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FILM NOIR



Last Updated: 12/18/2009

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Wednesday, October 28, 2009 
BUFFALO, suite de l'épisode précédent..

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Finalement, après avoir observé nos voisins de table, nous réalisons ne pas être dans la démesure : le restaurant  est parsemé de couples se partageant en silence la  même quantité de volatiles que nous. 75 wings à deux, un vendredi soir, au cœur de l’Amérique : a certain romance.

Sur le chemin du Merlin’s nous sommes apostrophés par un vieil homme, assis sur une chaise devant un magasin défraîchi. Le fait qu’on vienne de France lui fait le même effet que si l’on débarquait de la planète Mars. Nous rentrons dans le magasin, un énorme bric-à-brac d’où émergent des huiles et onguents au milieu de documents sur l’activisme afro-américain.

Nous discutons longuement avec lui et sa fille, chacun goûtant l’instant de cette rencontre improbable, et nous éclipsons finalement, après avoir décliné son offre d’un « onguent de virilité » que le batteur du Dave Matthews Band ( si si) lui commande par la poste depuis des années.

Devant le Merlin’s , la nuit tombe sur  les promeneurs et buveurs du vendredi soir.

On galère pour organiser le set up : le proprio du bar nous déniche un vieil ampli Fender tombé 15 fois des escaliers et on essaye de s’arranger  pour emprunter la batterie  d’un des deux groupes avec qui on partage l’affiche.

Le premier refuse, arguant du fait qu’il veuille mettre les voiles juste après son set. C’est la seule fois de tout le voyage que quelqu’un nous refusera son aide.

Le deuxième, adorable, accepte d’entée, s’excusant presque du piteux état de son matériel.

On boit des coups et on traine dehors.

Un authentique hobo d’une cinquantaine d’années, vendeur de bracelets, nous raconte ses périgrinations  à travers les US, ponctuant son récit de digressions philosophiques et de réflexions sur la ville. Il ressemble à un shaman irlandais qui aurait trop gobé d’acides dans sa jeunesse. Tout le monde le connaît et le respecte ici. Il a l’air heureux. Il prend congé en nous expliquant quel sera son parcours ce soir pour vendre ses babioles et amulettes : il retourne down town plutôt que de remonter au nord de la ville ; à deux cent mètres d’ici, les gens se tirent parfois dessus…

Le bar se remplit de camionneurs, de sosies de slash,  de bimbos sur le retour et d’étudiants en quête d’alcool et de musique cheap. Le premier groupe ( que j’ai mentalement et affectueusement surnommé le groupe des bâtards, rapport au refus de partager la batterie) commence à jouer : c’est beau, on dirait du Calexico.

Comme la scène est à l’étage , tout le monde redescend au bar après leur concert.

On se branche, pas de balance et on commence le set devant 3 personnes.

Touchés dans notre orgueil, on se démène comme des lutins lubriques et on envoie tout ce qu’on a avec l’énergie du désespoir. La fosse devant nous se remplit peu à peu et on achève le concert devant une audience un peu  plus respectable.

Bon concert, lieu improbable, nous restons faire la fête et discutons avec les jeunes du coin. On tire sur un bang dans une voiture garée devant le bar ; une énorme black qui fait manifestement le trottoir nous propose de nous dénicher toutes sortes de drogues : si on lui file le fric maintenant, elle revient pour sûr dans une demi-heure. Nous déclinons poliment .

Après le set du troisième groupe, un one man band batterie-voix-machines très réussi, le groupe range le matos  et rentre à l’auberge.

Une jeune fille me propose de faire le tour de la ville pour en admirer les merveilles architecturales. Je souris intérieurement devant autant d’ingénuité. Mais finalement , il s’agit bien de cela : je visite Buffalo la nuit en voiture jusqu’à 5 heures du matin.

 

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SAMEDI 20 JUIN : CORTLAND....

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On se réveille vers neuf heures, chargeons le matos. Café, bagels  et sandwichs près de l’auberge. Direction Cortland, ville étudiante dans l’Etat de New York.

4 heures de route sous la pluie ; tout le monde est plutôt silencieux dans le van.

Arrivée sur les lieux vers 14h. La ville est pavillonnaire. Le centre ressemble un peu à Hill Valley dans « Retour vers le futur », version 1955.

