NE LAISSEZ AUCUNE VIOLENCE S'INSTALLER, RÉAGISSEZ !
Et les manipulateurs pervers ou pervers narcissiques ?"La victime du pervers narcissique met en général du temps à réaliser la
complexité et la gravité du piège dans laquelle elle se trouve.
Ce piège tend à se refermer en douceur, comme un boa constrictor qui vient posément étrangler sa proie.
Lorsqu’elle se rend compte de cette emprise, les anneaux sont déjà là, parfaitement enroulés autour d’elle.
Leur pression se fait plus violente dès que la victime commence à se débattre.
Une pression qui peut se faire par saccade, avec des moments d’apparents apaisement.
La victime va bien souvent s’endormir, comme privée d’oxygène, et
lorsque la tension se fera trop grande, elle n’aura plus la force ni
l’énergie nécessaire pour s’en sortir!
C’est pour cela que je dis que le Pervers Narcissique est vecteur d’une maladie mortelle pour l’autre !
Mon expérience personnelle m’a permise de comprendre de l’intérieur la complexité de ce drame.
Au travers de ma vision de «victime» et également de celle plus
salvatrice de psychothérapeute, j’ai pu, non seulement commencer à
comprendre, mais aussi à percevoir quelles seraient les aides,
soutiens, techniques qui peuvent réellement accompagner la victime à
reprendre sa propre vie en main.
Et c’est au fur et à mesure de ma propre libération, que j’ai commencé
à définir une approche pragmatique permettant de sauver ce qui peut
l’être dans un premier temps, et ensuite de se reconstruire.
J’ai la chance d’avoir appris de nombreuses techniques d’accompagnement au mieux être et également de réalisation d’un objectif.
Elles ont trouvés, pour la plupart, leur place dans ce travail vital.
Il est important de se rendre compte du conditionnement profond que
subit la victime. Un conditionnement dont elle n’est pas toujours
consciente.
Il se fait par ces «messages contradictoires» entre autres qui font
évoluer la victime dans des hauts et des bas émotionnels jusqu’à son
épuisement et dissolution complète.
Ces messages confusionnants font que, en cas de besoin, le Pervers
Narcissique pourra aisément justifier sa pseudo «bonne foi» et ainsi
responsabiliser sa propre victime de la situation vécue. Celle-ci, déjà
conditionnée par ces non dialogues constants, aura tendance à se croire
effectivement coupable ou même, elle même perverse, et ainsi cherchera
en vain toutes les solutions possibles pour rétablir une certaine
harmonie.
Le mode de communication du Pervers Narcissique fait que la victime ne pourra jamais avoir raison, même de l’évidence.
Le Pervers Narcissique jouera très habilement de tout ceci en
renversant les rôles d’une situation qu’il ne peut assumer, et en
accusant sa victimes des faits qui le caractérisent.
Le Pervers Narcissique va osciller entre menaces, chantages, violences
et demandes de pardon, déclarations amoureuses, tendresse infinie…
L’évolution peut se faire lentement, sournoisement sans que la victime
puisse mettre de mots sur ce qu’elle ressent. Elle va jusqu’à se
conditionner inconsciemment pour ne percevoir que le bon du Pervers
Narcissique et tente d’occulter immédiatement le mal, pour moins
souffrir. On entre dans une résilience morbide.
La victime se trouve devant un personnage qui est incapable de se
remettre en question, pourtant, elle va encore et encore s’épuiser à
tenter de lui faire prendre conscience des impacts de agissements sans
pour autant le juger….
Elle espère toujours lui faire quitter la boue pour la Lumière.
Le Pervers Narcissique ne peut prendre conscience pour la bonne raison
qu’il est incapable d’assumer la réalité des faits et d’assumer la
paternité de ses conséquences.
De plus, n’étant pas dans la souffrance, même si parfois il l’affirme, il n’a aucune raison de modifier son comportement.
La victime se berce dans l’illusion que quelque chose peut changer afin
de ne pas se trouver devant la seule réalité: il faut fuir !
Il arrive très souvent que la Pervers Narcissique se repose sur les valeurs de sa propre victime pour assoir son pouvoir.
Le Pervers Narcissique jouera facilement de ceci en renversant les
rôles et en accusant la victimes des faits même qu’il pose constamment.
Quitter le Pervers Narcissique, est quelque chose de terriblement difficile.
Les sentiments contradictoires se mêlent. Il y a la peur, bien sur,
mais aussi un amour inconditionnel. Une sensation que la vie ne peut se
poursuivre sans lui!
La victime se sent bien souvent incapable même de vivre sans lui!
De plus, la plupart du temps, la victime se retrouve totalement seule,
car le Pervers Narcissique l’aura isolée du reste du monde pour mieux
la manipuler à sa guise.
Un sentiment de honte peut aussi empêcher la victime de demander de l’aide.
Après tout, qui peut comprendre que l’on ne puisse pas quitter celui qui nous tue ?
C’est lorsque la victime trouve suffisamment de lucidité qu’elle
devient «dangereuse». Dès lors, la mise à mort semble irréversible.
