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MAGISTER



Last Updated: 10/21/2009

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Status: Single
City: Bulle
State: Friburg
Country: CH
Signup Date: 9/24/2007

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August 23, 2009 - Sunday 

 



Après son single «Ma Suisse», en 2007, le rappeur Magister sort «Icarus» un premier album de rap très réussi. Ceux qui ont le réflexe de passer leur chemin au seul énoncé du mot rap ont ici vraiment tort. Ici, pas de sexisme, de gangsta attitude ou de bling-bling, si ce n’est justement pour dénoncer ces phénomènes à coup de formules bien senties, comme dans «Icare», évocation d’un jeune de 14 ans qui dérive vers la délinquance. «Icare rêve de liberté. De s’envoler. Mais ne sait pas que tout a un prix. Pense avoir tout compris. La chute sera violente. Attention à la descente… » dit le refrain. A coup de mots qui claquent et de textes très travaillés, Magister, le maître en latin, mérite ainsi pleinement son nom de scène, lui qui au civil est enseignant. Grandi dans le canton de Fribourg après être arrivé très jeune du Congo-Zaïre, le Bullois sait faire passer sa sensibilité dans des textes à fleur de peau parfois très autobiographiques. Il se fait ainsi tour à tour décapant ou touchant, comme dans «Admirable», qui évoque avec émotion une mère qui se bat jusqu’au bout pour élever ses enfants. (Hélène Koch)

http://www.swissdisc.ch/f/..news/news_pop.htm?lang=f&k..ey=2397
May 2, 2009 - Saturday 

http://juergkilchherr.myblog.de/juergkilchherr/art/296820512Vor drei Jahren sorgte ein Schwarzer aus dem Kanton Freiburg an der Mister Schweiz Wahl für Aufmerksamkeit als er mit Wissen, Raps und einem schönen Gesicht den Einwandern zeigte, dass auch ein Afrikaner in der Schweiz eine Plattform findet für sich und seine Geschichte, die dann später in Buchform erschein. Und diese hatte sich in sich. Junior Manizao floh mit vier Jahren mit seinen Eltern und Geschwistern vor dem Bürgerkrieg in Kinshasa nach Bulle. Hier starben seine Mutter und Vater an Aids, er wuchs bei Pflegeeltern auf und erlebte Fremdenhass. Doch Junior Manizao wollte nicht weinen, das machte er nur ein einziges Mal als sein Kind zwei Tage nach der Geburt starb, er verarbeitet vielmehr bereits als 15-jähriger in Reinem sein hartes Schicksal. So gesehen ist eine erste Platte "Icarus" eine Bestandesaufnahme eines Hobbys, das Junior Manizao, der tagsüber als Lehrer in Estavayer-le-Lac tätig ist, abends mit Freunden aus Lausanne stets am Leben erhielt. Jetzt mit 28 Jahre versucht Magister wie er sich nun nennt, sich vom Image des Schönlings zu lösen und rappt souverän über Schein und Sein in der Hip-Hop Szene, der Schweiz der Einwander und über seine Botschaft an die kleinen und grossen Kämpfer, niemals aufzugeben auch wenn sie fallen und einen Fügel brechen, sondern wie er immer wieder aufzustehen und weiterzugehen. Das Mitteilungsbedürfnis des Freiburgers mit den traurigen Augen ist gross und ein Redeschwall in Französisch überfällt den Hörer auf "Icarus", einer Platte, die erst nach fünf Stücken in Fahrt kommt, vorher ist alles wohltemperiert und etwas langweilig. Doch dann dreht Magister auf und mit viel Herzblut und witzigen Flows wird die Luft mit Wut und Kraft aufgeladen. Sicher ist diese Produktion, die nun fast zwei Jahre nach der ersten Single "ma suisse" erscheint, keine Rapplatte mit Experimenten und Neuem, eher erinnert man sich an die vergangene Zeit, hört McSolaar raus und erschreckt mit jeder Zeile über die Ehrlichkeit der Raps eines Mannes mit der Stimme für die Schweiz 2009 mit einer Million Ausländer.

May 2, 2009 - Saturday 

http://www.trespass.ch/Web/de/Bands_A-Z/M/Magister/Magister_Junior_Manizao_Icarus_UrbanseedDisques_.htm„Caroline“ des grossen MC Solaar war es, die in Junior Manizao das Feuer für die Rapmusik entfachte. Heute ist er 28 und erinnert sich: „Sie bringt alles zum Ausdruck, die Texte sind fantastisch, der Rhytmus gewaltig. Ich habe mir gesagt, dass ich das auch machen will.“ So wurde aus Junior der Magister, der heute sein erstes Album am Start hat. Ready wäre er eigentlich früher gewesen – aber 2006 schnitt er bei den Wahlen zum Mister Schweiz so gut ab, dass der befürchtete, „als Mister wahrgenommen zu werden, der in die Musik umsteigt“, heisst es im Promotext zu „Icarus“. Während er inhaltlich den Beobachter mimt, der aus luftigen Höhen das Weltgeschehen (kritisch) betrachtet, gibt sich Magister auf seinem ersten Longplayer musikalisch betont bodenständig. Ruhige Tracks mit schlichten Streicher-Arrangements verfeinert („Elle“) finden auf der Platte ebenso Platz, wie der Opener „Mais c'est qui ça?“, der hemmungslos und kraftvoll loslegt. Alles in allem steht Magisters „Icarus“ vor allem für eines: Zeitgenössischen Rap von internationalem Format mit feinen Einflüssen aus Soul und R'n'B – oder in Schweizer Verhältnissen gesprochen: Der Junge steht auf Augenhöhe mit Stress oder Nega.

