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Doris

Laura Pagano


Last Updated: 7/2/2009

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Sign: Aquarius

State: Rhône-Alpes
Country: FR
Signup Date: 7/19/2007

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Monday, September 10, 2007 
Il est toujours là, pourtant je suis bien seule dans cette pièce. Pouquoi son souvenir me hante? Pourquoi je ne peux pas faire un pas sans voir sa putain de gueule enfarinée, là, juste là. Au bout du monde, toujours là. Au fin fond du Conecticut. Au bord du Lac d'Annecy. A la fin des soirées, à la sortie des bars miteux, d'une bourgade perdu dans la Lozère. Au millieu du Népal. Au début des matinées de Novembre. A la fin des journées d'Aout. Toujours, toujours, toujours là. Pourtant quel con tu fais. Tous ces endroits tu les as jamais vu, puisque tu glandes toute la journée. Alors qui peut me dire pouquoi je pense à un branlo comme toi?

Tu ne mérite pas plus de mots, tu ne mérite pas de titre, tu ne mérite même pas un chapitre entié.
Monday, September 10, 2007 
Un autre Extrait

...
Parce que ici j'ai très peu regardé l'heure, je n'ai plus pensé à hier, ni a demain, juste à maintenant, tu vois cet instant la, qui déjà n'est plus, car il est fugace. Mais si tu les met bout à bout, que tu les laisses passer en les regardant, en les respirant, tout ceci en souriant, tu pourra alors ressentir ce sentiment où ton coeur ralentit et ton cerveau se met en veille, ce sentiment que je ressentais près du Lac. Pour la première fois depuis bien lontemps je m'étais arrété pour regarder le temps passer.

La première chose qui ma surpis à Annecy, sont les panneaux d'indications, enfin ceux concernant le lac. Voici d'ailleurs ce qui y était inscrit: «Le lac».
Pas la peine de préciser le lac d'Annecy ou de Mon fion sur l'Orge, style on sait tous de quoi tu parle! non, non ferme ta gueule et regarde THE lac. Il ne manque plus qu'une petite musique, fesant; tatatadam! Genre la guerre des étoiles, sur le coup j'ai trouvé ça un peu orgueilleux.Dans n'importe quel autre endroit de France et de Navarro, il aurait été marqué: «Lac», ou bien «Lac d'Annecy» sur un petit panneau vert bouteille, ou le bois s'écaillerait. Mais la d'entrée de jeu on voulait bien te mettre en garde, te préparer au pire, à ta rencontre avec LE lac.
Je me moque, mais je dois bien admettre que je me suis pris une sacré claque, je dirais même plus, une mandale une fois arrivé devant. Sincérement le choix des mots est difficile car tout ceux que j'ai dans ma petite cervelle ne sont même pas suffisant: Il y a «grand» mais c'est tellement banale, il y aurait bien «imanse» encore plus banal, majestueux peut être, fantastique, énorme, eboulissant...
NB: achetez moi un dictionnaire des synoymes par charité, d'avance merci.

Tout autour, les montagnes veillent, l'eau est clair, un silence imposant règne sur ce lac, et alors à cet instant rien ni personne ne peut troubler ton repos, ton appaisement, ah si tiens merde ton telephone.
«Oui allo?, oui , oui , oui ca va, oui, ok, ok, hum hum, oui, ah ouais? Ah super, ok d'accord, a tout de suite alors! Bisou, bise, ciao, ok, ciao, ciao, bye, à toute!»
Pour résumé cette longue et intense discution, mon ami, venait me chercher pour m'amener en hauteur, voir de plus haut et respirer l'air pure de la montagne.
En attendant, sur un banc je m'allumais une cigarrette en me disant que, ca doit trop être chiant d'être un signe, enfin si tu peu te la pété un max parce que tout les oiseaux sont jaloux de toi, et que barischnikof, ou gorbatchev ou merde tiens calachniquof, t'as écrit un ballet joué partout dans le monde. Mais à part ca tu te fais super chié, y'a des gens bizards qui te balances des quinions de pain dur comme les tibiats de Chabale, et toi t'as qu'a fermer ta gueule et regarder mollement ce bout de pain plus gros que toi qui flotte sur l'eau, alors avec dédain tu pousse sur des pattes et glisse sur l'eau pour retrouvé 10 metres plus loin des touristes encore plus con...

