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Last Updated: 12/23/2009

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Tuesday, November 10, 2009 

Category: Music

« Il est hors de question que je joue sur un JCM-900, trouve-moi un AC-30 ou je ne joue pas du tout ». « La TR808 est bien mais trop typée, moi je préfère la 626 ou la 727, beaucoup plus originales ». Si vous ne comprenez rien c’est normal. Ce n’est pas de l’esperanto mais de la L.Q.M, la langue quotidienne du musicien. Le matériel, le « matos », le musicien n’est pas grand chose sans son instrument mais pire encore, il n’a pas grand chose à dire sans son appendice.

C’est obsessionnel. Une espèce de quête du Graal. Le musicien n’en a jamais assez et n’est que très rarement satisfait de son son, oui, de son son. Non, ce n’est pas une erreur de frappe comme voudrait me le faire croire le correcteur automatique d’orthographe. Il accumule, collectionne. Certains revendent pour acheter mieux, plus vieux, plus rare, en un mot, plus cher. C’est le dénominateur commun du musicien. Il permet d’engager la conversation et ce, quelque soit votre langue maternelle, paternelle ou professionnelle.

Lorsque vous participez aux rencontres Transmusicales de Rennes, vous recevez une liste du backline présent sur site, c’est à dire du matériel qui est mis à votre disposition par le festival. Cependant, la plupart des musiciens préfère jouez sur leur propre « matos ». Evidemment, si vous êtes un obscur groupe australien du fin fond du bush, vous voyagez sans backline. Soyez poli enfin, n’insistez pas, vous êtes programmés, vous venez en France, alors de grâce laissez cette cabine Leslie à sa place (La cabine Leslie ressemble à une armoire normande, mais en plus lourd). Je te vois toi avec ton harmonium. Non, ce n’est pas un bagage à main. Ah ces musiciens ! Moi, je m’en fous, je chante. Par contre, si vous pouviez éviter la perche micro….

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Mister Eleganz

http://www.lestrans.com/blog/category/eleganz-cyber-party/

Tuesday, November 03, 2009 

Je suis amoureux d’une voix de soixante-dix ans. Inutile de se voiler la face, les frissons qui parcourent tout mon être à l’écoute de Naomi Shelton et de ses Gospel Queens en sont la preuve. J’ai le béguin. « What have you done my Brother ? » chante mon élue. Je pourrais lui répondre : « And you, baby, what have you done to my soul ? » Tu m’as ensorcelé, oh, grande prêtresse vaudou.

Il est plus que certain que je serai à La salle de la Cité, le samedi 5 décembre pour voir et surtout entendre ma chère septuagénaire. Mais que vais-je lui dire ? Lui faire état de mon émoi ? Non, ce pourrait être maladroit.

La situation est délicate. Je ne voudrais pas la mettre mal à l’aise, malgré ses cinquante années de carrière, elle n’a jamais rencontré une star de mon envergure. Au regard des réactions que je provoque chaque jour à la boulangerie, je ne voudrais pas affecter la santé de ma bien-aimée. A cet âge, il faut peut-être éviter les émotions fortes.

J’ai trouvé. Je lui offrirais une photo dédicacée  et un bouquet de fleurs fanées, comme elle. Elle me les jetterait au visage et ce serait notre première dispute amoureuse. Vexé, je quitterais sa loge en claquant violemment la porte. Elle me poursuivrait alors dans le dédale de la « Maison du Peuple » pour finalement me prendre dans ses bras et s’excuser. Mais notre amour serait impossible, notre différence de notoriété étant bien trop importante.

Oh ! Naomi, quelle aventure intense et fugace. Plus qu’un mois à attendre.

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Mister Eleganz


http://www.lestrans.com/blog/

Wednesday, October 28, 2009 

Category: Blogging

Il est impossible d’être une vedette de la variété internationale sans une bonne paire de chaussures. C’est bien connu. Que serait Gandhi sans ses tongs, un va-nu-pieds. J’ai moi-même une importante collection de souliers de scènes qui ont pour fonction d’intégrer, non pas ma voûte plantaire, mais l’inconscient collectif. Avec la complicité objective des photographes, elles sont devenues au fil du temps membres à part entière de ma personnalité (nous sommes plusieurs). En ma qualité d’observateur averti, j’ai parcouru la programmation de cette année à la recherche de ma (ou de mon) Cendrillon et je vous l’exprime tout de go, ce n’est pas folichon. Point d’Ebony Bones cette année et ses délicieuses félines, Raybob, le chanteur de « Bright Black Morning Light » ne daigne même pas se chausser. Il devrait tout de même faire attention, personne n’est à l’abri d’une écharde

Plus généralement, nous trouvons quelques chaussants incontournables.

