait des commentaires entre les titres, pour annoncer l’album dont vient le morceau, et asséner quelques anecdotes… Strange kind of woman, très bon, sera suivi de Ted the mécanique Je n’apprécie pas particulièrement ce titre mais avec la bonne humeur des boys, et leur pèche d’enfer, les titres prennent un coup de frais. Child in time suit, toujours aussi péchu, puis Bad attitude (oui, oui, je suis aux anges).. Dans la salle, ça remue un peu. Quatre nanas dansent devant la scène... Almost human (de l’album Abandon) est ensuite annoncé. Je connais peu ce titre. J’avoue qu’ils le mènent joliment…

Suivent Sometimes I feel like screaming et Cascades / I’m not youri lover. Les musico quittent ensuite la scène, et Robby plaisante un peu en laissant croire qu’ils le laissent seul, mais très vite il annonce que c’est la pause, pour boire des bières …… Durant la pause (une bonne demi-heure), on revoit Joe traîner dans la salle. Il redira à So Deep qu’une surprise nous attend durant la reprise… Mmmmm? Me d’mande bien ce que ça peut être….. Les gars remontent sur scène et c’est parti avec Speed king. Ca déménage, ça déménage vraiment… Vraie présence de tous les musiciens ! Arrive ensuite Mistreated. Un titre que vraiment je n’apprécie pas… Mais là encore, comme pour Ted, et comme lors de leur concert d’ASCHAFFENBURG, j’accroche à fond. Il y a de nouveau cette ambiance festive, ce plaisir visible et tangible, qui transmute, qui transcende tout sur son passage. Tiens, ils joueraient un titre de l’album "Come taste the band" je suis sûr que je l’apprécierai puissance quatre…. Je ne peux que répéter ici qu’on sent, chez ces cinq garçons, l’envie de rendre hommage, de manière technique et passionnée, à leurs illustres aînés….. Knocking at your back door est le titre suivant, que Stöfi, bien moins économe (en terme de jeu) que lors de leur dernière tournée, entame avec une interprétation à la Jon Lord de la "Toccata et fugue de J-S BACH " … Grandiose. Les danseuses (plus nombreuses, là) nous coupant définitivement la vue, So Deepempoigne ses affaires et quitte le douillet divan pour se mettre devant la scène afin de profiter de Perfect strangers. Les boys jouent ce morceau avec la même "loud touch ", puis quand vient Space truckin’ (marqué "Space Fuckin’" sur la set-list de Robby). Je rejoins enfin So Deep….Et là, je ne peux que me demander pourquoi je ne l’ai pas fait plus tôt, tellement c’est bon de les voir de près, ces fabuleux musiciens et chanteur.

C’est ensuite Black Night. Un invité (coiffé d'un énorme chapeau multicolore) se place à l'orgue à la place de Stoffi, et ce titre comporte les bons ingrédients de la bonne recette MK II : le duo voix - gratte, du meilleur effet. Du délire, pur et simple. Et là, là….. Là, j’entends les premières notes de mon morceau fétiche : Mad Dog. A ASCHAFFENBURG aussi, j’avais entendu ces notes. Elles servaient alors d’intro à Smoke on the water mais là, ici, aujourd’hui, je savais que le titre serait joué en entier (lors de notre première rencontre, j’en avais, dans les back stages, chanté les paroles avec Robby et il m‘avait alors fait la promesse de mettre sur la set-list ce morceau la prochaine fois que nous viendrions : promesse tenue !!!) . Avec So Deep nous hurlons les paroles, devant la scène. Vrai, je suis comme un fou (comme mad, comme un Mad Dog)… De plus (mais je reconnais mon peu d’objectivité en ce qui concerne tout ce qui a trait à ce morceau-là) je trouve qu’ils le jouent à merveille, même si Robby est en manque de voix (il s'en excusera, durant l'after...)…. A la fin du morceau, Joe entame un solo à la "Morse" incluant des hits des Rolling Stones, de Led Zeppelin, etc.. Avant de faire retentir l’intro la plus célèbre au monde, et c’est parti pour Smoke on the water". A la fin du morceau, la foule est en délire, le groupe part, mais revient rapidement et alors, c’est une nouvelle explosion, car d’emblée on reconnaît les notes de Highway Star et c’est avec de nouveau fougue et talent que nos cinq amis exécutent (c’est le mot !!) le morceau. Folie !!!! Robby m’envoie une boule de papier chiffonné. Je l’attrape (avec l’aide de So Deep) : c’est la set-list. Il est écrit Hush mais on voit sur scène Robby demander aux musico s’ils continuent, et au regard de Joe qui secoue la tête négativement, nous comprenons que non, que là le show est fini….. Le groupe salue, sous les vivas, puis quitte la scène. Je quitte le lieu pour foncer à ma voiture, chercher les quelques surprises que nous avons préparé pour le band . Des bouteilles de vins (bourgognes et champagnes) avec des étiquettes de notre mariage (avec notre tribute band à nous) , vins que nous avons rebaptisés "Cuvée Purpendicular" . J’en offre une bouteille au patron du "Sound Theatre" . Il nous emmène aussitôt dans les back stages où le groupe est surpris et ravi de nos présents…
 Comme ici, Joe.....
Nous causons beaucoup (surtout du projet du band de venir jouer en France), nous buvons (un peu), Robby nous versant des rasades de whisky irlandais… Nous comprenons les raisons de leur fatigue. Ils ont passé la journée en session d’écriture de nouveaux morceaux….. Nous passons là un long moment en leur compagnie et en profitons pour prendre quelques photos.
 Robby m’offre le papier qui lui a servi d’antisèche pour "Mad Dog" (j'aurai dû les avoir avec moi, le 30 août dernier :ptdr: )
 So Deep pose avec le guitariste et le batteur
 et pendant que So Deep et moi posons avec Joe, Robby arrive pour faire le singe, derrière....
La fin de l'after....
 de G à D : STOFFI KÖGLER (Hammond & Keyboards), MAD DOG, une fan (la copine de Stoffi), RAINER LIDAUER (Drums), SO DEEP, ROBBY THOMAS WALSH (Vocals), JOE 'DR' DOBLHOFER (Lead Guitar) & SIMON RADNER (Bass Guitar)
Nous nous séparons vers deux heures du mat.
Avant ce soir, nous ne connaissions vraiment que Joe et Robby (et pas du tout Rainer, qui n’était pas présent à ASCHAFFENBURG), mais là nous avons discuté avec tout le groupe qui, nous n’en doutons pas, boira nos bouteilles à notre santé….. A deux heures, Joe nous a encore invité à boire un verre ailleurs mais fourbus (eux ont retrouvé l’énergie ??) mais fourbus à notre tour, et avec de la route à faire, nous déclinons, et après moult saluts, nous regagnons notre hôtel le cœur léger, et la tête emplie de notes !!!! Like Mad Dogs !!!!