...
Monday, September 10, 2007 

Current mood:  tired

...

15h11 je vais allé fumer un peu...:

Mais juste un peu, car je fais croire que je vais aux toilettes, oui la nouvelle lois interdisant de fumer sur son lieux de travail était passé et victimisait encore un peu les non fumeurs, tout en traitant les fumeurs comme les pires cèleras que la terre n'avait jamais porté. Comme en plus mon service était rempli de ce genre de personnes qui ne boivent pas, ne fument pas, ne parlent pas, ne rigolent pas, ne dansent pas, ne pleurent pas, ne vomissent pas, ne baisent pas ( ?), je me devais de passer pour l'une d'entre elles, me fondre dans la masse pour mieux les dérobés de leurs savoirs encyclopédiques du « c'est comme ça qu'on travail dans le public ». Mais cette tache était bien difficile quand on sait que moi, je ne fais que ce qu'il est inscrit dans la liste précédemment citée, rien de plus, à quelques trucs près.

Donc de retour, dans ce bureau aux grandes fenêtres, laissant rentrer juste assez de soleil pour se dire : mais pourquoi je n'ai pas épousé un richissime bellâtre, guitariste, cuisinier qui m'aurait peint quand j'aurai posé à demi nu dans des vignes de futur Bordeaux, où les grains de raisins croquants auraient distillé leurs goûts légèrement acide sur ma langue, qui elle, n'aurait demandé qu'à rejoindre la sienne au bellâtre.

SCRATCH ou plutôt driiiiiiiiiing, driiiiiiiiiing, driiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiing ! Merde, c'est mon téléphone… « Non y'a pas de Christine ici ». Les gens qui se trompent de numéro ne se rendent pas compte des drames qu'ils peuvent provoquer en agissant de la sorte.

Déjà je n'ai aucune envie de m'appeler Christine (sauf peut être, éméchée, pour rigoler et pour les beaux yeux vert d'un bellâtre mi asiatique mi italien, oui je sais c'est incongru et cela ne doit sûrement pas exister…quoi que…). Ensuite, j'étais occupé, occupé à rêver, à visualiser mon paradis, qui est bien plus grand que celui-ci… Et enfin, il faut bien dire que c'est pénible ça ! Cette dame à la recherche de la Christine perdu avait sûrement de gros doigts tout larges la mettant dans l'incapacité physique de composer un numéro exact et de la retrouver, sa foutu Christine.

...

Voila un petit extrait du premier chapitre de mon recueil de nouvelles autobiographiques. Des chapitres pour des nouvelles? qui plus est autobiographiques? Bizard me diront certains (n'est ce pas Ben?) Mais je me plais à croire que la vie est une sucession de chapitre...

Monday, September 10, 2007 
...

Comment lui dire, qu'il gaspille le temps précieux qui lui est accordées, à vouloir tout contrôler. Comment lui dire qu'il ne se rend pas compte des conséquences qu'auront ses pertes de temps sur son avenir. Comment lui avouer que parfois j'ai des envie de violence envers lui, tellement son mépris de la vie est insupportable. Comment lui dire que ça fait trop longtemps qu'il attend, et que rien ne viendra si il ne va pas provoquer la chance. Comment lui dire que malgré ses efforts, il en faut plus, que c'est insuffisant. Et puis comment lui avouer qu'en réalité, je le connais bien, et mieux que je ne me connais. Je sais qu'il souffre, et je sais que bien souvent il se complait dans son malheur car la position est plus facile et moins fatiguante. Que celui qui ne l'a jamais fait lui lance le premier maillot de l'OL à travers la tronche.

Comment lui dire qu'il est égoïste trop souvent en étant gentil. Comment lui dire qu'il est encore plus souvent moralisateur. Comment lui dire qu'avouer qu'on a tort et lâcher prise ne fera pas de lui une pédale. Comment lui dire que seul les gens courageux ont le droit de pleurer, qu'il y a droit, parce que les blessures qui ont formé sa couche d'ozone ne l'ont pas épargné en courage. Comment le suplier de me parler, de cracher sa douleur, parce que y'a que quand tu vomis que t'as plus la nausé. Comment lui prouver que la solution n'est pas la, mais ailleurs. Comment lui avouer que je ne sais pas où elle est parce que moi-même je ne la trouve pas.


Alors S. comment te dire que tu me fais peur, car je te ressemble plus que tu ne le crois.