On va directement à la salle, le Lucky’s, qui se trouve sur la rue principale et découvrons sur la porte d’entrée une affiche ultra kitsch annonçant le concert de ce soir, avec nos visages en gros plan.

La salle est très belle, un bar gigantesque à droite, un espace avec tables basses et canapés , une fosse et une scène tout au fond. Le lieu colle vraiment à ce que l’on voudrait dégager du concert : une atmosphère moderne, rétro, classe et délétère.

Nous demandons à la serveuse au bar où se trouve notre contact ici, également gérant de la salle.

Il nous accueille comme si on se connaissait déjà, selon les codes d’une amitié virile et courtoise. Il est avenant, mais son regard laisse entendre que chacun sait pourquoi il est là : pour faire son boulot, et si tout se passe bien, on boira jusqu’à l’aube.

En bref, comme le laisse suggérer sa touche de roadie de Def Leppard, il est pas tombé de la dernière Harley.

Cortland sera en fait la ville où l’on aura été le mieux reçus : logés, bien payés, défrayés.

Il nous indique où se trouve le Motel et l’on convient de se retrouver ici vers 18h pour les balances. Il nous donne 2 packs de bières pour patienter : le genre d’attention qui émeut.

Au Motel, nous constatons qu’il n’y a que 2 lits doubles dans la chambre. Benoît, fidéle à sa réputation de spartiate macrobiotique du Rock and Roll explique tout de suite qu’il dormira par terre.

La porte de la chambre est ouverte  sur le parking. Il pleut. Nous buvons nos bières fraîches en fumant, adossés à la fenêtre. D’autres sont allongés sur les lits, la télé allumée distille en fond la joie mièvre de jeux débiles. Une atmosphère de calme avant la tempête étreint les lieux. Nous profitons de cet instant de paix. Je n’ose imaginer pourtant, quel vague à l’âme provoquerait une tournée de deux mois où toutes les après-midi ressembleraient à celle-là.

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Tuesday, October 06, 2009 
Voilà deux nouvelles chroniques de l'album :

Longueur d'Ondes :

http://numero.longueurdondes.com/pdf/LO-N51.zip

Des Oreilles dans Babylone :

http://www.desoreillesdansbabylone.com/2009/10/film-noir-i-had-very-happy-childhood.html

Tuesday, September 08, 2009 
le podcast de l'interview et du live sur France Culture
dans l'émission le Rendez-vous de Laurent Goumarre
du 4 septembre

http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/rendez_vous/fiche.php?diffusion_id=76475

le premier morceau à la demi-heure à peu près

live: In a Courtroom, By the bay,
Interview d'Oan Kim


Saturday, August 29, 2009 
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 LA TOURNEE DE FILM NOIR AUX USA ET CANADA....

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Invités au festival NXNE de Toronto, nous avons  décidé d’organiser  une tournée sur le continent américain.  Oan  et Victor ont joué les tour managers pendant deux mois afin d’assurer le succès de l’opération, et en ce Mercredi 17 juin, nous nous apprêtons à décoller vers des cieux peuplés de cheeseburgers et de Bud Lite.

Les protagonistes : - Oan   Kim : chant , claviers, guitares, leica .

                                   -Alex   Choiselat : guitares, vodka et coma.

                                   -Assen « Bulgar King » Tzankov : drums and “ jokes”.....

                                   -Benoît  “ slim” Perraudeau: Basse et shopping.

                                   -Julien  Malfilatre : son, moustache et T-shirts imprimés.


L’homme de l’ombre : Victor, sans qui rien n’aurait été possible et que nous remercions en lui laissant  tenir les manettes depuis Paris.

C’est  dans un contexte nébuleux que se profile le départ, puisque la tournée a été bouclée au dernier moment. Nous décidons sagement  de remettre les basses considérations financières à notre retour en France en nous appuyant sur Assen et sa Visa à débit différé.

Sur le plan musical, l’arrivée récente de Benoît à la basse nous a conduits à d’intenses séances de répétitions, tant pour réarranger certains morceaux  que pour monter ceux qu’il ne connaissait pas. Les divergences d’opinions  sont encore nombreuses sur la pertinence de tel réarrangement, de tel fil de batterie ou riff de guitare, et c’est donc semi-confiants que nous entamons cette tournée.