L’objet du problème n’existant plus, le problème n’existe pas.
Lutter contre ce Fou est malheureusement pratiquement impossible car
jamais la victime ne pourra exceller dans l’art de la manipulation, de
la dissimulation, du mensonge, des procédures.
Bien souvent terrorisée, la victime sera contrainte de laisser le prédateur agir à sa guise.
Celui-ci est capable de continuer à détruire sa victime alors même
qu’elle se trouve déjà à terre. Rien ne semble pouvoir l’arrêter et il
trouvera des appuis complaisant dans ceux qui l’entourent et à qui il
passera un message complètement faux, mais suffisamment convainquant.
Même la justice ne semble pas pouvoir à l’heure actuelle, définir le Pervers Narcissique et donc le contrer.
Il n’est donc pas rare de voir ces Fous continuer de vivre en toute
quiétude, laissant derrière eux, le cadavre de ceux ou celles qui lui
ont donné leur âme.
Lorsque la victime a pu survivre à ce massacre, qu’elle a la force de
regarder son chemin, elle se rendra souvent compte de tous les signes
annonciateurs qu’elle a parfois vu mais dont elle a choisi de ne pas
tenir compte.
Elle remarquera aussi que le Pervers Narcissique avait dès le début de
la «relation», fait des «dossiers» dans son esprit, et parfois plus
concrètement, afin de pouvoir les utiliser en cas de besoin….
Leur mode de fonctionnement est totalement calculateur et de la manière la plus sombre qui soit.
C’est un sombre stratège de la pire espèce. Un traitre pour qui tous les coups sont permis.
Un sombre personnage qui continuera de détruire sa victime alors
qu’elle est à terre en continuant de la détruire psychiquement, en la
mettant parfois dans l’incapacité de se défendre par la ruine
financière, en la laissant dans l’incompréhension sociale et donc
totalement seule face à sa perte.
aspect de la destruction (psychologique, morale……
art qu’à la victime pour justifier et excuser le pervers
Le PN ne fait aucune différence entre le bien et le mal
tentative de dialogue tjs avortée. Refus du dialogue du PN
S’approprie toutes les gloires
La victime peut s’en sortir car elle est en danger de mort. Le PN n’est
pas en danger et n’a donc pas besoin de modifier son comportement.
Il est assoiffé de lui!
La pitié de la victime qui a pu mettre un mot (PN) sur le comportement du bourreau. Attention au syndrome de Stockholm
Le PN ne sais pas aimer. Il n’a jamais appris l’amour sans condition.
Sa personnalité est construite sur un vide qu’il tente de remplir par
l’énergie de l’autre (admiration, amour, peur, souffrance…) ceci
contribue à lui donner son pouvoir
Propos toujours flous et à multiples facettes
La victime est en constante liaison avec le PN par la pensée qui peut devenir totalement obsessionnelle.
Le stress, la fatigue, l’épuisement, l’ennui engendre l’anxiété qui engendre les pensées obsessionnelles
au départ de la relation: c’est trop beau!
PN coupe le contact, la communication, silence radio.
Il est incapable de prendre des décisions
Les pervers narcissiques n’éprouvent aucun respect pour les autres,
qu’ils considèrent comme des objets indispensables à leurs besoins de
pouvoir, d’autorité, ou servant leurs intérêts.
Ils prennent des engagements qu’ils ne tiendront pas, sachant que les
promesses n’engagent que ceux qui y croient et qu’ils s’estiment au
dessus des lois.
Pris en flagrant délit de mensonge, ils sont capables de nier avec un aplomb hors du commun jusqu’à faire douter l’autre !
Ils savent parfaitement et avec une grande détermination défendre leurs
intérêts dont ils ont toujours une vision très claire. Ils essaient de
profiter instinctivement de toutes les opportunités, de toutes les
personnes rencontrées, et ces personnes sont systématiquement
instrumentalisées pour en tirer, autant que possible, avantage pour
eux. Comme pour tous les narcissiques, tout leur est dû. Ils
n’admettent aucune remise en cause et aucun reproche.
Lorsqu’il sont dans une dualité, dans l’obligation de faire choix
qu’ils ne peuvent esquiver, ils peuvent entrer dans des états
psychotiques et deviennent alors particulièrement dangereux et
impitoyable.
Les pervers narcissiques sont incapables d’aimer les autres. Dans leur
immense majorité, ils n’ont aucune «humanité», aucun sentiment humain,
aucun état d’âme, aucun affect. Ils sont froids et terriblement
calculateurs. Ils sont capable d’enregistrer dans leur mémoire des
petites choses qu’ils utiliseront ensuite en les amplifient afin de
justifier leurs attitudes néfastes. La souffrance d’autrui vient comme
les nourrir, amplifiant ainsi l’estime d’eux-même et cela même si ce
n’est pas toujours conscient. Mais tout en étant, le plus souvent,
incapables d’avoir des sentiments humains, ils simuleront parfaitement
le fait d’être emplis de bons sentiments, rempli d’amour altruiste et
d’une sincère empathie pour autrui. Ils adorent «construire» l’autre,
quitte à le détruire pour pouvoir à nouveau le construire et en retirer
la reconnaissance inconditionnelle…
Les déceptions entraînent chez eux de la colère, du ressentiment ou
même de la haine avec un désir viscéral de revanche. Cela explique la
rage destructrice qui s’empare d’eux lors des séparations ou des
confrontations. Quand un pervers perçoit une blessure narcissique
(défaite, rejet), il ressent un désir illimité d’obtenir une revanche.