et la setlist : Fireball / Into the fire Strange kind of woman Ted the mecanic Child in time Bad attitude Almost human Sometimes I feel like screaming Cascades (I'm not your lover)
Speed king Mistreated Knocking on your back door Perfect stranger Space Fuckin' Black Night Mad Dog Solo de Joe (incluant des titres des Stones, de led Zep) Smoke on the water -Rappel- Highway star
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Friday, March 20, 2009
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Concert à La Bresse ( 88 ) le 20 mars 2009...... L'histoire commence le 25 octobre 2008, alors que Philou, Fredlord, Mâme Mad Dog, Gib's et moi (avec Mme Philou aussi) faisons la queue en attendant l'ouverture des grilles pour le concert de Scorpions. Une nana passe et nous remet des flyers, qui annoncent un concert d'Uli Jon Roth, à La Bresse, concert pour lequel elle (son nom de scène est Brune) assurera la première partie..... La Bresse, pas loin de chez mes parents. Rapidement, la décision de nous y rendre, d'y emmener Bad Attitude (ma fille) et d'acheter les billets est prise. Entre temps je mets en lien myspace Uli Jon Roth et Brune sur ma page. J'écoute les deux. Uli, je trouve ça plutôt bien. Brune, je trouve ça plutôt bof. Pas horrible. Juste bof.... Vendredi dernier, c'est le jour J. Départ de Strasbourg sans encombres, on cherche Bad Attitude à son collège mulhousien et nous voilà partis pour les Vosges. En chemin, nous rencontrons la neige (et le raccourci qui nous aurait permis de regagner la maison de mes parents est décidément fermé....).  L'occasion d'une halte pour faire un peu les fous dans la neige.... Nous arrivons devant la salle à La Bresse vers 17H30. En approchant de l'entrée, nous entendons déjà les soundcheks, avec une partie guitare qui met l'eau à la bouche, suivie d'un très inquiétant chant : "Volare, oh oh, cantare, etc.." J'émets l'hypothèse d'un roadie qui s'est emparé du micro pour faire l'andouille.. Il s'avérera que c'est bien le chanteur du line-up qui se faisait entendre là !!! Il fait très froid, mais la salle du concert est accolée au syndicat d'initiative / piscine, et c'est donc au chaud que nous attendrons l'ouverture des portes. Durant les soundcheks on cause un peu avec d'autres fans (encore peu nombreux), et nous aurons le plaisir d'entendre de bons morceaux, ainsi que "Mozart" et du "Vivaldi"... Wow.... A 19H20, les portes s'ouvrent...... On se place devant la scène, côté Uli..... Brune et ses musicos sont encore en train de faire des réglages. So Deep en profite pour dire à brune que notre présence ce soir est due en grande partie à sa distribution de tracts en novembre... Sourire de la chanteuse, qui nous serre la main amicalement. On est bien, là... On sympathise rapidement avec un groupe de oufs, deux nanas et un gars, fanas d'Uli et de Scorpions (ainsi que de judas Priest qu'ils iront voir le lendemain). Avec ces trois-là (surtout une des filles, Roselyne), on allait bientôt bien délirer... Je scrute la salle dans l'intention de repérer fredlord dont on savait qu'il viendrait... Je l'apperçois, assez tardivement, le hèle, et avec son frérot (Smokie sur le DPFF) ils se placent justre derrière nous. Now, the show can go on !!!!!  Entrent Brune et ses musiciens. Je ne m'étendrai pas sur cette partie de la soirée (ô merveilleuses premières parties) pour ne pas trop encenser ce qui n'a pas à l'être, mais surtout pour ne pas démolir ce qui le mériterait. Méchanceté et honnêteté laissés au vestiaire, il restera de cette partie d'une demi-heure le souvenir d'un travail laborieux (surtout pour le guitariste qui avait des antisèches à ses pieds). Le public a fait avec, cependant, l'ambiance était bonne (faut dire que l'artiste ayant fait ses premiers pas à La Bresse avec une bande de potes dont un des organisateurs..... en jouant entre autre du Scorpions.... ça aide). Ma fille connaît l'oeuvre de Brune et était, elle, à son aise, se payant même le luxe de "préférer" deux des morceaux de la setlist. Côté chant, maîtrise, les musicos plutôt bons (surtout le batteur qui semblait bien s'éclater), tout ça m'a fait gentiment bailler jusqu'au dernier morceau : une reprise du "Holiday" des Scorpions".... Là, les filles fans du groupe allemand se sont déchaînées.... En hurlant au massacre. L'une des deux avait le visage en décomposition... "C'est son morceau préféré" nous confie l'autre. On compatit.... Le groupe s'efface, sans qu'un rappel soit exigé, mais sous les applaudissements. On ne reverra pas Brune (et je ne reconnaîtrai pas ses zicos après le concert d'Uli....) Une courte attente, le temps de nettoyer la scène :rirehaut: et d'installer celle du groupe vedette, les lumières de la salle s'estompent, et....... Mais avant celà, parlons-en, de la salle.... Une salle polyvalente de grande taille (omnisport, genre...) coupée par des panneaux (comme ici pour faire une allée) Une petite scène est montée dans un coin (Mâme Mad Dog, Bad Attitude et moi sommes appuyés contre, n'est-ce pas Fredlord ??? !!!)  et en face, une buvette. Vers la sortie, l'allée ci-dessus, le stand tickets bar, et une marchande de lampes (très hyppie)... Belle salle mais son pourrave dû sans doute à sa configuration. Je pense que nous étions entre 500 et 600 spectateurs en ce lieu (ce qui, des dires de Roselyne qui a fait plein de dates, est inhabituel pour les concerts locaux d'Uli......) Donc, lumières éteintes ..... Uli Jon arrive donc, rapidement. Du moins c'est l'impression que j'ai eu... Entre le départ de Brune et l'arrivée du Maître, les fans de Scorpions et nous, nous délirons beaucoup.... Mâme Mad Dog leur annonce que durant les soundchecks, Uli a joué "Mozart" et "Vivaldi" ce qui rend hystériques les nanas. Le gars, lui, zen, assène une sentence qui allait s'avérer vraie : "S'il a joué ça aux sounds, il le fera pas durant le concert"... Délire surtout avec Roselyne qui se plaint de ma taille et stature : "je verrai rieeeen" (mais qui le dit en face, pas comme un certain Fredlord siffle ) et qui me demande de changer de place avec so Deep (ce que je ferai) et avec qui je me bats comme chiffonnier : "Ouais ben mon groupe il est meilleur que le tien" et "non c'est le mien" et "le mien c'est le plus fort" et autres "ouais ben le mien il a subi moins de changements que le tien" et autres "ouais ben le mien il a jamais arrêté au moins".... Pathétique de part et d'autres....  Roselyne dans sa meilleure attitude, et Bad Attitude Uli et ses musiciens arrive donc et d'entrée c'est parti pour un concert ininterrompu... Je connais pas tous les titres ni les musiciens, et ma review à ce niveau sera superficielle. L'ouverture se fait avec "Sails of Charon" et les titres suivants s'enchaîneront à un rythme soutenu.  Uli, un réel magicien de la gratte Les musicos étaient parfaits... Le batteur, Michael Ehré, très en subtilités au départ, nous a asséné de beaux matraquages quant il fallait, et son solo était super  Le clavier, lui, était discrêt d'un bout à l'autre, mais avait un look impérial... Bon, n'est pas Jon Lord qui veut !!!!  Le guitariste rythmique jouait bien son rôle, sans excès, mais sans trop se mettre en retrait... Sympa  Le bassiste, lui, était impressionnant. Bien présent, avec ses belles basses à cinq cordes, il nous a gratifié de beaux solos (ça envoyait du bois !!!)...  Quant au chanteur.... Piero Leporale ... Comment dire... Celui qui nous avait gratifié d'un tonitruant "Volare" durant les soundchecks n'allait pas nous laisser indifférents durant le concert... Belle voix mais look comique, cet italien ne connaissait pas les paroles par coeur et lisait celles-ci sur un livret ouvert devant lui :choqué:  Concert génial, avec un Uli quiet et serein. c'était épatant de le voir ainsi jouer avec une telle facilité, une telle magie, avec un sourire de contentement aux lèvres. Des "premières loges" où j'étais je ne pouvais rien rater du jeu de ses mains aux longs doigts fins. Pro - di - gieux, il n'y a pas d'autre mot !!!!  Concert long (plus de deux heures trente avec ses trois rappels) et de très grande qualité (sauf la sono)... Et, eeeet.... Quand Uli et le chanteur nous ont fait une démo de "Black Night", devinez l'état du Dog.... Il faut savoir que Piero Leporale fait partie d'un tribute band : '60/'70 ROCK BAND - DEEP PURPLE http://fr.truveo.com/6070-ROCK-BAND-DEEP-PURPLE-TRIBUTE-CHILD-IN-TIME/id/2211328217 .... L'after...... Le concert fini, on discute un peu, les fans de Scorpions (et de Judas Priest) et nous, on se boit une bière (ou autres boissons) et on fait la pose forumienne  Fredlord, Smokie (du DPFF), Mad le Dog, Mâme Mad Dog et Bad Attitude puis nous nous approchons de la table où Uli officie déjà, tout aimable et dispo, signant force autographes aux nombreux fans autour de lui... Hélas, Uli signait avec un marqueur effaçable. On s'en rend compte à temps (au moins pour deux des tickets qu'il nous signera) et on lui tend un de nos marqueurs indélébiles... 3C'est la même chose" nous déclare Uli dans un français impeccable.. "Non, non, ça s'efface, répliquons-nous en coeur, Mâme Mad Dog et moi". "Ca sèche" conclue-t-il, mais il prend tout de même notre marqueur et donc nous avons sauvé l'essentiel !!!! Séances photos :  Mâme Mad Dog et Bad Attitude avec Uli  Mâme M D et le batteur, Bad Attitude et le claviériste  Bad Attitude avec le bassiste et le guitariste, Mad Dog avec Piero (et un p'tit rigolo à droite !!) On quitte vers 1H00 du mat', ravis, conquis, combklés. Super concert, super rencontres, et la joie d'avoir rencontré un magicien et sa troupe !!!! La set-list : 1 - Sails of Charon (Scorpions - Taken by force) 2 - Land of Dawn (UJR - Under a Dark Sky) 3 - Firewind (Electric Sun - Firewind) 4 - Air de Aranjuez (Joaquin Rodrigo - Concierto de Aranjuez, reprise par UJR sur Transcendental Sky Guitar Vol. 1) 5 - Inquisition / Letter of the Law (UJR - Under a Dark Sky) 6 - Tanz in Die Dammerung (UJR - Under a Dark Sky) 7 - Enola Gay, Hiroshima Today ? (Electric Sun - Firewind) 8 - Keyboard solo 9 - Bass Solo 10 - Drum Solo 11 - I've Got To Be Free (Scorpions - Taken By force) 12 - We'll Burn the Sky (Scorpions - Taken By force) 13 - In Trance (Scorpions - In Trance) 14 - Polar Nights (Scorpions - Virgin Killer) 15 - Dark Lady (Scorpions - In Trance) 16 - Audience 17 - Pictured Life / Catch Your Train (toutes les deux : Scorpions - Virgin Killer) 18 - Life's Like a River (Scorpions - In Trance) 19 - Audience 20 - All along the Watchtower (Hendrix) 21 - If 6 Was 9 / Little Wing (Hendrix) 22 - Audience 23 - Angel (Hendrix)
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Friday, January 30, 2009
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Current mood:  productive
Le dernier rêve
Tout en introduisant une seringue dans une des veines de mon bras droit, l ’homme en blouse blanche me fait les dernières (comme ce mot est à propos) recommandations.