Le plus rock’n’roll est la « Mersey Boots » ou « Boots Beatles ». Originales ou rééditées, ces boots demeurent pour bien des artistes masculins un signe d’appartenance tribale. Souvent collectionneur et idolâtre de matériels électroacoustiques surannés, le porteur de Mersey Boots est bien souvent mince, grand et blanc, mais pas toujours. Autre basique, la Converse all-star « Chuck Taylor », la no-look par excellence. Unisexe, elle demeure un accessoire transgenre même si elle est souvent associée aux six cordes et aux cheveux gras. Mais si vous êtes DJ, les sneakers fluo sont de rigueur et livrées généralement avec la platine.

Chers consœurs et confères, je vous invite à prendre conscience que le public des premiers rangs a bien souvent le nez rivé sur vos souliers…

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Mister Eleganz


/http://www.lestrans.com/blog/

Friday, February 06, 2009 

Category: Writing and Poetry
Il serait tentant de transformer l’enfance de notre future idole, d’en faire un Oliver Twist du vingtième siècle mais ce serait trop simple. Pour ceux que ça intéresse, je les renvoie à la lecture de Dickens. Non, ne soyez pas rebuter par le nombre de pages. Lire Dickens est un bonheur, il est un vinaigre balsamique sur une plaie ouverte, distingué et corrosif.
Ce serait simple et rentable car une bonne enfance sordide, ça plaît, ça fait vendre du papier. Si Mister E. avait été violé, brulé de force et marié vif, je n’aurais aucun mal à vendre cette biographie aux éboueurs de l’édition française comme Michel Lafon ou Oh ! éditions. Perdu les cocos, changez de poubelle celle-ci est trop subtile pour vous.
Les premières années du petit Eleganz furent…
Je m’emballe. J’ai oublié d’aborder l’essentiel. Comment l’enfant caché de Patti Smith et de Tony Clifton fut amené à porter le prénom de James et le nom d’Eleganz ?
Lorsque Mary, la nurse, découvrit l’enfant sur les marches de l’orphelinat, elle fut prodigieusement stupéfaite par sa beauté, évidemment, mais aussi par le foulard de soie chocolat qui protégeait sa gorge. « Quelle éléganz ! » prophétisa Mary avec cet accent teutonique qui tranchait avec l’orthographe britannique de son prénom. Sur cette sentence sans appel, elle retourna à la nursery confia l’enfant à la mère supérieure et se dépêcha de se changer pour ne pas rater le dernier transport collectif qui la conduira loin de là aux portes d’un cinéma. Ce soir là était projeté, avec un retard certain, le dernier avatar des aventures de l’espion de sa Majesté : « L’homme au pistolet d’or ». Mary n’eut pas à chercher bien loin le prénom de l’orphelin.

(A suivre)

Thursday, January 22, 2009 

Current mood:  tired
Category: Writing and Poetry
Iggy savait pour l’enfant mais pas pour le père. Personne ne le savait. Le padre lui –même le savait-il ? Las Vegas, hôtel avec vue sur la rue qui donne sur une perpendiculaire du Strip, autant dire l’antichambre des chiottes du Vatican. Ca pue la merde. Patti est raide, défoncée à la colle. Elle s’est faite raccompagnée (quel doux euphémisme) par un crooner de quatrième division, sosie de Saddam Hussein. Elle avait pissé dans son froc en l’écoutant massacrer les standards du Rat Pack. Il l’avait insultée avec une haleine calcinée, pire que celle de Dean Martin c’est dire. Ce pauvre Dino se faisait vieux. Il ne se déplaçait plus sans un club de golf à la main. Non pas pour jouer mais pour se maintenir à flot. Ses émissions télévisuelles venaient d’être définitivement stoppées. L’empereur du cool était devenu un pathétique Philippe Bouvard américain. Patti avait une furieuse envie de baiser Tony Cliffton. Le coït fut chaotique. Amas de chaires saoules, fou rire, douleur, humidité et ronflements. Elle ne passa même pas la nuit dans les draps morpionneux de l’hôtel et écrasa dans son van. L’aube n’était déjà plus très jeune lorsqu’elle s’éveilla à la fourrière. Les flics n’avaient pas remarqué la freluquette allongée sur la banquette arrière et ils embarquèrent le van pour cause de stationnement gênant. Elle se marra. Ce qui devait être un simple ramonage hygiénique devait entraîner Patti dans les affres du doute et de la culpabilité. Je ne vais pas m’attarder sur la multiplication des symptômes de la grossesse de Mademoiselle Smith. J’ai autre chose à faire. Si vous êtes intéressés, n’hésitez pas à consulter « J’attends un enfant » édition post mortem du Pernoud. Refusant catégoriquement la féminité de cette situation, elle instaura un blackout total. Elle ne voulu jamais revoir Tony-Andy. Il l’a provoqua pourtant lors de ses fameux tournois de catchs qui firent couler plus d’encre que toutes les seiches de la mer de Chine réunies. Sans imaginer une seconde sa paternité, il souhaitait seulement revoir la toute nouvelle star du rock qu’il avait baisé quelques années auparavant. Elle l’ignora superbement avec le dédain et l’arrogance que nous lui connaissons et qui laissera des traces chez son fils. (A suivre...)
Thursday, January 15, 2009 