Mercredi 17 Juin

Après un  concert au Backstage, à Pigalle, achevé à 2 heures du matin, direction Roissy, à 5h.Toute l’équipe embarque pour un vol Paris-Toronto via Reykjavik à l’exception d’Oan , qui se roulera quelques heures plus tard dans le stupre d’un vol direct Air France gracieusement accordé par le consulat  français à Toronto.

Le vol par Iceland Air nous gratifie d’une escale de 14 heures en Islande que nous mettrons à profit pour goûter aux brochettes de baleine et à la tranquillité surnaturelle de Reykjavik. Nous en repartons en ayant l’impression d’avoir été télétransportés dans un épisode du « Prisonnier » le jour de la grève des figurants.

Arrivés à l’aéroport  de Toronto, nous louons le véhicule de tournée. Assen refuse la Mustang initialement prévue et après d’âpres négociations, nous optons pour un Van Dodge noir, que, bizarrement, personne n’appellera jamais la Filmnoirmobile.

Le consulat nous avait réservé deux chambres pour quatre dans l’un des hôtels chics de la ville ; comme nous sommes  cinq nous retrouvons Oan dans une auberge  plus modeste  mais néanmoins chaleureuse.

Nous déposons nos affaires et nous rendons à la fête de lancement du festival NXNE, dans une chapelle remplie de crânes décorés et de jeunes filles tatouées. Des graffeurs performent en direct au son des mix et le tout se déroule dans une ambiance ultra-indé mais finalement un petit peu froide et polie.

Quelques vodka-cranberry  et au lit, après 24h de voyage.

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  JEUDI 18 JUIN   ....

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Réveil à 9h00, café, muffins et cigarettes.....

Nous avons rendez-vous au Mc Do du coin de la rue avec l’équipe du  « Take away show » ( les  « concerts à emporter » locaux ). Le preneur de son est le sosie Mike Myers dans Wayne’s world, le cameraman une version avenante du bassiste de Green Day .....

Nous nous rendons au  Steve’s Music Store où nous jouons trois titres avec les moyens du bord (basse et guitare acoustique, drumsticks  et claviers du magasin), avant d’acheter un peu de matériel.....

Déjeuner dans un restaurant asiatique , occasion pour les sensibilités de chacun de s’exprimer : les grognements d’Assen ponctuent les commentaires de Benoît  sur les nuances de couleurs de la vaisselle.....

On se  procure les pass du festival et  direction « El Mocambo » à 18h00 .....

Il n’y aura pas de balances ( 1500 groupes jouent à Toronto en 5 jours), juste un line check, situation que nous rencontrerons sur presque toutes les dates.....

Quelques bières et burgers au Sneaky dee’s,  le bar des sports du coin et nous sommes de retour dans la salle afin d’observer la prestation de nos prédécesseurs, sorte de revival de Led Zep mâtiné de Mars Volta. ....

Le festival étant pour la multitude de groupes présents une occasion de montrer aux professionnels ce qu’ils savent faire,  on assiste à une sorte de surenchère un peu forcée et stérile, devant un public clairsemé car éclaté sur tous les concerts. En gros, les descendants de Robert Plant et Jimmy Page se roulent par terre devant 30 personnes, s’acquittant toutefois d’une prestation honorable.....

On réveille Assen et Benoît avant d’entrer sur scène. Les conditions sont peu évidentes mais on fait le boulot, invoquant les mânes des Stones qui jouaient ici même il y a 30 ans.....

L’équipe du consulat à laquelle nous devons notre venue est présente. Ils sont chaleureux et nous encouragent pour la suite.  Une partie  du groupe reste regarder « You say party we say die !», pendant que Julien et Alex emmènent les 2 jeunes stagiaires  du consulat au bar jouxtant la salle.....

Après une virée avortée ( impossible d’acheter de l’alcool en magasin après 22h), ils s’écroulent à l’hôtel.....

La nuit de Julien est peuplée de rêves moites où figurent d’innocentes stagiaires.....

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                  VENDREDI 19 JUIN....

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Café et muffins puis nous prenons la route pour Buffalo. ....

Assen est au volant, rôle qu’il tiendra jusqu’à notre départ pour New York. Nous l’en remercierons à plusieurs reprises avant d’apprendre qu’il s’est assigné cette tâche uniquement pour des raisons de survie.....