"Vous allez ressentir une première douleur dans votre bras. Ce sera le premier effet du produit que je vous injecterai. Comme une violente brûlure. Puis vous vous assoupirez lentement, et là, le songe dont avez programmé la trame se mettra en place. Vous aurez dans un premier temps quelques réminiscences de la réalité, mais cela s'estompera vite pour laisser place à la fiction que vous aurez l'illusion de vivre. Ensuite, vous vous endormirez totalement et le sommeil vous fera continuer l ’histoire entamée. Un peu plus tard, vous ressentirez une seconde douleur, beaucoup plus vive, et votre corps cessera ses fonctions. C’est là que tout commencera. La microseconde à laquelle le produit se fera létal emprisonnera votre esprit dans une illusion temporelle qui prolongera votre rêve jusqu’à l’infini".
Un liquide de couleur verte ondule le long des tuyaux qui mènent à mon bras, et je ressens effectivement une douleur très intense. Puis, comme prévu, je plonge dans un songe éveillé.
Je commence par me verser une généreuse dose de ce fameux whisky "Old Mortality", et à réfléchir au sens de tout ceci. La situation me semble à la fois normale et étrange. Les promesses semblent vouloir être tenues. Si ce qui m'a été dit s'avère exact, je vais oublier rapidement tout l'artifice de la chose. Mais pour l'heure j'ai encore bel et bien conscience de ce que je vis. Je suis, sous l'influence d'un produit létal, en train de vivre les dernières minutes de ma vie. Le produit qui m'a été injecté, associé à tout un dispositif électrique et électronique, m'a permis de scénariser en partie le rêve que je suis en train de faire. Force est de reconnaître que l'illusion est presque parfaite. Mon choix, pour ce voyage dans ce monde imaginaire, s'est porté sur un mélange de fiction et de réalité. Je me suis glissé dans la "peau" d'un écrivain de la moitié du 20ème siècle, propriétaire d'un petit pavillon en campagne, trentenaire dynamique. Je vis donc sa vie. La vie de ce personnage est à la fois un peu moi et un peu un autre... Et est en tous cas une illustration évidente de solipsisme.
Tout en dégustant ce whisky imaginaire, inventé par un de mes écrivains favoris (un vrai délice), je ne peux m'empêcher de cogiter. Comment est-il possible de goûter, de ressentir saveurs et flaveurs durant un rêve. Mais suis-je en train de rêver ? N'est-ce pas plutôt l'autre réalité, moi, couché sur une table de chirurgie, bardé de seringues, de diodes, de fils, entouré de machines électroniques, à quelques minutes de la fin, qui est le rêve (ou plutôt le cauchemar) ?
Le scherzo de la 9ème symphonie de Ludwig Van Beethoven me tire de mes réflexions. Etrange, tout de même. L ’œuvre est diffusée à partir d'un compact disc. Nous sommes en 1969... J'ai créé un anachronisme, là.
Plusieurs choses me troublent, mais je ne saurai s dire quoi exactement ? Les nouvelles, entendues tout à l'heure sur la première chaîne de télévision, sans être vraiment des plus apaisantes, ne motivent cependant pas le léger malaise qui m'envahit. Et malgré la présence tranquille et stimulante de ma compagne Patricia, malgré les parfums printaniers qui s'insinuent dans notre demeure par les fenêtres grandes ouvertes, je n'arrive pas à me dégager de ce sentiment désagréable. Comme un mauvais pressentiment.
J'essaye de balayer l'appréhension qui me taraude et de profiter du moment. Carpe diem...
Le malaise, cependant, se veut tenace, et je m'en ouvre à ma compagne. Je lui confie mes inquiétudes. Ce que je vis me semble quelque peu irréel. Mensonger. Fabriqué. Voilà le mot. Trop de choses me paraissent trop parfaites, trop idéales. A Patricia qui me demande alors si le bonheur me fait peur, je réponds que oui. Puisque tout me semble trop beau, j'ai l'impression que forcément, cela cache quelque chose. J'ai même l'impression, diffuse mais lancinante, que ma vie aurait été écrite et que quelque scénariste mal intentionné s'amuse à se jouer de moi. Tout comme il y a eu l'arroseur arrosé, je me sens romancier romancé. Et j'attends le revers de la médaille, le prix de tout cela. Il n'est pas impossible que quelque épée de Damoclès ne soit suspendue au-dessus de ma tête, prête à fondre sur moi pour mettre fin à cette vie presque idéale.
De plus, mon malaise se nourrit d'une étrange impression de manque. Comment dire ? J'ai l'impression bizarre et diffuse de n'avoir pas de passé. Ou plus exactement la sensation de me construire le passé (un passé) au fur et à mesure de mes investigations vers le pays des souvenirs. En même temps, j'ai la certitude d'avoir un passé, mais elle est associée à celle d'avoir déjà vécu mon futur.. Tout cela doit vous paraître étrange, ami lecteur, or je me sens orphelin d'histoire, et prisonnier d'un futur qui serait déjà déterminé.
Le froncement de sourcils de Patricia (bon sang qu'elle est belle lorsqu'elle est inquiète..) me tire de mes pensées et calme quelque peu mon envolée. Je me résous alors, tout en lui demandant de bien vouloir me pardonner, à reconnaître que rien ne sera jamais trop beau, je lui avoue que je goûte là le bonheur parfait et que non, décidément, il ne me fait pas peur.
Un autre verre de cet excellent whisky, quelques olives marinées, une main dans la chevelure brune de Patricia, sur laquelle se reflètent les derniers rayons du soleil, et je me sens réellement trop bien pour ne pas rire intérieurement de mes angoisses d'il y a quelques minutes.