May 2, 2009 - Saturday 

http://www.lagruyere.ch/fr/le-journal/les-editions/2009/20090212/magister.htmlIl a le verbe agile, le sourire franc. L’envie évidente de transmettre sa passion. Dès ses débuts dans le rap, vers 15 ans, Junior Manizao a choisi pour nom d’artiste Magister. Le maître, en latin. Celui qui fait passer un message. C’était bien avant que lui-même ne devienne enseignant. Vendredi, il sera de retour à Bulle, où il a grandi: Globull accueille le vernissage de son premier album (après un EP paru en 2005), Icarus. A 28 ans, Junior Manizao enseigne à plein temps, à Estavayer-le-Lac, dans une classe de 6e primaire. «J’aime ce métier, le contact avec les enfants: ils m’apportent énormément.» Si, en classe, il ne parle pas de ses activités musicales, sa profession n’est pas sans influence sur son rap: «Etre confronté tous les jours à la fraîcheur de l’enfance m’aide dans l’écriture.» Et, surtout, le conforte dans son refus d’un rap violent: «Je n’ai pas envie d’offrir aux enfants l’agressivité que l’on rencontre dans certains types de rap.» Cette voie, Junior Manizao l’a choisie dès ses premiers pas dans le milieu hip-hop. C’était à Bulle, au début des années 1990. «J’ai eu la chance de vivre l’âge d’or du rap. J’ai grandi avec MC Solaar dans les oreilles. Et, plus tard, IAM.» Dès ses débuts, avec ses copains du groupe Impass puis de La Rafal, il cherche un rap ancré dans sa réalité. «Nous ne sommes pas issus d’une banlieue française. J’ai grandi à Bulle, avec des prés tout autour de la ville. Je mentirais aux gens en parlant de guns… On peut en parler, mais à notre manière.» Ses textes demeurent donc proches de son vécu, avec «un côté thérapeutique. J’exorcise des démons liés à l’enfance, à l’adolescence.» Aujourd’hui plus que jamais, le rap est envahi par les clichés. «Ils rêvent de bling-bling. Plus c’est gros, plus ça brille. Plus c’est lourd, plus ça chiffre. Plus c’est cher, plus ça frime», lance Magister sur Bling bling, une des 12 plages d’Icarus. «Cet aspect du rap ne m’intéresse pas, explique-t-il. C’est un poison pour les jeunes.» A l’image d’Icare, un autre de ses titres, qui «pète ses neurones à la fumette», prône la «gangsta attitude» et se voit déjà «pimp dealer caillera». «Avec ce bling-bling, le rap a perdu sa valeur: celle d’une musique engagée et consciente. J’essaie de retrouver cette essence-là.» Un espoir dans ce marasme qu’est devenu le rap: «La vague du slam aide à retourner aux sources, à s’intéresser aux textes.» En se démarquant de l’image violente, vulgaire et sexiste que véhicule un certain rap, Junior Manizao aimerait «démocratiser» cette musique, la rendre «accessible à n’importe qui». Sur Icarus, certains chœurs ont une couleur jazzy, des cordes soulignent les mots de Pieds nus.

L’image de Mister SuisseCette évolution s’explique aussi par des rencontres: «J’ai pris mon temps, pour voir plein de beatmakers différents.» Les responsables du label fribourgeois Urbanseed (qui fait partie de Watermelon) ont aussi joué un rôle: «Je me sens proche d’eux. Le côté humain est important dans la musique.»

Junior Manizao le sait bien: «Les puristes détestent» cette idée de mettre le rap à la portée de tous. Peu lui importe. L’essentiel, c’est de rester sincère, estime-t-il. Les critiques? Il s’en détache. Comme pour celles qui concernent un autre épisode de son parcours, rappelé dans le titre sous forme d’autoportrait qui ouvre l’album (Mais c’est qui ça?): «Me voilà candidat Mister Suisse. Pour certains, j’ai écarté les cuisses.» «Ce concours était une manière de mettre en lumière ma musique, lâche-t-il. Cette image va me coller à la peau encore un moment, c’est aussi pour ça que je n’ai pas sorti d’album tout de suite après. Pour pas que l’on croie que j’étais juste un candidat de Mister Suisse qui se met au rap.»



«Un show complet»L’album reprend aussi Ma Suisse, le single sorti à l’automne 2006, où Junior Manizao présente sa Suisse idéale: multiculturelle et ouverte. «L’accueil a été très positif. Mais certains n’ont pas compris que c’était une vision utopiste, pas une réalité. Si on arrivait à une Suisse comme ça, il n’y aurait plus de raison de la chanter.»

Vendredi, Junior Manizao, installé à Fribourg, sera donc de retour à Bulle, où il est arrivé à 4 ans, en provenance de la République démocratique du Congo (ex-Zaïre). A Globull, il présentera un «show complet, avec des musiciens et des danseurs, pour donner encore une autre couleur que sur l’album». Un retour dans la ville de ses débuts, qui lui a paru évident: «C’était normal que le vernissage se passe à Bulle. C’est là que tout a commencé. Je n’oublie pas d’où je viens.»