Category: Writing and Poetry
Passons sur ces considérations architecturales et revenons au dernier quart du vingtième siècle. Kentucket est une ville fantôme à côté de laquelle Thiers ressemble à Manhattan. De rues entières lovées dans la pénombre, fenêtres murées et chiens errants, sauvages, violents. Rien, il n’y a plus rien à l’exception d’un orphelinat et d’une soupe populaire, la plus grande de l’hémisphère nord. Bâtie sur les ruines du temple, elle domine la plaine des souffrances, nom étonnement prophétique. Ce n’est donc pas un hasard, si Patricia décide d’y déposer son paquet post-natal. Sans remords apparents, elle regagne son van et ordonne à Ivan de démarrer. Silence. Malaise. Patty le brise, le piétine en déclamant cette sentence ultime qui fera son succès : « Jesus died for somebody’s sins but not mine ». Direction le Country, Blue Grass & Blues pour un concert qui fera date. Le petit Jimmy quant à lui inonde son lange d’urine et de larmes. Personne n’abordera jamais publiquement cette naissance. A une exception près, Iggy Pop. Il s’en inspira pour une de ses chansons co-écrite avec Bowie : Success. C’est ce que l’on appelle une révélation, un scoop. Que d’informations en un peu plus de cinq mots. Je vous laisse le temps de digérer. Levez les yeux de ces lignes, allez boire un verre d’eau ou de gin. Faîtes attention de ne pas baver. Essuyez votre bouche. Bon je vais m’arrêter là pour aujourd’hui, je sens la confusion vous gagner. (A suivre)
Monday, January 12, 2009 

Category: Writing and Poetry
1975. La guerre du Vietnam se termine sur un pont de porte-avion. Franco expire. Bill Gates crée Microsoft. Le monde libre, moderne et libéral se remet difficilement du premier choc pétrolier en regardant les Barbabapapa. C’est dans ce contexte politico-économico-médiatique qu’une jeune femme d’une trentaine d’années dépose son nouveau né sur les marches d’un édifice centenaire. L’air de Kentucket est glacial. Les chances de survie de l’enfant sont extrêmement minces. Elle le sait mais sa carrière naissante ne peut en aucun cas être compromise par les râles pleureurs d’un chiard. Mais plus que ces considérations professionnelles, c’est la paternité de l’enfant que la dénommée Patricia n’assume pas. Mais ne nous hâtons pas. Nous avons tout notre temps. Le sujet de cette biographie est suffisamment important et complexe. Chaque détail a son importance. Le moindre pet interfère dans la formation émotionnelle, intellectuelle et artistique de notre personnage. Notre objet, comme notre ambition est claire, lever le voile sur le mystère Eleganz. Démarrons tout d’abord par une analyse circonstanciée du site. Etrange bourgade que Kentucket. Elle voulu développer une activité portuaire tout en étant éloignée de 247 miles du moindre cours d’eau. Malgré les efforts des bourgmestres successifs, les docks restèrent désespérément déserts. Très vite, ces friches industrielles furent envahirent par une horde de marginaux inspirés par de la vie et des préceptes de Thoreau. Une émulation qui nous pourrions qualifié anachroniquement de beat, favorisa l’émergence d’une contre-culture décadente. Ah, oui, j’ai oublié de préciser. Nous sommes en 1857 soit un siècle avant Kerouac, Ginsberg et autres pseudo poètes qui passaient leur temps à fumer des pétards au lieu de travailler pour s’acheter une Pontiac. Mais je m’égare, revenons au dix-neuvième siècle. Géographiquement enclavé, Kentucket le fut aussi par l’ostracisme organisé par l’administration du Landbuck. Mal vécu au départ, ce rejet la protégea de la guerre de sécession et favorisa le développement d’une architecture radicale basée sur une ossature béton qui inspira fortement mais discrètement Auguste Perret. (A suivre)
Friday, November 21, 2008 
Hello Boys & Girls,

Notre concert du 5 décembre aux 30ème Transmusicales de Rennes sera diffusé EN DIRECT sur Second Life. Inscrivez-vous rapidement.

Our Transmusicales show will be live & direct on Second Life, it's time to register.

http://trans2008.blogspot.com/2008/11/success-guichet-ouvert-pour-le-premier.html

M.E (Mister Eleganz)
Wednesday, July 16, 2008 

Current mood:  thirsty
Category: Music
You can legally download (AAAAAHHHHHHH!) Success on itunes, right there

We love your money! ($$$)

Toi aussi, tu peux télécharger légalement Success sur i tunes en cliquant sur le "there" en bleu juste au-dessus. Il eut été préférable d'insérer un second lien hypertexte mais je n'avais guère le temps. Nous aimons aussi beaucoup vos euros(€€€), et même de plus en plus au regard des dernières transactions inter-bancaires.



 
   
 
 
   
 

     
   

     
       
         
         
         
       
     
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Thursday, April 10, 2008 
Hosted By: SUCCESS
When: 11 avr. 2008, 19:00
Where: Laval,
France
Description:
SUCCESS

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