Le repas fut bon, comme d ’habitude (habitude?) mais trop vite avalé, comme souvent. J’ai tendance, lorsque nous sommes seuls, Patricia et moi, à consacrer le minimum de temps aux plaisirs de la table pour m’installer au plus vite devant ma machine à écrire (Remington, clavier QWERTYUIOP). Sans aucun doute c’est de bon matin et en soirée que ma Muse est la plus prolixe. Me voici donc devant ma machine, en train de taper sur le clavier (mais vous vous en doutez, puisque vous êtes précisément en train de me lire en ce moment, très exactement). Mon nouveau roman portera sur le mensonge. Tromperies, illusions, fantasmes, mythomanies, etc.. Je sens que je vais embrouiller mon héros avec de fausses pistes, des manipulations, des machinations dont mes lecteurs seront victimes à leur tour. Au point que plus personne ne discernera le vrai du faux. Jusqu’au mensonge ultime qui….
Je ressens tout à coup une douleur insupportable dans mon bras droit, qui me donne soudain l ’impression d’exploser. Saisi d’une indescriptible panique, j’imagine alors que ce que je pressentais il y a peu vient de se produire. Crise cardiaque ? Je pousse un cri sourd et me tords de douleur. J’ai l’impression que ça y est. Ma dernière heure semble arrivée. Mais aussitôt, je suis envahi d’une incroyable sensation de bien-être. De béatitude. J’ai la très agréable impression d’une renaissance. Je n’arrive pas à m’expliquer moi-même ce sentiment. Dire qu’il y a une minute à peine, j’avais craint de mourir. Et là, je me sens bien comme jamais. Oh bien sûr, je vais consulter le docteur Delarge dès que possible. On ne sait jamais, ce qui vient de m’arriver est peut-être le signe avant-coureur d’une affection grave. Mais pour l’heure, c’est fou comme je me porte bien. Je vais vous avouer une chose : je me sens presque immortel. Comme si plus rien ne pouvait m’arriver !!! Oh, je sais ce que vous pensez : le seul moment où plus rien ne peut nous arriver, c’est lorsqu’on est mort. Laissez-moi conclure en vous affirmant que je suis vivant et bien vivant. Tiens, c’est drôle, il me vient à l’esprit la dernière réplique de Caligula dans la pièce éponyme d’Albert Camus, lorsque l’empereur, mourant, transpercé de coups de poignards, hurle à son entourage :
"Je suis toujours vivant"! Allez savoir pourquoi, je me suis mis à hurler cette même phrase. Et j ’ai comme l’impression qu’elle est suspendue dans le temps...
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Thursday, January 29, 2009
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Durham concerto Le Duraham concerto est plus qu'une oeuvre musicale, c'est une histoire. Une narration. Jon nous raconte, avec ses notes, ses arrangements, et le choix des instruments, une Histoire de Durham.... L'on se trouve là tout près de ce que les auditeurs de la sixième symphonie de Beethoven ont voulu y ressentir (le nom "Pastorale" a été ajouté une année après l'écriture de cette oeuvre mais elle portait dès l'origine la mention « Souvenir de la vie à la campagne »). Je pense que comme son illustre prédécesseur, Jon a voulu nous transmettre là l'expression d'un sentiment plutôt qu'une peinture. L'oeuvre se compose de trois mouvements, chacun comportant deux parties. Part. 1 : Morning. 1 - The Cathedral at dawn (la cathédrale à l'aube) est une belle ouverture, récitée par les cordes et l'orgue Hammond (très en retrait, diffuse, l'orgue), qui commence très calmement, suggérant ainsi le passage lent de la nuit au jour, jusqu'à l'arrivée du soleil, suggéré par un solo de violon. Le rythme reste calme (et pompeux) durant cette ouverture. 2 - Durham awakes (le réveil de Durham) commence avec un air joué par des Nurthumbrian pipes (une sorte de cornemuse, qui serait en famille avec l'instrument français nommé musette) suivis par des roulements de tambours.... Des complaintes aux violons, bois et cors ajoutent à ce tableau, qui change de rythme par à-coups, à force de tambour et xylophone, et avec l'aide (courte mais tellement appréciable) de l'orgue Hammond (nettement plus présente, sur ce plan). Le morceau est basé sur des notes d'une chanson enfantine du folklore local, dont le titre est "Bonnie at Morn" et qui sert là à de belles variations. Part 2 : Afternoon. 1 - The road from Lindisfarne (Lindisfarne est une île de Northumbie) est à nouveau calme, et fait penser à un pélérinage (from the Holy Island of Lindisfarne to their eventual resting place in Durham Cathedral). Nous entendons à nouveau des airs de cette cornemuse, servis par les cordes qui suggèrent le vent, la brume. Les bois ajoutent une note fleurie. Calme et sérénité sont au rendez-vous. 2 - From Prebends Bridge continue avec calme, avec le vent toujours suggéré par les cordes, et nous invite à la méditation, devant le magnifique paysage vu de ce pont (construit en 1777) et l'innombrable peuple. Méditation sur le temps qui passe, sur un après-midi qui dure cent ans, et sur l'inéluctable soir qui tombe doucement sur la cathédrale..... J'imagine qu'entendu dans une cathédrale, ce morceau doit procurer chair de poule et frissons.... Part 3 : Evening. 1 - Rags and Galas (chiffons et réceptions) commence avec un son lourd et torturé de l'orgue (qui rappelle ce que Jon a baptisé The Beast dans l'album Machine Head), suivi par une explosion de l'orchestre (pour nous réveiller après la méditation ?), puis les cordes nous mènent, accompagnés par des notes de l'orgue, vers des lieux plus festifs, et nous sommes ainsi portés, par une musique sautillante, jusqu'à un air connu... Là, Jon s'est amusé !!! Il a inclus dans ce morceau un chant de collégiens : Gaudeamus Igitur qu'il s'amuse à distordre de manière burlesque. Ca commence après une montée crescendo de l'orchestre, sur une musique aux sonorités orientales, 5mn50 après le début de ce morceau, pour s'achever de manière très pompeuse . L'air est repris sous diverses formes, le tout très emporté (et très amusant). 2 - Le dernier morceau Durham Nocturne recommence dans le calme, . C'est la quiétude de la nuit, les Nurthumbrian pipes lancent comme des lamentations, mais, par la grâce des cordes puis par tout l'orchestre, cette lamentation se perd, et nous retrouvons l'air du premier mouvement mais joué comme une Nocturne. Nous revoilà dans la cathédrale, et nous voilà pendant que passe la nuit, sur le chemin d'un jour nouveau à Durham. Le finale est époustouflant. Un hymne à l’espérance, une ode à la vie. Au final, un album très concertant (et tout aussi déconcertant) qui laisse une impression de joie, d'humour et de poésie, sans que les fans de la première heure (la Mark II en fait) soient lésés. Les moments hammondesques sont certes rares, mais bien amenés et d'autant plus appréciables. Je recommande !!!!!Lien utile : http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewProfile&friendID=299357620
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Thursday, January 29, 2009
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Current mood:  creative
SARABANDE
Comme Jon Lord l’a écrit dans les notes d‘explication de cet album de fusion de classique-rock, enregistré au moment où Deep Purple était sur le point d’exploser, le thème sous-entendu dans la musique de Sarabande est celui d'une suite baroque de danse, une forme de musique qui a été menée à son niveau le plus élevé par Jean-Sébastien Bach. Le titre de chaque morceau de l’album est le nom d'une des danse utilisée dans ces suites de danse, et Jon a essayé d'employer le même tempo qu'une sarabande, une gigue originales, etc.. Le travail complètement instrumental comprend quelques passages d’orchestre symphonique et quelques bons gros morceaux de rock, mais aussi des passages où les deux formes fusionnent dans une certaine mesure. Parmi la section rock, les claviers de Lord sont soutenus par le batteur Pete York du groupe de Spencer Davis et Andy Sommers (qu’on retrouvera dans le groupe Police) à la guitare. Le compositeur et chef d'orchestre allemand Eberhard Schoener conduit l'orchestre du Philharmonica Hungarica.