Clap your hands say yeah ,  Metronomy et les Ting Tings  rythment le trajet. Les Ting Tings sortent en vaincus de ce battle improvisé qui nous mène jusqu’aux chutes du Niagara, à la frontière Canada-Usa......

Après une courte pause romantico-poétique à base de «  c’est bien fait quand même » , « ils sont forts ces ricains » et « je voyais ça plus grand », nous quittons la ville (Alex a un pincement au coeur en voyant s’éloigner le Casino local où il souhaitait jouer le budget tournée) et  passons le pont conduisant à la douane.....

Il faut faire disparaître les feuilles de route et informations relatives à nos concerts aux US. Sans visa de travail , impossible de passer, et de nombreux groupes canadiens sont refoulés à la frontière., trahis par leur instruments et/ou leur touche de beatniks. Une des astuces à laquelle ils ont recours est de se procurer moyennant finances une fausse attestation d’enregistrement dans un studio US .....

Nous n’avons rien de cela.....

Nous circulons dans un van noir aux vitres teintées, gorgé d’instruments jusqu’à la gueule et conduit par un bulgare tout droit sorti des  Affranchis  de Scorsese.....

L’officier des douanes lui, sortirait plutôt de  Chips , avec cette touche amicale propre au  bad guy de Terminator 2.Il nous demande de nous ranger un peu plus loin et nous explique que nous récupèreront nos passeports dans les locaux de la douane.....

Assen gare la voiture,  nous en sortons et nous dirigeons vers ce que nous pensons être  le QG de la douane. En fait, nous traversons le frontière à pied….Les flics sur place nous interpellent ; nous pénétrons dans un boc de béton  et de métal sous leurs quolibets ( « are you guys in a band ? »).....

Le groupe y est  interrogés par le sergent Peppi  dont l’air buriné, sévère mais juste rappelle Robert Duvall. Décidément cette tournée est pleine de sosies.....

Il nous questionne séparément sur le but de notre venue ( chacun lui sert  l’histoire dont nous avons convenu, à savoir : concert à Toronto puis tourisme aux US avant retour sur Paris) et prend nos empreintes .....

A chaque fois que l’un d’entre nous passe entre ses mains expertes, le reste de l’équipe se morfond dans la salle d’attente , aux côtés d’une famille de pakistanais. Nous essayons tous d’avoir l’air cool et décontracté des gens innocents ce qui nous confère immanquablement l’aura des  coupables. En effet, impossible de ne pas se sentir coupable de quelque chose dans ces conditions. On commence à envisager le pire.....

« Ok, have a nice trip guys ». Le sergent Peppi tend les passeports. Nous mettons quelque temps à réaliser la bonne nouvelle et  , laissant flotter derrière nous  une odeur de syndrome de Stockholm, rejoignons le van. On a l’impression d’être relachés après avoir fait le casse du siècle, mais on va juste jouer dans un bar à Buffalo.....

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BUFFALO....

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Les environs de la ville font penser à une ancienne ville industrielle frappée par la crise : bretelles de périphérique entourées de cheminées d’usines, pancartes publicitaires défraîchies. A mesure que l’on se rapproche du centre les perspectives sont plus dégagées, bordées de maisons sur 2 étages.....

La ville est belle mais déserte.....

On fait un tour de reconnaissance au Merlin’s. C’est un bar  un peu miteux ou très authentique, au choix. En cette fin d’après-midi, trois clients bedonnant jouent aux fléchettes en buvant des bières.....

La barmaid, une motarde d’une cinquantaine d’années aux seins énormes nous donne le numéro de téléphone de Curt pour que l’on obtienne les détails de la soirée. Elle nous montre la scène , à l’étage, bordée d’un billard . 10 m² de moquette pourrie, sono minimale, pas de batterie. Vu les conditions , on s’attend à chanter « Rawhide »  derrière un grillage pour nous protéger des jets de bouteilles.....

L’auberge est plus au sud , dans le centre-ville, sur une large artère piétonne, bordée de théâtres, mais elle aussi déserte : Main Street d’une ville fantôme.....

 On pose nos affaires. Benoît joue un vieux morceau de Johnny Cash sur une guitare trouvée dans la salle commune pendant qu’Assen fait la sieste. On tombe sur le répondeur  de Curt. Pas très grave, on passera directement au Merlin’s après dîner.....

