Macadam Macadam
Chorégraphie et mise en scène : Blanca Li. Musique originale : Antoine Hervé ; musiques additionnelles : Singing in the rain et Get happy (avec l'aimable autorisation de EMI France) ; autres musiques additionnelles de Tao Gutierrez. Lumières : Sylvie Debare. Costumes : Laurent Mercier, avec le soutien de ADIDAS. Décors : Bernard Michel et Elsa Ejchenrand. Cités Danses Variations, Production Théâtre Jean Vilar de Suresnes. Durée : 70 mn. Créé en janvier 1999, repris en janvier 2006.
Avec
les danseurs : Amin Benassa, Malika Benjelloun, Andrea Bescond, Grichka Caruge, Karlos Da Silva, Ahmed Karetti, François Lamargot, Espérance Miézi
les rollers : Lamine Fathi et Mohamed Sylla
le biker (BMX) : Alex Jumelin
Macadam Macadam est un spectacle mis en scène et chorégraphié par Blanca Li en 1999 dans le cadre des rencontres initiées par Olivier Meyer à l'occasion du Festival Suresnes Cité Danse. Le public et les media ont consacré son succès dès sa création, puis au Festival d'Avignon, en tournée en France (Opéra Comique), en Europe et aux Etats-unis (Festival de Newhaven). Devenue une référence du genre, ce spectacle hip hop a connu une diffusion sans précédent parmi les productions de Suresnes (100 représentations en 2 ans). Il est repris depuis janvier 2006 avec une nouvelle équipe. En février 2007, Macadam Macadam s'est vu décerné le Globe de Cristal du meilleur spectacle dans la catégorie opéra/danse.
Talentueuse touche-à-tout, la curiosité toujours en éveil la chorégraphe espagnole Blanca Li y fait se côtoyer les rythmes hip hop et le music-hall, la danse et le roller, le bike et l'acrobatie. Elle réussit avec intelligence et finesse à allier l'univers urbain de la génération « street culture » et la création contemporaine. Portés par sa vision pleine de sensibilité et d'humour, ses 10 jeunes interprètes virtuoses nous transportent par leur formidable énergie et leur authentique plaisir de danser.
« Pour moi, le spectacle vivant n'est vivant que lorsqu'il est sur scène. Lorsqu'une de mes créations ne tourne plus, elle cesse de vivre et elle se met à me manquer. C'est comme un ami très cher qu'on a perdu de vue pendant quelque temps. C'est ce qui m'est arrivé avec Macadam Macadam. Mais pour faire revivre ce spectacle, il fallait aussi lui insuffler une nouvelle énergie et l'enrichir de nouveaux apports en tenant compte de l'évolution de la « street culture » et de ses formes d'expression constamment réinventées. J'ai réuni une nouvelle équipe associant des danseurs présents lors de la création et des nouveaux venus. J'ai aussi renouvelé certains aspects de la chorégraphie tant pour les solos que pour les mouvements de groupe. Ce que j'ai cherché, ce n'est pas à mettre l'accent sur la virtuosité des danseurs, tous excellents, mais à privilégier la rencontre de styles et de personnalités très contrastés. La re-création est le fruit de cette rencontre : elle raconte comment des personnes venues d'univers très différents peuvent traverser leurs propres frontières, unir leurs énergies et inventer ensemble un alphabet commun. » B.L.