L’album débute avec le titre Fantasia, par un tonnerre de cuivres et de percussions, qui cède rapidement la place à une musique calme menée par les bois (clarinette) puis par l’orchestre. Crescendo de l’orchestre, roulements de tambour, musique martelée jusqu’à des staccatos de violons qui débouchent sur une fin tonitruante. Sans transition, le second morceau : Sarabande, commence, lui, tout en douceur, par le tempo de la sarabande. La musique est festive, les percussions entraînantes et l’orchestre accompagne le piano ou l’orgue qui mènent (c’est le cas de le dire) la danse. La musique coule, laissant de belles plages de fusion à la guitare et aux claviers, ainsi qu’aux percussions. Le troisième morceau : Aria, débute encore plus calmement. Piano, orchestre, tout est en retenue. Le morceau est très peu rock, et là la partie classique prend le dessus. Un peu comme une plage de repos. Arrive ensuite Gigue, mon morceau préféré. Qui débute avec l’orchestre jouant un air d’influence orientale. Le piano annonce le thème, puis, amenées par la batterie, les cordes s’affirment. Très rythmé, ce titre réussit, avec force (rythme et volume) une belle fusions classico/rock. Un beau duo batterie / percussion débouche sur un magnifique solo d’Andy Sommers (un régal) puis sur ceux de Jon (piano puis orgue) et par un effet crescendo, tout le Rock Band exprime sa force (aaargh, cette Hamon!!!). L’orchestre y fait écho avec force (cuivres, puis cordes) et l’ensemble, toujours avec des airs orientaux, nous entraîne dans cette danse sautillante…. Puis tout ralentit pour céder la place (à la huitième minute) à une nouvelle dualité Batterie / Percussions des plus réjouissantes* qui débouche sur une explosion orchestrale. Bourée, le morceau suivant commence de manière rythmique, par les percussions, suivies par le piano puis l’orchestre et le band dans ce tempo martelé à trois temps, scandés tout au long du morceau. Sonorités orientales encore, cordes pincées, staccatos, accompagnés par d’autres violons et la guitare qui jouent lancinant. C’est un morceau très accrocheur, de par cette opposition : sautillements et rythme très affiché / orchestration lancinante en fond. C’est tout de même le tempo qui l’emporte et on comprend là les intentions de Jon. Personnellement, grâce à des titres comme Bourée et Gigue, je ne peux que féliciter le Maestro d’avoir exploré ces voies. La guitare prend le relais avec assurance (c’est démentiel) et le rythme s’accélère, avant de retomber, laissant, avec un tempo calme et lent, le piano faire une transition vers l’orchestre qui reprend le thème, lancinant, qui fait penser à une danse du ventre ou à un charmeur de serpents. Montée en puissance au son des congas, de l’orchestre jusqu’à un aboutissement là aussi explosif ! Arrive le morceau Pavane. C’est l’orchestre, avec ses cordes, qui ouvre le morceau. Très calme, apaisant, même, durant plus d’une minute. Puis Andy joue sur sa guitare acoustique un air aux accents ibériques. Les percussions, derrière, roulent comme une marée sur les galets. Le piano suit, et ce duo, calmement, nous entraîne vers une ambiance piano-bar, cool, très doux, appuyé par l’orchestre. Sur ce morceau, c’est à nouveau l’orchestre qui l’emporte. Mais si le Rock est absent, c’est plutôt vers certaines compositions de musique d’ambiance (grands orchestres, tels ceux de jazz) que nous sommes portés. Le solo de Jon au piano me donne des frissons. C’est Andy Sommers qui amène le ban final, tranquillement, accompagné sur la dernière partie par le piano puis l’orchestre. Caprice s’ouvre ensuite de manière stimulante par un tempo rapide, une danse très entraînante. Là les deux parties (le band et l’orchestre) font chorus pour un belle démonstration de Rock / fusion (on se rapproche là du concerto) et l’orgue Hammond explose. Les dernières notes sont amusantes !! Le Finale est original, car il reprend chacun des thèmes des sept morceaux précédents, pour finir en apothéose sur une belle fusion de tous les instruments.
La critique de cet album est ardue (si j’avais su !!!! Ça va être pareil pour pratiquement tous les albums du Maestro !!!). Il faut avoir son immense culture musicale pour être vraiment en phase. Dans cet opus, il faut rechercher à part Bach des influences tels Dave Brubeck, Debussy, Monteverdi, et des références (dans les parties orientalisées) à T.E. Lawrence. Le résultat m’a bluffé dès le départ, et plus je l’écoute, et plus il me plaît.
Il est à noter que l’enregistrement, réalise à Oer-Erckenschwick, près de Düsseldorf, Allemagne entre le 3 et le 6 septembre 1975, est de très bonne facture.
Ca exploooose !!!!
*Ce duo batterie / percussion du morceau Gigue a été mené à un niveau d’excellence visible dans l'eccellent DVD Beyond the Notes
Participants : Simon Robinson: Design, Research Stuart Wicks: Personal Assistant Pete York: Drums, Gong, Shaker, Sleigh Bells Kosh: Original Sleeve Design Fin Costello: Photography Hans Menzel: Assistant Engineer Andy Sommers: Guitar Michael Bryan: Illustrations Mike Philips: Technical Advisor Vince Budd: Liner Notes, Sleeve Notes Mark Nauseef: Percussion, Bongos, Drums, Cymbals, Conga, Maracas, Flexatones, Crotale, Wood Block, Sleigh Bells, Gourd, Guiro, Claves, Timbales, Tambourine Jon Lord: Organ, Synthesizer, Keyboards, Clavinet, Producer, Arp Odyssey, Piano (Grand), Arp Pro Soloist, Synthesizer Strings, Score, Main Performer, Piano, Organ (Hammond) Martin Birch: Producer, Remixing, Engineer Tony Edwards: Management Paul Karas: Bass Eberhard Schoener: Conductor Andy Summers : Guitar And the Philarmonia Hungarica..
 | Currently listening: Sarabande By Jon Lord Release date: 2006-01-23 |
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Thursday, January 29, 2009
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WINDOWS "Windows" est le quatrième album de fusion/rock de Jon Lord. Il a été enregistré au cours du mois de juin 1974. Jon avait été invité à l’occasion d’un festival et a été sollicité pour exécuter un concert spécial à MUNICH (Prix Jeunesse international 1974). Il a ainsi composé, avec le concours d’Eberhard Schoener (chef d’orchestre et compositeur allemand), un morceau à cette occasion. En fait, l’œuvre a été écrite en deux parties.
La première, intitulée "Continuo on BACH" a mis Jon et Eberhard au défi de finir une célèbre composition de Jean-Sébastien Bach, que celui-ci avait laissé inachevé : "L'Art de la fugue" (en allemand : die Kunst der Fuge), classée numéro BWV 1080.
La seconde, "Windows" se compose de trois mouvements, dont une section retouchée de son "Gemini Suite" :
- 1st Movement - Renga (Schoener) 12:01 - 2nd Movement - Gemini (Lord) 7:41 - 3rd Movement - Alla Marcia Allegro (Lord) 12:40
Le premier morceau, écrit par Schoener, porte le nom de Renga. Un renga est une forme poétique née au XVème siècle au Japon. Il s’agit d’un poème produit collectivement par plusieurs auteurs. Chaque poète devait ajouter alternativement des versets de 17 syllabes (5-7-5) et de 14 syllabes (7-7). Le renga se caractérise par une impressionnante liste de contraintes littéraires et seuls de grands lettrés pouvaient s’adonner à ces joutes. L’idée de départ de "Windows" est partie de cette idée de chaîne. Ainsi, les textes du premier et du troisième mouvement sont tirés d’un renga contemporain.
Tous ces morceaux avaient déjà été interprétés l’année précédente, à l’occasion d’une exposition, mais c’est en 1974 qu’ils ont été enregistré pour la première fois, avec l’Orchestre de chambre de l’Opéra de Munich, et cinq "solistes " : des membres de Deep Purple (David Coverdale aux chants, Glenn Hughes à la basse) et diverses stars du rock (Ray Fenwick à la guitare, Peter York à la batterie, Tony Ashton aux chants et claviers) ainsi que Erminia Santi et Sigune Von Osten (sopranos), Gunter Salber (violon) et Gottfried Reinher (violoncelle). Sur quelques séquences, Eberhard Schoener tripote un synthé….. Lors de l’exécution de ce concert à Munich, Klaus Lowitsch a lu certains textes. Cette partie lecture a été coupée pour la réalisation du disque (elle est incluse dans la version vidéo enregistrée et diffusée par la chaîne allemande "Bayerischen Rundfunks").