Ici à Buffalo, le choix est clair : manger des wings et mourir. Oan a repéré à l’avance le restaurant  fondateur, le berceau de la wing originelle, de la mère de toutes  les wings : The Anchor Bar.....

Le groupe a encore en tête un concert au Hard Rock Cafe à Paris où le catering était monstrueux. Tout le monde avait carburé aux burgers et filets de poulet ; la prestation, empâtée, s’en était  fortement ressentie (ironiquement, c’était un concert de soutien à Action contre la faim).Afin de ne pas répéter la même erreur , nous commandons sagement 75 chicken wings.....

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Saturday, August 01, 2009 

Category: Music
Diesel:U:Music Emerging Artists Show on Boston's WFNX-fm and wfnx.com will air some Film Noir tracks at midnight on Aug 8 (Friday overnight).  If you're not going to be in the Boston area, you can hear it on wfnx.com, which is a worldwide stream.

Tuesday, January 27, 2009 
http://www.buzzinmusicblog.co.uk/best-albums-of-2008/781

Thursday, January 15, 2009 
Film Noir was selected by Spin Magazine to be on the show they have on WFNX FM, 17/01/2009

Monday, July 14, 2008 
" Cest la West Side Story d'une jeune fille des banlieues chics qui trouve l'obscurité et le mystère qui lui manquaient dans les yeux noirs d'un voyou.
C'est l'éternelle légende d'une pop cultivée, brillante, qui s'entiche d'un rock de blouson noir.
Et ce faisant, elle y gagne une énigme, ou le paradoxe, ou encore le mirage.
C'est quelque chose qui miroite dans l'excellence même des lignes de voix, le piqué des guitares, la précision infailible de la batterie - on devine la pointe innée d'orgueil qui caractérise les chouchous de la maîtresse.
Mais attention, ce n'est pas de l'application besogneuse des premiers de la classe dont on parle. C'est plutôt d'une indépendance, d'une faim insatiable de quelque chose de différent, voire le contraire.
Et sécher les cours ne suffit pas - il faut grimper sur les toits avec les chats de gouttière, il faut traquer la poésie de la ville jusque dans les sous-sols, les trottoirs souillés, les backstages miteux.
Au coeur de ce qu'il y a de plus terne, opaque et poisseux se love l'impossible.
Le voilà, ce qui questionne et qui fait trembler; voilà la soif, la frustration, la secousse qui empêche de s'endormir.Et c'est ainsi que l'on apprend que ce ne sont pas les réponses qui rendent différent, ce sont les questions, irréversiblement."
Monday, June 23, 2008 

Our Debut album is reviewed on this blog. Here is the full transcript.

Film Noir - I Had A Hapy Childhud - album reviewFilm Noir - I Had A Very Hapy Childhud

I Had A Very Hapy Childhud (their spelling) is an exceptional debut album from French band Film Noir. It is one of the indie pop / indie rock albums I've heard for some time.

The14 track album starts with the razor-sharp juttering guitar of It's Goodbye, that lives somewhere between the rhythm of Orange Juice and the aggressive speed of The Wedding Present.

On various tracks I am reminded of The Charlatans, Libertines, Dirty Pretty Things, Radiohead and The Strokes.  What a combination!

There is also traces of vaudeville and The Sensational Alex Harvey Band in The Thief Is In The Tree and The Dog.

Fabulous tracks such as The Strokes-like Shooting Game and An Accident are perfect pop songs; as are the Libertines / Dirty Pretty Things sounding CNN.  But don't think that I am referring to other bands in a condenscending way.  These are songs that need to be heard by as many people as possible.

The music is tight and fresh while Oan Kim vocals are the perfect accompaniment. Another favourite track is the lighter-fuelled Radiohead-esque Red, Purple & Blue.  Forget The Killers.  Get into Film Noir and help make them as popular as they deserve to be.  A wonderful, perfect album.

Film Noir are Oan Kim (Lead vocals, Gtr, Keys), Alexandre Choiselat (Lead Gtr/Vocals), Erwan Jaffre (Bass/Vox), Assen Tzankov (Drums).

If you like the aforementioned artists, I am confident you will love this album.

Thursday, May 29, 2008 
we recorded this cover for a contest organized by Rough Trade records
Let us know what you think!