Ce n’est pas, comme chez un individu coléreux, une réaction passagère
et brouillonne, c’est une rancune inflexible, implacable à laquelle le
pervers applique toutes ses forces, ses capacités de raisonnement et
son intelligence aigüe. Et alors, il n’aura de cesse d’assouvir son
dessein de vengeance.
Les pervers narcissiques ont souvent besoin de haïr pour exister. La haine peut être chez eux un moteur très puissant.
Souvent, le pervers narcissique est quelqu’un qui n’a jamais été
reconnu dans sa personnalité propre, qui a été victime d’investissement
narcissique important de la part de ses parents et qui a été obligé de
se construire un jeu de personnalités (factices), pour se donner
l’illusion d’exister. On peut dès lors trouver comme une sorte de
schizophrénie avec de multiples personnalités.
Du fait d’une histoire personnelle, où il ont été, par exemple le bras
armé d’un de leurs parents, les pervers n’ont pas pu se réaliser. OU
alors, ils ont dû correspondre parfaitement à l’attente des parents
pour s’assurer leur amour indéfectible à vie.
Les pervers narcissiques ne sont jamais sincères, toujours menteurs, et
cela depuis leur plus tendre enfance. C’est en quelque sorte leur mode
de fonctionnement, une capacité mise en place instinctivement afin
d’être capable de correspondre à l’attente des autres (parents). Ils
peuvent aussi bien dire la vérité que mentir avec aplomb.
L’interlocuteur ne sais plus alors discerner le vrai du faux. Le plus
souvent, ils effectuent des falsifications de la vérité, qu’on ne peut
pas vraiment qualifier de mensonges, et encore moins de constructions
délirantes. Mélanger le mensonge, la sincérité et la franchise —ce qui
est, pour l’autre, très déstabilisant— fait partie de leur jeu.
On aborde alors les «messages contradictoires» qui sont une des armes
privilégiée du Pervers Narcissique pour déstabiliser puis épuiser sa
victime.
Le déni (de leurs défauts, de l’autre) leur permet de «s’aimer» et de
s’aimer toujours plus. Ils se mentent à eux-mêmes, sur leur vraie
valeur, sur ce qu’ils sont réellement, mais finissent par prendre cela
pour la seule réalité. Ils se sentent intouchables, puissants et
irrésistibles. A certains moments, ils finissent par croire à leur
mensonge, à d’autres, ils en ont conscience. C’est toute l’ambivalence
de la pathologie mythomane. Le pervers narcissique est un «comédien
né». Ses mensonges à force d’entraînement sont devenus chez lui une
seconde nature, une nécessité.
Sa palette de personnalités, de personnages, d’émotions feintes est
étonnante. L’éventail de son jeu d’acteur est infini, sans cesse
renouvelé.
Il donne le plus souvent l’image d’une personne parfaitement calme, ne s’énervant jamais.
Le pervers narcissique est le plus souvent doté d’une combativité
extrême et d’une capacité de rebond remarquable. Sa mégalomanie, son
narcissisme, voire sa paranoïa, renforcent cette combativité. Souvent
immensément orgueilleux, voire mégalomane, le pervers narcissique a un
besoin vital de gagner, à tout prix, sans fin, et ne peut admettre, une
seule fois, de perdre. Il est prêt à tout, même aux coups les plus bas,
pour ne jamais perdre. Il tends également s’attribuer le mérite qui
revient à d’autres afin de se remplir de plaisir.
Le pervers est comme un enfant gâté. S’il ne rencontre pas de
résistance, il ira toujours plus loin. La résistance, elle, le poussera
à rassembler ses forces pour les annihiler.
A la longue cette tendance, qui peut lui assurer une dynamique du
succès pendant un certain temps, devient une addiction. Signe de sa
mégalomanie, elle la renforce en retour, et l’amène à ne plus pouvoir
tolérer la moindre frustration ou contradiction.
Le pervers narcissique a le talent de diffamer sans avoir l’air d’y
toucher, prudemment, en donnant l’apparence de l’objectivité et du plus
grand sérieux, comme s’il ne faisait que rapporter des paroles qui ne
sont pas les siennes. Souvent il ne porte pas d’accusation claire, mais
se contente d’allusions voilées, insidieuses. Il aura beaucoup
d’habilitée à sortir du contexte un fait, une phrase, pour la tourner à
sa guise s’attribuant ainsi la sympathie et l’ adhésion de l’entourage.
A la longue, il réussira à semer le doute, sans avoir jamais prononcé
une phrase qui pourrait le faire tomber sous le coup d’une accusation
de diffamation.
~ par Geneviève Schmit le 1 mai 2009."