"Windows" est une œuvre exigeante, dure à l’écoute, et les textures musicales changeantes alliées à la qualité de l’exécution ont tantôt enchanté et tantôt intrigué les auditeurs depuis près de 35 ans….
Le CD commence avec "Continuo on Bach", qui est donc une tentative de finir cette œuvre inachevée du grand compositeur allemand (il aurait dicté les dernières notes de l’œuvre sur son lit de mort : "http://fr.wikipedia.org/wiki/Art_de_la_fugue"). L'œuvre initiale est souvent considérée comme un exercice intellectuel sur le contrepoint, que Bach ne destinait pas à être joué... La manière dont Jon et Eberhard amènent la chose est une variation sur le thème, mais surtout une nouvelle expression de ce qui tient tant au cœur de Jon : une joute amicale entre un orchestre classique et un rock band, avec ses moments d’alternance, puis de fusion. Ils donnent aussi l’occasion à certains des musiciens du band de s’exprimer dans de jolis solos. Jon à la hammond, bien sûr (souvent appuyée par les vents de l’orchestre), mais surtout Tony Ashton à la batterie. Quant à l’ensemble, pour ce premier morceau, il est par moments emphatique, par moments crispant, amenant ainsi ces fameuses tessitures changeantes…..
Puis arrive le titre "Windows", et là ça continue vraiment fort. Le premier morceau, qui a donc été écrit autour d'un renga moderne, est suivi par l'inclusion de larges plages du mouvement intitulé "vocal" de Gemini Suite et en final, le morceau intitulé Alla Marcia Allegro ... Pour ce morceau (Windows) ainsi d'ailleurs que pour chacun des trois mouvements qui le compose on pourrait difficilement parler d'homogénéïté. Il y a bien des moments dans l'exécution ou une harmonie se dégage (le finale par exemple), mais ce sont là autant de moments de répit entre des parties totalement discordantes. Les moments fluides succèdent à des staccatos (du violonniste soliste), les sons électriques (orgue, guitare, basse) sont interrompus par les cuivres de l'orchestre, les chants de Coverdale (belle voix) se frottent à ceux de Tony Ashton (voix rocailleuse s'il en est), les solos ou parties fusions sont brutalement stoppées par les voix stridentes (parlerons-nous de cris ?) des deux sopranos..... Nous avons même droit à du bidouillage de synthé.....
La composition est volontairement destructurée, tout en étant linéaire. Il s'agit à l'évidence d'un magnifique exercice d'écriture. A l'écoute, ce titre a pu heurter les rock fans, de par les parties orchestrales, et dérouter les amateurs de musique classique avec les moments d'envolée rock.....
Quoi qu'il en soit, cette ligne a été le but recherché. Et atteint. Entouré des amis du moment, soutenu et aidé par le chef d'orchestre avec lequel il commettra le splendide "Sarabande", Jon enfonce le clou qu'il avait planté avec le concerto pour orchestre et groupe.
Difficile (en tout cas pour moi) donc de faire une critique complète, structurée, exhaustive. Je m'en défendrai d'ailleurs, et vous livre ici ce texte, destructuré, passant de moments de belle précision à des parties très floues, faisant alterner un récit documenté avec du texte approximatif.... C'est je pense le meilleur hommage que je peux rendre à mon claviériste rock favori.......
Chapeau bas, Mister Lord, pour cette oeuvre improbable, pour cet aboutissement chimérique. Merci
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Sunday, December 21, 2008
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Mercredi 17 décembre 13H00. Part one : la Drum clinic de Ian PaiceAprès un repas frugal (un petit steak frites) avalé sans urgence, Fanny et moi, à bord de la Xsara Citroën qui va nous mener à bon port quittons STRASBOURG, direction Haguenau (où nous passons prendre Fred, notre ami batteur, comme passager). Un véhicule qui a pris feu sur l'autoroute nous retarde un peu, et nous n'arrivons devant la splendide maison de notre ami qu'à 13H45. Sans tarder, il monte à bord, et nous reprenons la route. Le magnifique GPS (Garmin Nüvi 200) nous mène à destination sans encombres, mais, aux abords immédiats de la Kolos Saal (qui se trouve dans une rue piétonne) j'ai eu du mal à trouver une place de parking... Comme la salle a déjà ouvert ses portes et que la Workshop de Ian débute dans 15 minutes, je m'engoufre dans un parking qui a l'air public et dont la barrière s'ouvre quand j'appuie sur le bouton... Hélas, aussitôt garé, je constate que ce parking ferme à 20 heures. Tant pis, on va aller dans la salle, et je bougerai le véhicule à 18H30 (il devrait y avoir plus de places libres dans les rues) ... On trouve rapidement la salle, petite, très conviviale. J'achète les billets et une paire de baguettes Ian Paice, et nous entrons. Comme il n'y a personne collé contre la scène, on prend cette place, du côté droit.... La splendide batterie de Ian est là, devant nous, dans le même agencement que sur scène avec Deep Purple (c'est à dire avec quatre toms médium, alors que deux selement seront utilisés, ceux du dessus n'étant là que pour faire 'esthétique')  Peu de temps après, un sympatique animateur grimpe sur la scène, nous souhaite la bienvenue, raconte que le dernier batteur qui est venu ici faire une démo, c'était il y a dix ans, etc... Puis il annonce : 'le meilleur batteur au monde, Herr Ian Paice......' Ian arrive, portant un blue jean et un tee-shirt blanc avec un flocage 'Tony Ashton', et autour du cou une serviette de bain orange. Sous les applaudissements nourris d'un peu plus de cent personnes présentes dans la salle, il s'approche du micro. Là il commence à nous dire que de la Workshop, il ne faudra rien attendre de sérieux. Il ajoute qu'il sait jouer de la batterie, mais qu'il n'apprendra rien aux batteurs présents dans la salle qui savent déjà tous ce que lui-même pourrait leur enseigner (ou un truc du genre). Il dit qu'il va se mettre à la batterie, qu'il va jouer, et qu'on verra bien ce qui arrivera !!!! Il ajoute qu'il est actuellement enrhumé (et précise que rien de pire ne saurait arriver à un batteur). Nous comprenons l'utilité de la serviette, il n'arrêtera pas de s'essuyer le nez avec..... Avec beaucoup d'humour, il répète que cette démonstration n'est pas à prendre au sérieux, et qu'il serait heureux qu'on lui pose plein de questions. Mais avant ça, il s'installe à la batterie et nous fait une belle démo de virtuosité ...  Il revient au micro et les questions fusent. Il raconte alors pourquoi cette partie rythmique dans 'Burn', la génèse de 'Black Night', répond aux batteurs qui lui demandent comment il joue ce passage de tel morceau ou encore comment il joue les trois parties successives de 'Black Night'. Cette question a été posée par Fred (Ian le reconnait et le salue : 'Hi Fred'), qui, ensuite, pendant que Ian nous démontrait la chose, regardait attentivement les mouvements des mains, bras, et pieds durant cette exécution (à la fin de la démo, Fred se penchera vers moi et me confiera : 'J'ai rien capté !!!'). Coverdale est habillé pour l'hiver.... A la questions : 'Voyez-vous encore Coverdale et pensez-vous un jour rejouer avec lui ?' Ian répondra : 'David vit quelque part dans le désert, sur un autre continent' et concluera après avoir dit que non, pas de contacts, pas de désir de jouer avec lui, 'You know, he has his life, far from here, in America. I don't know why ? We have Europe !!!!!' Puis c'est le tour de Ian Gillan.. La question posée sera : 'Do you know why Ian doesn't sing Burn. Do you think if it is possible one day Ian sings a song written by Coverdale ?' La réponse sera formulée sous forme de boutade (un scud, diraient les gens du forum...) : 'Vous savez, Ian a déjà beaucoup de mal à se rappeler sur scène les paroles des chansons qu'il a écrite, alors vous imaginez, retenir celles d'un autre compositeur ???? (rires) Il est vraiment incroyable. Il invente quelque fois des paroles différentes. Et nous on est là : Tiens, je connais pas ces paroles... Mais it does work (ça marche !!!).....' Une question lui est posée sur Tony Ashton : 'Vous portez un T-shirt en hommage à Tony Ashton. Pouvez-vous nous dire pourquoi votre association, Paice Ashton & Lord n'a pas duré ?' et Ian expliquera que Tony était excellent dans les petites salle (comme le Kolos Saal) avec proximité de l'assistance, mais qu'il était beaucoup moins à son aise devant un public nombreux, et que, après une courte tournée, d'un commun accord, les trois musiciens ont décidé d'arrêter l'aventure. On passera là un peu plus d'une heure de franche déconnade, assortie d'anecdotes amusantes ou sérieuses, entrecoupées de démonstrations. 