Tu as volé la clé des philosophes
Tu n'as pas su quoi en faire
La porte s'est ouverte devant toi
Tu tournais désormais le dos au monde dans lequel on vivait
Mais celui qui s'offrait à toi t'effrayait
Tu jonglais avec les deux
Et le cynisme était la seule réponse
Tu adorais t'évader avec ceux qui te le permettaient
À travers leurs créations, leurs élucubrations,
Ceux qui ont touché au vrai.
Tu savais trouver les bons.
Tu te protégeais en refusant tout sentimentalisme.
Puis parfois tu lâchais prise.
Pour finalement faire volte face plus tragiquement.
Tu pratiquais la fuite dans sa plus intense perversion.
Celui que tu voulais être était un avatar de toutes tes frustrations.
Mais tu étais grand, certains l'ont su
Malgré ton génie à dissimuler ton génie
Derrière une imitation de ce que l'homme
Pouvait avoir, pour toi, de pitoyable
Mais la dérision te dévoilait toujours
Et le cri de ta beauté s'est adressé au monde
Avec un doigt levé, tu as répondu aux questions que tu te posais.
Manon
25juillet2007
à Hugo Hernandez