'Vous voulez que je vous raconte une anecdote sur Keith Moon ?', et de nous la raconter en se marrant comme un gosse.... L'heure tourne, il va falloir quitter la salle, et sortir, pour laisser s'installer le groupe 'Purpendicular'. Ian nous remercie, et se prète, à genoux au bord de la scène, à une fort sympathique séance de dédicaces (il offrira ça et là quelques-unes de ses baguettes)  Nous offrons à Ian une bouteille de 'Cuvée louis Philippe' (le vin des Seigneurs)...  Fred a droit à des signatures sur les Batteur Magazine avec Paice en front cover !  Et arrive l'heure de sortir. Je suis déjà sonné ! Bon, il est donc un peu plus de 18H30, la salle réouvrira à 19 heures. J'en profite pour déplacer la bagnole (et chercher les sandwiches). Je retourne donc sur le parking (assez proche) et là, sans le stress de l'arrivée, je lis qu'il s'agit en fait d'un parking privé (d'une banque)  .... Comment j'ai fait pour entrer, moi ???? Je roule quand même jusqu'à la sortie et là, grand moment de solitude.... Bon, je presse sur le bouton d'appel. Une concierge me répond et me demande ce que je fais là, comment j'ai fait pour entrer, etc... D'une voix très amicale  . Bon, le ton monte un peu, mais en fin de compte, elle m'ouvre la barrière en m'assurant que j'avais bien de la chance qu'elle fût encore à son poste  . Je remercie et sors sans demander mon reste. Et effectivement, comme prévu, je trouve une place dans la rue (payante jusqu'à 20 heures), m'acquitte de ce petit coût, et rejoins le Kolos Saal, avec les sandwichs  ....... Fanny m'attend devant, me remet le billet, et nous rentrons rejoindre Fred !!!  Part two : le band Nous rentrons parmi les premiers, et installons trois sièges de comptoir devant la scène (à l'endroit même où nous nous tenions pendant la Workshop) avec nos blousons par-dessus, voilà de bonnes places réservées. Puis on se rend à l'arrière de la salle, sur une table, et on grignotte des sandwichs et bretzels autour de bières et d'un jus d'orange. Revenus devant la scène, nous gardons les sièges (après tout, on sera mieux, assis), on dépose tout notre barda sur le devant de la scène (d'autres y déposeront leurs bières) et nous patientons.
Par terre devant nous, la set-list ! On la ramasse pour y jeter un coup d'oeil.... Je deviens tout fou (absolutely Mad) car deux titres de 'The House of Blue Light' (album tant décrié des Deep Purple) y figurent :  On remet sagement cette liste en place, et la courte attente continue... L'heure du début du concert (20 heures) arrive rapidement. Le groupe aussi. Les 'Purpendicular' montent sur scène...... Je vous fais une visite guidée ? Commençons par le guitariste, JOE 'DR' DOBLHOFER (Lead Guitar). Il est autrichien (né à Linz). Il est du haut de ses 25 ans le plus jeunes membre du band, mais y est depuis le début. Considéré comme étant un des meilleurs guitaristes actuels en Autriche. Pas sectaire, il couvre plusieurs styles mais ce soir-là (on peut également lire ça dans plusieurs de ses bios) il avait un jeu proche, très proche de celui de Steve Morse.  Le chanteur, ROBBY THOMAS WALSH est irlandais (natif de Dublin). Doté d'une expérience internationale, il est également un des membres fondateurs de 'Purpendicular'. Ce chanteur a fait partie auparavant d'un autre excellent cover band (Demon's Eyes). Considéré (et nous autres frenchies allons partager cet avis) comme un chanteur de scène hors pair, il a un air de ressemblance avec Ian Gillan, au niveau vocal, plus un joli jeu de scène (coverdalien ?)... On lit dans sa bio qu'il a accompagné, comme frontmann Ian Paice durant trois tournées consécutives... Sa prestation a été excellente, bluffante, et sans sans flagornerie aucune que je valide ce qui se dit sur lui dans la page myspace du groupe : His entertainment and showmanship is undoubtably hard to top. Robby is Mr.Rock n Roll.  Parlons maintenant de SIMON RADNER (Bass Guitar), autrichien né à Vienne. il a rejoint le line up de Purpendicular à l'age de 27 ans. Il a étudié la basse à la Music University Vienna. Joueur non sectaire lui aussi, il possède un bon groove et affiche une belle experience malgré son jeune age. Amateur de bassistes tels Jaco Pastorius, il a, dans ce band, hélas, un jeu de scène inexistant, mais sa basse, très présente, très gloverienne, nous a régalé !  Last but not least, STOFFI KÖGLER (Hammond & Keyboards) est lui aussi né à Vienne, en Autriche. Membre lui aussi du Ian Paice tour de 2002 à 2004 et démontre un réel talent pour jouer la musique du pourpre. Grand fan de Jon Lord, Stoffi est un perfectionniste né. Au look impassible (ça tranche par rapport au 'modèle') il joue comme Jon, à l'économie, le son juste au juste moment. Un régal.  Il y a un autre membre du band, bien sûr : le batteur, RAINER LIDAUER, que nous ne tarderons pas à découvrir à l'avenir. Fanny et moi sommes définitivement tombés sous le charme de ce tribute, vous comprendrez pourquoi plus loin, et donc aurons bientôt le plaisir de découvrir ce batteur. Mais là, pour ce concert, Ian a été le seul batteur !!! On va pas bouder le plaisir !!!!!! Part three : the show
Le groupe est donc en scène, puis arrive Ian Paice, toujours aussi acclamé, qui vient au micro. Il nous dit le plaisir qu'il a à être là, à nous voir si nombreux. Puis il ajoute que c'est 'Purpendicular', le groupe, et que lui n'est qu'un invité. Avec beaucoup de malice, il ajoute que si tout se passe bien ce sera grâce au groupe, et que s'il y a des erreurs, ce sera de sa faute à lui..... Il se place à la batterie, et ....... ça paaaart !!! Ca part avec la batterie, qui nous fait une intro reconnaissable entre mille. La guitare s'y ajoute, la basse, les claviers. On baigne dans une promesse de Highway Star du plus bel effet. Reste à entendre le chanteur. Je ne sais pas si je peux encore être objectif, tant l'ambiance est purplienne à souhait. Je me contenterai de traduire ici ce que j'ai ressenti là-bas : 'le chanteur a la voix du Gillan des meilleurs jours'. Le look des musiciens (Stoffi impassible, Simon trop calme, Joe qui ne cherche pas à imiter les guitaristes du pourpre, au niveau attitude) ne rappelle pas Deep Purple. Le chanteur, lui, au contraire joue le mimétisme, et c'est dingue comme par moments on est pris par l'illusion. L'aspect scénique est donc (forcément ?) en décalage. Mais il n'en va pas de même du côté musical.  Robbie aux chants, Joe à la gratte Certes, ce n'est pas Deep Purple (et je pense que le groupe n'a pas cette prétention) mais une belle copie. Une excellente copie. Rythme, fougue, passion, ces ingrédients sont suffisants, là, pour me procurer le frisson. Juste le frisson. Mais quel frisson. Robby, après le morceau, s'approche du micro et demande à la cantonade : 'Who remember the album 'The House of Blue Light' ?' ..... ..... Je n'ai pas, je pense, besoin de vous décrire l'état dans lequel je suis, là..... Fanny et Fred s'amusent de me voir gesticuler en hurlant 'Yeeeessss, I know it... ' The House of Blue Light'..... Joe et ses acolytes entament le morceau, mais Ian, après quelques coups de baguette, s'arrête, et, comme Robby s'approchait de lui, demande 'Quel morceau on est censé jouer, là ?' Rires du chanteur. Ian n'avait pas sous les yeux la setlist..... Un machiniste lui l'amène rapidement... Un bout d'adhésif, et hop, l'incident est clos. 'Bad Attitude' explose enfin!!!!! Je suis hors de moi. Et là encore, Robby chante avec une voix démentiellement juste. Le morceau suivant sera 'Emmaretta', titre qui avait été réalisé pour Deep Purple, troisième album de la MK 1, il y a près de 40 ans (et peut-être jamais joué on stage par Ian Paice).... Les 'Purpendicular' parviennent là à donner une MK II's touch à ce morceau, c'est stupéfiant. Nous avons droit ensuite à 'Child in Time'. Toujours aussi efficace (cette voix qu'il a pas, le Robby)... Un mot sur le jeu des musiciens. Chez Joe, le son de ses guitares, le style de jeu, aucun doute, tout celà sonne indéniablement comme le jeu de 'Steve Morse'. Une chose notable est l'aisance avec laquelle il s'exécute, ses doigts glissant avec une facilité. Comme sans effort. Impressionnant. Simon, toujours à l'arrière (il se mettra juste une fois en évidence), fait claquer sa basse à la 'Glover'. Et Stoffi, d'une impassivité impressionnante derrière ses claviers, joue à l'économie, avec aisance. Le set continue avec 'Never Before' (excellent), puis 'Loosen my Strings' (tiré de l'album dont ce tribute band a choisi le nom). Le mélange de Mks est là assez sympathique. Puis une belle surpris nous attend. Fred demande à Fanny de sortir sa caméra et de filmer, parceque : 'il faut pas rater ça, les Purple n'ont plus jamais joué çà depuis Made In Japan.' The Mule nous est asséné avec la même virtuosité et bien sûr Ian nous décoche un solo impeccable. Pfouououou !  ..Ca continue avec 'Cascades' (revoilà l'album Purpendicular) . Puis on va vivre un passage Mk III avec 'Mistreated'. Je n'aime pas spécialement ce morceau, mais là, je suis pris par l'ambiance, par le plaisir évident qu'ont chacun des cinq interprètes à être on stage. Je sens au travers des morceaux le profond respect, l'hommage des quatre boys à leurs illustres aînés. Et Ian, dans cette alliance, semble rajeuni. Mon plaisir est donc grand, là, à l'écoute de ce morceau. Le groupe continue avec la MK III en nous interprétant 'Stormbringer'. Excellent là aussi. Le concert se poursuit avec un rythme identique au groupe original, et les garçons enchaînent 'Perfect Strangers' et 'Black Night'. Sur 'Perfect Strangers', So Deep est déchaînée, et danse avec fougue et passion (derrière, le public est, hélas, trop sage !!!!). Puis ........
 Puis vient le morceau tant attendu par moi. Sur une des vidéos que nous avons prise, on entend d'ailleurs Fanny le réclamer (bah oui, rappelez-vous, on avait lu la setlist avant le concert !!!!): 'Mad Dog', crie-t-elle d'une voix joyeuse.... J'entends les premières notes du morceau de Deep Purple que j'écoute le plus depuis deux ans (et qui a force doit être le morceau de studio que, tout confondu, j'ai entendu le plus, loin loin devant n'importe que autre titre). Mon palpitant commenca à atteindre une fréquence frôlant le haut de la zône orange quand tout à coup..... Les musiciens s'arrêtent tous de jouer, à l'exception de Joe qui, tel Steve Morse (ben oui, quoi ?) enchaine à la guitare un intelude musical entrecoupé de quelques airs connus. Je me rends compte là que ian Paice vient d'être victime d'un incident. Le trépied d'une de ses cymbales pose problème, on voit un machinos accroupi en train de bricoler. Joe joue ainsi, pour nous faire patienter, des notes liées, entre lesquelles il glisse les intros de 'Kashmir' d' 'I can get no Satisfaction' puis de 'Burn'. C'est au moment où il jouait ce troisième morceau que Ian reprend les baguettes et l'accompagne. Gros éclat de rire de Joe, qui reprend la suite du programme... Mais ..... Mais c'est avec la très célèbre intro de 'Smoke on the Water'. Oh noooon, cet incident nous aura occulté 'Mad Dog'...... Bah, le 'Smoke' qui suit là est génialissime, ce qui me fait oublier la petite déception passagère. Les musiciens nous saluent, sous les vivas, à la fin de ce morceau, puis s'éclipsent. La foule évidemment réclame des bonus aux cris de 'Zugabe'.
Le band revient et nous joue 'Lazy' puis 'Hush'. Les deux morceaux sont à nouveau de très grande classe. Surtout le 'Lazy' avec une belle et longue intro. Vraiment, une setlist qui me ravit, une interprétation d'ensemble qui tutoie la perfection, chque interprète excellent dans son domaine, et bien sûr Ian Paice, qui se fait vraiment plaisir, là, parmi ces jeunes. Le concert prend fin, le groupe nous quitte après un second salut. Nous réclamons un encore, mais cette fois-ci il ne viendra plus. Pourtant, sur la setlist figurait un autre morceau : 'Dealer' (titre écrit entre autre par Tommy Bolin). Mais non, le concert est bien fini.
Les lumières se rallument et les machinos viennent démonter la batterie....... Part four : the backstageNous restons dans la salle, guettant les musiciens, Fred en profite pour poser des questions aux machinos.  Puis Fred nous quitte pour acheter des tee-shirts de la Kolos Saal. Nous repérons Joe qui discute avec une jeune fille, et je lui demande si nous pouvons prendre une photo. Il acquiesce avec plaisir, et je prends un cliché de Fanny à ses côtés.  Un peu plus tard, Fanny se rapproche à nouveau de Joe qui est maintenant sur la scène, aidant à démonter et ranger le matos. Elle lui demande si une photo du groupe était possible, lui précisant que nous sommes venus de France (ça, ça le ravit)... Il lui affirme que oui, bien sûr, dès que les autres auront fini de manger. Si on peut patienter 20 minutes ou une demi-heure ? Oulah, oui, on peut !!!! Fred nous rejoint, ses emplettes réalisées, et nous nous rendons au bar, commander une dernière boisson. Joe étant encore sur scène, Fred s'approche, et une longue discussion s'engage entre eux, puis entre nous quatre, car bien sûr, nous le rejoignons là....  Enfin vient le moment tant attendu, Joe nous emmène à l'étage. Nous passons devant les autres fans (en attente d'autographes) qui nous regardent passe avec envie et haine... Et nous entrons dans le saint des saints. Les autres sont là, et Ian aussi bien sûr (devant un grand verre de whisky, dont il se resservira fréquemment). Ian nous salue, nous propose un verre (on a encore nos bières à la main, dommage !!!), et nous parlons. Avec Ian, avec Joe (Fred causera aussi avec Simon) et longuement avec Robby. Puis séance photos.  Ian est très agréable, et Robby nous fait l'honneur de nous considerer comme des amis. Nous échangeons nos mails, 'Purpendicular' nous promet de venir faire une ou des dates en france (wow, Fred et moi sommes sur le coup, on va leur trouver des salles !!!!). Mieux, Robby apprenant mon fanatisme pour la chanson 'Mad Dog' me promet de l'enregistrer (pour moi, et peut-être même sur leur prochain CD)... Nous chantons ensemble la première strophe, en nous amusant comme des collégiens. Je suis aux anges, voir au-delà.... On est trop bien, là, mais hélas vient l'heure de partir. Tous, Ian le premier, nous souhaitent bonne route, nous prient d'être prudents. On part, des étoiles plein les yeux. Des déviations sur l'autoroute puis la neige qui s'est mise à tomber dans la région de Haguenau nous mettent très en retard. On retrouve notre lit douillet strasbourgeois à trois heures du mat. ........
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